Shana face à son passé 20

La pièce est neutre. Quatre murs gris, une table clouée au sol, deux chaises, une caméra dans un angle. Aucun miroir sans tain. Ici, tout est capitonné et surtout sous haute surveillance. Thomas ne veut pas se faire piéger. Les Surveillants de Fleury Merogis sont allés chercher le condamné à perpétuité dans une cellule spéciale. Depuis sa fausse évasion contrôlée par le GIGN il a été isolé des autres prisonniers. Il faut dire que le premier jour il a failli se faire massacrer par les caïds de la prison qui avaient appris par une indiscrétion que c’était un violeur de fillettes.

Shana est assise, droite, les mains croisées sur ses genoux. Son visage est fermé, tendu, mais son regard est clair.

Elle n’a pas tremblé en acceptant. C’est Thomas qui a insisté sur la sécurité maximale : escorte armée, surveillance constante, présence médicale. Mais la décision venait d’elle. Elle est enceinte de sept mois.

La porte s’ouvre. On entend le cliquetis des verrous. Un homme entre, encadré par deux agents. Il s’assied, son regard trouble. Le visage plus vieux, marqué. C’est Javril Capet l’ancien procureur, il a perdu de sa notoriété. Comme dirait Thomas plus tard à son frère, tu l’aurais vu, tu aurais crû que c’était Jeannot le claudo.

Elle l’a vu et revu dans ses cauchemars pendant plus de 12 ans, et depuis qu’elle vit avec Thomas, elle n’en fait plus.

Il lève les yeux. Les regarde tour à tour, il ne dit rien. Thomas, debout près de la porte, hoche la tête en direction de sa femme. Shana prend une inspiration.

— Il y a quinze ans… tu m’as fait ce que tu sais.

Il ne répond pas. Son regard fuit.

— Et aujourd’hui, il y a une chose que je veux savoir. Une seule. Je suis O négatif. Et la petite… elle est AB positif.

L’homme fronce les sourcils, lentement. Il comprend.

— Alors je veux savoir. Ce jour-là, quand j’ai accouché, est-ce qu’il y a eu un échange de bébé ? Un changement ? Quelqu’un a-t-il trafiqué son sang ? Il reste silencieux.

Puis il murmure, presque dans un souffle :

— Ils… ils ont dit que c’était pour sa santé. Moi je savais pas. Je savais rien. Après… après ce que j’ai fait, ils m’ont écarté. Les gars du labo… ils ont dit qu’ils avaient fait « le nécessaire ». J’ai jamais su ce que ça voulait dire.

Shana serre les poings. Thomas s’approche, calme mais glacial.

— Quel labo ?

L’homme secoue la tête, l’air paniqué.

— Je sais pas ! C’était flou. Un programme. Ils prenaient des bébés de grossesses “non désirées”. Pour « corriger » les erreurs génétiques, qu’ils disaient. Je sais plus. J’étais pas censé en parler. C’est aussi arrive avec certains de mes… Mes enfants… Mes garçons… Brittany pourrait vous en parler elle sait ce qu’il s’est passé avec son fils aîné

Shana se lève brusquement.

—Brittany s’est suicidée à cause de toi. Tu ne sais rien. Comme toujours.

Elle le fixe avec dégoût. Puis se tourne vers Thomas, plus déterminée que jamais.

— J’ai besoin qu’on fasse des tests génétiques complets. Pas juste le groupe sanguin. Je veux savoir si cet homme est vraiment le père… ou si quelqu’un a modifié la vérité. Je veux que l’on retrouve une trace de mon accouchement. Je dois bien figurer quelque part. Thomas hoche la tête.

— On va faire ça. Jusqu’au bout.

Il la prend par le bras et la conduit hors de la pièce.

Derrière eux, le violeur baisse la tête. Et pour la première fois, il semble mesurer ce qu’il a brisé. Pas seulement ce jour-là. Mais tout ce qui a suivi.

Les résultats sont tombés deux jours plus tard. Ce sont les laboratoires de l’armée qui s’en sont occupé. En ce qui concerne l’ADN cela a été un peu plus long.

Un mois plus tard, Thomas et Shana sont assis dans une salle confidentielle de l’hôpital militaire. Le médecin pose une enveloppe sur la table, puis s’assied en face d’eux. Il parle doucement, avec le ton de ceux qui savent qu’ils s’apprêtent à retourner une pièce longtemps enfouie.

— Votre fille est bien la vôtre, madame. Biologiquement, génétiquement. Aucun doute. L’ADN est formel.

Shana ferme les yeux un instant. Un poids glisse lentement de ses épaules.

Mais Thomas sent qu’il y a une suite. Il attend.Le médecin inspire.

— En revanche, son groupe sanguin n’est pas le vôtre. Vous êtes O négatif, elle est AB positif. C’est biologiquement impossible, sauf si…Il marque une pause.

— …Sauf si son sang a été changé à la naissance. Ce qui est exactement ce qui s’est passé. Maintenant on procède différemment, je vois que vous êtes enceinte on a dû vous en parler.

Shana ne répond pas, elle veut savoir pour sa fille.

Shana relève les yeux.

