De ton sommeil tu émerges, les yeux encore rêveur
Ton premier cri est pour celle qui est ta Maman
ton petit minois chiffonné garde encore tes pleurs
puis ton regard s’éclaire et tes bras tu me tends.
Dès ton réveil tu me donnes un gros bisou
je te le rends aussitôt et tu me dis « bonzour »
tes petits bras potelés entourant mon cou
je suis sous ton charme tout au long du jour.
Puis tu prends tes légos et me dit les
couleurs
danse en cadence sur une musique endiablée
pose des questions et te fais un drôle d’ enjôleur
ton vélo devient moto ou tu refuses de pédaler.
Lorsque les giboulées de mars tombent en grêlons
à la porte fenêtre tu regardes, étonné de ce bruit
tu aimerais cueillir ces jolies pierres en petit ballons
mais sous ton regard émerveillé on oublie la pluie.
Tout à coup tu nous dis, « halte police »
incrédule nous cherchons d’où viens ce vacarme
nous ne voyons pas dans tes yeux de malice
du haut de tes trente mois tu brandis une arme
Plus tard te voici pompier aux sirènes hurlantes
peintre en herbe sachant manier les couleurs
prononçant ton prénom d’une manière excellente
d’un revers de pieds tu deviens footballeur.
Puis comme tous les enfants du monde
voici l’heure du goûter, tu délaisses tes jeux
abandonnant tous tes jouets dans une ronde
en
attendant ton retour comme un enjeu.
La journée s’achève il est temps de
partir
tu mets ton manteau et ton bonnet
espérant avec tes grands parents t’enfuir
laissant papa, maman très inquiet.
Bientôt tu viendras chez nous
mais ce soir tu dois rester chez toi
sage et sans pleurer tu joues
envoie des
baisers avec tes doigts.