Ton testament

 

 

Tu es partis

il y a si longtemps

déjà dix ans

et là tu reviens

tu pensais que ce serai

comme avant.

Mais tout a changé

Toi, tu as toujours ton air mutin

tes cheveux flamboyant

et ton nez en trompette.

Moi j’ai vieillis

mon teint est buriné

j’ai les cheveux blancs

Ici, tu détestais tout

les champs, le travail

les courses en montagne.

Tu es partie à la ville

loin de ces paysages

et là tu reviens

aigrie, triste 

la cité a mangée ta joie de vivre.

 

Pourquoi as tu fuis nos chemins

Pourquoi as tu cassé notre destin

Mais surtout pourquoi es-tu revenue?

 

Oui, pourquoi, pourquoi.

 

Repars d’ou tu viens

L’on ne peut pas recoller

ce qui est cassé

Va-t-en tu feras plus de mal

que de bien.

 

Les jours ont passé, tu n’es pas partis au contraire, tu t’es incrusté, mais loin de moi, puis un matin j’ai appris que tu
t’es envollé aux cieux. Ici, tu n’étais revenue que pour y mourrir et moi je n’ai rien compris.

Je t’ai accompagné à ta dernière demeure, Sur ce parchemin qui est ton testament tu m’as indiqué le chemin, là-haut tout
là haut désormais tu reposes à tout jamais. Tes cendres se sont envolées et posées ici ou là sur la neige éternelle.

 

A Bientôt, car demain et plusieurs fois je la referais cette course et je te dirais les mots que je n’ai pu te
dire.

 

Je t’aime mon ange, je t’ai toujours aimé, mais je n’ai pas su te le dire et ces dernières semaines je n’ai pas osé
franchir le seuil de ta maison pour te dire l’amour que je te portais.

 

 

 

Couleur émeraude

Pour fendre les flots de couleur émeraude

Il me faut un bateau en ce matin naissant

Pour glisser sur les flots en  les caressant

Seule, comme si j’allais à la maraude.

 

La pluie et le vent me fouetteraient le visage

Je serai capitaine affrontant les eaux

 du canal près de chez moi,
loin de Saint-Malo.
                
                     

Sans port d’attache, au gré de mon envie pour un voyage.

 

Ni voiles, ni rames juste le soleil pour bagages

Un bateau solaire que j’aimerais inventer

Une coquille de noix, sans apparat,
habillé de voilage.

 

Je rentrerais riche après avoir fait des rencontres incroyables.

A chaque escale j’apprendrais autant que dans les livres

Et, je rêverais à ce périple avec des
souvenirs inoubliables.

 

Le poète et son tableau

 

 

Entre les pages du grand livre de l’art

sommeille une ribambelle de fleurs

elles attendent impatiente de montrer leurs couleurs

dansant  avec le soleil elles jouent à colin-maillard.

 

Dans le parc une fontaine ornée d’un Cupidon

tient dans ses bras un dauphin

tous sont sous le regard bienveillant des séraphins

et veillant tout le monde voici  Poséïdon

 

Ce jardin ressemble à une riante prairie

semées de fleurs printanières

boutons- d’or, pensées, primevères

composent un tableau de pierreries.

 

Le peintre s’est attardé à chacun des détails

est-ce du fauvisme? Ou de Monsieur Matisse

qu’importe c’est un tableau en esquisse

personne ne m’accuse et me livre bataille.

 

 

J’ai imaginé ce tableau mais ne pouvant le peindre je vous l’ai écrit…

 

Ce 15 mai 2012 au bord de mon canal

 

EvaJoe

Nouveau départ (dernière partie)

 

 

Lorsque le mécanisme du mur cède sous la poussée de Mathias cela réveille Emma et quelle n’est pas sa stupéfaction
de découvrir de l’autre côté un petit appartement bien aménagé, mais ce qui lui fait des yeux immenses c’est la présence dans celui-ci de la fausse Irma et de sa petite fille en
larmes.

