Une famille tuyau de poêle ! Hum hum…

Les enfants nés des viols naissaient , mais dès que les femmes connaissaient leur état , elles venaient se plaindre à Monsieur de Bougainvilliers. Elles avaient interdiction de le dire sinon leurs maris, leurs fils auraient été bannis de leur maison et bien entendu ils auraient perdus leur emplois.

D’autres avaient préféré faire passer l’enfant, d’autres les avaient abandonnés. Ce n’est pas moins de vingt enfants tous âges confondus qui pouvaient prétendre à la fortune du vieux. Cela allait sur une période de trente ans. Des qu’il était arrivé les femmes avaient subi sa loi. Femmes de chambre, femmes de mineurs, ou jeunes filles et femmes croisées lors de soirées donnees dans la grande maison située hors de la ville. Toutes les couches de la Société étaient passées dans son lit. Voir même sur le sol et dans des lieux improbables du grand public.
Ce qui avait paru étrange à Nicolas c’était le sexe des enfants. A part le fils de Chantal, toutes les autres étaient des filles. Mais seule Chantal n’avait rien dit de sa grossesse au vieux.
Les autres étaient allé s’en plaindre. Après recherche tous les garçons avaient été déposé dès leur naissance à l’orphelinat de Lille. Par précaution il avait éloigné celles qui refusaient malgré tout d’abandonner leur enfant. Ce n’était pas ce qui manquait comme mines. D’autres avaient été jetés à la rue comme des malpropres.
Pour tous les autres les mères devaient présenté leur enfant à la date anniversaire de leur naissance, le vieux dans son immense bonté leur offrant une pièce de cinq francs.
La fortune du vieux amassé au fil des ans étaient colossales. Elle fut réparti entre tous les enfants vivants et connus et aussi pour les enfants abandonnés et dont la mère fut capable de donner des renseignements précieux. Une somme pour leur permettre de faire des études et une autre bloquée jusqu’à leur majorité.
Quant à Charles, Claire, et Cécile, tous les trois soit majeurs soit en passe de l’être ils décidèrent d’unir leur fortune et d’acheter la grande maison afin d’en faire une partie un résidence pour les personnes âgées travaillant à la mine. Et l’autre partie serait un orphelinat pour tous les enfants abandonnés. Claire refusant même de toucher l’argent sale de ce vieux pervers.
Le vieux échappe à la peine de mort réclamé par les avocats de Mariane, Charles et Claire et aussi celui de Cécile. fut condamné à la perpétuité au bagne de Cayenne. La sentence fut immédiate, c’est la seule chose que ce sont accordé les jumelles c’est le voir partir en tenue de bagnard, des boulets aux pieds enchaînés sous les huées des mineurs.

Charles et Annabelle sont resté jusqu’à ce qu’un nouveau directeur soit nommé. Mais deux jours après le départ du géniteur de Charles, Annabelle a accouché d’un joli petit garçon qu’elle a appelé Pierre et dix minutes plus tard naissaient la petite Amélie un peu plus chétive que son frère mais en bonne santé.

Après avoir supervisé le chantier de la grande maison, vu arriver les premiers orphelins, embrassés leur Oncle Stéphane, et permis à leur grands parents maternels d’avoir une chambre pour finir leurs jours ensemble, ils retournèrent vivre au grand air dans leurs vignes. Mais chaque été ils rendaient visite à Chantal qui vivait désormais dans une maison sur le grand domaine, son mari étant à la fois le concierge et le jardinier.

Une année s’est écoulée depuis le procès, la petite Margot n’a pas été inquiétée, elle est même là sur le Domaine et est toujours au service de Mademoiselle Cécile, cette dernière est à nouveau avec son Jules, il file le parfait amour. Le bébé né du viol a été confié à une famille qui ne pouvait pas avoir d’enfants. C’était un joli petit garçon que Cécile avait appeler Robert. De temps en temps elle se renseigne auprès des services sociaux pour voir comment il va, mais elle n’interfère pas dans sa famille. Du jour où il est parti à l’adoption elle a tiré un trait sur lui.

Aujourd’hui les cloches carillonnent car on célèbre le mariage de Nicolas et Claire. C’est aussi le jour anniversaire des jumelles. Elles ont vingt-et-un an. Jules est le témoin de Nicolas, Cécile le témoin de Claire. Sur leurs visages se lit le bonheur. Cécile aurait dû se marier en même temps, mais Claire lui a dit. Tu te maries en septembre et toi aussi tu auras un beau mariage. On fera deux fêtes .

