Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Au souper on aurait pu entendre une mouche volée. Tout le repas s’est passé dans le silence. Seul.notre père s’entretenait avec Cécile. Et plus le repas avançait, plus elle était gênée. Nous n’avions aucun moyen de la rassurer. C’est Charles au moment du fromage qui s’est adressé à notre père en terme dont jamais je n’aurais pensé qu’il se permettrait de le faire.

  • Père veuillez laisser Marie-Cecile vous la bombardez de questions depuis une heure, je pense qu’elle a le droit de se rendre dans sa chambre et vous reprendrez votre conversation demain.
  • De quoi vous mêlez-vous Charles je suis encore le maître en cette demeure. Si vous voulez vous retirez dans vos appartements avec votre femme personne ne vous contraint à rester parmi nous.

De colère Charles se lève, tapote sur l’épaule de sa femme et lui dit :

  • Venez ma chère nous sommes congédié par notre cher père.
  • Un instant je vous prie mon amour, j’embrasse Maman et vous rejoint.

Sur ces bonnes paroles, Charles tourne les talons et nous quitte sans un mot ce qui chagrine énormément notre mère. Elle fait mine de se lever mais notre père lui intime l’ordre de rester assise. Et lui.interdit de suivre Charles. Il ajoute demain matin il sera revenu à de meilleures intentions. Je conçois qu’il soit chamboulé vu les évènements que vous venez de vivre. Mais l’insolence n’est pas toléré à ma table. Tenez-vous le pour dit Cécile et Claire.

La fin du repas se termine sans un mot. L’atmosphère est chargé comme un ciel d’orage. Personne ne s’attarde et nous prenons congés et nous nous dirigeons vers nos chambres.

Dans l’escalier nous croisons Charles et Annabelle qui vont dormir dans la chambre de Grand-père dans leur maison au milieu des vignes. Rose a fait la chambre ce matin. Comme je les comprends un jeune couple ne peut pas vivre dans la garçonnière de mon frère.

Au vu des cris de notre père, ce dernier ne doit pas être d’accord. Mais comme Charles me le dira au matin il est passé outre jusqu’à bousculé notre père. Ce dernier ne voulant pas entre en conflit avec sa fille et son époux s’est laissé convaincre. Je pense que notre mère y est pour quelques choses.

Le lendemain matin c’est en ambulance que Madame veuve André De Bougainvilliers est revenue. Avec Cécile nous avons transformé le petit boudoir de maman en une chambre fort accueillante.Elle n’aura pas à monter les escaliers pour accéder aux étages. Comme elle aime bien les roses je lui en ai cueillis un bouquet et l’ai mis sur la table basse. Marie Cécile m’a sauté au cou en me remerciant. Ce n’était pas grand chose mais si en plus cela faisait plaisir à cette jumelle qui me tombait du ciel j’en étais ravi.

Annabelle ne tarissait pas d’éloges sur son mari, mon frère en l’occurrence. Elle le comparaît avec le frère de Cécile et le surnommait le gougeat. Mais il n’était pas question qu’elle me parle de sa nuit de noce. Elle riait en me disant :

  • Je ne vais pas te le raconter dans le détail – elle insistait lourdement- arrête lui criais-je ! Je ne suis pas une oie blanche.

Puis Charles et Père sont rentrés de la vigne comme les meilleurs amis du monde, nous n’aurions pas assistés à cette scène la veille au soir nous aurions trouvé cela normal, mais là cela me semblait un tantinet suspect. Qu’est-ce qui avait pu faire changer d’avis mon frère ? Même Annabelle ne comprenait pas. Ton frère n’est pas versatile et encore moins mon époux. Il était remonté contre papa. Je me demande ce qu’il a pu lui promettre.

L’après-midi, nous avons rencontré les avocats de notre père et nous avons organisé notre rencontre avec notre géniteur. De mon avis ce ne fut pas une partie de plaisirs. Charles était buté. Apprendre qu’il était le fils chéri du vieux le démoralisait plus qu’autres choses.

