Hum ! Une famille tuyau de poêle !

L’exclamation de Charles est si forte que notre Mère est saisi d’effroi. Charles l’a regarde et sort la tête haute en disant :

  • C’est ce que l’on va voir, moi dans l’antre des De Bougainvilliers, mais de qui se moque-t-on ?
  • Maman, Père pense nous envoyer dans le Nord, c’est moche, il fait froid et Charles sera obligé de se comporter en patron, je me demande comment il va faire, lui, qui n’aime pas commander.
  • Il fera comme les autres ma petite fille
  • Non
  • Pourquoi dis-tu ça, Claire. Ton frère se pliera aux regles que ton père lui dictera.

J’ai préfèré tourner les talons et je suis partie à la recherche de mon frère, comme à son habitude il était dans les caves et inspectait le vin. Les chais c’était son domaine, le reste du temps il parcourait la vigne. Comment allait-il faire enfermer dans un bureau ou pire descendant dans les mines. Voilà un nouveau souci qui se profilait à l’horizon.

La journée se passe sans encombres et sur le soir voilà Père qui est de retour avec Cécile. Elle a la mine défaite et notre père a son regard froid , il garde sa colère mais ne va pas tarder à exploser. Qui va en faire les frais ?

Mais nous n’avons pas le temps de nos poser une question qu’il nous convoque tous dans son bureau. Mais auparavant il dit à Rose d’accompagner Mademoiselle Cécile dans la chambre verte. Et il ajoute :

  • Cecile le repas sera servi à 20 h ni avant ni après.Si vous n’êtes pas là à l’heure vous vous passerez de repas.
  • Bien Monsieur je serais là

Et nous la voyons prendre son bagage et suivre Rose la femme de chambre d’Annabelle.

Nous voici tous réunis dans le bureau de notre père, il a sa tête des mauvais jours.

  • Voici des nouvelles de Madame de Bougainvilliers elle s’en tire bien, elle n’a pas été opérée. Les pompiers étaient fort alarmistes. Une ambulance la ramènera dès demain chez nous. Et elle sera suivi par le Professeur Chain, le meilleur en orthopédie. D’ici un mois Charles et Annabelle iront dans le Nord en voiture ils accompagneront Madame de Bougainvilliers et Cécile. Et Charles tu offriras tes services. Mais auparavant tu seras obligé d’aller voir le vieux Bougainvilliers et tu lui diras que tu es Ingénieur des Mines, ce qui du reste est vrai. L’école d’Alès était réputé. Tu en es sorti avec ton diplôme mais au dernier moment tu as refusé de te présenter sur Montceau-les-Mines et tu as repris des études pour travailler à mes côtés
  • Au grand air Père, après avoir travaillé deux mois dans le Nord je n’ai pu me résoudre à y rester bien que mes racines m’attirent fortement. Mais la grisaille, la pluie m’ont pas donner envie d’y rester.
  • Eh bien va falloir t’y habituer car j’ai pris contact avec l’ingénieur actuel et il t’attend. Et apparemment tu le connais.
  • Quel est son nom ?
  • oh je ne m’en souviens pas, c’est à consonnance étrangère.
  • C’est sûrement Michka Swarovski.
  • Voila c’est lui, le connais-tu ?
  • Oui.il est sorti deuxième de notre promo.
  • Et bien tu n’auras qu’à récupérer les rennes et le tour sera joué.
  • Mais père je suis bien ici.
  • J’en suis sûr mais tu es l’aîné des enfants Bougainvilliers, tu as le diplôme. Tu n’as pas à discuter tu iras.

Charles ne dit rien mais il a les deux poings dans sa poche et le connaissant il doit en avoir les jointures écarlates. C’est Annabelle qui se met en colère après avoir écouté ce que son père disait.

  • Non Papa vous me traînerez par les cheveux mais je refuse d’aller dans le Nord. Non seulement il fait froid mais les villes se ressemblent tristes et grises. Je ne connais personne.
  • Tu es insolente, tu es marié tu suis ton mari il n’y a rien à dire de plus.

Annabelle baisse la tête. Et sors sans un mot ni à son mari ni à son père.