Ce qu’elles se sont promis c’est d’avoir leur premier enfant en même temps ce qui a fait dire à Jules et Nicolas, ça ce n’est pas gagné.

Le lendemain une fois les flons flons éteints alors que la maison semblait endormi, un télégramme est arrivé. Il était adressé à Charles, Claire et Marie Cécile. Il avait été envoyé de Cayenne par le directeur du Bagne. On pouvait y lire ceci :  » Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Monsieur votre père décédé d’une crise cardiaque alors qu’il subissait sa punition à Cayenne sur la route Numéro 35 au km cent. Vous nous dites si vous voulez faire rapatrier son corps afin qu’il est des obsèques.

Charles a lu et a laissé tombé le télégramme au sol puis il est allé chez lui, il a téléphoné au jumeau de son géniteur en lui apprenant la nouvelle et demandé ce qu’il pensait faire.

Stephane de Bougainvilliers lui a répondu je m’occupe de tout. Quelques jours plus tard est arrivé un courrier où nous apprenions que son corps avait été laissé à Cayenne et enterré comme un indigent. Mais ce qui nous a le plus surpris c’est une petite clef ou notre oncle avait écrit, à moins que ce soit le vieux, à remettre à Claire et Cécile le jour de leur majorité.

Et dix jours plus tard arrivaient aux Domaines un gros colis, a l’intérieur un coffret, il y avait des bijoux, et une somme d’argent colossale en bons du trésor et le montant de lingots d’or qui se trouvaient cachés dans le mur de la chambre de notre géniteur. Ainsi qu’une vingtaine de Napoléon. Fallait-il rejeter cet argent ? Après mûre réflexion, nous nous sommes partagés la somme et mis de côté un petit magot pour le fils de Chantal pour lui permettre de poursuivre des études.

Ainsi va la vie loin de tout ce tumulte, Nicolas a été muté sur Lyon dans un grand commissariat, nous avons une jolie maison dans la campagne environnante et un bout de chou né le vingt-et-un juin pour nos vingt-deux ans car nous avons réussis avec ma jumelle à avoir un bébé le même jour. Mais si moi j’ai un garçon que j’ai appelé Laurent qui pesait 3 kg 750 Claire a une fille elle l’a appelé Laurence , elle pesait 2 kg six cent. Tous les deux vont très bien.

Cecile habite désormais à Marseille car Jules est un tout jeune Commissaire. Ils ont une luxueuse villa et sont aussi heureux que nous.

Nous n’avons pas changé notre nom Charles s’appelle De la Roche Vineuse moi j’ai pris le nom de Stéphane et Claire a refusé de garder le nom des Bougainvilliers, aussi Papa l’a reconnu et nous avons nous les filles le nom de notre époux mais au moins pour nos enfants nos parents sont ceux qui m’ont donnes toute leur affection et Cécile emmené pendant les vacances Laurence à son papy et sa mamie et elle joue avec les enfants de Charles et mon fils Laurent.

Quatre petits enfants vous avez ma chère amie qu’elle chance. Deux paires de jumeaux chez Charles et Claire. Non a répondu Maman seul Charles a eu des jumeaux. Les deux autres sont de mes deux filles. Gageons que la brave amie de Maman n’a rien du comprendre. Mais pour nous c’était une belle vie qui commençait. Enfin ! Il était temps.

FIN

Une famille tuyau de poêle ! Hum hum ça sent la fin…

Lorsque j’appréhende la jeune Margot cachée dans le potager, elle est tétanisée par la peur. Elle roule les yeux, est hagarde. Claude et moi y allons avec douceur. Cette toute jeune fille a dû avoir la peur de sa vie pour être dans un état pareil. Elle tremble de la tête aux pieds. Et même sans l’interroger, simplement en lui demandant ses noms et prénoms, elle panique totalement.

Avec l’accord de Monsieur de la Roche Vineuse nous nous installons dans son bureau. Margot tremble de la tête aux pieds. Nous appelons Cécile afin qu’elle ne s’effondre pas, nous garderons cela pour nous devant nos supérieurs car nous n’avons pas la possibilité d’appeler un avocat. De plus nous sommes dans la demeure du Comté et non au commissariat. Ce n’est pas très raisonnable mais c’est plus rassurant pour cette toute jeune fille.