Dans un premier temps Maître Richard nous a dit où se trouvait Monsieur De Bougainvilliers, il avait tenu tête aux gendarmes et du coup il était à l’isolement. Mais compte tenu des évènements nos avocats avaient plaidé notre cause auprès du juge d’instruction chargé de l’affaire. On avait obtenu un créneau horaire d’une heure. Compte tenu que Charles était le seul héritier reconnu par Monsieur De Bougainvilliers avec son petit fils, il rencontrerait son père en premier. Ensuite Cécile qui passait de petite fille à fille. Et enfin moi qui aux yeux de notre géniteur je le gênait terriblement puisqu’il avait tenté de m’ assassiner. C’est Annabelle qui en avait fait les frais .

La préparation fut des plus pénibles il ne fallait pas suivre notre idée mais en passer par des questions prévues en amont. Comme disait Charles s’il connait les questions il va exiger qu’on lui donne la réponse qu’il attend.

Il avait fallu pour Maître Richard en passer par ce qu’Etienne de Bougainvilliers voulait leur poser comme question sans avoir jamais la certitude qu’il.dise la vérité. Mais c’était le risque à courir.

Fallait -il dire Papa, Père, Monsieur mon père ou rien du tout. Pas un ne voulant faire pareil. On décide d’un commun accord que l’on avisera le moment venu.

Lrs trois enfants de Monsieur de Bougainvilliers n’ont d’abord qu’une question :

  • Pourquoi ? Êtes-vous malade ? Avez-vous songé à vous faire soigner ? Claire voulait savoir si elle était l’enfant de l’amour ou l’enfant d’un viol. Les deux avocats et Charles refusaient de lui laisser poser cette question.

Mais Claire s’y cramponne comme à la prunelle de ses yeux. Personne n’a pu la faire changer d’avis. Maître Leroy en a même informé notre père qui a dit comprendre sa benjamine.

A-t-il fait un testament ? Quel est le montant de sa fortune, mais les avocats s’y opposent, il n’est pas question de le lui faire dire. Charles y consent mais le connaissant je suis certaine qui lui l’a posera.

Il faut que nous, nous présentions à la prison à 14 h le jeudi 25 août muni de nos cartes d’identité. Normalement à 15 h 30 au plus tard, le sort de Charles sera clot.

Après il devra se préparer à affronter la pluie du Nord, les maisons aux briques rouges. La seule consolation qu’il a c’est qu’il va revoir la grande famille des Meignière. On les attend. Mais d’ici là il va potasser ses livres de cours. Le matin il est pendu au téléphone avec le directeur de la mine, son collègue Michka dont il.n’otera pas le travail. Lui chapotera les autres ingénieurs et l’ensemble des mineurs, du plus petit au plus haut placé.

Nous voici arrivé à la prison de Macon, une prison que pour les hommes. Ils sont plus de cinq cent. Mais Monsieur De Bougainvilliers est seul dans sa cellule par égard pour son rang. Son fils, quant à lui est avec le tout venant. Grandeur et décadence nous a dit Marie-Cécile. Elle donnerait 200 francs pour être une souris et s’introduire dans sa cellule. Elle trouve qu’après les méchanceté qu’elle a subi de sa part cela devrait lui mettre du plomb dans le cerveau.

Nous passons devant des femmes, yeux hagards, tête baissée portant de malheureux baluchons et triste à faire peur, elles viennent voir un frère, un fils, un mari, un oncle qu’importe c’est un jour de visite et tout le monde attend. Sauf nous, ça siffle, hurle, chahute, elles montrent leur colère comme je les comprends. Un coup de sifflet ramène un semblant de calme, j’entends :  » ça sent le pedigree, des dames de la haute qui viennent voir un beau Monsieur, puis le beau Monsieur a dû commettre un crime. Des ricanements accompagnent ces paroles proférées par des anciennes comme nous dit Maître Leroy. Je leur donnerais bien ma place car cela me chagrine de les voir triste mais encore virulentes.

