Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Un dernier baiser prolongée de Nicolas et je monte dans la voiture de Maître Leroy, les premiers kilomètres se passent dans un silence impressionnant, je me dit que cela doit se voir comme le nez au milieu de la figure que j’ai fait l’amour avec mon chéri.

Je ne sais quelle contenance prendre puis je me force à ne pas me donner des allures de coupable et c’est à ce moment que Maître Leroy s’adresse à moi.

  • Vous me semblez bien songeuse ma petite Claire, vous n’avez pas de soucis, le vieux fourbe ne vous a pas agressé comme votre demi-soeur.
  • Non Maître Leroy je me serais défendue, il ne m’aurait pas posé une seule patte sur moi.
  • Vous avez entièrement raison, du reste je me demande où étaient les matons. Compte tenu de son passé peu glorieux voire infâme jamais vous n’auriez dû vous retrouver seuls face à ce type malfaisant. Je vais en toucher un mot à la chancellerie.
  • Moi, je n’ai pas compris pourquoi vous n’étiez pas avec nous.
  • Je ne pouvais pas vous assistez c’était une visite que Charles avait demandé pour vous trois, je n’y étais pas convié. Mais au moins avec mon confrère et ami nous savons qui est ce vieux bonhomme.
  • Je lui ai dit que je porterais son nom, je n’ai pas du l’impression qu’il appréciait, mais je lui ai demandé qu’il me paye mes études à une école prestigieuse de Paris, par contre je ne suis pas certaine de pouvoir y aller. Nicolas ne semble pas très chaud pour aller dans un Commissariat dans la Capitale.
  • Mâcon est une charmante ville, pour débuter pour un jeune inspecteur c’est l’idéale. A Lyon il y a les Beaux Arts c’est moins prestigieux que l’école Boulle mais ils ont de bons résultats. Pourquoi vouloir aller sur Paris chère Claire.
  • J’adore Paris, j’y suis allée et j’ai adoré me balader sur les quais de Seine, fouiner chez les bouquinistes, aller dans les musées et pour peindre c’est vraiment le summum.

Comme nous arrivons je me tais et Maître Leroy avant de descendre me dit.

  • Votre père n’a pas vraiment apprécié que je vous ramène si tard . Vu la tête que vous avez il va comprendre que vous vous êtes aimés avec Nicolas. Passez-vous un coup par la figure, mettez-vous un peu de rouge aux lèvres et surtout peignez-vous car vous êtes non loin d’être hirsute.

Il tousse et ri en voyant la tête que je lui fait.

  • Je suppose que c’était votre toute première fois. Ne vous inquiétez pas je me tairais et ne vendrais pas la mèche. J’espère que votre fiancé a pris ses précautions.

Je ne sais pas quoi répondre, j’hoche la tête tout en me remettant du rouge, Maître Leroy roule lentement et j’ai juste le temps de remettre ma petite trousse de maquillage qui me permet de faire mes raccords lorsque je sors que la portière s’ouvre à la volée et que j’entends mon père me crier dessus.

  • Alors ma petite fille votre escapade avec la complicité de Maître Leroy vous a-t-elle convenue. C’est la première et dernière fois que vous me mettez devant le fait accompli. Je ne vous félicite pas Maître d’avoir accéder à la demande de Claire
  • Mais Papa
  • Taisez-vous, montez dans votre chambre, nous en reparlerons demain.

Je pars en courant et ne dis pas bonne nuit à Maître Leroy, je pleure, décidément tous les hommes sont des goujats. Qu’as bien pu dire l’avocat de papa que c’est moi qui ai voulu rester. J’espère que Nicolas interviendra en ma faveur sinon je vais passer un sale quart d’heure.

J’arrive sur le palier où sont desservis nos chambres, la mienne et celle de mon frère, hélas je me souviens qu’ils dorment dans la maison de Grand-père, moi qui voulait savoir ce que Maître Leroy lui avait dit je suis obligée d’attendre demain. Quelle malchance !

Je me dirige vers ma chambre, mais elle est fermée à clef, que se passe-t-il dans cette maison ? Tant pis je vais aller dans la chambre de Charles, j’y serai bien mieux que dans le grenier, bien entendu qu’il y a un lit mais à force d’y sauter dessus tous les trois, nous l’avons plutôt mis à mal. Il est un tantinet éventré.

Je frappe au cas où qu’ils y soient, personne ne me répond, j’entre, ouf il n’y a personne. Le lit est défait c’est plus que bizarre, où sont ses occupants ? Je ne me pose plus de questions, d’avoir fait l’amour je suis fatiguée plus la tension de l’après-midi et les cris de papa m’ont mis à plat.