  • Annabelle a bien fait de partir j’allais la congédier. Claire et toi Charles je vous ai obtenu un parloir auprès de Mr de Bougainvilliers. Je ne pense pas que ce sera facile, vous serez accompagné par notre avocat il viendra vous voir demain pour que vous obtenez toutes les réponses vont vous aurez besoin pour faire une demande en paternité.
  • Mais je la refuse
  • Ne sois pas idiote Claire cela te fera une belle dote pour commencer ta vie avec Nicolas.

Devant cet argument sûrement bien préparé je me suis contentée de baisser la tête.

A suivre…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Les retrouvailles mère fille se sont mal passées. Marie-Cecile était distante, alors que sa mère se précipitait vers elle, cette dernière s’est retournée et sa mère a chut malencontreusement sur le sol.

Mon père qui ne l’est pas réellement s’en est pris à Marie-Cecile une fois que les secours eurent emmenés sa mère. Charles qui passait devant le bureau de notre père nous en a donné la teneur à Annabelle et moi.

Père est en colère et lorsqu’il est comme ça il vaut mieux filer doux c’est en ces termes que Charles nous a dit ce qu’il avait entendu en s’attardant dans le couloir.

 » Marie-Cecile je ne vous félicite pas, bien entendu que je comprends votre ressentiment que vous témoigner à votre mère, mais n’oubliez pas qu’elle était sous la coupe de votre grand-père, enfin de votre géniteur. Celui-ci a un caractère fort. Ce qu’il a fait est méprisable honteux et il mérite d’être enfermé mais votre mère n’est qu’une victime. Tout comme la mère de Claire votre demi-soeur, cet homme qui jusqu’ici vous considériez comme votre grand-père. »

  • Et que répondais Marie-Cécile ?
  • Rien
  • Elle pleurait
  • Je n’entendais rien Claire que notre père
  • Notre père tu n’as que ce mot dans la bouche.
  • Tu veux que je dise le père d’Annabelle

Un grand silence puis Claire se mit à pleurer, d’abord de tout petits sanglots puis un torrent de larmes. Annabelle la première se précipite vers sa petite sœur, la cajole, la berce, lui essuie ses larmes. Charles quant à lui ne sait pas quoi faire, il reste devant les deux femmes qu’il chérit le plus , les bras ballants. Enfin , elle se ressaisi, rejoint son frère et lui dit :

  • Je ne sais plus qui est mon père, je suis perdue entre ton père Annabelle, le vieux et celui dont je n’avais que la photo et qui était mon papa. Même si je ne l’ai pas connu c’est lui qui m’a pris dans ses bras lorsque je suis née. Il a dû m’aimer au premier regard. J’ai toujours eu sa photo que je serrais sur mon cœur lorsque je m’endormais. Maintenant je suis perdue. Et Nicolas qui est parti rejoindre sa caserne me manque terriblement.
  • Il va te téléphoner , soeurette, il te l’a promis et c’est un homme de parole. Regarde ce qu’il a fait pour nous dans le Nord, il a été un protecteur, un frère, un ami et il nous a aidé autant que s’il faisait réellement parti de notre famille.
  • Oui mais qui suis-je ?
  • Tu es notre petite sœur et tu vas avoir beaucoup de travail avec Marie-Cécile car elle aussi a eu un tremblement de terre dans sa vie. Apprendre aussi brutalement que d’une part sa maman avait été violé, que son père était en fait son demi-frère, son grand-père son père et que nous étions tous les deux aussi proche que son propre père il y a de quoi devenir folle et commettre des actes dangereux. J’espère toutefois qu’elle n’en voudra plus à sa mère et que ton père Annabelle saura l’aider et non la culpabiliser davantage.
  • Papa est capable de discernement, j’espère que sa maman ne sera pas gravement blessé.
  • Chut, voilà Marie-Cécile.

Marie-Cecile a les yeux rouges, elle se pince les lèvres, derrière elle arrive notre père, et c’est lui qui nous annonce que la maman de Marie-Cécile a la jambe cassée, et on apprend par la même occasion qu’elle s’est déjà cassé la jambe trois fois. Cette fois-ci les chirurgiens vont l’opérer mais notre père emmène Cécile sur Mâcon afin que sa mère soit transféré dans la clinique où Annabelle avait travaillé avant d’aller offrir ses services aux bonnes soeurs de la Compassion. Annabelle veut aussi y aller mais son père lui dit :