Nous voici à l’entrée, on nous demande nos papiers, nous sommes fouilles, qu’elle humiliation, c’est la première et dernière fois que je viens dans cette promiscuité. Ça sent une odeur fade de cuisine, de sueur et même de WC. C’est inhumain. Mais je suis la file comme tout le monde . On arrive à une salle où s’entasse à chaque table un prisonnier qui attend ses visites. Nous on nous emmène plus loin dans une pièce minuscule où nous y laissons Charles. Il va falloir qu’il affronte son père. En attendant nous sommes assises sur de vulgaires bancs en bois.

A suivre…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

L’exclamation de Charles est si forte que notre Mère est saisi d’effroi. Charles l’a regarde et sort la tête haute en disant :

  • C’est ce que l’on va voir, moi dans l’antre des De Bougainvilliers, mais de qui se moque-t-on ?
  • Maman, Père pense nous envoyer dans le Nord, c’est moche, il fait froid et Charles sera obligé de se comporter en patron, je me demande comment il va faire, lui, qui n’aime pas commander.
  • Il fera comme les autres ma petite fille
  • Non
  • Pourquoi dis-tu ça, Claire. Ton frère se pliera aux regles que ton père lui dictera.

J’ai préfèré tourner les talons et je suis partie à la recherche de mon frère, comme à son habitude il était dans les caves et inspectait le vin. Les chais c’était son domaine, le reste du temps il parcourait la vigne. Comment allait-il faire enfermer dans un bureau ou pire descendant dans les mines. Voilà un nouveau souci qui se profilait à l’horizon.

La journée se passe sans encombres et sur le soir voilà Père qui est de retour avec Cécile. Elle a la mine défaite et notre père a son regard froid , il garde sa colère mais ne va pas tarder à exploser. Qui va en faire les frais ?

Mais nous n’avons pas le temps de nos poser une question qu’il nous convoque tous dans son bureau. Mais auparavant il dit à Rose d’accompagner Mademoiselle Cécile dans la chambre verte. Et il ajoute :

  • Cecile le repas sera servi à 20 h ni avant ni après.Si vous n’êtes pas là à l’heure vous vous passerez de repas.
  • Bien Monsieur je serais là

Et nous la voyons prendre son bagage et suivre Rose la femme de chambre d’Annabelle.

Nous voici tous réunis dans le bureau de notre père, il a sa tête des mauvais jours.

  • Voici des nouvelles de Madame de Bougainvilliers elle s’en tire bien, elle n’a pas été opérée. Les pompiers étaient fort alarmistes. Une ambulance la ramènera dès demain chez nous. Et elle sera suivi par le Professeur Chain, le meilleur en orthopédie. D’ici un mois Charles et Annabelle iront dans le Nord en voiture ils accompagneront Madame de Bougainvilliers et Cécile. Et Charles tu offriras tes services. Mais auparavant tu seras obligé d’aller voir le vieux Bougainvilliers et tu lui diras que tu es Ingénieur des Mines, ce qui du reste est vrai. L’école d’Alès était réputé. Tu en es sorti avec ton diplôme mais au dernier moment tu as refusé de te présenter sur Montceau-les-Mines et tu as repris des études pour travailler à mes côtés
  • Au grand air Père, après avoir travaillé deux mois dans le Nord je n’ai pu me résoudre à y rester bien que mes racines m’attirent fortement. Mais la grisaille, la pluie m’ont pas donner envie d’y rester.
  • Eh bien va falloir t’y habituer car j’ai pris contact avec l’ingénieur actuel et il t’attend. Et apparemment tu le connais.
  • Quel est son nom ?
  • oh je ne m’en souviens pas, c’est à consonnance étrangère.
  • C’est sûrement Michka Swarovski.
  • Voila c’est lui, le connais-tu ?
  • Oui.il est sorti deuxième de notre promo.
  • Et bien tu n’auras qu’à récupérer les rennes et le tour sera joué.
  • Mais père je suis bien ici.
  • J’en suis sûr mais tu es l’aîné des enfants Bougainvilliers, tu as le diplôme. Tu n’as pas à discuter tu iras.