Mathias, quand à lui et en présence de la petite fille contient sa colère, Anne, la fausse Irma va coucher la
petite fille et elle revient, et là Mathias lui file une gifle et lui demande la raison de sa présence ici et aussi pourquoi elle a voulu intimider Emma. Il y a tout d’abord un grand silence que
ni Emma, ni Mathias n’interrompent, c’est à Anne de s’expliquer, elle se tord les mains, baissent la tête, rougie et ne sait quoi leur dire. Aussi Emma qui ne comprend pas grand choses à cette
situation rocambolesque l’apostrophe vertement en lui demandant pourquoi elle lui a loué la maison si elle-même rêvait de l’habiter. Cela leur aurait évité à tous de se trouver dans une situation
pareille. Et comme Anne ne dit mots c’est à Mathias d’expliquer ce que lui a compris mais auparavant Emma aimerait bien voir apparaitre les escaliers, il lui semble être en prison, et elle n’a
pas vraiment envie de discuter de cette manière. Anne se rend dans l’espace grenier et déplace le tableau qui représente la maison dessinée par un enfant, derrière apparaît un mécanisme et les
escaliers sont à nouveau là. Emma est perplexe ce n’est pas Anne qui a installé ce mécanisme fort sophistiqué, les explications vont bientôt venir elle le sent. Mais il lui faut savoir ce qui lui
a valu cette animosité de la part de la jeune femme.

Ecoutez-moi Anne puisque vous n’êtes pas celle que vous prétendiez être, à part être une menteuse, fatiguée et
partant pour l’Afrique, petite fille de Madame Ferrière, sœur de Mathias et Dieu seul sait quoi ou qui…Pourquoi vous cachez vous ? Qui êtes-vous, allez parler, expliquez-vous, je ne vais pas
vous faire de mal, je suis seulement en colère, mais je suis d’un naturel calme et j’aime beaucoup résoudre les énigmes, celle-là me plaisait, mais si en plus vous pouvez tout m’expliquer cela me
va à ravir.

Ce n’est pas vous qui avez aménagés cette cachette, car c’est bien d’une cachette qu’il s’agit.

Oui, elle a servi à nos grands-parents pendant la dernière guerre, ils étaient juifs et Monsieur et Madame
Ferrière les ont cachés avec nos parents alors enfants. Ici dans la région il y a beaucoup de « Justes »

Alors si je vous suis bien, Mathias vous êtes bien son frère, pourquoi avoir nié cet
après-midi ?

Mais, Emma vous me parliez d’une jeune Irma, jamais je n’aurai pensé qu’Anne aurait osé prendre le prénom de Mme
Ferrière.

Pas du tout j’ai pris le prénom que Maman avait, au lieu de se nommer Sarah, on l’appelait Irma, c’est la seule
raison.

Vous m’expliquerez comment l’escalier s’escamote, mais auparavant il est cinq heure du matin, nous pourrions tous
dormir et se retrouver en bas vers 9 heures et autour d’un petit déjeuner vous me direz la raison qui vous a poussé à vouloir que je quitte cette maison en me faisant peur chaque
soir.

Mathias et Emma redescendirent les marches et en bas tout naturellement Emma l’invite à partager son lit, ils sont
liés par un pacte invisible et ils ont déjà passé la première partie de la nuit dans les bras l’un de l’autre. Puis, maintenant qu’elle sait ce qui s’est passé dans cette maison et la fatigue
retombant un peu elle a peur. Pourtant elle n’a plus rien à craindre il n’y avait rien de para normal même si il y a un mystère qu’Anne élucidera demain, vu que son frère n’est pas au courant il
va chercher à en savoir davantage.

Entre bavardage et amour, Emma a enfin réussis à s’endormir et quand elle ouvre les yeux, sa montre marque 13 h,
elle se lève d’un bond, Mathias est assis dans un des fauteuils du salon, il a sa nièce sur les genoux, il y a aussi les voisins pas sympa, Emma se demande ce qu’ils font chez elle. Quand à Anne
elle est en train de confectionner un repas pour tous. Elle pense que je lui pardonnerais davantage maugrée Emma ce qui fait sourire Mathias car il sait, elle lui la avoué cette nuit qu’elle ne
lui en veut pas, elle demande simplement une explication et si il faut laisser la maison elle le fera. D’ailleurs elle a peut-être trouvé une autre maison ce qui fait à nouveau sourire
Mathias.

Après le repas pris dans un silence religieux, les pas sympa qui sont
les parents d’Anne s’en vont avec leur petite fille pour laisser le champ libre à leurs enfants et tout particulièrement à Anne qui doit s’expliquer.

Depuis que maman et papa m’ont raconté leur histoire je n’ai eu de cesse
d’habiter dans leur cachette, mais la maison n’appartenait pas à mes parents mais à Mr et Mme Ferrière et pour y aller il fallait entrer par la porte d’entrée, c’est Mr Ferrière qu’il a conçu
d’après les plans d’un château et il a caché deux familles de Juifs pendant la guerre, nos grands-parents.