J’ai dû m’endormir aussitôt car je ne me revois même pas faire ma toilette. Ce sont des coups sourds frappés à la porte de ma chambre qui me réveille. C’est Charles, il me demande pourquoi je dors dans son lit de jeune homme. Je lui en explique la raison. Il est choqué que notre père adoptif ai fermé à clef ma chambre et semble interloqué par ce geste inhabituel chez lui. Il va de ce pas l’interpeller avant de prendre son travail.

Quand il revient il a sa mine des mauvais jours, il m’explique que Père a enfermé Marie-Cecile l’ayant prise pour moi.

  • Mais pourquoi puisqu’il savait que j’étais restée sur Macon ?
  • Tout simplement parce qu’il s’est trompé, il vous a confondu. Il faut que je te dise que Marie-Cecile en rentrant s’est disputée avec sa mère et que celle-ci a refusé de dormir sous le même toit que sa fille. Il a fallu que maman intervienne pour calmer tout ce petit monde. Puis nous avons diner, Marie-Cecile est allée dans ta chambre pour enfiler une de tes robes, elle était penchée à la fenêtre selon la version de papa. Lui venait d’apprendre que tu rentrerais plus tard, il a crû que tu t’étais joué de lui, alors de rage il a enfermé Marie-Cecile. J’ai récupéré la clef et elle t’attends pour choisir une robe. Il y a aussi Annabelle. Tu me raconteras ta soirée après le déjeuner.

Je vais pour me précipiter dans ma chambre mais hélas sur le palier mon père m’attends. Il me ramène dans la chambre de Charles me tenant par une oreille comme lorsque nous étions enfants et qu’il nous punissait. Il ne va pas m’envoyer dans ma chambre au pain sec et à l’eau dans onze mois je suis majeure, si je suis obligée de pleurer pour voir Nicolas en tête à tête je demanderais mon émancipation. Par contre à qui devrais-je m’adresser ? Mais je n’ai pas le temps de répondre mentalement à cette question que le père d’Annabelle m’assaille de questions ?

  • Qu’est-ce que c’est que cette idée que de rester avec ton futur fiancé car tant que son père n’est pas venu me demander ta main tu l’es officieusement.
  • Mais ce n’est pas moi qui ai eu l’idée, c’est Maître Leroy qui me l’a suggéré
  • Tu te moques de moi Claire
  • Non pas du tout, Maître Leroy vous a menti ou il a déformé la vérité, vous n’avez qu’à l’appeler et lui redemander sa version. Ensuite appelez Nicolas, lui aussi m’a dit que c’était l’idée de Maître Leroy.
  • Possible mais vous auriez dû dire non, vous saviez pertinemment que je m’y serais opposé. J’espère que vous êtes …
  • Que je suis quoi ?
  • Rien, nous verrons bien.

J’ai à la fois envie de rire car père n’a pas osé me demander si j’étais toujours vierge et aussi pleurer qu’il me fasse la leçon comme à un bébé. A croire que mon géniteur lui a déteint dessus. Je me lève et lui demande si je peux me retirer. Il me fait signe que oui. Me prends dans ses bras et me dit qu’il me croit mais que cela l’a perturbé de me savoir seule avec Nicolas. La moutarde m’est montée au nez je lui ai dit en tournant les talons, Nicolas n’est pas Monsieur De Bougainvilliers. J’ai fermé la porte en la claquant.

J’ai honte de ma répartie mais il m’a mis hors de moi. Dans la chambre c’est un joli duo qui m’accueille. Marie-Cecile et Annabelle babillent comme deux collégiennes, elles me font part de la blague qu’elles ont envie de jouer à Papa.

  • Je t’expose les faits, ma chère soeurette, l’an passé la couturière nous a fait à toutes les deux la même robe, nous ne l’avons jamais mises
  • Oui elle était trop moche, à carreaux rose et blanc, sans un léger décolleté. Moche et trop chaude pour l’été.
  • Oui, mais as-tu vu le temps qu’il fait aujourd’hui ? Comment as-tu fait pour ne pas entendre l’orage de cette nuit ? Où alors…
  • Alors quoi ? A quoi penses-tu ?
  • Tu as rêvé à ton prince charmant
  • Que me dis -tu ? Je n’ai pas rêvé à Nicolas puisque j’ai passé la soirée avec lui.
  • En tête à tête
  • Oui
  • Oh !

Le cri de Marie-Cécile et Annabelle a dû me mettre le rouge aux joues car toutes deux ont éclatés de rire. Et surtout pour me mettre encore plus dans l’embarras Annabelle a ajouté

  • J’en était sûre que tu sauterais le pas. Tu as dû te faire voler dans les plumes par Papa
  • Tu ne crois pas si bien dire

Nous mettons nos robes roses à l’identique, Annabelle relève nos cheveux de la même manière . Nous maquille légèrement et nous met du rouge à lèvres carmin. Nous voilà de vrais jumelles selon Charles qui partait travailler dans les vignes. C’est Marie-Cécile qui tente l’aventure la première.

