Rose

 

Les doigts n’osent touché cette beauté

sa peau est un velours finement sculptée

en son jardin ce matin elle est née

belle, défiant le temps et les années

 

 

Le vent chaque jour vient la froler

lui soufflant des mots pour la cajoler.

et lui racontant au fil du jour

de belles histoires d’un éternel amour.

 

Dans une flaque d’eau elle refait sa beauté

se refletant dans la brume, renaît en un matin

ou son corps  penchée lutte contre la frivolité.

 

Les gouttes éclabousssent l’antre du bonheur

ou se jouant du secret de nos caresses

 elle se laisse dévorer par un butineur. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Doux badinage

 

 

L’éclat de mon amour brille au firmament

et j’aime voir votre visage s’empourprer

lorsque  je vous couche dans le pré

afin que mes mains s’égarent imprudemment.

 

Votre bouche vermeille ose mordre la mienne

d’un geste impatient vous me repoussez

mon badinage a le don de vous énervez

je baisse ma garde, vous voici lointaine.

 

Lorsque j’observe votre visage fripon

je vous pardonne et me jette à vos pieds

je ne puis m’en aller et couper les ponts.

 

Fruit de mon maraudage, ne fuyez pas

je connais vos craintes mais je sais aimer

vous serez ma reine et moi votre roi.

 

 

 

A Manon et Lola

 

      Mon texte précédent 

 

A MANON ET LOLA DEUX JEUNES FILLES CHARMANTES qui étudient bien  et qui sont des jeunes ados bien agréables et fort sérieuses.

Je les ai cotoyé au cours de mes vacances, je les aime toutes les deux, je vous embrasse très fort.

 

DEMAIN VOUS AUREZ LA VERSION DE MANON ET LOLA;

 

a bientôt

Pour toi Papa, 85 ans (7 juin 1926)

 

En goutte à goutte le temps distille sa liqueur

Et l’ on entraperçoit l’antre du bonheur

Ou ton amour papa ruisselle en vague d’or

Pour nous donner une immense douceur.

 

En flânant dans mes rêves à l’aube nouvelle

J’ai revu notre enfance et le fil de ta vie

Nous te fêtons ce jour et nous en sommes ravis

Tes 85 ans deux mois treize jours, une bagatelle.

 

Des montagnes enneigées au cœur des coquillages

Colorent cette journée en famille de larmes de joie

Pour que le cadeau offert ne soit pas un mirage.

 

Réveillant nos cœurs au goût des aromes d’autrefois

Et, repoussant le temps pour toujours te chérir

Nous te disons »Joyeux Anniversaire« d’une seule voix.

 

Aux pèlerins fous.

Imaginez les dans l’aube irrisé du matin

et sur leur dos un sac emmenant leur rêve

ils marchent des kilomètres sans aucune trève

portant des douleurs et même des chagrins.

 

Sur ce chemin ou les fleurs se chiffonnent

comme pour les veiller en ce début d’été

volettent l’abeille saluant leur notoriété

ils en font fi, mais debout  ils rayonnent.

 

Par moment fusent des rires et des cris

de ceux qui partagent à  même le sol, un repas

encore inconnus hier, échangeant aujourd’hui.

 

Ils cheminent, harassés mais heureux

rejoignant d’autres pèlerins de Compostelle

afin de se reposer dans un abri jacquaire chaleureux.