Charles ne dit rien mais il a les deux poings dans sa poche et le connaissant il doit en avoir les jointures écarlates. C’est Annabelle qui se met en colère après avoir écouté ce que son père disait.

  • Non Papa vous me traînerez par les cheveux mais je refuse d’aller dans le Nord. Non seulement il fait froid mais les villes se ressemblent tristes et grises. Je ne connais personne.
  • Tu es insolente, tu es marié tu suis ton mari il n’y a rien à dire de plus.

Annabelle baisse la tête. Et sors sans un mot ni à son mari ni à son père.

  • Annabelle a bien fait de partir j’allais la congédier. Claire et toi Charles je vous ai obtenu un parloir auprès de Mr de Bougainvilliers. Je ne pense pas que ce sera facile, vous serez accompagné par notre avocat il viendra vous voir demain pour que vous obtenez toutes les réponses vont vous aurez besoin pour faire une demande en paternité.
  • Mais je la refuse
  • Ne sois pas idiote Claire cela te fera une belle dote pour commencer ta vie avec Nicolas.

Devant cet argument sûrement bien préparé je me suis contentée de baisser la tête.

A suivre…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Les retrouvailles mère fille se sont mal passées. Marie-Cecile était distante, alors que sa mère se précipitait vers elle, cette dernière s’est retournée et sa mère a chut malencontreusement sur le sol.

Mon père qui ne l’est pas réellement s’en est pris à Marie-Cecile une fois que les secours eurent emmenés sa mère. Charles qui passait devant le bureau de notre père nous en a donné la teneur à Annabelle et moi.

Père est en colère et lorsqu’il est comme ça il vaut mieux filer doux c’est en ces termes que Charles nous a dit ce qu’il avait entendu en s’attardant dans le couloir.

 » Marie-Cecile je ne vous félicite pas, bien entendu que je comprends votre ressentiment que vous témoigner à votre mère, mais n’oubliez pas qu’elle était sous la coupe de votre grand-père, enfin de votre géniteur. Celui-ci a un caractère fort. Ce qu’il a fait est méprisable honteux et il mérite d’être enfermé mais votre mère n’est qu’une victime. Tout comme la mère de Claire votre demi-soeur, cet homme qui jusqu’ici vous considériez comme votre grand-père. »

  • Et que répondais Marie-Cécile ?
  • Rien
  • Elle pleurait
  • Je n’entendais rien Claire que notre père
  • Notre père tu n’as que ce mot dans la bouche.
  • Tu veux que je dise le père d’Annabelle

Un grand silence puis Claire se mit à pleurer, d’abord de tout petits sanglots puis un torrent de larmes. Annabelle la première se précipite vers sa petite sœur, la cajole, la berce, lui essuie ses larmes. Charles quant à lui ne sait pas quoi faire, il reste devant les deux femmes qu’il chérit le plus , les bras ballants. Enfin , elle se ressaisi, rejoint son frère et lui dit :