  • Si j’ai besoin de toi je te le ferais savoir, pour l’instant occupe toi de ta sœur.
  • Laquelle ?
  • Tu exagères Annabelle , si j’emmène Cécile comme cette demoiselle veut désormais être appelé , c’est forcément de ta soeur dont je parle. Vu ses yeux rougis ma petite princesse a pleuré.
  • Papa mon petit papa je t’aime
  • Moi aussi Claire n’en doute jamais, mais si tu me demandes de prendre le nom des de Bougainvilliers je t’aiderais. Autant que sa fortune soit bien utilisé et je sais que toi et Charles sauront en faire bon usage.
  • Moi aussi Monsieur
  • Bien entendu vous aussi, mais votre nom restera celui des Bougainvilliers. Puis au moment de votre mariage lorsque vous trouverez l’élu de votre coeur vous en serez débarrassé.

Papa doit penser qu’il a eu un trait de génie en disant cela à Cécile, songe Annabelle en les voyant s’en aller. Mais elle a aimé comme son papa le fils du vieux. A moins que l’on découvre que son père n’était pas le fils de l’autre…

J’extrapole disait-elle plus tard à son mari mais vu comme il fonctionne c’est une véritable famille tuyau de poêle. Si le droit de cuissage était leur passe-temps favori il est bien possible que leur grand-mère doit passé à la casserole.

  • Charles si Père vous entendait…

Un fou rire les gagne même si ce n’est pas drôle et c’est ainsi que la femme de Monsieur de la Roche Vineuse découvrent sa fille et son mari se tordant de rire.

  • Qu’est-ce qui vous fait rire ainsi mes enfants ?
  • Annabelle imitant papa
  • Tu as recommencé
  • Mais Maman lorsque je vivrais dans la maison de Grand-père avec Charles vous ne serez pas là pour me réprimander.
  • Justement je voulais vous dire ce que votre père a décidé
  • Ah il veut encore nous soumettre à ses idées et on va dire amen.
  • Annabelle c’est déjà assez difficile pour moi de vous en faire part, mais au moins lorsque ton père vous le dira vous aurez eu le temps d’y réfléchir.
  • Que veut-il ?
  • Que que…

Notre mère bafouille et finalement nous dit :

  • Charles ton père veut que tu reprennes les rennes des Houillères du Nord.
  • Quoi ?

À suivre…

Hum ! La famille tuyau de poêle !

Même si ce titre ne me convient pas, vous vous êtes ligué contre moi. 🤣🤣. Mais j’attends d’autres suggestions de ceux qui ne m’ont encore rien dit.

Les gendarmes repartis nul n’entendait un bruit en la demeure de Monsieur de la Roche Vineuse. Quelle drôle de famille pensait l’un , une famille tuyau de poêle chuchotait en cuisine Rose la bonne de Madame Annabelle.

Quant au jardinier il en riait sous cape tout en chuchotant à ses courges. Cette famille a eu des petits et maintenant que le vieux veut partager sa fortune il doit les éliminer. Quelle idée ont les grands de ce monde en mettant leur nez, enfin leur objet sexuel n’importe où. Finalement je suis bien célibataire. Allez Gaston tu as de quoi rire pour le restant de ta vie.

Le brouhaha s’amplifie jusqu’au soir puis les choses reprirent leurs cours normal. Tout aux moins chez le petit personnel comme le grand-père De la Roche Vineuse avait tendance à le dire.

Mais le noeud du problème consistait à avertir la mère de Cécile comme elle préférait être appelé ou lui taire où se trouvait sa fille car cette dernière refusait de le lui dire. Quel imbroglio ! Un vrai sac de vipère se plaisait à dire Charles. Le problème du nom restait posé, sa soeur ne portait ni le nom de le Roche Vineuse ni celui des « de » Bougainvilliers. La connaissant elle s’en moquait éperdument. Mais pour toucher la fortune de leur père il fallait qu’elle prouve être sa fille. Est-ce que la ressemblance avec Marie-Cecile suffisait, tous l’ignoraient.

Finalement Monsieur de la Roche Vineuse pris son téléphone et devant Cécile il averti la mère éplorée que sa fille mineure était chez lui. Il prit les dispositions nécessaires pour que mère et fille puissent renouer leurs liens. Il suggéra à Madame de Bougainvilliers de venir passer quelques jours en terre Bourguignonne. Cette dernière nomma à la hâte un directeur pour que la mine puisse tourner et que les Houillères du Nord puisse continuer à prospérer. Le charbon il en fallait pour chauffer un nombre important de personnes.