— Pourquoi ?

— Incompatibilité fœto-maternelle. Votre système immunitaire a commencé à attaquer son sang dès la dernière semaine de grossesse. Elle faisait un début d’anémie hémolytique sévère. Si les médecins n’étaient pas intervenus immédiatement à l’accouchement, elle ne serait probablement pas en vie aujourd’hui.Il montre une ligne sur le dossier.

— Elle a subi une exsanguino-transfusion dans les deux premières heures. Tout son sang a été remplacé. Par un sang O positif, plus stable à l’époque dans les réserves. Un silence, Shana murmure :

— Et pourquoi personne ne m’a rien dit ?

— À l’époque, les dossiers étaient classés « confidentiel hôpital », à la demande du service pénitentiaire. On a préféré ne pas réveiller le traumatisme. Une décision médicale… mais pas forcément humaine.

Pénitentiaire je ne comprends pas,

C’est ce qui est noté

Je ne connaissais personne qui était en prison.

Thomas intervient, lui aussi ne comprends pas vraiment, à moins que le laboratoire soit celui d’une prison .

Il intervient et demande au médecin chef de lui préciser la prison.

« Cette intervention n’a pas eu lieu dans un hôpital classique, mais dans l’unité de soins intensifs néonatals du centre de détention pour femmes de Saint-Hubert. Cet établissement dispose d’un service médical spécialisé, notamment pour gérer ce type de situations d’urgence. »

Cela veut dire que j’étais en prison, mais je n’ai jamais été emprisonnée pour quoi que soit.

« Vous n’étiez pas détenue, bien sûr. Mais en raison de la saturation des autres hôpitaux, et pour garantir la sécurité et la confidentialité de la procédure, le transfert a été organisé vers cette unité militaire-pénitentiaire. »Le médecin soupira.« L’opération en question était une transfusion d’échange complète : le sang de votre enfant a été remplacé par du sang compatible, afin de neutraliser l’incompatibilité Rh qui aurait pu être fatale. Le sang utilisé provenait d’un donneur sélectionné par les autorités judiciaires, ce qui explique le caractère confidentiel et exceptionnel de cette intervention.

Il regarda Shana, qui assimilait chaque mot avec une stupeur croissante.

« Tout cela a été fait dans votre intérêt, et celui de votre enfant, mais vous n’avez jamais été informée de la nature exacte ni du lieu de l’intervention.

C’était une procédure légale, mais hors du commun, et surtout, tenue secrète.

»Le silence s’installa.«

Je comprends que cela bouleverse votre perception des événements. Mais il fallait agir vite, et efficacement. Votre fille doit sa vie à cette transfusion, qui n’aurait pas pu être réalisée ailleurs dans ces délais. »Shana ne répondit pas.

Le poids des années, des secrets, venait de s’abattre sur elle.Shana avait toujours cru que son accouchement s’était déroulé dans une cave, un endroit sombre et isolé, mais jamais elle n’aurait imaginé la vérité.

Le médecin militaire, d’un ton calme mais ferme, lui expliqua :« En réalité, madame, vous étiez déjà détenue ce soir-là. Vous ne le saviez pas, car on vous a tenu à l’écart de cette information, mais vous avez commencé à avoir vos contractions… dans une cellule de la prison de femmes de Saint-Hubert. »

Shana ouvrit de grands yeux, incrédule.

« Ce n’était pas une simple cave aménagée, ni un lieu d’hôpital ordinaire. Vous étiez enfermée dans une cellule, avec peu de confort, sans assistance médicale immédiate. Lorsque le travail a commencé, le personnel a dû improviser et vous a installée sur une paillasse, dans cet espace restreint.

»Le médecin poursuivit, mesurant ses mots :« Vous avez accouché là, dans cette cellule, un lieu qui n’aurait jamais dû être celui d’une naissance. Ils ont dû vous endormir pour pouvoir vous deplacez.Ce n’est qu’ensuite que vous avez été transférée dans l’unité médicale pénitentiaire pour la suite des soins, notamment la transfusion nécessaire pour sauver votre enfant. »

— Thomas je me sens mal , rentrons chez nous.

A suivre…

Copyright juin 2025

Shana face à son passé 19

Le commandant fait signe à ses hommes de reculer. Les fils tour à tour montent dans un hélicoptère. Mais Thomas veut savourer sa victoire jusqu’au bout. Pour une fois il ira loin.

Puis il s’approche encore une fois. Doucement. Il parle plus bas, presque calmement.

— Tu crois que t’avais tout prévu, hein ? Les fils, l’hélico, la coupure de courant, le timing… Même le flingue dans ta manche. Tu croyais avoir le contrôle. Tu pensais que t’étais le roi.

Il s’accroupit à nouveau, les yeux bien plantés dans ceux de Capet.

— Mais t’étais juste un pion.

Capet ne répond pas. Mais sa respiration s’accélère.

— T’as vu Xavier tomber. Tu lui as tiré dans la tête. C’était rapide, net. Et tu t’es dit : fini, terminé, pas d’hésitation. Tu l’as regardé s’écrouler. Tu l’as cru mort.

Un rictus déforme brièvement les lèvres de Capet. Triomphal, cruel.