  • Ah Claire tu viens nous donner un coup de main, finalement cette robe te plaît.
  • Je ne suis pas Claire, elle m’a juste prêté cette robe.

A suivre..

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

En attendant que Nicolas revienne de la prison nous racontons à Père notre rencontre avec notre géniteur comme nous préférons dire. Il.nous écoute impassible mais sa colère monte nous le voyons à son attitude. Il serre la mâchoire et son tic familier fait son apparition. Il a le sourcil gauche qui monte et descend digne d’une explosion.

helas elle ne va pas dans le sens que nous espérions, père nous trouve frileux dans notre attitude tout au moins pour moi . Surtout il semble fort en colère que j’accepte de porter son nom moyennant une somme rondelette pour rentrer dans une école privée prestigieuse. Jamais il ne m’avait dit être d’accord pour que je passe le concours. C’est fort de café.

Pour Charles il est content de ce qu’il lui a dit, ce qui se comprend il va passer directeur des Houillères du Nord. Le grand patron restant Monsieur de Bougainvilliers. Du reste selon les nouvelles récoltées par Maître Leroy il va être transféré dans le Nord. Et pire il risque d’être libéré. Charles voit tout cela d’un sale oeil. Une cohabitation risque d’être dangereuse surtout en la présence d’Annabelle. Mais ce n’est pas demain que cela va arriver. Enfin nous l’espérons tous.

Pour Marie-Cecile notre père lui conseille vivement d’en parler avec sa mère, car il a bien ressenti tout comme nous qu’il y avait des non-dits entre la mère et la fille. Parler ouvertement je vous le conseille ma chère demoiselle. Mettez tout à plat et laissez vos griefs de côté. Votre maman est déjà assez ennuyé de nous causer tout ce tracas.

C’est sur ce trait de génie que je vous enfin revenir mon amour. Je le jette dans ses bras au grand dam de mon père. Il m’en fera quelques réflexions plus tard, de cela j’en suis certaine.

j’expose à Nicolas ce que j’ai demandé à celui qui dit être mon père et dont je suis certaine vu la couleur de ses yeux si étranges aux miens et à ceux de Marie-Cécile, mais les siens sont glaciales alors que les nôtres pétillent.

Nicolas me dit tu iras lorsque nous serons mariés car j’ai refusé une place sur Paris me rabattant sur Macon pour tes beaux yeux et je ne peux pas changer avant..

Notre père s’exclame :

Voila Nicolas c’est ce dont je vous entretenais l’autre matin, Claire décide tout sur un coup de tête sans en parler avec les personnes intéressées. Mais bien sûr que tu attendras jeune sotte que tu sois marié et surtout que ton mari consente à ce que tu ailles gribouiller sur un papier blanc. Je n’appelle pas ça de la peinture. Tu sais ce que JF pense de ce milieu.

Je dois être rouge comme un coquelicot, père me met dans un embarras profond, car depuis la découverte de mon vrai père j’ai l’impression qu’il se sent démuni. Tout de même il a mis vingt-ans pour s’apercevoir que je n’étais pas leur fille à part entière et maintenir il me contredit dans tous les projets. Je fonds en larmes et les trois hommes que j’aime le plus se précipite vers moi. Nicolas bien entendu qui me chéri, mon frère Charles qui adore sa petite sœur et mon père adoptif qui est confus de me voir aussi malheureuse regrettant ses paroles sans en avoir mesurer toutes les conséquences.

C’est Nicolas qui a le dernier mot, il me prend dans ses bras et me dit :

  • Viens je ne peux pas rester trop longtemps on m’attend mais je ne veux pas que l’on se quitte ainsi. Essuie tes jolis yeux ma Mie et ne pleure plus. Ton père et vous tous vivez des choses peu communes. Ne prends pas ses paroles argent content. Il va sûrement les regretter.
  • Tu ne l’avais pas dit qu’il me trouvait inconséquente
  • Le pire ma douce c’est que nous n’avons nullement parlé de toi et il ne m’a jamais fait pareilles révélations.
  • Pourtant pour le dire haut et fort c’est qu’il s’en souvient.
  • il en a peut-être parlé avec Charles mais nullement avec moi. Et puis tu es mienne et ce que ton père dit bientôt tu l’auras oublié. Et avant de te quitter mon père va venir demander ta main à… A ton avis doit-il la demander à ton géniteur ou à ton père adoptif.
  • A personne je t’ai dit oui
  • Mais mon père est de la vieille école il veut faire ça dans les règles.
  • Alors à mon père adoptif, c’est chez lui que je suis depuis mes neuf mois.