C’est le 14 août qu’elle débarqua chez nous avec sa voiture sortie tout droit d’un musée comme se prêtait à dire Nicolas quand il venait voir sa fiancée. C’était une Juvaquatre repeinte par le demi-frère de Cécile, Claire et Charles. Ce voyou à particule qui séjournait en prison avec son grand-père. Ce n’est pas la voiture qui était moche c’était la couleur dont elle était recouverte. Il avait osé la peindre en rose. Même sa mère qui aimait son enfant la trouvait laide.

C’est Charles qui l’a accueilli lorsqu’elle est arrivée au Domaine. Mais la pauvre femme épuisée par son voyage a eu un malaise en arrivant. Une fois remise elle a dit à Charles :

  • Comme vous ressemblez à mon défunt mari, vous êtes son portrait craché.
  • Charles lui a répondu. »je préfère ressembler à votre mari qu’au vieux qui est mon père. »

A suivre…

Une rencontre inattendue ( Épilogue)

Notre père adoptif est assis et attend les explications de Charles. Pour lui c’est une farce pour que le géniteur de Claire soit anéanti. Mais ce que va lui révéler Charles restera gravé dans sa tête à tout jamais.

Voici le récit de Charles :

Il fit un bref commentaire concernant la famille Meignière. Ils ne sont rien pour Claire et moi, nous n’avons aucun lien par le sang. Mais pour nous et toi aussi Annabelle ce sera notre famille. Car les liens du cœur sont plus importants que ceux du sang. La preuve avec celui qui est notre géniteur il n’a pas hésité à tenter de vous tuer.

Lorsque Claire s’est rendue chez notre cousine Chantal, elle n’ a rien appris concernant nos parents. Sauf qu’elle était la doublure parfaite de toi Marie-Cécile. Et ce n’est pas difficile vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau. Votre mère nous a bien confirmé que vous n’aviez pas de jumelle, et le peu dont je me souviens je n’ai jamais vu deux bébés, même si notre mère est morte dans les heures qui ont suivies ta naissance.

Lorsque je me suis présenté accompagné de Stéphane, il y avait les frères de mon père et une ribambelle d’enfants. C’est là que j’ai appris le destin tragique de celui que j’ai toujours appelé Papa. Après avoir fui Béthune devant l’avance des Allemands et descendu jusqu’à Mâcon où il nous laisse devant la porte d’une église et part rejoindre son armée qui combattait sur le Rhin. Mais là c’est la débandade, il est à nouveau poussé à retourner sur Mâcon ou avec deux amis ils vont survivre jusqu’en 1941 où ils rejoindront sur Lyon un réseau appelé les « Francs-tireurs ». J’abrège l’histoire de mon père. Leur groupe a été trahi par l’un des leurs. Il fut arrêté alors qu’il allait dans une de leurs planques. Torturés, il réussit lors de son transfert en partance pour l’Allemagne à s’enfuir grâce à un accident de leur camion. Il regagne le coron et retourne travailler à la mine. Avec ses frères ils essayent de trouver notre trace mais peine perdue nous sommes déjà chez vous.

Il écrit une lettre qu’il remet à son père, mais finalement c’est ma cousine Chantal qui me l’a remise . Un coup de grisou va l’emporter en 1944.

Cette lettre je l’ai là. Au départ je n’ai pas voulu la lire, tout au moins je voulais l’ouvrir en compagnie de Claire. Puis Chantal m’a poussé à en prendre connaissance en me disant : »après tu feras comme tu voudras, tu seras libre de nous tourner le dis ». Je ne comprenais pas. Après l’avoir lu, certes j’étais anéanti mais une fois que tous m’est dit que pour eux j’étais toujours le petit « Charles » et que rien ne changeait. Même si pour eux j’étais un Monsieur, les liens du cœur étaient les plus fort.

Le silence qui suit les mots de Charles sont impressionnants. On entend le vol d’une mouche.

Notre père me disait qu’avant de mourir notre maman lui avait dit que nous étions ni Claire ni moi ses enfants. Que ce n’était pas pour cette raison qu’il.nous laissait à la porte de cet hôpital mais que pour survivre avec un nourrisson et un petit garçon de cinq ans c’était trop difficile pour lui. Si cette lettre je la lisais c’est qu’il était mort. Et il avait écrit  » va voir ce sa…d de Bougainvilliers c’est lui votre père faites lui cracher son magot.

