Il y a des hommes qui façonnent les lois. Et puis, il y a ceux qui les tordent jusqu’à ce qu’elles leur obéissent.
Ainsi commence le procès de Jaril Capet et de son fils aîné Eron Capet âge de vingt-sept ans au moment des faits. Il devait prendre la succession de son père. Il avait à son actif quelques défauts des plus douteux. Dealer bien connu dans les milieux, son père l’a protégé à outrance, passant au-dessus des lois et jusqu’à les bafouer en a conclu l’avocat général.
Le procureur était connu de ses paires pour sa droiture. Ce que personne ne sait, c’est qu’il est aussi père de dix-sept enfants — et que pas une seule de leurs mères n’a donné son consentement à la venue d’un enfant né d’un viol.
Shana qui assiste au procès dans la salle rit lorsqu’elle entend qu’il était connu par sa droiture, quand elle ira devant la barre elle en donnera une autre version que son ami le juge en vomira dans le tribunal tout son excellent repas de midi.
Le premier jour du procès est consacré aux garçons de cet homme. Le plus grand a 27 ans le plus jeune trois ans. Les filles il leur réservait un sort different.
Shana est enfin appelée à la barre. La salle bruie à chacune des paroles vibrantes de sincérité de la jeune femme. Tout est décortiqué le machiavélisme d’un procureur avec un ambassadeur le fameux homme à la canne. Celui-là était aussi un sadique il punissait les enfants à coup de bâtons pour éviter qu’ils ne deviennent pas de la vermine. Cette partie du procès se déroule à huis clos, la plupart des enfants étant mineurs.
Shana montre du doigt le fils Capet qui, lui a essayé de la violer il y a tout juste trois mois. Il suit les traces de son père lance-t-elle au tribunal. Il faut faire attention avec ses autres frères. J’ai même peur qu’il soit trop tard.
Un médecin est appelé à la barre, chef d’une clinique ayant pignon sur rue. Tous les accouchements étaient signes de sa main. On s’était rapidement étonné du nombre de morts de nourrissons pendant les cinq ans où il avait exercé. Aujourd’hui ses anciens collègues sont atterré. Brevin était le meilleur, il est tombé bien bas a dit à la barre un de ses collègues de la fac de médecine.
Linne la collègue du Capitaine Lambert a interrogé plusieurs femmes. Elles ont accouché à la clinique Brevin, souvent seules, vulnérables, dans un flou administratif et psychologique total. À chaque fois, la même phrase : »Votre bébé n’a pas survécu. Le père ne veut pas être impliqué. « Mais Linne a fait analyser des traces ADN retrouvées dans les fichiers du docteur. Et un nom revient. Encore. Et encore. Jaril Capet. A son actif seuls dix-sept enfants se sont fait connaître d’eux-mêmes lorsqu’ils étaient majeurs ou par le biais d’assistantes sociales qui avaient eu affaire à ces enfants dans des circonstances assez dramatiques ou scabreuses.
Les parents pour certains avaient parler de faux dossiers, d’arnaques, de vols, certains avaient osés parler de viols. Jaril Capet L’homme le plus intouchable du pays était jugé indigne de la nation.
Lorsque la vérité éclate, c’est un séisme. Des manifestations éclatent. Des mères veulent récupérer leurs enfants. Des enfants, aujourd’hui adolescents ou jeunes adultes, découvrent qu’ils sont issus du même père. Un des enfants a tellement honte qu’il va aller se suicider.
Le procès reprend à huis-clos pour éviter les échauffourées de la veille.
Jaril Capet, vous êtes accusé du meurtre de l’ambassadeur de France au Pérou même si ce dernier était impliqué dans votre trafic. On n’a pas à faire justice soi-même, d’enlèvement de mineurs, de mensonges à répétition envers les mères biologiques, et de falsification d’identités. De sévices importants, viols assassinat…. Que plaidez-vous ?
Capet (calme, glacial) : Je plaide la nécessité.
Dans la salle ça siffle, hurle, les mères sont scandalisées. Un des jeunes adultes arrive jusqu’à son père et le tape à grand coup de poing. La salle est évacuée, le procès peut reprendre.
Toutes les parties civiles ont dit l’horreur, l’insoutenable, la soumission,la peur. Les viols à répétition pour engendrer des enfants.
Les avocats ont plaidé. Le procureur encourt la perpétuité, son fils 20 ans . Les délibérés ont duré quinze jours. Puis les jurés ont repris leur place, les avocats aussi. Le procureur général a prononcé la sentance, il a d’abord dit sa honte après avoir découvert que l’ex procureur Capet avait trahi les siens. Lui qui avait eu la Légion d’honneur, la Croix du mérite et bien d’autres décorations. Toutes lui étaient ôtés.
Jaril Capet levez-vous, avez-vous quelque chose à ajouter.
Oui mon cher Philippe
Pas d’outrages lui rappelle son avocat.
Je ne regrette rien sauf que j’ai oublié de vous dire que je me suis faites la femme du procureur adjoint et que son fils aîné est sûrement mon fils. Puis il éclate de rire et retourne s’asseoir. Deux policiers lui signifient qu’il doit rester debout jusqu’à l’énoncé du verdict.
Le verdict tombe : coupable sur tous les chefs d’accusation. Prison à vie sans possibilité de libération.Quant à son fils ayant demander pardon il n’ecope que de dix ans.
À suivre…
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