Lorsque Cécile arrive, la jeune fille se jette dans ses bras en disant :

  • Maîtresse je n’ai rien fait, c’est lui qui qui…
  • Calme-toi Margot, personne ne te veux de mal, raconte-nous ce que tu as fait depuis ce matin où tu t’es levé ?
  • Maitresse je me suis pas levée j’étais prisonnière
  • Quoi ? Comment ça réagis Claude, plus prompte que moi.
  • Prisonnière mais où donc ?
  • J’étais enfermée dans la serre, j’ai même bu l’eau des plantes tant il faisait chaud.
  • Qui vous avait enfermé ?
  • Je ne sais pas, il faisait sombre je n’ai rien vu, mais la nuit on m’a m’a…

Et la petite éclate en sanglots, que lui a-t-on fait ? De suite je pense au jeune Monsieur de Bougainvilliers. Mais je veux que ce soit la petite demoiselle qui achève son récit. Aussi je lui repose la question.

  • Que vous a-t-il fait, parlez sans crainte. Cécile demande le lui
  • Margot tu m’as toujours confié tes peurs, tes chagrins, alors dis-moi ce qu’il s’est passé dans la serre ?
  • Un homme m’a dit que j’étais une véritable ouïe blanche, il n’a pas eu à m’ôter ma robe je l’avais fait, lui m’a dit j’aime bien les petites boniches nues. C’est celle-ci que je préfère. Mets ton tablier mais ôte ta culotte. Je ne voulais pas, alors il a pris un sécateur et a coupé ma culotte et mon haut. Il a noue le tablier et m’a fait très mal, j’ai hurlé. Il a mis sa main sur ma bouche, ça m’ étouffait. Il m’a dit ce n’est pas grave si tu meurs.
  • Et ensuite
  • Il m’a fait sortir de la serre et m’a dit regarde comme il est beau mon pistolet
  • Son pistolet ? Comment etait-il ?
  • Jaune qui brillait et en haut noir. Il.me l’a mis sur la tempe et m’a dit on va recommencer.
  • Et il t’a violé une seconde fois
  • Oui une deuxième fois puis je ne sais pas combien de fois. Il a fait tomber son arme. Il m’a dit dort, on verra demain.
  • Et qu’as tu fais ?
  • J’ai ramassé l’arme et je lui l’ai mis sur la tempe, il m’a regardé puos s’est débattu et le coup est parti tout seul.

Apres ce récit glaçant Claude et moi nous étions plus que mal en point. Cette enfant avait été violé par cet individu maintes et maintes fois. Mais elle ne l’avait pas tué délibérément bien qu’elle en avait sûrement eu l’intention. Mais dans quel état etait-elle après cette nuit épouvantable. Je pense qu’elle ne serait pas condamnée comme criminelle. Ce n’était pas possible.

Toutefois une chose me tracassait, qui avait remporté l’arme ? Margot n’en faisait pas cas. Il fallait que j’en ai.le coeur net.

  • Dis-moi Margot, c’est toi qui a remis l’arme dans la vitrine
  • Non je suis restée à côté de Monsieur Jules sans bougé. Puis j’ai entendu du bruit et je me suis cachée.
  • As-tu regardé qui arrivait ?
  • Oii
  • Qui est-ce ?
  • Ma Maîtresse

Cecile se lève et lui file une gifle magistrale en lui disant

  • Sale menteuse, j’étais prête à comprendre ton geste mais là dépasses les bornes.
  • Mais si je suis sûre de ce que j’ai vu. Vous avez même mis votre main dans le cou de Jules et vous avez dit tu as eu ce que tu mérites. Je ne te regrette pas. Et vous êtes partie en cachant le pistolet sous votre robe. Je sais même de quelle couleur est votre jupon.
  • Vous savez Nicolas, c’est Margot qui repasse min linge et tous mes jupons sont blancs ce n’est pas difficile de trouver sa couleur.

Et Cécile sans aucune gêne soulève sa robe et nous montre son jupon.

Nous emmenons la jeune Margot au poste de police de Mâcon afin qu’elle signe ses aveux. Et c’est à ce moment-là que je reçois un appel téléphonique du Pete de Claire Charles qui m’apprend que l’opération s’est très bien déroulée. Charles et Claire se sont réveillés. Ils vont très bien. Entre temps il a appris les derniers événements et promet que son avocat va s’occuper de défendre cette petite orpheline. Et il ajoute, par contre il faut que le procès ai lieu à Béthune car le procès du Père Bougainvilliers commence lundi en huit. Et Claire, Charles et Cécile doivent être présents.