Birn qu’un peu éloigné de la voiture il en profite avec mon accord à m’embrasser, j’entends une petite toux discrète et Maître Leroy me dit

  • Votre père est pressé de rentrer il m’a envoyé vous dire que vous pouvez rester avec votre fiancé je ferais le chaperon.
  • C’est vrai, il doit vouloir se faire pardonner. On repartira à quelle heure ?
  • Je n’ai rien dit à votre père mais j’ai un dîner en ville, nous dirons que je vous ramène vers 22 h.
  • Merci Maitre, mais toi Nicolas tu es de service jusqu’à quelle heure ?
  • J’ai terminé, allez viens je t’enlève et je vais te montrer notre futur appartement. Maître à quelle heure je dois vous retrouver et surtout à quel endroit ?
  • Je vous laisse ramener votre fiancée par contre vous allez dans un premier temps me suivre à mon étude et
  • Non, nous avons cinq heures à passer ensemble. Votre repas se termine a quelle heure ?
  • Je n’en sais rien mon jeune ami, donnez-moi votre adresse finalement je viendrais chercher Mademoiselle, Monsieur De la Roche Vineuse en fera moins de vagues si c’est moi qui vous ramène. Allez filez jeunes gens et soyez sage.

Nous filons à vive allure nous sommes aux anges . Nous voici en centre ville de Mâcon sur les quais. Là où Nicolas a un appartement c’est luxueux, sûrement que Beau -papa y est pour quelques choses. J’admire la petite cuisine, le grand séjour et il y a deux magnifiques chambres. Une salle bain avec baignoire ronde. J’applaudis je n’ai jamais vu ça, ce qui fait rire Nicolas. J’en profite pour l’essayer, Nicolas ascquièse et je m’étends dans l’eau chaude, lorsque soudain les lumières s’éteignent. Je crie, j’entends Nicolas juré, il me dit ne t’affole pas, cela m’est déjà arrivé, je remet le disjoncteur.

Puis tout va aller trop vite, je sors de la baignoire et je m’aperçois qu’il n’y a pas de serviette de bains. Je dois appeler Nicolas. Quelle honte, jamais il ne m’a vu complément nue. Je suis sa fiancée mais nous n’avons pas été ensemble. Nous n’avons pas fait l’amour. Je tremble autant de froid que de peur puis je me décide à l’appeler.

  • Nicolas
  • Qu’y a-t-il ? Tu es tombée
  • Non, je n’ai pas de serviettes et dans ton placard il n’y en a pas.
  • Ce n’est pas grave, je t’en apporte
  • Oui mais..

mon mais s’est évanoui car personne ne me réponds , je l’entend jurer car apparemment il ne retrouve plus ses serviettes, puis il entre je suis là les bras sur mes seins. Il s’approche et me dit :

tu es encore plus belle que dans mes rêves, je le vois qui regarde les seins puis il m’aide à m’essuyer j’y prends du plaisir, il sais bien y faire. Il me tend la main et me dit viens, nous avons tout le temps. Je sais où il m’emmène mais ai-je peur ? Je ne pense pas. Pourtant lorsqu’il m’allonge sur son lit, je suis effrayée, je pense à mon géniteur, il faut que je lui le dise sinon je vais le regretter toute ma vie.

  • Nico mon amour, je te demande pardon mais je ne suis pas prête, je pense à l’autre qui a pris ma mère de force.
  • Ma chérie nous allons prendre notre temps, c’est ce soir que nous sommes ensembles, l’occasion ne se représentera pas. Je vais te faire l’amour je ne vais pas te violer mais je veux être certain que toi aussi tu es d’accord et que tu en as autant envie que moi.
  • Oui bien sûr
  • Alors
  • Oui mais je ne l’ai jamais fait
  • Geureusemenh tu t’es gardée pour moi, j’apprécie, allez ne parlons plus laisse-moi t’admirer.

J’hésite, l’autre m’obsède, mais mon Nico n’est pas l’autre obsédé. Nico je l’aime et Annabelle m’a dit qu’elle aimait bien les caresses que mon frère lui donnait. Elle a voulu m’expliquer mais je me suis bouchée les oreilles, c’est de mon frère qu’elle me parlait. J’aurais dû l’écouter je ne sursauterais pas chaque fois que Nico me touche. Puis je me laisse faire. Il m’apprend, il est tendre doux, j’apprécie il me dit des je t’aimes.

Puis avant de me faire l’amour il s’arrête et m’explique ce qu’il va faire, mais devant mes supplications il éteint la lumière, il m’étreint et j’ai à peine crié et après c’était délicieux que j’ai voulu recommencer. Mais Nicolas me dit :

  • Pendant que tu prenais ton bain j’ai appelé le restaurant à la « Petite traboule », je n’ai rien prémédité et j’espère que tu ne m’en veux pas.
  • Nicolas, j’espère que nous n’aurons pas un bébé, as-tu pris des précautions.