 Nos parents se sont fondu dans la famille Ferrière, ma mère plus
particulièrement était très choyée 
car Madame Ferrière n’avaient que des garçons elle la nommait ma petite Irma et mon père était âgé de
15ans n’est jamais sortis de cette cachette car il refusait de se faire appeler Gérard. Ils étaient arrivés fin 1942 et jusqu’à la libération ils sont restés chez les Ferrière sauf nos
grands-parents qui se sont fait raflés et qui ne sont jamais revenus, ils avaient voulu aller récupérer à Saint-Etienne des vêtements.

Nos parents se sont mariés en 1947 ils étaient tout jeune et ils ont décidés de partir dans le sud de la France ou
ils ont monté une petite affaire. Je n’aurai peut-être jamais connu Mr et Mme Ferrière si quelques mois avant sa mort, Mr Ferrière a été décoré pour ce qu’il avait fait pendant cette époque
trouble. Et, naturellement il a invité mes parents puisqu’ils avaient été sauvés par lui et sa femme. C’est à cette époque qu’il leur a offert la maison aux volets bleus ou ils habitent
maintenant.

Enfin je ne vais pas vous raconter les retrouvailles, la visite de la cachette, les pleurs et les embrassades, les
articles de journaux qui ont suivis ou ils décrivaient la cachette et son système ingénieux qui consistait à le fermer uniquement d’en haut et jamais d’en bas. Lorsque Mr Ferrière est décédé je
suis devenue la dame de compagnie de Madame Irma, je ne voulais pas des chambres des garçons mais j’avais obtenue de Mme Irma de dormir dans les appartements du haut. Puis les enfants ayant
décidé de mettre leur mère dans la résidence je me suis trouvée du jour au lendemain sans travail et sans appartement, mais comme j’avais une clef je venais à l’improviste ici avec ma fille et
cela aurai pu durer fort longtemps si le fils ainé n’avait pas décidé de louer la maison de sa mère, voir même de la vendre. Mais c’est impossible on ne peut pas vendre la maison ou nos parents
ont survécu. Il est fou, je me suis opposée à lui en lui rappelant que c’était aussi notre maison. Mais il n’a rien voulu entendre. Aussi j’ai décidé de pourrir la vie de tous ceux qui
viendraient et c’est ainsi que j’ai fait peur à un jeune couple il y a deux semaines et à vous, mais cette fois-ci je me suis heurtée à votre détermination et surtout vous êtes passionnés de
romans policiers, aussi cette nuit j’ai eu l’idée d’utiliser la deuxième cachette et de vous piégez dans le grenier mais mon frère vous accompagnait et c’était sans compter sur sa détermination.
Voilà je vous demande pardon et puissiez-vous me pardonner.

Êtes-vous la petite fille de Madame Irma ?

Non, mais pour elle je le suis car elle a élevé mes parents pendant trois ans, et maintenant elle regrette de ne
pas les avoir adopté à la fin de la guerre, mais mes parents lui ont toujours dit que les liens de l’amour était à leurs yeux aussi fort que les liens du sang, mais pour moi tout vient de
s’anéantir depuis que cette maison est en vente et que je n’ai même pas le droit de l’avoir.

Pourriez-vous la payer

Oui bien sur que je le peux 

Alors achetez là, je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas tenu tête à son fils aîné ou demander à celle que
vous aimez comme votre grand-mère de vous aider.

Vous ne seriez pas venu c’est ce que j’aurai fait.

Au lieu de ça vous avez cherché à me faire peur, c’était puéril, bien sûr pour l’instant une bille qui tombait
cela ne prêtait pas à conséquence mais je suppose que vous alliez amplifier ma peur.

Oui, j’avais tout prévu, il y a d’autres cachettes dans la maison, car souvent nos parents étaient en bas et par
deux fois il y a eu une descente de la milice car il y avait des soupçons sur les Ferrière  et ils ont cachés nos parents et leurs propres enfants dans le « cantou » et une autre
fois dans la maison pour les cochons.

Mais si j’habite ici vous irez ou et lorsqu’elle voit le beau sourire qui illumine le visage de Mathias et Emma,
elle comprend que ces deux-là se sont trouvés et qu’ils ne se quitteront jamais.

 

Fin

 

Quelques précisions

Le Pasteur André Trocmé, désigné Juste parmi les Nations en 1971, était dans le village du Chambon sur
Lignon tout près de Saint-Etienne, j’ai juste imaginé mon histoire pas très loin de ce village.