Bien Monsieur, j’en prends bonne note et j’avise mon Chef. La petite a été examiné par un médecin et… Ce fou furieux lui a

Mais je n’ai pas pu continuer mon récit , j’ai vomi mon petit déjeuner tant le souvenir de cette enfant m’a rendu malade car voir les dégâts occasionnés sur cet enfant si cette fillette ne l’avait pas tué je pense que si Claire ou ses sœurs n’avaient plus pu avoir d’enfants je l’aurais démoli moi-même. Mais de cela j’en ai parlé qu’à Jules et Claire en remontant sur Béthune par le train.

Dans la Région le procès du Patron des Houillères a eu du retentissement. Un Monsieur digne selon le gratin de la ville, une pourriture selon ses employés, un vicelard selon certaines filles, femmes voir fillettes coincées dans les toilettes, un violeur selon une dizaine de femmes qui ont osé porter plainte. Et pour son jumeau un assassin. Toutes ses accusations ont porté le procès en haut du journal du Nord pendant quatorze jours. Quatorze jours de récits insoutenables. Claire rentrait à l’hôtel avec moi, ayant refusé de dormir dans la maison de l’ogre comme il avait été dit dans les toutes premières minutes du procès.

Un ogre c’était même gentil en égard aux atrocités reprochés. La liste est interminable des chefs d’accusation. Un assassin, il a fait assassiner don fils André, sa femme quelques années plus tard. Tentative d’assassinat veut son frère, sur Chantal qui n’a du la vie sauve qu’à ses collègues de travail, ce jour-là il a eu la vie sauve grâce au maire de la ville qui passait par là. Sinon la foule des mineurs commençait à lui lancer des pierres.

Puis les dix femmes ont racontes leur viol qui ressemblaient en tout point au récit de Margot. Ensuite est venue l’inceste de Cécile et de la soeur de Margot qui furent violés par leur propre père. Certaine femme ont même témoigné à la barre en faisant nous avons préférés nous laisser faire pour éviter les dégâts que beaucoup avaient subi. Par contre elles reconnaissent toutes qu’elles avaient mis le doigt dans un engrenage d’où elle n’arrivait plus à sortir. Il venait à tout moment les chercher pour les prendre de force quand elles disaient non ou gentiment a-t-il dit. Quel goujat en a conclu mon beau-père quinze jours plus tard.

Apres la charge des avocats des femmes et de l’avocat de Monsieur de la Roche Vineuse, j’ai trouvé que l’avocat du citoyen Bougainvilliers était plat.

Juste un résumé de sa plaidoirie mais un tout petit. Ce n’était pas sa faute à Amaury oh non c’est ce que son père avait fait et il avait été initié lui comme son frère. Alors pourquoi l’un et pas l’autre.

En ce qui concernait son fils , les femmes violées étaient au nombre de trente, déçues certes mais soutenant pleinement la petite Margot pour la mort de leur tortionnaire.

Quant au verdict…. Et bien vous le saurez demain… Prochainement… Promis …. Et me direz-vous et la fortune du vieux. Oui promis vous le saurez aussi..

Mais n’allez pas croire que je vous dirais autres choses… A moins que ..

A suivre…

Hum! Une famille tuyau de poêle !

Élémentaire mon cher Watson , non je ne me prenait pas pour Sherlock Holmes, mais mon père m’avait conseillé de ne pas me lancer sur une piste qui me conduirait dans une impasse.

Il me fallait réexaminer chacune des pistes que nous avions élaboré Claude et moi. La première excluait Monsieur mon beau-père, la seconde Annabelle et Claire de cela j’en étais certain. Il ne me restait que Cécile et Madame De la Roche Vineuse. Mais mon père m’avait mis un doute dans mon cerveau en ébullition. Il fallait que je compulse mes dossiers, j’avais griffonné sur mon calepin toutes les personnes qui ce matin se trouvaient à dix heures dix à proximité du jardin. Monsieur Vineuse parlait à son jardinier, de cela il en était sûr puisque le jardinier, son beau-père et la cuisinière avaient tenu le même discours avec des mots différents mais ils étaient ensemble.

En fait tout ce beau monde parlait de la même chose. Ils élaboraient le repas de midi comme tous les matins. J’ai le dialogue tel que ces trois-là m’en ont fait le récit.