Je le vois mal à l’aise et du coup je n’ai plus du tout envie de recommencer. Je ne lui en veut pas, mais j’aurais dû le lui rappeler. Pourvu que je ne me retrouve pas enceinte. Ce serait la catastrophe. Déjà Annabelle, cela a fait un scandale et ce n’est pas terminé pourtant elle a perdu son bébé. Mais je pense que ça arrange tout le monde. Nous serions obligés de nous marier plus vite que prévu et aucune de nos familles apprécieraient.

  • A quoi penses-tu ?
  • J’ai peur d’être enceinte
  • De toutes façons tu auras le temps de t’en apercevoir. On avisera en temps voulu. La prochaine fois je ferais plus attention.
  • Il le faut

Au restaurant je me régale et j’oublie car je suis souvent insouciante. Maître Leroy est dans le même restaurant que nous, ça me rassure de cette manière nous ne retournerons pas dans notre appartement. Je partirais dès que Maître Leroy aura terminé son dîner d’affaire. Je vous bien que Nicolas est contrarié mais je ne lui céderait pas.

A suive….

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Marie-Cecile n’a qu’une envie c’est y aller à reculons, comment le nommer ? Encore Grand-père ! Ce n’est pas possible elle ne peut pas l’appeler Papa. Heureusement que celui qu’elle appelait Papa est mort car apprendre aussi brutalement qu’en réalité c’était son demi-frère lui fait froid dans le dos.

Comme dit Charles c’est une situation machiavélique, ce vieux tordu était heureux quand il possédait une femme. Était-il conscient des dégâts qu’il a fait ?

Lorsque je suis entrée dans la salle où j’ai retrouvé celui qu’hier je nommais Grand-papa, j’ai perdu pieds et je me suis mise à pleurer. Le vieux en a profité pour me prendre dans ses bras, il me serrait si fort que je n’arrivais pas à me dégager. Le pire c’est lorsqu’il a essayé de m’embrasser sur la bouche. Il me disait tu es à moi, ta mère m’avait dit que je serais le premier à te déflorer.

J’ai hurlé, je lui ai vomi dessus puis je l’ai repoussé, je crois que j’avais à ce moment une force surhumaine. Il a reculé et m’a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi je faisais pareil cirque.

J’ai crié au secours, à l’aide, heureusement que les gardiens sont intervenu je me demande s’il ne m’aurait pas violé sur la table.

  • Mais qu’a-t-il dit pour sa défense
  • Rien il ne faisait que rire. Il a dit au gardien. Elle aimait bien venir sur mes genoux autrefois.
  • C’était vrai
  • Il était mon grand-père mais ça fait bien longtemps que je ne me suis plus assise sur ces genoux.
  • Combien de temps ?
  • Au moins sept ans !
  • D’accord, je prends note
  • Pourquoi Maître Leroy me posez-vous toutes ces questions ?
  • Pour le contrer lors du procès si par hasard il disait vous concernant que vous étiez consentante.
  • Quelle horreur ! Moi consentante, cela faisait longtemps que j’entendais lorsque j’allais en ville.  » Faites attention jolie demoiselle votre grand-père est un sale type.
  • Un sale type ou un mot plus ordurier que vous n’osez point prononcé.
  • un salaud

Pauvre Marie-Cécile elle sanglotait lorsqu’à mon tour j’ai rejoint mon géniteur. Mais lorsque je suis revenue le vieux a cru que c’était Marie-Cécile.

  • Ah tu t’es changé, ta tenue est plus belle et du coup tu es plus aguichante.
  • Je ne suis pas Marie-Cécile, je suis Claire celle que votre chenapan de petit-fils a voulu assassiner.
  • C’est ton frère le chenapan
  • Permettez-moi de penser que vous faites erreur, ce type ne nous ressemble pas. Il est immonde. Et selon la mère de ma demi jumelle, il est bien de notre frère André. Vous ne l’avez pas vu au moment de sa naissance puisqu’ils étaient partis en Australie pour l’ouverture d’une mine. Mais hélas cela ne s’est pas passé comme ils espéraient et ils sont rentrés alors que votre petit fils avait tout juste 5 ans. Votre fils étant gravement malade c’est certain qu’en ce qui concerne Marie-Cecile c’est forcément votre fille, vous avez profité du désarroi de sa mère pour faire valoir vos droits de patrons tout puissant..
  • C’est cette garce qui vous a raconté ce bobard.
  • Peu importe qui m’en a fait part, vous avez profité de l’absence de son père pour en faire votre chose corvéable à souhait. Et voilà où il en est maintenant.
  • Claire, vous permettez que je vous appelle Claire.
  • Si cela vous chante, pourquoi pas ?
  • Tu me sembles plus docile que Charles
  • Les filles sont toujours dociles, mais n’allez pas croire que je vais accepter vos avances, moi je veux devenir peintre vous avez de l’argent, vous êtes mon père, je veux faire les beaux-arts à Paris donnez-moi une somme d’argent et je pourrais aller vivre le plus rapidement possible avec mon futur mari.
  • Toi tu me plais
  • Vous ne me connaissez pas, je suis une rebelle
  • Est-ce que tu pourrais me dire Papa ?
  • Il ne faut pas exagérer, vous avez pris ma mère de force, je ne l’ai même pas connu, elle est morte sur la route de l’exode et son mari nous a déposé devant une église. Donnez-moi une dote et j’accepte de porter votre nom, car moi je ne suis pas encore adoptée, alors puisque je suis votre fille je revendique de m’appeler Claire Stéphanie Thérèse de Bougainvilliers.
  • Juste un petit papa chéri, ce n’est pas si difficile.
  • Alors dites-moi pourquoi vous vouliez me faire assassiner ?
  • C’est ton neveu qui n’a pas compris, il a mal interprété mes paroles.
  • Que lui avez-vous dit ?
  • Que pour avoir ma fortune il devait tuer tous les bâtards qui étaient sur son chemin.
  • Ah parce que vous teniez une comptabilité de toutes les femmes qui étaient venu vous dire qu’elles attendaient un enfant par votre faute.
  • En quelques sortes
  • Il en a tué d’autres avant la tentative d’assassinat de ma belle-sœur ?

