Un corps à corps !

Merci !! Photos de Jean Claude

Les fleurs se serrent en voyant arriver la vague

Majestueuse, grandiose,

Seront-elles vertes de peur, elles qui sont roses

Elles se redressent et l’affrontent.

La houle forte les embrasse et les noie

L’étreinte est langoureuse mais elle repart

Le va et viens est inlassable

Les fleurs s’affolent et se mettent en gerbe

Se serrent les unes contre les autres

Et relèvent la tête, car elles aiment ce corps à corps.

Submergeant les bateaux ancrés dans le port

Elles font le gros dos et se brisent en un bruit sourd,

Emportant un fétu de paille qui s’accroche désespérément

Au vide fait par le creux de la vague.

Le concert des rochers !

Merci Soisic pour ta photo !

Ils sont là depuis la nuit des temps

Allongés au bord de l’océan

Sous la surveillance d’herbes folles

Où la nuit brillent des lucioles.

Ils sont polis par le vent

Caressés par les embruns,

Ensorcelant la nuit d’ un fil de soie

Afin de vous enlacer dans les bras d’un roi.

Certains sont poissons figés dans la rocaille

Laissant apparaître quelques écailles,

D’autres ont des allures de spectres

En s’enrubannant de soupirs et d’extase.

Entre un océan folâtre et un bout de plage

Les rochers se réconfortent sur ma page

Afin que mes mots puisent l’encre de ma plume

Pour qu’ils puissent s’endormir dans l’écume.

Coucher de soleil !

Merci Monique pour ton magnifique coucher de soleil !



Dans son habit de lumière il miroite encore

Le soleil a pris sa robe aux couleurs d’orange et d’or

C’est l’instant

Où mon cœur languissant se souvient.

C’est dans le souffle de la nuit

Qu’éclot ce léger bruit

Ce chuintement du ressac

Qui me donne du vague à l’âme.

C’est dans l’encre du soir

Que l’astre étincelle

Puisant au creux de mon enfer

Je crie : Je suis là Finistère !

Un jour en hiver !

Un jour en hiver

Sérénité !

Douceur de l’air

Iodé !

Au murmure du temps

S’effiloche les nuages

La terre et l’océan sommeillent

 

 

Il flâne au bord de l’eau

Une ombre d’hortensias

Qui rode en un parfum.

 

En gribouillant quelques mots

Dans le ciel gris

J’imagine le soleil

Sautillant dans l’air

Pour parfumer la mer

 

 

Aucune vague ne vient me lécher les pieds

Plus de ressac juste un calme plat

Le temps s’est arrêté

A l’horloge de la vie.

 

Merci à Gibee pour ses deux merveilleuses photos de la Forêt Fouesnant

 

 

 

Les souvenirs de deux barques !

 A Pors Poulhan (Finistère ) Merci Gibee

 

Devant l’immensité de l’océan,

Elles rêvent

Se murmurent

Des mots doux

Soupirs !

 

Elles aimeraient tant

Repartir sur l’océan.

Hélas il est bien loin ce temps

Où chevauchant les vagues

Elles emmenaient les touristes

Prendre quelques poissons

Loin de la côte.

 

L’une dit à l’autre

Te souviens tu

De cette pêche miraculeuse ?

Non elle ne s’en souvient plus

Mais elle pense

Au temps qui file

Elle revoit le soleil d’or

Et celui rougissant.

La barque a aimé l’instant présent

Le velours du silence

le clapotis des vagues

et les rames fendant les flots.

D’autres fois la proue montait à l’assaut du ciel

Et retombait au creux de la vague.

Entre les gouttes de nacre

Et celle d’encre noire

Le sable est si blanc

Que l’on aimerait s’arrêter.

 

Alors arrêtons-nous pour contempler l’océan un soir d’automne entre chien et loup.

 

EvaJoe au bord de son canal novembre 2018 copyright