La cuisinière

Rose pouvez-vous me dire où vous étiez aux alentours de dix heures

  • C’est très facile Monsieur l’inspecteur j’étais comme tous les matins dans la cuisine à récurer les casseroles.
  • Seule ?
  • Non, j’étais avec Monsieur mon Patron et la petite de Béthune était sous la tonnelle.
  • Vous faisiez quoi ?
  • Rien on parlait du menu, je voulais des tomates, des carottes…

Je l’avais interrompu nullement intéressé par le menu de midi. J’aimais bien le découvrir dans mon assiette. Ensuite j’avais interrogé les femmes de chambre mais je n’avais pas vu la petite jeune au service de Cécile, c’était son jour de congé m’avait dit Madame ma future belle-mère. Ensuite ce fut au tour du jardinier qui me confirma le menu , tomates carottes, le reste ne m’intéressant pas, lui aussi je l’avais arrêté dans son élan. Monsieur de la Roche avait confirmé tout ceci. Sa femme papotait avec Cécile dans le boudoir attenant au bureau de Monsieur. Elle parlait layette ce qui m’avait interloqué. Puis Cécile m’avait dit je vais apprendre à tricoter pour faire des vêtements au bébé d’Annabelle. Au début rien ne m’avait effleurer l’esprit mais en racontant tout cela à mon père, celui-ci m’avait appris une chose incroyable. Cécile était enceinte, le père de Jules l’en avait informé ce matin avant de se rendre à Édouard Herriot. Mais avait-il ajouté, sa grossesse ne date pas d’hier. Et ce n’est pas des bêtises de Jules que cette jeune fille attend un enfant.

A cet instant tout s’éclaircit, à part Jules qui avait pu la mettre dans cet état ? L’autre Jules son frère, et oui Jules de Bougainvilliers devait être le père. Qu’avais dit Cécile à Claire que c’était l’enfant de Jules, mais c’était impossible que ce soit de mon ami. Il venait juste de faire connaissance. Il est vrai que la ressemblance avec Claire avait attiré Jules, car je savais que dès que nous étions arrives avant de rejoindre nos casernes respectives, tous les deux nous étions amoureux de Claire. Alors savoir que sa jumelle lui ressemblait en tout point ne pouvait que faire craquer mon ami. Mais en deux jours on ne peut pas être enceinte de plus de quatre mois.

Mais où elle cachait son bébé ? Elle était plate comme sa soeur. Comment allais-je m’y prendre pour lui faire avouer son crime. Et me dirait-elle la vérité ?

Claude a réussi à trouver Cécile ils sont tous les deux installé dans le jardin sous la tonnelle. J’arrive, l’embrasse car lui dis-je

  • Tout-à-l’heure je n’ai pas voulu t’embrasser devant Madame la maman d’Annabelle, je ne sais pas ce qu’elle en aurait pensé.
  • Que veux-tu qu’elle en pense
  • A toi de me le dire
  • Ne tourne pas autour du pot, j’ai eu Jules il m’a dit que tu me soupçonnais. Alors fais ton travail.

Je n’ose dire la garce mais à ce moment c’est exactement ce que je pense. J’en veux d’une part à Jules de l’avoir mis au parfum, de l’autre part à Cécile de me mettre au pied du mur.

  • Ah c’est ce que t’as dit Jules, et bien il en sait plus que moi. Donc tu es la meurtrière de ton propre frère.
  • Lui mon frère mais tu rêves mon pauvre Nicolas, il m’a violé à maintes reprises, il y a que toi et la famille de Claire à n’avoir rien vu. J’ai même peur qu’il est violé Claire.
  • Elle me l’aurait dit

Je sais que je n’aurai jamais dû l’interrompre mais ces sous entendus étaient malsain.

  • Bon continue mais ne mêle pas mon amour à tes sordides pensées.
  • Que veux-tu que je te dise ? Oui j’étais dans le jardin mais ce n’est pas moi qui l’est tué et pourtant j’aurais bien aimé être le bras qui le tuait.
  • As-tu vu la femme qui l’a tué
  • Oui j’ai vu une femme qui est arrivée dans une camionnette de la Coop. Elle avait une cape noire. Je me suis même fait la réflexion mais elle est folle celle-ci. Avec cette chaleur.
  • Oui je me fiche de tes réflexions, la connais-tu ?
  • Peut-être…
  • C’est oui ou c’est non
  • Et bien je n’en suis pas sûre car celle à qui je pense ne sait pas conduire.
  • Dites-moi Mademoiselle Claire à qui vous pensez, nous irons l’interroger.
  • Je crois que c’est Marieck ma femme de chambre, mais elle a juste quinze ans.