C’est un tout petit oui que j’ai entendu au moment où je sortais.

En racontant mon entrevue à mon frère et à ma jumelle ces deux derniers furent anéantis. Plus on apprenait des horreurs le concernant moins Charles avait envie de prendre sa place mais plus il pensait à ceux qui l’attendait dans le Nord et qui mettait tout leur espoir en lui. Il était tiraillé des deux côtés. Et Annabelle n’y mettait pas du sien.

En sortant de la prison j’aperçois mon amour il est en train de convoyer un prisonnier. Il demande à Maître Leroy d’attendre qu’il revienne. Ce dernier demande à Charles si je connais ce policier et Charles lui explique que nous nous sommes fiancés.

A suivre…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Me voici dans un lieu mal famé, rien qu’en attendant à la porte de la prison je me suis senti mal à l’aise. Où est passé Maître Richard, j’avais cru comprendre qu’il serait à mes côtés, c’est bien ma veine je vais être obligé d’affronter mon géniteur seul.

Cela fait dix minutes que j’attends et personne ne m’a rejoint ni mon avocat qui m’accompagne bien que je ne sois pas accusé, ni l’autre. Je n’arrive pas à l’appeler Père et encore moins Papa. Mon seul père que j’appelais papa c’était le mari de Maman.

Enfin un bruit de clef que l’on agite, un verrou que l’on tire, voici Monsieur de Bougainvilliers qui entre. Il est menotté, cela me fait un choc, mais il n’a rien perdu de son port de tête. Il a un costume gris anthracite, une chemise blanche ouverte et même des souliers vernis. Dans sa poche un mouchoir vert. J’avoue qu’il est fort élégant, il me semble que c’est moi le prisonnier lorsque je me regarde.

J’ai suivi à la lettre les recommandations de Père. Ne prends pas un costume, met un pantalon normal une chemise de couleur, une veste noire, et oublie la cravate. N’oublie pas que tu espères recevoir la fortune qui te reviens. Ce que je m’en fiche de sa fortune et pire sa mine ne m’intéresse pas. Mais je songe à tous ceux qui nous ont aidé il y a tout juste un mois, je ne peux pas les décevoir et ordonner la fermeture de la mine, ou la revendre à un concurrent. De toutes façons les charbonnages de France reste propriétaire de tout ce qu’il sort de terre. Je ne serais que le directeur, si j’ai bien compris les explications de Michalak. Mais le vieux était le Patron de l’ensemble des Houillères. Vu mon âge il va falloir que je fasse mes preuves. Il ne va pas me signer un chèque en blanc. Faut pas que je rêve… Puis de toutes façons je préfère m’en aller que travailler en binôme avec lui. Enfin j’extrapole, lui m’observe.

Brutalement il m’attrape la main et me dit :

  • Charles, vous ne me reconnaissez pas ? Lorsque vous êtes né c’est moi qui vous ai tenu dans mes bras, une fois que votre mère vous a mis au monde, c’est moi qui ai choisi votre prénom, vous vous appelez Charles Etienne Marc. Marcelle était votre grand-mère maternelle. Je me doute que ce doit être un cataclysme dans votre vie de découvrir que celui qui était votre père ne vous ai rien, juste le mari de votre mère. Et ces mineurs qui travaillent pour moi des étrangers.
  • Et l’aîné de celle que je pensais être ma cousine est mon demi-frère. Combien d’enfants avez-vous semé dans votre vie ? Combien de femmes étaient consentantes ? Combien de femmes avez vous forcé, et refusé d’entendre leur non? Combien de viols avez-vous commis ? Vous n’êtes que mon géniteur, vous n’êtes rien d’autres à mes yeux. Ah si j’oubliais vous êtes un sale pervers et rien que pour tout cela j’irai à la tête des charbonnages de France. J’ essayerais d’améliorer la vie des mineurs du Nord.
  • Tu refuses mon héritage ?
  • Non pour accomplir mon travail je prends tout, votre nom, votre fortune votre mine tout.