Thomas hoche doucement la tête. Puis il murmure, presque avec tendresse :

— C’est là que tu t’es trompé. Il n’était pas mort. Il n’était même pas blessé.

Capet le fixe, figé.

— Le flingue que t’as utilisé… c’était une réplique. En plastique dur, imprimée en 3D. T’as jamais vérifié, hein ? Trop pressé. Trop sûr de toi. Xavier te l’a “trouvé”, il te l’a “ramené”, et t’as foncé.

Le silence se fait plus lourd.

— Et Xavier… son vrai nom, c’est Jean-Xavier Montclar, adjudant-chef au GIGN. Onze missions d’infiltration. Il était dans la taule depuis six jours, il t’a dit avoir été au mitard. Tu sais pourquoi on l’a choisi pour toi ? Parce qu’il sait deviner ce que les types comme toi respectent : les gros bras et le silence.

Capet ne dit rien. Mais son visage change. Lentement. Une ride au front. Une tension dans les épaules. La réalisation.

— Il t’a observé, Capet. Il t’a nourri. Il t’a guidé. Il t’a donné les outils que tu croyais voler. Et à la fin… il s’est pris une balle factice dans la tête, comme prévu. Pour faire tomber le rideau. Tu as tout donné. Tout montré. Et nous, on a tout filmé.

Thomas se redresse une dernière fois.

— Tu croyais que c’était ton évasion. Mais c’était notre opération. Du début à la fin.

Un hélicoptère se pose au loin. Le vent fait danser les vestes noires. Thomas se tourne pour partir, puis ajoute, presque distraitement, sans se retourner :

Tu veux que Xavier le petit truand t’accompagne dans ta nouvelle prison. Il suffisait de demander, il s’est restauré, maintenant il est là. Allez releve-toi.

Le vent s’est calmé. Le toit est désormais vide, froid, balayé par les faisceaux des lampes-torches et les pas méthodiques des agents qui terminent leur ronde. Les hélicoptères ont cessé de tourner. On n’entend plus que les radios qui grésillent.

Le commandant Thomas, toujours debout, s’apprête à quitter les lieux.

Mais il s’arrête. Hésite. Revient sur ses pas.Capet est toujours au sol, menotté, les traits tirés, le regard noir, mais… vivant.

Plus vivant que jamais, même dans l’échec. Il sent qu’il a encore du pouvoir. Un dernier mot. Une dernière carte.

Thomas s’approche, les mains dans le dos. Cette fois, sa voix est différente. Moins dure. Moins officielle.

— Une dernière chose, Capet.L’autre lève un sourcil, amusé.

— Je t’écoute, mon commandant. C’est l’heure des adieux ?

Thomas le fixe. Droit dans les yeux.

— La fille de Shana… C’est ta fille ?

Le silence tombe, d’un coup. Brutal. Comme si le toit entier retenait son souffle. Capet le regarde. Longuement. Et soudain, un sourire étire ses lèvres. Un sourire carnassier. Usé. Moqueur.Il ricane. Un rire bas, rauque, un peu douloureux. Puis il secoue la tête.

— T’es marrant, Thomas. Vraiment. Avec toutes les caméras, les micros, les écoutes, les plans, les taupes… Et tu viens me poser ça, comme si t’étais pas sûr.

Thomas ne bronche pas. Il attend. Capet continue, le sourire toujours accroché à la bouche.

— Si tu veux la réponse, mon gars… demande à tes indics. C’est leur boulot, non ? Chercher la vérité. Moi, j’ai plus rien à dire.

Il se penche légèrement, juste assez pour que son regard accroche celui de Thomas avec une dernière étincelle de défi :

— Et puis entre nous… tu crois qu’elle préférerait que ce soit moi, ou toi, le père ?

Thomas serre la mâchoire, mais ne répond pas.Il tourne les talons, sans un mot de plus.

Derrière lui, Capet recommence à rire. Un rire sec, nerveux, mais réel. Le rire d’un homme qui, même vaincu, a planté une dernière épine.

Xavier goguenard arrive et dit à Capet :

Si Monsieur veut se donner la peine de monter, son fier destroyer est arrivé. Allez monte Le Capet, au fait dans la prison où tu vas aller, j’ai fait courir le bruit qu’un violeur de fillettes allait débarquer. Bonne chance. Tu était le Caïd à Clairvaux, là où tu vas tu sera rien. La mort te salue.

A suivre

Copyright juin 2025

Shana face à son passé 18)

Avant de sortir du Sas il retrouve Xavier Javril Capet se tourne vers lui et dit :

— Adieu petit truand

Le Capet comme il est appelé dans la prison loge une balle près de la tête de Xavier, choisi pour sa tête de linotte et ses gros bras sans lui Stan et Eron ses deux fils arrivés il y a deux jours dans la prison de Clairvaux n’auraient pas réussis à ouvrir la barrière en ferraille.

Ils passèrent par le tunnel de maintenance, puis l’escalier technique. Le chemin avait été repéré depuis des mois. Une caméra sur deux désactivée, des capteurs neutralisés par Xavier avant sa disparition. À présent, seul comptait le rythme : pas de course, pas d’hésitation.