L’orage se serait abattu sur nous avec le tonnerre cela aurait été moins violent que les mots de Cécile. Comment cette petite avait pu récupérer l’arme et la remettre et qu’elle était la raison de son geste bien qu’en y réfléchissant je pensais que la petite avait dû y passer comme sa maîtresse.

C’est Madame de la Roche Vineuse qui m’a donné l’explication pour le pistolet du père de Monsieur. La veille la petite s’ennuyait elle lui avait dit de faire la poussière dans le bureau de son mari. Au bout d’une heure, Marieck avait fait remarquer à Madame que les objets dans la vitrine était tous plein de poussière. Elle lui avait donné la clef et montré ou la remettre. Et le lendemain la gamine était là car selon la cuisinière, la petite voulait vendanger. Mais comme elle connaissait pas son nom elle avait juste dit la petite de Béthune, et moi j’avais pensé à Cécile.

A suivre…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Annabelle et Cécile descendent de l’estafette et c’est à ce moment que je choisis pour reprendre l’avantage sur l’inspecteur Bargeot. Un vrai dingue ce type, il doit vouloir monter en grade, pour lui tout est bon. Écraser les autres doit faire partie de sa stratégie. Je ne vais pas le laisser s’en prendre à ma future famille bien que j’ai de plus en plus de soupçons.

Comment faire pour concilier min métier dans lequel je dois rester intègre et ma famille à venir que j’apprécie ? Jamais je n’aurais dû m’occuper de cette enquête. Je vais faire mal aux uns et aux autres. Mais vu l’être méprisant qu’était Jules de Bougainvilliers je pense qu’elle aura des circonstances atténuantes, avec un bon avocat elle devrait s’en sortir. Mais je devais être certain que je ne faisais pas erreur. La raison je la connaissais mais comment s’y était elle prise ? Car il fallait rentrer dans le bureau de Monsieur de la Roche Vineuse connaître le code du coffre fort, récupérer les balles et la clef de la vitrine. Ouvrir celle-ci, attendre le bon moment pour tuer ce sale criminel et refaire le chemin inverse pour tout remettre en place, au risque de se faire découvrir par Monsieur de la Roche Vineuse. Oui comment avait-elle pu faire ? Pour Claude et lui c’était une énigme il leur fallait des preuves car sans rien, aucune arrestation pouvait être possible.

A moins de la faire parler, mais jusqu’où etait-elle capable d’aller ou de nier ses accusations. C’était sa première enquête, il ne voulait pas la foirer et être certain pour lui passer les menottes qu’il ne se trompait pas.

En plus on ne lui faciliterait pas la tâche , Madame de la Roche s’était dénoncée, pour Nicolas c’était impossible que ce fut-elle. Son mari lui aussi s’était mis sur le devant de la scène il devait penser que c’était Annabelle, cette dernière autrefois avait gagné des concours de tirs. Elle maniait les armes aussi bien qu’un inspecteur chevronné. Ses parents pensaient que c’était leur fille. Nicolas s’était posé la même question au fur et à mesure où il déplaçait ses coupables. La question ne s’était pas posé pour Claire c’est elle qui avait reçu les balle destinée à sa jumelle, de cela il en était certain, pour la suite c’était fort nébulleux. Cécile quant à elle détestait son frère, car au vu des lettres lues dans les courriers qu’avaient échangé Cécile et Jules , ils en étaient tous les deux convaincus son homonyme était bien le fils cadet du vieux. Et non comme le prétendait quand elle était vivante sa mère que cet enfant était le fils de l’homme qu’elle avait aimé l’aîné des de Bougainvilliers, André. Le père supposé de Marie Cécile.

Car, hélas il fallait s’en convaincre Cécile était la meutriere de son propre frère, mais irait-elle jusqu’à s’expliquer ou partirait-elle pieds et poings liés sans explication. Et qu’adviendrait-il de son mariage avec Claire ? Resisterait-il à l’arrestation de sa future belle-sœur. Il était dans un trou noir, comment allait-il pouvoir s’en sortir ? Tellement il se sentait mal qu’au lieu d’aller interroger toutes ces dames, il confia le premier interrogatoire à son collègue et ami Claude. Quant à lui il pris l’estafette et s’enfonça dans les vignes. Il se mit à chialer comme un pauvre type. Il lui fallait se rendre au village et appeler son père, certes il ne ferait pas le travail à sa place mais il le conseillerait.