  • Je ne sais plus qui est mon père, je suis perdue entre ton père Annabelle, le vieux et celui dont je n’avais que la photo et qui était mon papa. Même si je ne l’ai pas connu c’est lui qui m’a pris dans ses bras lorsque je suis née. Il a dû m’aimer au premier regard. J’ai toujours eu sa photo que je serrais sur mon cœur lorsque je m’endormais. Maintenant je suis perdue. Et Nicolas qui est parti rejoindre sa caserne me manque terriblement.
  • Il va te téléphoner , soeurette, il te l’a promis et c’est un homme de parole. Regarde ce qu’il a fait pour nous dans le Nord, il a été un protecteur, un frère, un ami et il nous a aidé autant que s’il faisait réellement parti de notre famille.
  • Oui mais qui suis-je ?
  • Tu es notre petite sœur et tu vas avoir beaucoup de travail avec Marie-Cécile car elle aussi a eu un tremblement de terre dans sa vie. Apprendre aussi brutalement que d’une part sa maman avait été violé, que son père était en fait son demi-frère, son grand-père son père et que nous étions tous les deux aussi proche que son propre père il y a de quoi devenir folle et commettre des actes dangereux. J’espère toutefois qu’elle n’en voudra plus à sa mère et que ton père Annabelle saura l’aider et non la culpabiliser davantage.
  • Papa est capable de discernement, j’espère que sa maman ne sera pas gravement blessé.
  • Chut, voilà Marie-Cécile.

Marie-Cecile a les yeux rouges, elle se pince les lèvres, derrière elle arrive notre père, et c’est lui qui nous annonce que la maman de Marie-Cécile a la jambe cassée, et on apprend par la même occasion qu’elle s’est déjà cassé la jambe trois fois. Cette fois-ci les chirurgiens vont l’opérer mais notre père emmène Cécile sur Mâcon afin que sa mère soit transféré dans la clinique où Annabelle avait travaillé avant d’aller offrir ses services aux bonnes soeurs de la Compassion. Annabelle veut aussi y aller mais son père lui dit :

  • Si j’ai besoin de toi je te le ferais savoir, pour l’instant occupe toi de ta sœur.
  • Laquelle ?
  • Tu exagères Annabelle , si j’emmène Cécile comme cette demoiselle veut désormais être appelé , c’est forcément de ta soeur dont je parle. Vu ses yeux rougis ma petite princesse a pleuré.
  • Papa mon petit papa je t’aime
  • Moi aussi Claire n’en doute jamais, mais si tu me demandes de prendre le nom des de Bougainvilliers je t’aiderais. Autant que sa fortune soit bien utilisé et je sais que toi et Charles sauront en faire bon usage.
  • Moi aussi Monsieur
  • Bien entendu vous aussi, mais votre nom restera celui des Bougainvilliers. Puis au moment de votre mariage lorsque vous trouverez l’élu de votre coeur vous en serez débarrassé.

Papa doit penser qu’il a eu un trait de génie en disant cela à Cécile, songe Annabelle en les voyant s’en aller. Mais elle a aimé comme son papa le fils du vieux. A moins que l’on découvre que son père n’était pas le fils de l’autre…

J’extrapole disait-elle plus tard à son mari mais vu comme il fonctionne c’est une véritable famille tuyau de poêle. Si le droit de cuissage était leur passe-temps favori il est bien possible que leur grand-mère doit passé à la casserole.

  • Charles si Père vous entendait…

Un fou rire les gagne même si ce n’est pas drôle et c’est ainsi que la femme de Monsieur de la Roche Vineuse découvrent sa fille et son mari se tordant de rire.

  • Qu’est-ce qui vous fait rire ainsi mes enfants ?
  • Annabelle imitant papa
  • Tu as recommencé
  • Mais Maman lorsque je vivrais dans la maison de Grand-père avec Charles vous ne serez pas là pour me réprimander.
  • Justement je voulais vous dire ce que votre père a décidé
  • Ah il veut encore nous soumettre à ses idées et on va dire amen.
  • Annabelle c’est déjà assez difficile pour moi de vous en faire part, mais au moins lorsque ton père vous le dira vous aurez eu le temps d’y réfléchir.
  • Que veut-il ?
  • Que que…

Notre mère bafouille et finalement nous dit :

  • Charles ton père veut que tu reprennes les rennes des Houillères du Nord.
  • Quoi ?

À suivre…

Hum ! La famille tuyau de poêle !