Notre mère n’avait que quinze ans lorsque je suis né, mon père, son mari avait 19 ans lorsqu’il l’a épousé car tous ont pensé que c’était son bébé. Elle n’a pas été violée, elle a avoué à notre père qu’en 1934 il l’avait charmé et elle qui préférait faire la bonne chez les bourgeois, elle avait cédé à ses avances. Pour Claire c’est différent. Notre maman travaillait toujours chez le père de son fils, de moi en l’occurrence et elle m’emmenait au père de notre géniteur qui m’aimait beaucoup.

L’histoire s’est répété deux fois. Il a fait tuer son propre fils pensant que c’était moi.

Un oh horrifié a traversé la pièce. Cet homme devait répondre de tous ses actes.

Note de l’auteur : la rencontre inattendue s’achève… A plus tard pour d’autres histoires.

j’espère que vous ne voulez pas savoir s’ils ont hérité de cet être adjebcte. Si Claire et Nicolas eurent beaucoup d’enfants . Si Annabelle a pu avoir un autre enfant. Et si Marie-Cécile va trouver chaussure à son pieds.

J’ai bien ma petite idée… ..Mais ….Cette rencontre inattendue est terminée.

FIN

Une rencontre inattendue (Fin)

Un silence de plomb s’est installé, chacun se tait. Les mots de Marie Cécile résonnent encore mais on pourrait entendre voler une mouche. Enfin père se ressaisi et se lève, il marche de long en large et assène une gifle magistrale à mon géniteur. J’entends rire mon neveu, la tension est palpable, son rire est juste le mépris qu’il affiche pour mon père ou son grand-père. Au moment nous n’en comprenons pas le sens.

Mon père s’approche du fauteuil où il est affalé plutôt que correctement assis et lui demande :

  • Qu’est-ce qui vous fait rire jeune homme ?
  • Mon grand-père a plus souvent frappé les autres, lui n’a jamais subi un affront pareil.
  • Et cela vous fait rire ?
  • Avouez Monsieur que c’est comique
  • Au vu de ce que votre soeur
  • Demi, ce n’est pas vraiment ma sœur
  • Je ne sais vraiment pas que vous dire effectivement elle est à la fois votre soeur par votre mère, mais aussi elle était la soeur de votre père. Vous avez une famille qui aime compliquer les choses. Je comprend que pour votre héritage ce doit être complexe. Mais de là à vouloir tuer Claire, Marie-Cécile je suppose qu’elle aussi vous l’auriez éliminé. C’est le moment de me répondre Monsieur pourquoi avoir dirigé votre arme sur ma fille Annabelle ? Et mes plants de vigne est-ce dû à votre tentative avortée ? Parlez avant que je vous fasse emmener par la brigade criminelle de Mâcon. Et si vous ne me croyez pas, je vous permet de vous pencher à la fenêtre.
  • Ce n’est pas la peine, je sais que j’ai commis des choses répréhensibles. Mais c’est sa faute à lui ce vieux sénile. Il ne voulait pas que sa fortune soit dilapidé avec tous ses enfants non reconnus.
  • Il en a tant que ça ?
  • A part Claire, Marie-Cecile et cet homme dont elles refusent de donner le nom, je n’en sais rien. Mais au vu du nombre de personnels qu’il a eu. Il doit bien y en avoir d’autres.
  • Et pour ma fille, c’était une erreur. Vous l’avez confondu avec Claire, sa soeur?
  • Non…

Au moment où il va pour répondre, Annabelle nous dit :

  • Ce que Monsieur ne vous dira pas, c’est qu’il m’a conté fleurette, m’a fait miroité pleins de choses et moi qui me gardait pour mon fiancé j’ai succombé à son regard de velours, ainsi qu’à ses belles paroles. Un soir ou nous étions sorti sur Mâcon j’ai bu un peu trop et il en a profité pour abuser de moi.

Je me doutais bien que c’était cela hurle mon frère.

  • Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
  • J’avais honte
  • Mais comment aurais -tu fais lorsque ton ventre ce serait arrondi ?
  • Comme toutes les autres cher Monsieur, intervient notre géniteur, ce serait vous qui auriez porté le chapeau.

Charles serre les poings, il se retient pourvu qu’il ne fasse pas un esclandre. Ce n’est pas le moment.

