L’amour éphémère

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Dans le monde qui s’éveille l’ouate l’obscurci

Blanche est la nature, cotonneuse la ville

Surfant sur les nuages le soleil nous abandonne

La ligne d’horizon s’évanouie dans un lit de velours.

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Un fleuve de nuage

 En se frayant un chemin

Nous offre un nouveau paysage

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C’est dans l’ivresse des hauteurs

Où j’admire les montagnes

Que je cherche mon village parti ailleurs.

 

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En jouant à cache cache entre les monts

Il sème un soupçon de farine

Entre brume et nature

L’amour est éphémère.

Ensorcellement

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Des pas feutrés s’évanouissent sur les petits chemins

emportant dans ses méandres les rires en cascade des enfants

Pour réveiller en douceur le pas du promeneur au petit matin

Qui laisse s’éloigner les bruits de la ville et des olifants.

 

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Deux rochers se murmurent des mots d’errance

Ils en oublient jusqu’aux marcheurs

Qui écoutent  montant des profondeurs

Ce que personne n’entends, juste le silence.

 

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En soutenant le ciel il en retient la terre

Il est là tel un promeneur solitaire

en attendant que la nuit l’étreigne.

 

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En repoussant les songes que la nature broie

Les arbres se blottissent en un frisson de soie

Et laissent entrapercevoir un drôle de sortilège.

 

EvaJoe le 09/11/2016

 

 

 

 

 

 

 

Les lacs cotonneux.

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La nature veloutée éclot au petit matin

Comme deux bras tendres elle me prend la main

Guide mes pas et m’offre son plus beau satin

pour en découvrir un très beau chemin.

 

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Lorsque  apparaît la splendeur de la montagne

Je vois s’estomper et disparaître mon dessin

p1020054Dans les méandres du chemin j’en oublie la vie plus bas

ici point de vitesse juste la contemplation du paysage.

Unique! Magnifique!

Les mots se bousculent dans ma tête

Et pourtant je ne dis mots devant ces visages qui s’embrassent.

p1020055Soudain au détour du chemin le lac cotonneux est là

Jouant à cache cache avec le soleil qui s’enfui.

 

Photos prises lors de ce weekend à Nantua pour la randonnée des trois lacs…

 

Effusion !

Ce texte s’est imposé à moi après avoir vu une photo d’une goutte d’eau  chez Zaza

 

 

goutte-feuille

Une goutte d’eau limpide s’écrase sur une feuille

D’un arbre endormi dans une forêt d’hêtres

Il vacille et se lève tel un spectre

Mais il l’admire en un beau trompe l’oeil.

 

A ses pieds de géant la mousse étouffe les bruits

De la forêt qui frémit en ce petit matin 

Emprisonnant le soleil dans une bouche de satin

Il monte de la terre comme une odeur de pluie.

 

En se balançant ils laissent entrevoir une folie passagère

D’où s’échappe parfois un rire cristallin

Comme si les arbres devenaient des humains.

 

La goutte de pluie en tombant au sol

Vient de terminer son voyage

Ici s’achève son doux babillage.

 

EvaJoe mai 2016 copyright

 

 

 

En furie !

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Vous pouvez laisser le bruit des vagues, car au départ on entend juste le bruit du véhicule. Cela se passe en Norvège sur la route de l’Atlantique , c’est une des routes les plus belles, mais aussi la plus dangereuse du monde.Pour s’y aventurer il faut être téméraire. Frissons assurés.

 

Regardez la folie de la mer déchaînée

Des vagues montent à l’assaut de la route

Et se fracassent sur les rochers , écoute

Cette bourrasque déferlante qui laisse son écume lactée.

 

 

C’est comme les battements de la vie qui prennent leur essor

 Le ciel est obscur , il a la couleur de l’orage

 Au milieu de la mer , c’est un beau voyage

A la proue de notre voiture nous voici conquistador.

 

C’est l’overdose du vent se mêlant aux eaux en furie

Qui tour à tour change le paysage

Pour le modeler à son image

Parfois le bruit est si fort que l’on dirait un éléphant qui barri.

 

Les promeneurs admirent les récifs et les îles

De viaducs en ponts la chaussée joue la fille de l’air

Ici ce sont les portes de l’enfer

 

Mugissante la mer s’abat sur la route qui borde les îles

Mais en ce lieu tout est féerie malgré la furie de l’eau.

Le vent a une aigreur et un cynisme à vous briser le souffle.