Dans leurs têtes, le bruit des pales devenait plus fort. Le vacarme de la liberté.

Arrivés au dernier sas, Jaril colla son dos contre le mur et leva une main. Il écouta. Aucun cri. Aucun coup de feu. Juste ce battement sourd dans l’air, régulier, mécanique. Le signal attendu.

— C’est bon dit-il.

Eron poussa la porte. Devant eux : la cour d’exercice, vide. L’hélicoptère stationnait à dix mètres. Les projecteurs avaient été éteints, comme convenu. À bord, trois silhouettes. Armées, casquées, leurs visages dissimulés.

Stan accéléra le pas, le cœur en feu.

Jaril resta en arrière une demi-seconde. Pour lui quelque chose clochait C’était trop propre, trop calme.

Les portières latérales s’ouvrirent lentement.

Le canon d’un fusil jaillit.

— À genoux ! GIGN ! AU SOL !

Des grenades assourdissantes éclatèrent à une cadence infernale. Une lumière blanche avec l’onde de choc. Plus de son. Juste une pression étouffante dans le crâne. Tout explosa.

Jaril voulut crier. Trop tard.

Eron fut projeté au sol, désarmé, neutralisé par deux opérateurs.

Stan tenta de courir — il n’alla pas plus loin que trois mètres. Un chien le faucha, un poids de cinquante kilos de muscles et de dents.

Jaril tomba à genoux. Il leva les mains. Autour de lui, les hommes du GIGN convergent. Froids, silencieux. méthodiques, comme lui.

Il est là, plaqué au sol, les mains menottées dans le dos, le souffle court. Le béton glacé lui mord le visage, et les pales de l’hélicoptère au-dessus de lui battent encore l’air comme un cœur furieux. Des bottes noires s’approchent. L’un des hommes du GIGN murmure à son oreillette.

C’est terminé.

Il était enfermé depuis dix ans il avait pris perpète. Viols sur mineures, Meurtre aggravé, deux victimes, préméditation. Coupable. Pas d’appel. Pas de débat. Il l’avait fait. Et il ne regrettait rien — sauf de s’être fait prendre.

Il avait enterré toute idée d’évasion, jusqu’à ce miracle inattendu, tombé du ciel comme une faille dans le système. Ses deux fils. Transférés par erreur administrative dans sa prison. L’ironie était brutale.

L’aîné 37 ans , lui aussi condamné pour viol et tentative d’évasion par deux fois ce qui lui avait augmenté son temps de cinq ans, le plus jeune condamné pour des affaires de vols à main armée, et de moeurs agé de dix huit ans. Il était encore un enfant lorsque son père avait été emprisonné. Jarvil ne le connaissait pas. Et dire qu’une erreur de papiers leur avait permis d’etre déplacés dans une centrale de haute sécurité. La sienne. Ils avaient de l’humour dans l’administration pénitentiaire.Dès qu’il les a vus entrer dans la cour, il a su. Ce n’était pas une coïncidence. C’était une porte ouverte. Une faille. Un cadeau du destin. Et il n’allait pas le gâcher.

Il a repris son ancien plan. Celui qu’il avait abandonné faute de complices. Et cette fois, il avait deux alliés de confiance, du même sang, prêts à tout pour lui. Et Xavier. Toujours là, toujours massif, toujours aussi bête qu’utile. Il ne comprenait rien à la stratégie, mais savait souder une antenne avec un morceau de grille-pain. Grâce à lui, le téléphone bricolé tenait la route. Les communications avec l’extérieur étaient lancées.

Le plan était simple, brut, efficace. Les fils déclencheraient une alerte fictive dans l’aile C. Le chaos détournera les regards. Pendant ce temps, le toit serait accessible. L’hélicoptère se poserait. Une corde. Une minute, pas plus.

C’etait l’ancien plan, puis Xavier est venu voir un après-midi dans la cour le Capet et lui a proposé un plan de bataille.

Il courait déjà sur le toit, Ses fils étaient là, juste devant lui. Xavier avait piraté les caméras dix minutes plus tôt. Tout était calé. Parfait.

Mais ils les attendaient.Le GIGN. Informé. Patient. Silencieux.Ils ont laissé monter la tension, pour frapper au sommet. Ils ont surgit des ombres, visages couverts, fusils braqués, ordres criés avec une précision militaire. En quelques secondes, tout était fini.

L’hélicoptère s’est élevé, vide. Les fils, plaqués au sol. Jarvil la tête écrasée par une poigne forte trop forte, allongé sur le sol, comme une mouche.

Et lui. Le père est allongé, immobile. Les yeux vers le ciel qu’il ne verra plus jamais sans barreaux. Le toit est redevenu silencieux. L’hélicoptère n’est plus qu’un bourdonnement lointain, emporté par les vents. Les hommes du GIGN sécurisent les lieux avec la froide rigueur des professionnels qui n’ont rien à prouver. Menotté, à genoux, le père Capet garde la tête haute. Il refuse de baisser les yeux, même maintenant.