Pour en savoir davantage : http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/justes_chambon.htm

 

Quand au cantou, en Auvergne c’est la cheminée, pour en savoir davantage allez voir
ici
http://fr.wikipedia.org/wiki/Cantou

 

J’espère que ceux qui espéraient y découvrir du para normal ne seront pas déçu, il est possible qu’à vos yeux il y
est des incohérences car c’était bien plus long et j’ai fait des grandes coupes…

 

Ecrit en avril au bord de mon canal..

 

EvaJoe

Pris au piège (4ème partie )

 

 

   Ecoutez, ne pleurez pas, allons sécher vos larmes, voulez-vous que nous rediscutions de tout cela
devant un café ou un verre.

Pas maintenant

Passez me voir je ne bouge pas ces jours ci, j’ai tant de choses à faire.

D’accord, mais avant tout promettez moi de ne rien dire à Mathias.

Comment ça ? Il ne vous connaît
pas.

 

 

Au moment où elle pense qu’elle va lui répondre, la porte de l’appartement de Madame Ferrière s’ouvre, la petite
fille appelle sa maman et elles en restent là.

Absorbée par les derniers éléments en sa possession, Emma ne voit pas la petite twingo rouge qui arrive sur sa
droite et paf elle lui rentre dedans. Plus de peur que de mal, pas de constat, et elle repart en direction de sa maisonnette et de son énigme, elle espère que cette nuit elle en saura plus sur
ces drôles de bruit. Elle a beau ne pas avoir peur avouez que c’est tout de même étrange.

Dès qu’elle arrive elle va dans le couloir, entrouvre la porte du placard escalier, passe la main à l’intérieur et
cherche une ouverture quelconque qu’elle aurait enclenchée en refermant, elle ne trouve rien, elle a beau chercher pas de traces d’un linteau ou d’une ouverture. Elle est perplexe, elle va
appeler Colin et lui demander de passer demain matin, mais elle se souvient qu’ils viennent dimanche et d’ici là, elle aura résolu cette affaire.

Son repas prêt, elle l’avale rapidement et flâne dans le jardin, c’est un beau soir d’été, elle entend de la
musique chez Mathias et de l’autre côté des éclats de voix. Les pas content, elle rit dans son for intérieur en les nommant ainsi doivent faire une scène de ménage. Au même moment elle entend une
voiture ralentir dans la petite impasse, mais après plus rien. Elle n’y pense plus et rejoint l’intérieur de la maison car le temps fraîchit et elle a envie de dévorer son livre.

Quand elle se remémore ses derniers jours elle ne croyait pas se trouver à moins de 15 kms de Saint-Etienne et à
plus de 500 de Paris, au calme et surtout avoir trouvé si vite cette petite maison.

Au moment où elle franchit le seuil de
sa porte elle s’entend appeler, c’est Mathias que lui veux-t-il ?

Si     ça ne vous dérange pas j’ai apporté un matelas et un drap je pense passer la
nuit dans votre maison car je me demande ce que sont tous les bruits que vous avez entendu la nuit passée.

       Mais non, je vais bien m’en sortir seule, mais dans son for intérieur
elle se trouve rassurée.

Fi      Finalement vous avez raison, passons la nuit ensemble et devant l’incongruité
de cette phrase ils éclatent de rire.

Elle s’efface et le laisse entrer, il
est trop tôt pour aller dormir aussi l’emmène-t-elle vers son salon. D’un œil Mathias le trouve meublé avec gout, mais elle lui dit qu’ici peu de choses lui appartiennent. D’un commun accord ils
décident de ne pas se coucher et avec du café ils espèrent soutenir le siège. Cela fait deux bonnes heures qu’ils papotent comme les meilleurs amis du monde lorsque soudain le bruit de la veille
au soir se fait entendre, une bille qui descend des escaliers, Mathias plus rapide qu’Emma ouvre rapidement la porte du placard et oh surprise l’escalier est à nouveau là. Il monte doucement les
marches qui ne se dérobent pas sous ses pieds, Emma le suit. Les voici en haut, dans un premier temps ils ne voient rien, ils allument une lampe torche et ne voient absolument rien, à part un
collier dont les perles sont éparpillées sur le sol. Comment ce collier peut avoir atterris là se demandent Mathias ; il s’avance et ne voit que du bric à brac, une vieille poussette ou
dorment des poupées, un tracteur vert et sa remorque qui regorge de tout un tas de voitures, mais d’habitants ou de fantômes il n’y a rien. Tout ceci est vraiment étrange, surtout qu’en début de
matinée les escaliers eux aussi avaient disparus. Pris d’une idée subite, Mathias se retourne pousse la porte par laquelle ils sont montés et là les escaliers n’y sont
plus.