Voila c’était la meilleure des solutions. Aussitôt dit aussitôt fait. Le voici à Belleville sur Saône. Il appelle chez lui, c’est son père qui lui répond. De suite à la voix de son fils il sent que la situation est grave. Après avoir été rassuré sur l’était de santé de sa future bru, il demande à Nicolas pour quelles raisons il le dérangeait en pleine journée. La préposée au PTT a eu beau tendre l’oreille elle n’a pas su ce que le père et le fils s’étaient dit. Mais Nicolas était moins angoissé en repartant au Domaine de la Roche Vineuse.

A suivre…

PS : je vous fait languir mais c’est exprès…

Hum ! Une famille tuyau de poêle !

A peine suis-je arrivé au Commissariat que mon binôme me dit que le Commissaire est déjà arrivé et que nous sommes convoqués tous les deux dans son bureau. Je le regarde et tous les deux nous savons qu’il va falloir la jouer serrer. Nous n’avons pas tous les éléments mais une trame se dessine. Vais-je pouvoir garder l’enquête ? Là c’est moins sûr. Suis-je capable de faire la part des choses ? Il va bien le falloir sinon je suis bon pour faire la circulation.

Claude qui travaille avec moi est originaire de Charolles en Saône et Loire. Ses parents sont des agriculteurs, ils ont cinquante charolaises. L’autre jour il a apporté à la cantine deux côtes de boeuf. Quel régal ! Bon nous ne sommes pas là pour se lécher les doigts nous devons affronter le boss.

Nous voici dans l’antre du Big boss, il s’appelle Commissaire Théodule Soufflet. Et pour être un soufflet il l’est. Ce matin il.nous attend avec cafés et croissants. Est-ce que cela est de bonne augure, Claude fronce les sourcils, il semble sceptique. Moi je suis déjà désabusé. Il va nous la jouer bon prince et si nous n’allons pas dans son sens, il nous achèvera comme les vaches à l’abattoir c’est ce que me dit en rentrant Claude avec un sourire goguenard.

Je saisis son rire mais j’espère qu’il.n’ira pas tout dire à Théo le Soufflet. Autant faire durer l’enquête tant que l’on ne connait pas les motivations de l’agresseur. Car hélas, mais je ne puis formuler dans ma tête la manière dont je vais aborder ma vision de cet assassinat que le Commissaire m’agresse dans un langage pas piqué des hannetons. Dommage que je lui doive le respect sinon je lui aurais bien mis mon poing dans la gueule.

  • Alors le bleu vous avez trouvé qui sont les commanditaires à défaut de m’apporter sur un plateau l’assassin.

Comme je ne lui réponds pas assez vite voici ce que j’entends et qui me fait bouillir intérieurement.

  • Qu’as-tu à me dire trou du Q ?

J’entends Claude dire un Oh stupéfait ce qui a le mérite d’exciter le Commissaire.

Trou du Q n’est peut-être pas assez fort pour ce jeune blanc bec tout juste sorti de l’école d’inspecteur, alors toi le cul terreux que penses-tu de notre affaire ?

Claude est blanc comme un linge je le sens désarçonné par les propos agressifs de notre boss. Il répond vraiment aux surnoms que lui ont donnés ses hommes. C’est bien parce que je suis près de mon amour que je n’ai pas demandé ma mutation dès le premier jour. Parfois je me demande si le jeu en vaut la chandelle. Lyon ce n’est pas si loin. Les autres qui sont sortis comme moi parmi les cinq premiers sont dans des commissariats autrement plus en adéquation avec notre formation. Mais ici à Mâcon j’ai affaire au pire des chefs. Il était au 36 et à la suite d’une bavure il a été rétrogradé. Et bien il nous le fait payer.