Une paire de bottes s’approche. Calmes. Sûres. Pas comme les autres. Le commandant Thomas s’arrête juste devant lui. Il retire son casque, révèle un visage dur, marqué, mais étrangement calme.

— Tu ne me reconnais pas, Capet ?

Le silence. Juste le souffle rauque du prisonnier. Mais Thomas lit la lueur de doute dans son regard. Ce petit vacillement. Il s’agenouille, à hauteur d’homme, sans quitter Capet des yeux

.— Commandant Thomas. Groupe d’intervention numéro 3. C’est moi qui ai monté toute cette opération. Moi qui ai laissé faire. Moi qui ai attendu le bon moment. Parce que je voulais te parler en face. Pas te tirer dessus dans l’ombre. T’as compris ?

Capet serre la mâchoire.

— Tu crois que c’est un hasard, ce transfert de tes fils ici ? Tu crois vraiment qu’un service de l’administration pénitentiaire se trompe comme ça, sur deux profils à risque ? Non. On les a fait venir. On a provoqué ton mouvement. On a tendu la corde. T’as sauté tout seul dedans.

Le père Capet crache à ses pieds.

— Tu joues au malin, flic, mais t’aurais rien sans un traître.

Thomas esquisse un sourire. Il ne cherche pas à le nier.

— C’est vrai. J’ai eu un coup de pouce. Brittany.

Là, Capet tressaille. Un peu. Une seconde. Pas plus.

— Ta belle-fille. Elle m’a tout donné. Les messages, les plans, le nom du pilote, les horaires codés. Elle en avait assez de mentir pour toi. De cacher les liasses d’argent sous les planches. De voir ses deux gamins glisser vers la tombe pour tes foutues obsessions. Elle voulait qu’ils vivent. Qu’ils sortent de ta spirale. Alors elle m’a donné toi.

Thomas se relève, lentement.

— Tu sais ce qu’elle m’a dit, la dernière fois qu’on s’est parlé ? « Il faut que ça s’arrête. Sinon, ils finiront comme lui. Ou avec lui. »

Il désigne d’un geste les deux fils, eux aussi menottés à l’écart, le regard bas.

— Alors voilà, Capet. Tu voulais une sortie spectaculaire. T’as eu ton moment. Ton toit. Ton hélico. Tes chaînes.Il s’approche encore, plus bas, une dernière phrase :

— Et moi, j’ai eu toi.

Le silence retombe. Pas de cri. Pas de violence. Juste le bruit des hélicoptères qui reviennent, cette fois pour les emmener tous en cellule dans des prisons différentes en attendant leur procès. Le père Capet garde le silence. Le visage fermé. L’orgueil encore accroché au fond du regard. Il ne parle pas, mais il pense. Il cogite. Thomas le sait : c’est là que le poison est le plus efficace. Dans le silence. Dans l’attente.

A suivre

Copyright Juin 2025

Et dans le parloir, Loïc fixait l’horloge, sans savoir que tout était fin

Cette fois-ci s’est

Shana face à son passé 17

Thomas avant d’écouter ses messages, fait signe à Gaby pour lui dire de coller Brittany au trou , il se ravise et dit en cellule. Surveillez-là.

Ensuite il appelle Baptiste pour savoir si dans la voiture il a trouvé le sac de Brittany. Sa réponse ne le satisfait pas du tout. Où a-t-elle planqué la vidéo que Gaby lui a vu faire ?

Puis il écoute le premier message dans l’ordre qu’il les a reçu. Le premier est de Morel : Shana veut se rendre à la prison pour y voir Capet lui en donnes-tu l’autorisation ?

Le second est toujours de Morel. Je n’arrive plus à retenir Shana elle veut se rendre à la prison, elle a prétexté lui demander son groupe sanguin.

Puis un appel de Buisson : Nous avons nettoyé la planque avec Morel jusqu’à ce que nous interceptions un message d’un homme qui disait trouvez- moi cette vidéo, Brittany l’a mis normalement dans la planque .

Deuxième message de Buisson, Shana vient d’arriver à la nouvelle planque pensant y trouver Brittany, je lui ai dit, elle est avec Thomas.

De suite elle m’a dit, le type qui a brûlé c’est un des fils Capet. Je vais aller voir son père pour lui annoncer la mort de son fils Théo et lui demander des renseignements sur mon accouchement. Il me doit la vérité. Mais Capet n’a pas été transféré récemment. L’autorise tu à y aller ?

Morel me dit à peu près la même chose et Buisson me dit que Shana est partie vers 15 h 45 à la prison pour attendre mon coup de fil.

Je regarde ma montre il est tout juste 16 heures . Je peux encore la joindre.Je fais le numéro de ma femme laisse sonner une fois, deux fois et raccroche. Je recommence deux fois mais elle ne me répond pas.

J’appelle le directeur de la prison et lui demande si les parloirs ont commencé, et là il m’apprend qu’il y a une prise d’otages. Mais aucune famille n’ait rentré.

Qui est le preneur d’otages ?

Un homme insignifiant qui est en préventive.

Je raccroche, cela me paraît étrange. J’appelle le Colonel qui cherchait à me joindre, pour une intervention à la prison . Je bipe mes hommes, on passe chercher une tenue adéquate pour intervenir. Nous prenons le matériel nécessaire. C’est à ce moment-là que je reçois un appel téléphonique de Shana.

