Retour aux sources

Il y a des paysages imaginaires

Que le regard dévore en donnant vie au pinceau

Surgit de nul part il s’étale dans les airs

Afin de nous conduire vers un immense tableau.

 

Sur la toile apparaît des pics granités de rose

Des rivières et des lacs mystérieux

Tout cela semble irréel comme suspendu dans l’osmose

Mais la main agile court et continue sa lente progression sous nos yeux.

 

Perplexe le poète s’interroge devant sa peinture

Faîtes de mots dansant sur le fil de sa vie

Car devant lui est apparue la maison de ses aïeux si proche de la nature.

 

Possédé par d’obscurs pressentiments

La douce monotonie des jours  vient de s’achever

Car ce dessin lui remémore son départ  d’il y a 20 ans.

 

Copyright juillet 2015

Des mots pour le dire!

 

 

Des lueurs orangées s’estompent dans le ciel d’orage

Du jaune se chamaille avec du rose et se blottissent dans les nuages

L’eau frissonne sous le léger souffle du vent et caresse les roseaux,

le doux clapotis du ressac berce la nuit  et se confond avec des pépiements d’oiseaux.

 

Au loin on entend les bruits de la ville comme assourdis dans du coton

Le calme prends peu à peu possession  de la folie de la journée et s’éteint dans la passion.

puis brutalement la plénitude et  la nostalgie s’embrase dans le ciel

c’est le moment entre chien et loup ou nous vivons l’irréel.

 

 

Dernière participation au thème de novembre, si vous n’avez pas écrit sur une, des photos j’accepte vos écrits jusqu’à ce jeudi. Après nous passerons au thème de décembre.

 

Merci à ceux qui ont été inspiré et qui ont participé.

 

EvaJoe  décembre 2014 copyright

Trahison

 

C’est  de la folie

draps froissés

étagères vides

livres jonchant le sol

larmes 

fleurs pourries

bibelots cassés

 

 

les souvenirs s’entrecroisent

ceux d’hier

et ceux du maintenant

la passion 

l’a fuit.

Tremblante

Elle gît au sol

poupée désarticulée

sanglots réprimés.

 

Son regard dur la transperce

le rouge au visage

elle le fuit

Trahison!

 

Elle prend peur…

 

Il est finis le temps du bonheur

Elle part

sans un regard

pour ne pas croiser 

son mépris.

 

EvaJoe (novembre 2014 copyright)

 

 

La palette de l’automne.

 

Pour la communauté 

 

logo communauté

 

ce moi ci : L’automne

 

L’été en tutu s’en est allé

pour laisser la place

A l’automne

En longue robe mordorée.

Le voici dans les vignes

chahutant à qui mieux mieux

avec les feuilles d’or et pourpre.

Nostalgique

Il gémit auprès des sapins

Mais ils font la sourde oreille

Aussi les délaisse-t-il

Pour caresser le chêne

et le saupoudrer de brun, violet et jaune

en oubliant de ci de là quelques feuilles vertes

qui tomberont asséchées au premier coup de vent.

Il court le long du mur de la vieille maison de campagne

et lèche, habile la vigne vierge

qui se tord en longue flammèche violine et rouge.

Les roses en profitent pour faire un long voyage

celles qui choisissent de rester vont s’étioler au fil des jours.

L’érable flamboie tel un coucher de soleil

sous la délicatesse de l’automne 

qui se pare de cet étole soyeux.

Tenace à la cime du pommier

Un ou deux fruits s’accrochent

 mais l’automne appelle son ami le vent

et pommes au sol sont tombées.

 

Dédale obscur

 

 

Je rêve à des situations burlesques

qui font rire à tout va

en restant sous les vivats

pour se terminer en folie rocambolesque.

 

 

En m’imaginant jouer à la roulette Russe

un pistolet sur la tempe et attendant la fin

j’en oublierais  jusqu’à’ ma faim

en écoutant la plainte de mon Stradivarius.

 

 

 

Et perdue dans ma folie, j’oublie le temps qui glisse

je me laisse emporter par le fleuve de la vie

et m’accroche désespérée à ce fil qui se tisse.

 

J’enjambe des monts et des rivières

En poursuivant tes chimère que j’envie

et je me laisse entraîner vers ce  point qui est ma lumière

 

EvaJoe copyright avril 2014