Les beaux discours n’ont jamais permis au peuple de se libérer, la guerre n’est pas une solution . pourtant des hommes, des femmes se lèvent au nom de leur conviction, de leur engagement et acceptent de combattre l’oppression, la dictature, les crimes contre l’humanité. Je sais que ce texte fera naître des écrits qui peut-être n’iront pas dans le même sens. Mais chacun en son âme et conscience assumera ses mots.
Je dédie ce texte à Nicolas et Antoine et à tous les autres qui ont donné leur vie pour la France, hier et aujourd’hui…..
Il est assis
La tête entre ses mains
Il songe
Au loin le bruit des armes
Autour le désert à perte de vue
Loin de tout
Loin de sa vie
Mais il l’a choisis
Il l’aime ce qu’il fait
C’est le seul métier
Qu’il voulait
Qu’allez-vous penser
Qu’il aime tuer !
Non, il est là pour sauver
Des hommes, des femmes et des enfants
Loin de son pays
De sa vie tranquille
Là-bas sur cette terre hostile
Il fait chaud le jour
Si froid la nuit.
Il a mis sa main sous sa tête
il songe aux siens
Restés là-bas dans son pays.
Eux sont ensemble
Lui est seul avec sa conscience
Et ses hommes qui attendent
Il se doit de se secouer
Ici, tout se côtoie, la vie, la mort
Et son lot de malheur.
Il faut faire face
Se lever
Ne pas trembler
Les rassembler
Il va parler
Un silence dans le camp
Improvisé à la hâte hier soir
Après l’embuscade
Où trois des leurs
Sont morts
Morts pourquoi
Pour qui
Pour rien…
Il ne doit pas leur avouer
Ses états d’âme
Son pessimiste
Face à une guerre qui n’en finit pas
Un conflit qui ne dit pas son nom.
Il faut se comporter en chef.
Ils sont assis à même le sol
Certains ont pleuré
D’autres têtes baissées, pleurent encore
Leurs frères ! Leurs camarades
Tués par une poignée d’hommes surgit de nulle part
Chaque rocher, chaque trou
De là peut surgir l’ennemi
Ils le savaient, mais …C’est ainsi.
Ils sont morts leurs compagnons, amis, frères.
Leur sang a coulé pour une mission de la dernière chance
Lorsque les premières lueurs de l’aube
Ont éclairé la scène
Ils étaient debout prêt à repartir
Les mots de leur chef les ont galvanisés
Ils seront encore plus prudents.
Ils repartent pour la mission qui leur a été confié
Valeureux, ils savent l’être
Mais heureux ils mettront du temps à oublier.
Ce ne sont que des hommes
Pas des machines de guerre
Ils sont là pour sauver d’autres êtres humains
En évitant d’y laisser leur vie
Là où d’autres l’ont perdu.
Leur chef les yeux perdus au loin
Songe que la vie doit continuer malgré la mort
Ne jamais oublier
Mais aller de l’avant
Et, enfin un jour rentré au Pays,
Revoir les siens
Et serrer le petit dernier dans ses bras.
EvaJoe décembre 2013 Copyright