Mon amour, me dit Shana. Je lui répond le plus calmement , as-tu eu mes messages ?

Oui, mais je n’ai pas pu accéder à la prison, les policiers sur la route m’ont dit que les visites étaient annulées je n’en connais pas la raison.

Écoute Shana tu vas rentrer immédiatement chez Baptiste et tu ne bouges pas jusqu’à nouvelle ordre. Baptiste ira chercher Mila et Maël au collège. Tu ne leur dit rien pour les deux bébés nous ferons ça ensemble. Tu me le promets.

Thomas Oui bien sûr mais Thomas… Écoute je file à la prison, dépêche toi de rentrer. Il y a une prise d’otages.

Hélas Thomas est parti il a raccroché. Shana ne sait pas quoi penser de cette prise d’otages. Un homme inoffensif s’en est pris à l’infirmière et à la psychologue. Il y a anguille sous roche. Que manigance le jeune homme ?

Elle téléphone à Brittany pour se renseigner, mais aucune réponse. Où est-elle ?

Un policier s’approche de son véhicule et lui fait signe de faire demi tour, car le GIGN a demandé une évacuation complete afin de sécuriser toutes les routes qui vont ou repartent de la prison. Shana comprend les ordres et rentrent chez son beau-frère, elle en apprendra davantage lorsqu’elle sera chez lui.

Maus qu’est-ce qu’il y avait eu pour que les premières familles n’aient même pas pu entrer, voici les faits tel que les a décrites un surveillant :

 » Le parloir était encore vide de visiteurs. Les surveillants prenaient leur poste, les familles attendaient à l’extérieur, derrière les grilles du sas de sécurité. L’air vibrait de cette tension sourde propre aux fins de matinée : la routine, mais toujours au bord du déraillement.

J’avais bien remarquer Loïc, un jeune qui était en préventive, il attendait son jugement. Il traînait comme tous les matins de visite. Ce n’était pas un jeune des cités mais un gamin d’une famille de bourges qui avait suivi des loubards et s’était fait prendre à leur place avec deux mille Euros et un sac de cachets bleus. Il était tellement naïf qu’il croyait que c’était du viagra. Sa famille l’avait purement et simplement abandonné. Honte, mépris, alors avec la surveillante chef nous lui donnions rendez-vous chaque fois qu’il y avait un parloir.

Loïc se tenait debout, les bras croisés, son sweat gris clair dissimulant mal la nervosité de ses gestes. Il n’attendait personne. Et pour cause : ce jour-là, il n’était pas venu pour discuter.

Il était en avance, aucune famille n’était rentré, je le regardais plus attentivement il me regarda de travers, c’est à ce moment-là que je me tenais sur mes gardes. Il était plus qu’ étrange. Trop tard !

Loïc fit un pas en arrière. Ses doigts glissèrent dans la doublure intérieure de son bas de jogging. Une crosse apparut. Métal froid, il la leva.

— À terre, maintenant ! cria-t-il.

Le premier coup partit dans le plafond, provoquant un hurlement dans la salle d’attente derrière la cloison. Une surveillante tenta de reculer, la main sur sa radio, mais Loïc avait déjà enjambé le comptoir. Il la saisit par le bras, la plaqua contre la vitre pare-balle.

— C’est pas vous que je veux. Mais si quelqu’un touche à un bouton, je tire dans la gorge.

Il braqua l’arme sur l’entrée. Un deuxième surveillant venait de passer la porte. Mauvais timing. Il recula lentement, les mains levées.

— Ferme. Et verrouille.

Dehors, les familles voyaient les mouvements à travers la vitre fumée. Quelqu’un hurla. Les agents de l’accueil comprirent avant même d’entendre la sirène : le parloir était pris.

Mais rien ne sonnait. Parce que le vrai spectacle se jouait ailleurs.

Jarvil progressait dans le noir.Sous ses pieds, des gravats, des câbles, des tuyaux d’extinction rouillés. Les sous-sols de Clairvaux n’étaient pas prévus pour le passage. Sauf pour ceux qui savaient lire les plans d’origine.

Xavier lui, était resté à l’étage. Son job : désactiver les capteurs thermiques, brouiller les radios, et faire croire que tout était un simple acte isolé. Un déséquilibré. Un détenu seul. Une rage qui se serait emparé de lui car son parloir était supprimé. Il ne s’ échapperait pas mais Jarvil, lui avait payer un bon avocat, il allait pouvoir s’en sortir.

Jarvil, lui, avait d’autres ambitions.L’évasion avait été minutée : Loïc devait gagner quinze minutes. Pas une de plus. C’était le temps qu’il lui fallait pour rejoindre la cour technique, puis les toits. L’hélico viendrait là. Pas de cordes, le pilote était fou, il lui avait transmis un plan des toits, et, un petit réduit sur lequel il se poserait, mais il lui fallait être à l’heure pile. Une extraction propre. Tout était organisé au millimètre près. Un homme lui tendrait la main, il serait cinq secondes dans le vide, mais avec un effort il rentrerait dans l’hélicoptère.

