Nos amies les bêtes

Pour le coucou du haïku de Marie Alice et Mamilillou

 

Sur une idée et une photo de Plume avec l’aimable participation de Gazelle

 

 

un deux trois chiens chats

folâtrent sur la neige glacée

à pattes de velours.

 

 

minette dans le pré

avec sa grâce de gazelle

attends son heure

 

Un jour rencontra

la belle « Isis «  d’EvaJoe

folie dans les champs.

 

Glaçons

Pour le coucou du haïku  de Marie Alice et Mamylillou

Sur une idée et une photo de  Martine MMR

plongeon dans le verre

des stalactites d’hivers

rafraichissent l’été

sous le clair de lune

deux bouches framboises glacées

quatorze février

giboulée de glace

imperméable et chaussures

frappent en cadence

charriés par le vent

des icebergs d’océan

sèment le trouble

Soleil Hivernal

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice et de Mamylilou

 

Sur une photo de Martine

En buvant le ciel

les couleurs orangées se noient

dans le firmament.

lumière du matin

neige et soleil s’embrassent

froid hivernal.

blancheur matinale

frimas et boule de neige

rêves d’orange glacée

A Line : la conteuse de l’île de Beauté

 

 

 

C’était un soir sans lune

Où une lumière blafarde

Se mariait au murmure des vagues

J’arpentais mes poèmes

Comme on marche sur des chemins escarpés

J’essayais d’y trouver tes mots

Laissés ici comme une empreinte de toi.

Ici ou là je voyais s’estomper l’effluve

D’une rose laissée à l’abandon.

Mes larmes se mêlaient à l’encre de ma plume

Regrettant de n’avoir pas su hier trouver les mots.

 

 

En repoussant au loin les voiles de brume

Je t’ai vu surgir dans cette mer noire

Comme accrochée au bois d’un vieux rafiot

Telle une sirène nageant  vers les tiens

Ceux qui sont dans les profondeurs.

 

Et, moi j’étais seule sur  ce port

Hagarde et ne comprenant pas ton message

Harassée de fatigue je m’effondrais

Et au petit matin je comprenais.

 

Comme un papillon en ce soir d’hiver

Tu t’en es allée, nous laissant

Orphelins de tes  poèmes et légendes

Nous subissons le joug et la douleur

Car nous pleurons un être  de chair

Que nous n’avons jamais vu

Et qui pourtant nous était si proche.

 

Ta destinée fut cruelle pour les tiens

Nous ne pouvons que garder en nos cœurs

Le souvenir de ton beau sourire              ,

L’amour que tu portais à cette terre âpre

Où dans le maquis naissaient tes beaux écrits,

Et la mer que tu chérissais tendrement.

 

En écrivant les mots que mon cœur me dicte

Je ne pouvais te laisser t’en aller

Sans te dire au revoir pour qu’enfin ensemble

Nous retrouvions la paix.

 

Je te laisse désormais croquer l’éternité

Je sais que de là-haut, tu veilleras sur les tiens

Et tu feras rêver ceux partis trop tôt

Avec de beaux poèmes et autres contes.

 

 

EvaJoe le 31 Janvier 2013