Un fou rire les prend tous les deux,
les voilà enfermés dans le grenier, il va leur falloir trouver le moyen de sortir sinon ils vont passer la nuit avec le joueur de perles.

Ils approchent d’une fenêtre en bon état comme si on venait de la poser récemment et ils voient par celle-là deux
personnes qui s’avancent dans le jardin. Mathias fronce les sourcils il lui semble que ce sont leurs voisins, mais que font-ils dans le jardin? Et, c’est à ce moment là qu’Emma lui demande si il
connaît la jeune Irma.

Décidément vous m’avez déjà demandé cela hier, je vous ai dit non, vous ne me croyez donc pas?

Bien sûr que si, mais cet après midi je l’ai vu chez Madame Ferrière et elle m’a dit que vous étiez son
frère.

Mathias éclate de rire dans un premier temps puis en se grattant le menton il se demande qui est cette femme,
c’est soi une menteuse, soi elle sait des choses que j’ignore. Et c’est bien ce que pense Emma, car en le regardant bien elle voit une ressemblance entre eux deux. Mais là n’est pas le moment de
s’attarder sur cet enigme, il leur faut trouver une porte de sortie si ils ne veulent pas  passer leur nuit à même le plancher.

Il est déjà 2heures du matin et chacun de leurs côtés ils ont cherché et rien, il n’y a rien à moins d’avoir
manqué une porte escamotée, ils n’ont pas trouvé un endroit pour appuyer tout aussi bien de prêt que de loin. Qui fait apparaître ses escaliers et de quelles manières les ont-ils fait
disparaître? Ils sont face à un placard et il n’y a aucun moyen de redescendre. Il est fort tard pour appeler Colin, aussi décident ils de s’allonger sur le matelas qu’ils ont découvert, mais
pour veiller cela va être difficile car le café est resté en bas.

Lorsque Mathias reprend conscience, Emma a posé sa tête sur son bras, il se souvient qu’ils ne voulaient pas
dormir ni l’un ni l’autre mais Emma avait les yeux pleins de sommeil et Mathias délicatement l’avait invité à se laisser aller et qu’il la réveillerait si il se passait quelques
choses
.Il consulte sa montre, il est plus de 4 heures du matin, le
ciel commence à pâlir et il vient de voir rentrer par la petite fenêtre deux oiseaux, il lui semble que ce sont deux chouettes hulottes ce qui résoudraient le problème de cette respiration, ce
doit être ces deux oiseaux mêlé à l’ouverture de la cheminée cela devait faire caisse de résonnance. Il se penche sur Emma pour la réveiller mais l’on dirait un bébé et il  préfère la
laisser dormir. Il la trouve fort belle et délicatement il lui caresse le visage et dépose sa tête sur le coussin le plus délicatement possible. Il se lève d’un bond et va à nouveau vers le
placard pour voir ce qui a pu leur échapper beaucoup plus tôt ; Il a autres choses à faire que de rester enfermer dans ce grenier même en si belle compagnie. Hier ils ont bloqué la porte
pour pouvoir vérifier si par un mécanisme étrange ces escaliers allaient revenir. Mais en pure perte car c’est toujours un placard. Il va falloir sérieusement réfléchir à la manière dont ils vont
pouvoir sortir. Possible qu’en passant par le toit et en s’accrochant aux chenaux il pourrait atteindre la terrasse de la chambre supérieure mais lui au vu de sa carrure ne se sent pas en état de
tenter cet escalade ; il ne sait pas si Emma est assez sportive pour le faire, et après ils seront séparés et il ne pourra pas mieux descendre, vraiment il est un tantinet désespéré. Appelé
les pompiers seraient encore plus ridicule, les maisons anciennes avec secrets n’existent plus. Il faut réfléchir, il y a forcément une solution. Il en est là de sa réflexion lorsqu’il entend
pleurer un enfant. Voilà autres choses, cet enfant est là tout prêt, il entend même sa mère le calmer et l’apaiser avec une chanson.

Il est sous le choc, on dirait la chanson que nous chantait notre grand-mère lorsque nous étions enfants. Il
s’approche de l’endroit où les pleurs de l’enfant se font plus fort, c’est là derrière ce paravent, il le pousse il éteint sa lampe torche et voit dans une légère fissure du mur, une lumière
assez blafarde. Et, il pèse de tout son poids sur cette brèche et le mur s’ouvre.

 

 

A suivre

 

 

Dans le chapître prochain, la fin ……