Loïc en sortant de la bouche d’aération en posant les pieds au sol, il se trouve nez à nez avec l’infirmière. Que fait-elle dans cette coursive sencer être vide.

— Tu bouges, t’es morte.

L’infirmière leva lentement les mains. Elle portait encore ses gants en latex, tachés d’alcool désinfectant. Son regard était rivé sur le canon noir qui flottait devant elle. Elle s’appelait Myriam. Quarante ans. Vingt d’expérience. Mais jamais face à ça.

À côté d’elle, la psychologue ne bronchait pas. Un visage fermé, les traits tirés, mais les yeux vifs. Claire. Petite, menue, mais tendue comme un arc. Elle remplaçait le vieux qui avait été agressé il y avait un jour.

Tu vas t’asseoir. Là. Contre le mur. Loïc les pointait tour à tour, comme pour maintenir un équilibre fragile entre autorité et panique. Il transpirait. Son t-shirt gris était foncé sous les bras. Il parlait trop fort, trop vite.

Claire s’exécuta. Lentement. Sans un mot.—

Pourquoi tu fais ça ? demanda Myriam d’une voix mesurée.

— Tu crois que je vais te raconter ma vie ? répondit-il, nerveux.

Elle se tut. Elle avait vu. Elle avait compris : il n’était pas là pour tuer. Pas maintenant. Il regardait l’horloge, sans cesse. Il comptait. Il attendait quelque chose. Quelqu’un.

Claire, elle, lisait déjà plus loin. Elle avait remarqué les détails que Loïc n’avait pas masqués : les lacets trop serrés, la montre passée à l’envers, comme s’il voulait l’avoir sous les yeux en permanence. Il n’avait pas dormi. Il se battait contre le temps, pas contre elles.Elle parla.

— Tu crois que ça va marcher ?

Loïc tourna la tête, surpris.

— Tu crois qu’on te laissera sortir ? Que ce sera simple ? T’as pas de plan. Tu fais diversion. Tu sers à quelqu’un d’autre.

Ses mains se crispèrent.— Ferme-la.

T’as une arme. Mais t’as pas le pouvoir.

Silence. Un silence électrique, suspendu, juste avant qu’il n’explose.

Mais il n’explosa pas. Parce qu’un cliquetis discret retentit dans l’oreillette que Loïc portait à peine dissimulée sous ses cheveux courts. Il se figea. Écouta. Puis hocha la tête, imperceptiblement.

— C’est prêt, murmura-t-il.

Et à ce moment précis, sur le toit, les pales de l’hélicoptère commencèrent à résonner.

Deux hommes se battaient contre une grille. La grille cédait sous l’effort combiné des trois hommes. Jaril jeta un dernier regard derrière lui, puis fit signe à ses fils d’avancer. La lumière de sécurité peignait leur silhouette d’un halo blafard.

L’hélicoptère se posait

A suivre…

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Shana face à son passé 16

Brittany recule doucement dans le couloir, hors de vue. Le téléphone toujours à la main, elle coupe la vidéo qu’elle vient d’enregistrer.

Elle a entendu une conversation entre un des hommes de Thomas et son ami de promo, il parlait d’une clinique. Les ordres étaient claires suivre Thomas et sa femme partout où ils iraient et les filmer. C’est ce qu’elle venait de faire.

Au même moment elle a un sms sur son portable. Un débriefing est programmé on vous envoie une voiture.

Elle range le téléphone dans la poche intérieure de sa veste. Lisse ses cheveux. Puis prend un instant pour respirer profondément.

Elle a toujours été prudente. Discrète. Trop, peut-être. Depuis le début, elle savait jongler entre les lignes. Ce n’était pas de la trahison, pas vraiment. Juste… des informations déplacées. Des détails transmis, en échange d’une protection, d’un dossier effacé, d’un frère sorti de prison. Ça avait commencé comme ça.

Et maintenant ? Tout a dérapé. Elle n’a jamais imaginé que les hommes attaqueraient si vite. Ni que Shana serait là, elle bien vu dans quel état tout cela l’avait mis.

Elle s’avance vers l’ascenseur, s’efforçant de garder une démarche normale. Son badge pend à sa veste, comme une couverture de routine. En croisant deux agents du GIGN, elle leur sourit. L’un d’eux détourne les yeux. L’autre, non.

Un frisson traverse son dos.

Plus bas, dans le parking sécurisé, un véhicule l’attend. Ordre de mission, dit le message. Elle doit se rendre à un debrief sur la mission manquée. Un détail administratif lui ont-ils dit.

Mais quelque chose cloche. Elle ne sait pas quoi.

Et au dernier étage de l’hôpital, Thomas la regarde depuis la baie vitrée. Il ne dit rien. Il sait. Il a laissé l’ordre passer. Il a laissé le véhicule se préparer. Mais cette fois, c’est elle qu’on suit.

Et il ne compte pas la laisser disparaître.Le moteur tourne déjà quand Brittany atteint le parking souterrain. L’air y est plus frais, figé. Une lumière blafarde tombe des néons au plafond. Elle vérifie l’heure sur sa montre. Tout semble normal.