Petit à petit je vois mon géniteur se ratatiner sur sa chaise. Il a perdu de sa morgue. Il s’est affaissé sur lui-même. Puis il se lève et me dit :

  • Dis à Marie-Cecile de venir me voir, je donnerais ma réponse à vos avocats une fois que j’aurais rencontré votre soeur, comment s’appelle -t-elle ? Si tu avais été une fille tu te serais appelé Claire.

Je ne lui répond pas il a le don pour tout salir, y compris ce que j’ai vécu avec ma mère. Pourtant ce prénom c’est moi qui l’ai choisi du haut de mes cinq ans. Était-ce lui qu’il me l’avait suggéré. Cela me met mal à l’aise. Je tambourine à la porte, le surveillant me demande qui mon père veut voir. Après le lui avoir dit je laisse rentrer Marie-Cécile.

Le récit de Marie Cécile

A suivre …

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Au souper on aurait pu entendre une mouche volée. Tout le repas s’est passé dans le silence. Seul.notre père s’entretenait avec Cécile. Et plus le repas avançait, plus elle était gênée. Nous n’avions aucun moyen de la rassurer. C’est Charles au moment du fromage qui s’est adressé à notre père en terme dont jamais je n’aurais pensé qu’il se permettrait de le faire.

  • Père veuillez laisser Marie-Cecile vous la bombardez de questions depuis une heure, je pense qu’elle a le droit de se rendre dans sa chambre et vous reprendrez votre conversation demain.
  • De quoi vous mêlez-vous Charles je suis encore le maître en cette demeure. Si vous voulez vous retirez dans vos appartements avec votre femme personne ne vous contraint à rester parmi nous.

De colère Charles se lève, tapote sur l’épaule de sa femme et lui dit :

  • Venez ma chère nous sommes congédié par notre cher père.
  • Un instant je vous prie mon amour, j’embrasse Maman et vous rejoint.

Sur ces bonnes paroles, Charles tourne les talons et nous quitte sans un mot ce qui chagrine énormément notre mère. Elle fait mine de se lever mais notre père lui intime l’ordre de rester assise. Et lui.interdit de suivre Charles. Il ajoute demain matin il sera revenu à de meilleures intentions. Je conçois qu’il soit chamboulé vu les évènements que vous venez de vivre. Mais l’insolence n’est pas toléré à ma table. Tenez-vous le pour dit Cécile et Claire.

La fin du repas se termine sans un mot. L’atmosphère est chargé comme un ciel d’orage. Personne ne s’attarde et nous prenons congés et nous nous dirigeons vers nos chambres.

Dans l’escalier nous croisons Charles et Annabelle qui vont dormir dans la chambre de Grand-père dans leur maison au milieu des vignes. Rose a fait la chambre ce matin. Comme je les comprends un jeune couple ne peut pas vivre dans la garçonnière de mon frère.

Au vu des cris de notre père, ce dernier ne doit pas être d’accord. Mais comme Charles me le dira au matin il est passé outre jusqu’à bousculé notre père. Ce dernier ne voulant pas entre en conflit avec sa fille et son époux s’est laissé convaincre. Je pense que notre mère y est pour quelques choses.

Le lendemain matin c’est en ambulance que Madame veuve André De Bougainvilliers est revenue. Avec Cécile nous avons transformé le petit boudoir de maman en une chambre fort accueillante.Elle n’aura pas à monter les escaliers pour accéder aux étages. Comme elle aime bien les roses je lui en ai cueillis un bouquet et l’ai mis sur la table basse. Marie Cécile m’a sauté au cou en me remerciant. Ce n’était pas grand chose mais si en plus cela faisait plaisir à cette jumelle qui me tombait du ciel j’en étais ravi.

Annabelle ne tarissait pas d’éloges sur son mari, mon frère en l’occurrence. Elle le comparaît avec le frère de Cécile et le surnommait le gougeat. Mais il n’était pas question qu’elle me parle de sa nuit de noce. Elle riait en me disant :

  • Je ne vais pas te le raconter dans le détail – elle insistait lourdement- arrête lui criais-je ! Je ne suis pas une oie blanche.

Puis Charles et Père sont rentrés de la vigne comme les meilleurs amis du monde, nous n’aurions pas assistés à cette scène la veille au soir nous aurions trouvé cela normal, mais là cela me semblait un tantinet suspect. Qu’est-ce qui avait pu faire changer d’avis mon frère ? Même Annabelle ne comprenait pas. Ton frère n’est pas versatile et encore moins mon époux. Il était remonté contre papa. Je me demande ce qu’il a pu lui promettre.