Même si ce titre ne me convient pas, vous vous êtes ligué contre moi. 🤣🤣. Mais j’attends d’autres suggestions de ceux qui ne m’ont encore rien dit.

Les gendarmes repartis nul n’entendait un bruit en la demeure de Monsieur de la Roche Vineuse. Quelle drôle de famille pensait l’un , une famille tuyau de poêle chuchotait en cuisine Rose la bonne de Madame Annabelle.

Quant au jardinier il en riait sous cape tout en chuchotant à ses courges. Cette famille a eu des petits et maintenant que le vieux veut partager sa fortune il doit les éliminer. Quelle idée ont les grands de ce monde en mettant leur nez, enfin leur objet sexuel n’importe où. Finalement je suis bien célibataire. Allez Gaston tu as de quoi rire pour le restant de ta vie.

Le brouhaha s’amplifie jusqu’au soir puis les choses reprirent leurs cours normal. Tout aux moins chez le petit personnel comme le grand-père De la Roche Vineuse avait tendance à le dire.

Mais le noeud du problème consistait à avertir la mère de Cécile comme elle préférait être appelé ou lui taire où se trouvait sa fille car cette dernière refusait de le lui dire. Quel imbroglio ! Un vrai sac de vipère se plaisait à dire Charles. Le problème du nom restait posé, sa soeur ne portait ni le nom de le Roche Vineuse ni celui des « de » Bougainvilliers. La connaissant elle s’en moquait éperdument. Mais pour toucher la fortune de leur père il fallait qu’elle prouve être sa fille. Est-ce que la ressemblance avec Marie-Cecile suffisait, tous l’ignoraient.

Finalement Monsieur de la Roche Vineuse pris son téléphone et devant Cécile il averti la mère éplorée que sa fille mineure était chez lui. Il prit les dispositions nécessaires pour que mère et fille puissent renouer leurs liens. Il suggéra à Madame de Bougainvilliers de venir passer quelques jours en terre Bourguignonne. Cette dernière nomma à la hâte un directeur pour que la mine puisse tourner et que les Houillères du Nord puisse continuer à prospérer. Le charbon il en fallait pour chauffer un nombre important de personnes.

C’est le 14 août qu’elle débarqua chez nous avec sa voiture sortie tout droit d’un musée comme se prêtait à dire Nicolas quand il venait voir sa fiancée. C’était une Juvaquatre repeinte par le demi-frère de Cécile, Claire et Charles. Ce voyou à particule qui séjournait en prison avec son grand-père. Ce n’est pas la voiture qui était moche c’était la couleur dont elle était recouverte. Il avait osé la peindre en rose. Même sa mère qui aimait son enfant la trouvait laide.

C’est Charles qui l’a accueilli lorsqu’elle est arrivée au Domaine. Mais la pauvre femme épuisée par son voyage a eu un malaise en arrivant. Une fois remise elle a dit à Charles :

  • Comme vous ressemblez à mon défunt mari, vous êtes son portrait craché.
  • Charles lui a répondu. »je préfère ressembler à votre mari qu’au vieux qui est mon père. »

A suivre…

Une rencontre inattendue ( Épilogue)

Notre père adoptif est assis et attend les explications de Charles. Pour lui c’est une farce pour que le géniteur de Claire soit anéanti. Mais ce que va lui révéler Charles restera gravé dans sa tête à tout jamais.

Voici le récit de Charles :

Il fit un bref commentaire concernant la famille Meignière. Ils ne sont rien pour Claire et moi, nous n’avons aucun lien par le sang. Mais pour nous et toi aussi Annabelle ce sera notre famille. Car les liens du cœur sont plus importants que ceux du sang. La preuve avec celui qui est notre géniteur il n’a pas hésité à tenter de vous tuer.

