La planque (suite)

Chapitre premier

 

Cela faisait des semaines qu’ils avaient préparé cette opération depuis que leur ami Paulo s’était fait renvoyer et emprisonner pour détournement de denrées. Lui, le petit Paulo qui avait tout juste dix-huit ans, jeune recru du Boss, son premier emploi et direct retour à la case départ. Bien sûr dans la cité, Paulo était une forte tête, mais quand son frère, éducateur, lui avait demander d’intercéder auprès de son patron, lui, Pierre n’avait eu que son bon coeur pour vanter les mérites de ce môme largué. Lorsque Paulo avait été remercié, lui et son copain n’était pas dans les entrepôts mais ils avaient été convoqué au commissariat suite au dépot de plainte de leur patron.

Que dire? Juste que Paulo était un travailleur, qu’il ne rechignait pas au travail et qu’il n’avait qu’une envie c’est donner des preuves de sa bonne foi à Pierre qui lui avait permis de décrocher son premier travaiL à  part ça ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi on avait retrouvé dans sa voiture des oranges en provenance du Maroc, alors que les leurs arrivaient d’Espagne. Pierre en bon chef de groupe se creusait la tête et se demandait si c’était une erreur  d’une part et d’autres parts pourquoi on  les avait mise dans la voiture du pauvre Paulo. 

En effet Paulo ne venait jamais en voiture mais en scooter, or depuis deux jours munis de son permis de conduire tout neuf il avait trouvé une petite voiture à un prix dérisoire à peine 500 € et il en était si fier et cela paraissait improbable qu’il est profité de cet achat pour se faire pincer avec des oranges.

Qui pouvait lui en vouloir? Le boss? Le chef de Pierre où un camarade de travail? Personne et encore moins Pierre pouvait répondre à cette question. Bien entendu Paulo clamait son innocence mais comme dans sa jeunesse il avait commis deux où trois méfaits, cela le suivait malgré sa bonne conduite depuis 6 mois.

Une vengeance de ses anciens copains de la cité était chose improbable car il n’avait rien perdu de sa prestance, car en travaillant il était encore plus reconnu comme le chef. Alors qui? C’est pour cette raison que Jeff et Pierre avait monté cette traque, savoir ce qui se passait à l’arrivée des fruits et qui avait pu tendre un piège à ce pauvre gamin. Mais pour cela il fallait se trouver à l’intérieur et non à l’extérieur et avoir du temps à perdre et surtout ne pas être au travail le lendemain, car passé une n uit blanche dans le froid ce n’était pas bon pour travailler. Cette semaine, Pierre avait posé des congés, on n »était pas encore au mois d’hiver, les oranges arrivaient mais au compte goutte. Poser des congés étaient encore possible, vers les fêtes de  fin d’années se serait impossible. Aussi Jeff se chargeait du travail de Pierre en accord avec leur patron et quand le moment serait venu ce serait le contraire. Une manière comme une autre de s’organiser. 

Il était déjà une heure du matin, les portes s’étaient enfin refermé mais Pierre ne savait pas qui était là et surtout ce qu’ils faisaient. Dans moins d’une heure l’entrepot allait fourmiller, l’arrivage des oranges nécéssitaient une dizaine de gars pour aider à décharger les camions et à tout entasser au fond pour que deux heures plus tard au moment de la reprise tout soit prêt pour partir dans les différents magasins de la région. En attendant, Pierre écoutait de la musique car la fatigue se faisait sentir, ne pass’endormir tel était son let motiv et surtout bien ouvrir les yeux pour savoir où voir ce qui se passait.

Toutà coup le portail du fond s’ouvre, un premier camion entre et c’est ainsi pendant une heure, puis un temps de calme avant que les grossistes débarquent. Mais à ce moment où le dernier camion quitte l’entrepot et que ses compagnons de labeur s’en vont se réchauffer près d’un braséro, un bruit insolite alerte Pierre. A nouveaux des chuchotements et un bruit de pas comme des chaussures ayant un fer dessous mais que d’un côté. Pierre imprime cela dans sa tête pour s’en souvenir et repérer celui qui porte ce genre de chaussures.Il en est là de ses réflexions quand soudain une lumière l’aveugle. Face à lui deux hommes tout de noirs vêtus et surtout ils ont des cagoules. Pierre n’a pas le temps de se sauver , ces deux hommes lui assènent un violent coup sur la tête et il s’effondre à leurs pieds, la tête ensanglantée.

 

A suivre….

 

EvaJoe copyright novembre 2013

 

La longue nuit

 

PROLOGUE

 

Combien de temps s’était-il  écoulé depuis que son ami l’avait laissé dans cet hangar, il n’osait allumer son portable pour le vérifier, car il entendait encore des voix. Il y avait donc  encore des vas et viens et, pourtant  la nuit était là, il le sentait. Bizarre personne n’aurait dû rester après la fermeture de l’entrepôt. Qui était-il? Ceux qu’il attendait, arriveraient bien plus tard, qui était donc ceux-là?

Pour se déplcaer il lui fallait quitter sa cachette que Tony et lui avait minutieusement fait au cours des jours précédents et se retrouver en plein milieu et à découvert. Les bruits s’estompaient et devenaient chuchotement. Des conspirateurs?  Dans la pénombre, Pierre souriait, mais malgré tout il n’était pas tranquille, car sa mission était importante il devait trouver ce qui se passait, et, surtout ne pas se laisser prendre le premier jour par les sbires de son patron.

 

 

Cela faisait des semaines qu’ils avaient préparé cette opération depuis que leur ami Paulo s’était fait renvoyer et emprisonner pour détournement de denrées. Lui, le petit Paulo qui avait tout juste dix-huit ans, jeune recru du Boss, son premier emploi et direct retour à la case départ. Bien sûr dans la cité, Paulo était une forte tête, mais quand son frère, éducateur, lui avait demander d’intercéder auprès de son patron, lui, Pierre n’avait eu que son bon coeur pour vanter les mérites de ce môme largué. 

 

Si vous pensez que ma nouvelle va vous intéresser, je mettrais la suite, sinon, je la laisserais dans le tiroir de mon imaginaire. J’ose vous avouez que je ne sais pas encore exactement où je vais vous emmenez, même si j’ai une idée. J’écris au feeling et aujourd’hui j’ai une idée qui demain risque de se transformer. C’est comme si j’étais devant mon cahier et que j’écrivais au gré de mon envie. Par contre, vous êtes mon premier public, si je vous sens vibrer alors je m’aventurerais loin, sinon je jetterais au feu mes élucubrations.

 

BONNE LECTURE! 

 

EvaJoe Copyright novembre 2013

 

Feuillage d’automne

Pour le coucou du haïku sur une idée de Marie-Alice

 

Le thème de ce jour est proposé par Eliane

 

Feuillage d’automne

offert au ciel bleu

feuillage coloré de rouille

flambe l’automne

 

clarté automnale

un arbre se dandine 

au bord du lac

 

 

imperceptible

sous la brise marine

des feuilles babillent

Le chrysanthème

 

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice

 

 

 

 

 

 

dans le jardin

reposent au pieds des arbres

les chrysanthèmes

 

Toussaint coloré

le chrysanthème s’endort

pour l’éternité

 

 

 

un pétale tombe

le chrysanthème a blanchi

sous l’azur du ciel

 

La Lune

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice

 

LA LUNE

 

pour l’ami Pierrot

ce soir la lune est ronde

amour étoilé

 

 

de face ou de quart

éclairant la nuit brune

en voile de satin

 

 

 

 

la lune dans l’eau

comme une maîtresse amoureuse

embrasse l’océan