Entre Morphée et Muse

J’ai dû raté Morphée, qui est passé par  là
Mais n’a pas cru utile, de me jeter du sable
Pour que ma nuit enfin soit plus agréable.
 
Ma Muse s’est mise à danser devant mes yeux ébahis
Une gigue de folie pleine d’énergie
où devant mes yeux fermés je vois danser la nuit.
 
J’ai vu ma page blanche devenir ma pire ennemie
Et je n’ai pu aligner deux mots
pourtant je possédais plusieurs stylos.
 
La nuit est devenue silencieuse, adieu le repos
La voici sereine en attaquant mon sommeil
elle m’emmène jusqu’au lever du soleil.
 
Demain je retournerais à ma page virtuelle
où sans crayons et sans encre
je caresserais mon clavier d’une main sensuelle.
 
 
 
 
 
 

 

Retour aux sources

Il y a des paysages imaginaires

Que le regard dévore en donnant vie au pinceau

Surgit de nul part il s’étale dans les airs

Afin de nous conduire vers un immense tableau.

 

Sur la toile apparaît des pics granités de rose

Des rivières et des lacs mystérieux

Tout cela semble irréel comme suspendu dans l’osmose

Mais la main agile court et continue sa lente progression sous nos yeux.

 

Perplexe le poète s’interroge devant sa peinture

Faîtes de mots dansant sur le fil de sa vie

Car devant lui est apparue la maison de ses aïeux si proche de la nature.

 

Possédé par d’obscurs pressentiments

La douce monotonie des jours  vient de s’achever

Car ce dessin lui remémore son départ  d’il y a 20 ans.

 

Copyright juillet 2015

Des mots pour le dire!

 

 

Des lueurs orangées s’estompent dans le ciel d’orage

Du jaune se chamaille avec du rose et se blottissent dans les nuages

L’eau frissonne sous le léger souffle du vent et caresse les roseaux,

le doux clapotis du ressac berce la nuit  et se confond avec des pépiements d’oiseaux.

 

Au loin on entend les bruits de la ville comme assourdis dans du coton

Le calme prends peu à peu possession  de la folie de la journée et s’éteint dans la passion.

puis brutalement la plénitude et  la nostalgie s’embrase dans le ciel

c’est le moment entre chien et loup ou nous vivons l’irréel.

 

 

Dernière participation au thème de novembre, si vous n’avez pas écrit sur une, des photos j’accepte vos écrits jusqu’à ce jeudi. Après nous passerons au thème de décembre.

 

Merci à ceux qui ont été inspiré et qui ont participé.

 

EvaJoe  décembre 2014 copyright

Trahison

 

C’est  de la folie

draps froissés

étagères vides

livres jonchant le sol

larmes 

fleurs pourries

bibelots cassés

 

 

les souvenirs s’entrecroisent

ceux d’hier

et ceux du maintenant

la passion 

l’a fuit.

Tremblante

Elle gît au sol

poupée désarticulée

sanglots réprimés.

 

Son regard dur la transperce

le rouge au visage

elle le fuit

Trahison!

 

Elle prend peur…

 

Il est finis le temps du bonheur

Elle part

sans un regard

pour ne pas croiser 

son mépris.

 

EvaJoe (novembre 2014 copyright)

 

 

La palette de l’automne.

 

Pour la communauté 

 

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ce moi ci : L’automne

 

L’été en tutu s’en est allé

pour laisser la place

A l’automne

En longue robe mordorée.

Le voici dans les vignes

chahutant à qui mieux mieux

avec les feuilles d’or et pourpre.

Nostalgique

Il gémit auprès des sapins

Mais ils font la sourde oreille

Aussi les délaisse-t-il

Pour caresser le chêne

et le saupoudrer de brun, violet et jaune

en oubliant de ci de là quelques feuilles vertes

qui tomberont asséchées au premier coup de vent.

Il court le long du mur de la vieille maison de campagne

et lèche, habile la vigne vierge

qui se tord en longue flammèche violine et rouge.

Les roses en profitent pour faire un long voyage

celles qui choisissent de rester vont s’étioler au fil des jours.

L’érable flamboie tel un coucher de soleil

sous la délicatesse de l’automne 

qui se pare de cet étole soyeux.

Tenace à la cime du pommier

Un ou deux fruits s’accrochent

 mais l’automne appelle son ami le vent

et pommes au sol sont tombées.