L’après-midi, nous avons rencontré les avocats de notre père et nous avons organisé notre rencontre avec notre géniteur. De mon avis ce ne fut pas une partie de plaisirs. Charles était buté. Apprendre qu’il était le fils chéri du vieux le démoralisait plus qu’autres choses.

Dans un premier temps Maître Richard nous a dit où se trouvait Monsieur De Bougainvilliers, il avait tenu tête aux gendarmes et du coup il était à l’isolement. Mais compte tenu des évènements nos avocats avaient plaidé notre cause auprès du juge d’instruction chargé de l’affaire. On avait obtenu un créneau horaire d’une heure. Compte tenu que Charles était le seul héritier reconnu par Monsieur De Bougainvilliers avec son petit fils, il rencontrerait son père en premier. Ensuite Cécile qui passait de petite fille à fille. Et enfin moi qui aux yeux de notre géniteur je le gênait terriblement puisqu’il avait tenté de m’ assassiner. C’est Annabelle qui en avait fait les frais .

La préparation fut des plus pénibles il ne fallait pas suivre notre idée mais en passer par des questions prévues en amont. Comme disait Charles s’il connait les questions il va exiger qu’on lui donne la réponse qu’il attend.

Il avait fallu pour Maître Richard en passer par ce qu’Etienne de Bougainvilliers voulait leur poser comme question sans avoir jamais la certitude qu’il.dise la vérité. Mais c’était le risque à courir.

Fallait -il dire Papa, Père, Monsieur mon père ou rien du tout. Pas un ne voulant faire pareil. On décide d’un commun accord que l’on avisera le moment venu.

Lrs trois enfants de Monsieur de Bougainvilliers n’ont d’abord qu’une question :

  • Pourquoi ? Êtes-vous malade ? Avez-vous songé à vous faire soigner ? Claire voulait savoir si elle était l’enfant de l’amour ou l’enfant d’un viol. Les deux avocats et Charles refusaient de lui laisser poser cette question.

Mais Claire s’y cramponne comme à la prunelle de ses yeux. Personne n’a pu la faire changer d’avis. Maître Leroy en a même informé notre père qui a dit comprendre sa benjamine.

A-t-il fait un testament ? Quel est le montant de sa fortune, mais les avocats s’y opposent, il n’est pas question de le lui faire dire. Charles y consent mais le connaissant je suis certaine qui lui l’a posera.

Il faut que nous, nous présentions à la prison à 14 h le jeudi 25 août muni de nos cartes d’identité. Normalement à 15 h 30 au plus tard, le sort de Charles sera clot.

Après il devra se préparer à affronter la pluie du Nord, les maisons aux briques rouges. La seule consolation qu’il a c’est qu’il va revoir la grande famille des Meignière. On les attend. Mais d’ici là il va potasser ses livres de cours. Le matin il est pendu au téléphone avec le directeur de la mine, son collègue Michka dont il.n’otera pas le travail. Lui chapotera les autres ingénieurs et l’ensemble des mineurs, du plus petit au plus haut placé.

Nous voici arrivé à la prison de Macon, une prison que pour les hommes. Ils sont plus de cinq cent. Mais Monsieur De Bougainvilliers est seul dans sa cellule par égard pour son rang. Son fils, quant à lui est avec le tout venant. Grandeur et décadence nous a dit Marie-Cécile. Elle donnerait 200 francs pour être une souris et s’introduire dans sa cellule. Elle trouve qu’après les méchanceté qu’elle a subi de sa part cela devrait lui mettre du plomb dans le cerveau.

Nous passons devant des femmes, yeux hagards, tête baissée portant de malheureux baluchons et triste à faire peur, elles viennent voir un frère, un fils, un mari, un oncle qu’importe c’est un jour de visite et tout le monde attend. Sauf nous, ça siffle, hurle, chahute, elles montrent leur colère comme je les comprends. Un coup de sifflet ramène un semblant de calme, j’entends :  » ça sent le pedigree, des dames de la haute qui viennent voir un beau Monsieur, puis le beau Monsieur a dû commettre un crime. Des ricanements accompagnent ces paroles proférées par des anciennes comme nous dit Maître Leroy. Je leur donnerais bien ma place car cela me chagrine de les voir triste mais encore virulentes.

Nous voici à l’entrée, on nous demande nos papiers, nous sommes fouilles, qu’elle humiliation, c’est la première et dernière fois que je viens dans cette promiscuité. Ça sent une odeur fade de cuisine, de sueur et même de WC. C’est inhumain. Mais je suis la file comme tout le monde . On arrive à une salle où s’entasse à chaque table un prisonnier qui attend ses visites. Nous on nous emmène plus loin dans une pièce minuscule où nous y laissons Charles. Il va falloir qu’il affronte son père. En attendant nous sommes assises sur de vulgaires bancs en bois.

A suivre…