Il y a des paysages imaginaires
Que le regard dévore en donnant vie au pinceau
Surgit de nul part il s’étale dans les airs
Afin de nous conduire vers un immense tableau.
Sur la toile apparaît des pics granités de rose
Des rivières et des lacs mystérieux
Tout cela semble irréel comme suspendu dans l’osmose
Mais la main agile court et continue sa lente progression sous nos yeux.
Perplexe le poète s’interroge devant sa peinture
Faîtes de mots dansant sur le fil de sa vie
Car devant lui est apparue la maison de ses aïeux si proche de la nature.
Possédé par d’obscurs pressentiments
La douce monotonie des jours vient de s’achever
Car ce dessin lui remémore son départ d’il y a 20 ans.
Copyright juillet 2015



