La Politique

Au vu de ce que je lis sur les réseaux sociaux… Cela me fait bondir, alors j’ai réfléchi à ce qu’est réellement la politique. J’ai cherché des citations d’hommes connus ou non et je vous livre mes pensées philosophiques sur la fragilité du vivre ensemble.

La politique est ce lieu incertain où les êtres humains apprennent à coexister. Elle n’est pas seulement affaire de lois ou d’élections : elle naît, plus simplement, du moment où des voix différentes décident de chercher un monde commun.

C’est là son origine la plus noble — non pas le pouvoir, mais le partage.Aristote voyait dans l’homme un animal politique : un être qui ne se suffit pas à lui-même, et dont la parole relie la solitude individuelle au destin collectif.

Mais ce lien est fragile.

La politique révèle ce que nous portons de plus intime : nos peurs, nos colères, nos rêves de justice.

C’est pourquoi elle divise parfois ceux qui s’aiment : elle touche à ce que chacun a de plus sacré — sa vision du bien.

Ainsi, les débats politiques, même en famille, sont rarement neutres. Ils réveillent des blessures anciennes, des mémoires collectives, des convictions forgées dans la douleur ou l’espérance.

Faut-il dès lors s’en détourner ? Peut-être pas.Car fuir la politique, c’est aussi renoncer à une part de notre humanité civique.

La politique est un lieu où les hommes apparaissent les uns aux autres. Parler, écouter, agir ensemble, c’est ce qui nous rend visibles, vivants, responsables.

Certes, la politique n’est pas un monde d’anges. Machiavel nous rappelle qu’elle doit composer avec la réalité : avec la passion, l’intérêt, la faiblesse humaine.Mais c’est justement parce que l’homme est imparfait que la politique est nécessaire — comme un art fragile du compromis, un effort pour transformer le conflit en dialogue plutôt qu’en violence.

Alors, peut-être faut-il réapprendre à parler politique autrement :non plus pour convaincre, mais pour comprendre ;non plus pour triompher, mais pour se rencontrer.La politique pourrait redevenir ce qu’elle fut avant de devenir un champ de bataille : une place, une agora, un espace où des êtres différents se risquent à construire ensemble le monde qu’ils habitent.

Penser la politique sans prendre parti, ce n’est pas s’en désintéresser.C’est au contraire chercher, derrière les idéologies et les slogans, le cœur battant du vivre-ensemble : cette question ancienne et toujours neuve — comment faire tenir l’humain dans la multitude ?

Bonne lecture ( je ne suis pas machiavélique )

Le pain

Je suis là

Ce matin

Dans la longue file

Qui s’effile

J’attends

Mon tour

Derrière une tour

Une armoire à glace

Qui mange une glace

C’est un gros

de la finance

Il parle économie

Avec son ennemi

Ou son ami

Moi j’attends mon tour

J’ai faim

Je veux du pain

Contre deux écus

Non deux euros

Ma mère a dit

prends la couronne

 

Celle du roi

Ne prend pas la baguette

Car elle est mince

et on mange rien.

Mais

Il y avait restriction

ce mais m’a inquiété

N’oublie pas

Tu es clandestin

Klan c’est mon prénom

et mon nom

en ce jour

sans faim

j’apprends

que c’est destin

comme Giscard.

Envie de pain

et de le crier

sur les toits

A toi

que je suis enfin moi

le clandestin

Enfin

Le gros est passé

c’est mon tour

Je gère

La boulangère

car pour moi

C’est un ange

Je ne sais pas

que je vogue vers mon destin

Tu veux quoi petit

Une couronne de pain

Pense le roi d’estaing

Soudain

Sa voix change

Aboule ton fric

Deux euro

noirs

comme mes mains

Je n’ai pas ton pain

passe ton chemin

Je lève les yeux

vers ses paniers

tout là haut

brille une couronne

Pour deux euros 20

Je suis Klan de la famille d’Estaing

Coupe moi du pain

Pour deux euros

Un cri

Une bousculade

Un clandestin

Dans mon magasin

Un voleur de grand chemin

Je n’ai pas vu arriver le drame

Aucune alarme

N’ a sonné

Alors j’ai levé mon poing

Pour un morceau de pain

J’ai vu ses larmes

A-t-elle vu les miennes?

J’ai hésité

Mais je l’ai frappé

J’ai juste faim

Me suis enfui

Sans mon pain

Depuis je sais que je suis rien

Car clandestin.

 

 

 

 

 

 

 

Que sera demain?

Nos politiques sont-ils  aveuglés de pouvoirs

D’intérêts personnels, fiers devant leur miroir.

N’ont-ils que de beaux discours ?

Écrits avec des mots rimant avec toujours!

 

Pour certains les mensonges ne leur font pas peur

Ils sont calculés, récités et trompeurs

Donnant espoir aux gens pour un monde meilleur

Alors qu’eux-mêmes en ont oubliés les vraies valeurs.

 

Parlez-nous d’un monde plein d’amour, de solidarité

Effacez les discours pleins d’ambiguïté

Nous voulons du respect, et de vraies valeurs

De celles que certains ont pourtant dans leur cœur.

 

La politique n’est pas qu’illusions

Nous sommes acteurs de notre propre vie

Nous existons sans être des pions.

En mettant un bulletin dans l’urne pour notre Pays

Entendre

Ecoute le vacarme de la nuit

Entends-tu le bruit sourd de la ville

Je sais que tu ne m’écoutes pas

Le fais-tu exprès?

Entends ma voix j’ai tant de choses à te dire

Mais je veux que tu m’écoutes!

 

Sais-tu que tu es comme cet invité qui entre dans ma maison

Prends mon fauteuil près de la cheminée

Alors tu peux tout me dire

Mais  en plus de t’écouter je t’entends.

Je ne te convaincrais pas

Quand tu m’auras tout dit je ne penserais pas comme toi

Je ne me mettrais pas à ta place, tu resteras toi

comme moi je resterais la même.

Tu ne me donneras pas de conseils

et, même je sais que tu n’essayeras pas de me comprendre

Mais tu m’auras écouter;

Avec toute l’attention qui est la tienne.

 

En sachant écouter les autres, nous saurons nous écouter nous-mêmes, notre corps, nos émotions, c’est un long chemin, cela permet aussi d’écouter ce que la nature sait nous donner. Les poètes de tout temps aiment poser des mots, c’est dans l’écriture qu’ils s’épanouissent. Aussi j’ai posé ces mots pour dire que sur un blog on est souvent à l’écoute de l’autre. Même si ce que l’on écrit et sauf demande spécifique ne peut être jugé par les autres. Car à l’écrit c’est plus difficile de mettre une intonation de voix, d’avoir un dialogue.

Je dédicace mon texte à mes amis Gibee, Clara et Sabine qui  ont un grand sens de l’écoute.