Annabelle pleure en silence. Charles va à ses côtés et lui dit :

  • Je t’ai pardonné tu le sais et l’amour est plus fort que la haine. Ce n’est pas dans nos gènes, ne t’inquiètes pas.

Monsieur De Bougainvilliers sur ses propos se lèvent et nous lancent :

  • Les explications sont terminées, mes filles
  • Nous ne sommes pas vos filles, par le sang oui mais pas par la manière de penser de vivre nous sommes à des milliers de kilomètres de vous. Mon père c’est Monsieur de la Roche Vineuse qui m’a recueilli étant enfant et qui va me donner son nom.
  • Jamais vous ne porterez le nom de ce ce…Mécréant, jamais vous m’entendez.
  • Ce n’est pas grave Monsieur, Claire va m’épouser elle portera le mien, elle n’a nullement besoin du vôtre. Pour les papiers elle se nomme Meignière. Elle le gardera pour l’État civil. Sur ce je me retire nous avons une mission. Tu viens Stéphane.

Et sur ses mots, Nicolas et Stéphane sortent. Et c’est à ce moment que la brigade de Mâcon rentre en scène, à croire que la sortie de Nicolas était le sésame pour que les autres interviennent.

Le Capitaine qui était venu interroger Annabelle ainsi que toute la famille se dirige vers Monsieur de Bougainvilliers qui refuse de porter les menottes, le menaçant de représailles et lui disant que si son petit fils va en prison plus personne ne fera tourner sa mine et que ses avocats la fermeront.

  • Vous semblez croire que sans vous rien ne va plus, vous devez bien avoir des subalternes.
  • Oh non mon grand-père est le maître tout puissant après Dieu et encore parfois il se prenait pour lui.
  • Ce n’est pas grave pour une fois nous aurons un Monsieur à particule dans nos geôles.

Et s’adressant au vieux il lui dit:

  • Si Monsieur daigne mettre ses mains dans le dos nous allons procéder, cher Maître suprême à votre arrestation.

Et ne tenant plus son sérieux il se met à rire, ce qui a au moins le mérite de détendre l’atmosphère. Puis reprenant son sérieux il donne l’ordre de passer les menottes au frère de Marie-Cécile en lui disant les chefs d’accusation qui lui sont reprochés.

  • Monsieur je vous arrête pour les motifs suivants : tentative d’assassinats sur Mademoiselle Claire Meignière de la Roche Vineuse, sur Madame Annabelle Meignière, tentative d’assassinat sur Monsieur de la Roche Vineuse, sur rapport non consenti avec Madame Meignière et sur dégradation du domaine viticole de Monsieur de la Roche Vineuse. Vous êtes poursuivis pour tout cela. Les juges apprécieront.
  • Et moi pourquoi m’arrêter vous, vocifère le Maître des charbonnages du Nord, à part engrosser deux ou trois femmes je n’ai rien fait de mal. Certaines s’en portent très bien puisqu’elles vivent à mes crochets, comme votre mère Marie-Cécile, elle profite de mes largesses.
  • Taisez-vous ignoble personnage lui dit Marie-Cecile puis elle ajoute emmenez-les ils me donne la nausée.
  • Attendez s’écrie le vieux je veux connaître le nom de mon fils.

Un grand silence puis on entend une voix celle de Charles mon frère qui lui dit :

C’est moi votre fils et en tant qu’unique héritier mâle, c’est moi qui hérite de tous vos biens.

Le vieux quitte notre maison dans un silence impressionnant, quant à son petit-fils il ajoute:

  • Il y en a sûrement d’autres votre fortune sera divisé.
  • Qu’importe vous ne ferez plus de mal

Les policiers sont partis, Marie Cécile a trouvé une grande famille, un frère et une sœur et même une belle-sœur.

Mon père adoptif nous demande comment nous avons su que Charles était lui aussi le fils du Patron des Houillères.

Charles s’est absenté et a récupéré tout un dossier, dont notre père prendra connaissance mais pour le moment il a raconté à ceux qui n’étaient pas au courant comment il l’avait appris.

Fin

EvaJoe copyright 2023

Oh me direz-vous et nous ? Nous aussi nous voulons savoir. Et bien je mettrais un épilogue… Rire !!!

Mais mon récit s’arrêtait ainsi…

Je ménage le suspense, cela donnera du temps à ceux qui sont en retard dans leur lecture de me lire.