Lorsque Claire s’est rendue chez notre cousine Chantal, elle n’ a rien appris concernant nos parents. Sauf qu’elle était la doublure parfaite de toi Marie-Cécile. Et ce n’est pas difficile vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau. Votre mère nous a bien confirmé que vous n’aviez pas de jumelle, et le peu dont je me souviens je n’ai jamais vu deux bébés, même si notre mère est morte dans les heures qui ont suivies ta naissance.

Lorsque je me suis présenté accompagné de Stéphane, il y avait les frères de mon père et une ribambelle d’enfants. C’est là que j’ai appris le destin tragique de celui que j’ai toujours appelé Papa. Après avoir fui Béthune devant l’avance des Allemands et descendu jusqu’à Mâcon où il nous laisse devant la porte d’une église et part rejoindre son armée qui combattait sur le Rhin. Mais là c’est la débandade, il est à nouveau poussé à retourner sur Mâcon ou avec deux amis ils vont survivre jusqu’en 1941 où ils rejoindront sur Lyon un réseau appelé les « Francs-tireurs ». J’abrège l’histoire de mon père. Leur groupe a été trahi par l’un des leurs. Il fut arrêté alors qu’il allait dans une de leurs planques. Torturés, il réussit lors de son transfert en partance pour l’Allemagne à s’enfuir grâce à un accident de leur camion. Il regagne le coron et retourne travailler à la mine. Avec ses frères ils essayent de trouver notre trace mais peine perdue nous sommes déjà chez vous.

Il écrit une lettre qu’il remet à son père, mais finalement c’est ma cousine Chantal qui me l’a remise . Un coup de grisou va l’emporter en 1944.

Cette lettre je l’ai là. Au départ je n’ai pas voulu la lire, tout au moins je voulais l’ouvrir en compagnie de Claire. Puis Chantal m’a poussé à en prendre connaissance en me disant : »après tu feras comme tu voudras, tu seras libre de nous tourner le dis ». Je ne comprenais pas. Après l’avoir lu, certes j’étais anéanti mais une fois que tous m’est dit que pour eux j’étais toujours le petit « Charles » et que rien ne changeait. Même si pour eux j’étais un Monsieur, les liens du cœur étaient les plus fort.

Le silence qui suit les mots de Charles sont impressionnants. On entend le vol d’une mouche.

Notre père me disait qu’avant de mourir notre maman lui avait dit que nous étions ni Claire ni moi ses enfants. Que ce n’était pas pour cette raison qu’il.nous laissait à la porte de cet hôpital mais que pour survivre avec un nourrisson et un petit garçon de cinq ans c’était trop difficile pour lui. Si cette lettre je la lisais c’est qu’il était mort. Et il avait écrit  » va voir ce sa…d de Bougainvilliers c’est lui votre père faites lui cracher son magot.

Notre mère n’avait que quinze ans lorsque je suis né, mon père, son mari avait 19 ans lorsqu’il l’a épousé car tous ont pensé que c’était son bébé. Elle n’a pas été violée, elle a avoué à notre père qu’en 1934 il l’avait charmé et elle qui préférait faire la bonne chez les bourgeois, elle avait cédé à ses avances. Pour Claire c’est différent. Notre maman travaillait toujours chez le père de son fils, de moi en l’occurrence et elle m’emmenait au père de notre géniteur qui m’aimait beaucoup.

L’histoire s’est répété deux fois. Il a fait tuer son propre fils pensant que c’était moi.

Un oh horrifié a traversé la pièce. Cet homme devait répondre de tous ses actes.

Note de l’auteur : la rencontre inattendue s’achève… A plus tard pour d’autres histoires.

j’espère que vous ne voulez pas savoir s’ils ont hérité de cet être adjebcte. Si Claire et Nicolas eurent beaucoup d’enfants . Si Annabelle a pu avoir un autre enfant. Et si Marie-Cécile va trouver chaussure à son pieds.

J’ai bien ma petite idée… ..Mais ….Cette rencontre inattendue est terminée.

FIN