Le chauffeur ne dit rien lorsqu’elle ouvre la portière arrière. Elle s’installe, ajuste son sac sur ses genoux. La voiture démarre, descend la rampe, puis s’engage dans le couloir de sortie.

Mais au lieu de prendre la direction du boulevard, elle tourne à gauche, vers une autre section du sous-sol.

— Ce n’est pas l’itinéraire, dit-elle, le ton plus tranchant qu’elle ne l’aurait voulu.Silence. Le véhicule s’arrête brusquement.

La portière s’ouvre violemment.

Deux hommes en civil l’attrapent sans un mot, la tirent hors de la voiture. Elle résiste un instant — réflexe de panique — mais elle comprend vite. Ce n’est pas une arrestation de façade. C’est une opération préparée.

Un troisième homme s’approche. Veste foncée, oreillette.

— Brittany Capet née Lemans, vous êtes en garde à vue. Soupçons de compromission, de passage à l’ennemi. d’opération sombre et j’en passe. Vous avez le droit de garder le silence.

Elle tourne la tête, les lèvres entrouvertes. Et dans l’ombre du pilier, Thomas apparaît.

Il ne la regarde même pas vraiment. Son regard passe à travers elle.

— Tu as mis Shana en danger. Mon enfant. Mon équipe. Tu ne parleras plus à personne sans que je sois dans la pièce.

Brittany tente un dernier mot.

— Thomas, je…

.Les agents l’entraînent sans ménagement vers un couloir isolé. Elle sait ce que cela signifie. Il ne s’agit plus de protéger des informations. Il s’agit de vérité.

Lumière blanche, implacable. Un mur miroir sans tain. Deux chaises. Une table. Pas de dossier papier, pas d’ordinateur. Juste une voix, juste lui.

Brittany est assise, les poignets libres, mais elle sait qu’elle ne sortira pas d’ici sans cicatrices. Elle garde la tête haute pour l’instant.

Thomas entre, seul. Il ferme la porte derrière lui. Ne s’assoit pas.Silence.Il la fixe longuement. Brittany soutient le regard, mais elle sait que chaque seconde de silence joue contre elle. Il n’a pas besoin de crier. Il n’a pas besoin d’intimider. Il sait.

— Pourquoi eux ? finit-il par demander. Pourquoi cette information-là ?

Elle ne répond pas tout de suite. Elle tente un sourire, mais il tombe à plat.

— Tiens regarde cette photo. Est-ce que tu le connais ?

Brittany est pâle, puis devient cramoisie et finalement pleure.

Thomas lui hurle

— Qui est cet homme pour toi ? Qui est-il parle ou je …

Puis il se calme et les bras croisés attend.

— Tu sais très bien comment ça marche… Ces gens-là ….

— Stop tes gémissements je connais. Qui est cet homme ?

— C’est… C’est…. Mon mari… Il s’appelle appelait Théo Capet. Nous nous sommes mariés. Enfin je n’étais pas consentantes, mais il voulait un enfant.

— Un fils je suppose

— En as-tu eu un ?

— Oui un garçon.

— Ou est-il ?

— Je l’ai mis en nourrice, mais ce que je n’avais pas dit à Théo c’est que la nourrice c’était ma mère.

— Et tu as été punie

— Comment le sais-tu ?

— Je connais leurs méthode aux Capet le père a violé ma femme pour qu’elle lui donne un fils et la deuxième génération a recommencer.

Ils m’ont menacé d’enlever mon fils, ils ont des moyens importants… Je ne pensais pas que ça irait aussi loin.

— Tu les as introduits dans un périmètre classé. Tu as transmis des horaires de convoi. Tu as fourni des identifiants de terrain.

Brittany fronce les sourcils.

— Je n’ai jamais donné des noms. Jamais. Je voulais juste… brouiller les pistes.

Thomas pose ses deux mains sur la table, doucement, puis s’assoit enfin.

— Tu savais que Shana était dans cette voiture ?

Un silence. Léger vacillement dans le regard.

— Non, murmure-t-elle. Je te jure que non.

— Mais tu savais qu’une femme y serait. Tu savais que ça devenait dangereux.

Elle baisse les yeux, sa voix devient plus fragile.

— Ils m’ont fait croire que ça n’irait jamais jusque-là. Qu’ils avaient juste besoin d’un accès. Pour vérifier un transfert. Pas une attaque. Pas ça.

— Tu travailles pour qui, exactement ? Donne-moi un nom.

Brittany relève les yeux. Il y a encore une hésitation — l’ultime instinct de survie.

— C’est un homme que tu connais m’a dit Théo,

Un frisson lui remonte le dos, mais il ne montre rien.

— Son nom

—JLC le fantôme

Thomas sort et laisse Brittany en plan et demande à son équipe de réfléchir pour savoir à qui appartient ses trois lettres. C’est à ce moment qu’il voit qu’il a plusieurs appels . Trois de Morel, autant de Buisson et un sms laconique de Shana.

Tu ne m’as pas rappelé suite aux appels de Morel et Buisson je vais à la prison voir le géniteur de ma fille. Je sais qui est JLC.

A suivre…

Copyright Juin 2025