  • Monsieur le Commissaire je tiens une piste, sur les six heures du matin, le jardinier Monsieur Maillard a entraperçu une femme qui se sauvait. Il a trouvé bizarre que vu l’heure elle soit déjà sur la propriété, aussi il l’a suivi et il l’a vu s’engouffrer dans une estafette blanche ou sur le côté il était écrit Coop en lettre orange. Renseignements pris il y a bien une coop au village de la Roche Vineuse.
  • Arretez Monsieur le trou du Q, n’allez pas m’embrouiller l’esprit le type chez qui il y a eu cet assassinat il s’appelle bien de la Roche Vineuse. Que me racontez-vous ? Il y a aussi un village qui porte son nom.
  • Oui Monsieur
  • Cintinuez
  • Donc avec Claude nous nous y sommes rendu pas plus tard qu’hier au soir
  • Et qu’avez-vous trouvé
  • Une femme répondant au nom de Françoise Dubon qui nous a dit qu’elle était allée déposer plainte des hier au soir à la gendarmerie. Ce qui nous a été confirmé par le Capitaine de la Gendarmerie de Belleville sur Saône.
  • Donc vous êtes bredouille
  • Pas tout-à-fait 
  • Ah qu’avez-vous ?
  • La femme !
  • Ah car les propos du jardinier sont toujours conformes, il a bien vu une femme
  • Oui mon Commandant
  • Donc vous avez enquêté
  • Oui mon Commandant, mais..
  • Quoi.il y a un mais
  • Oui car sans voiture personne n’a pu se rendre au village de la Roche
  • Donc ce qui veut dire que vous n’avez pas la moindre miette à vous mettre sous la dent.
  • Barjot venez par ici, voilà ces deux blancs becs sont sous vos ordres, vous repartez au domaine et vous me ramenez tout ce qui porte un jupon. Nous allons interroger ces femmes et je vais superviser ce beau monde.

En l’espace de cinq minutes nous voici revenus stagiaire du Commissaire. Il nous prend vraiment pour des nuls. Mais nous ne lèverons pas le petit doigt. Il se débrouillera tout seul et nous le laisserons reprendre tout à zéro sans lui donner nos indices. Quant à nos indics ils ne partageront rien avec le toutou du Commissaire.

Car c’est un secret pour personne l’inspecteur Barjot a des méthodes de rustres et malgré plusieurs bavures le Commissaire a toujours fermé les yeux. D’où le toutou Barjot…

Bon les gars on prend l’estafette et toi le gamin tu m’indiques la route la plus courte pour se rendre aux Domaines des buveurs de vin.

Je ne réponds pas car je ne veux pas aller à l’affrontement. Il l’a fait exprès pour voir ma réaction. Même Claude a compris, je me suis ramassé dans le tibia un bon coup de pieds. M’intimant l’ordre de la fermer.

A peine arrivé Barjot sort comme un ressort de la voiture et se précipite vers la première femme, ce n’est que Mademoiselle Cécile de Bougainvilliers,mais que fait-elle ici, ne devrait-elle pas être à Lyon auprès de sa jumelle. Je lui fais signe de ne pas me reconnaître et tout se passe bien. Ce grand con de Bzrjot veut lui mettre les menottes mais Claude et moi nous l’en dissuadons. Elle n’est pas coupable nous ne voulons que les interroger.

Ensuite tour a tour nous embarquons la mère d’Annabelle, Annabelle elle-même, les lingères et femmes de chambre. Mais Claude doit se rendre à l’évidence le « panier à salade est pas adapté à ce nombre impressionnant de femmes. Il va falloir que l’un d’entre nous attende qu’un autre véhicule vienne nous libérer. Finalement c’est l’inspecteur Barjot qui décide de rester sur le Domaine, mais je sens qu’il va passer un sale quart d’heure lorsque je vois débouler Monsieur de la Roche Vineuse.

Ce dernier se jette sur lui et lui assène ces quelques mots.

  • Qui êtes-vous et pourquoi emmenez-vous ma fille enceinte de six mois et la jumelle de mon autre fille, elle aussi enceinte. Vous allez les interroger toutes les deux sur la propriété, elles ne peuvent faire ni l’une ni l’autre de la voiture et surtout pas de votre carriole pourrie.

Claude et moi.nous rions sous cape. Barjot se confond en excuse et demande que les deux jeunes dames descendent de l’estafette. Et je pense que lorsque j’interviens en disant à mon futur beau-père que l’inspecteur voulait passer les menottes à Cécile. Ce dernier perd son sang-froid et se jette sur l’inspecteur en lui disant je vais appeler le préfet, vous serez révoqué dans la journée.

Mais Barjot se défend en lui disant :

  • C’était les ordres du Commissaire, et se tournant vers nous ajoute :
  • – hein les gars vous l’avez bien entendu.
  • – Non pas du tout il a dit ramenez-les moi mais jamais il a dit attachez-les comme des vulgaires criminelles.

Étre gentil avec les ordres du Commissaire me faisait passer pour un sale type mais il nous fallait se débarrasser de Barjot avant qu’il ne commette une bavure. Cela faisait plusieurs fois qu’il frisait la correctionnelle.

A suivre..