Mon jardin de rêves

 

 

 Sous un ciel chargé de noirs nuages

 je cisaille mes rêves de pétales de fleurs

 et laisse fuir ma peine vers ses rivages.

 

 Lorsque se froisse le souffle de ce vent

 la voûte du ciel s’emplit de perles pâles

 et fait valser les arbres comme êtres vivants.

 

  Un voile de lune se délecte dans l’ étang

  en distillant des larmes à la saveur perlée

  pour faire fuir l’orage et son big bang.

 

 Dans mon jardin de rêve la pluie s’en est allée

 me laissant une vasque pleine d’encre à l’eau

  ou j’ai plongé ma plume pour mes mots
étoilés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Solitude

JE DEDICACE CE POEME A SUZANNE….

 

Accrochée à ses rêves, elle songe à sa vie

pleine de désirs et d’idées inassouvies,

il lui faut marcher seule, sans regarder le passé

travailler, agir pour éviter d’être angoissé.

 

Il y a quelques années, un homme a croisé son regard

à son encontre il a eu beaucoup d’égards

de la tendresse, des caresses et pourquoi pas l’amour

tout était possible, mais il est repartis sans retour.

 

Au fond de son coeur, occupe -t-elle encore une place

tu n’aimes pas cet absence , sens comme elle te glace

tu as tant d’amour à  lui donner et à partager

pleins de projets et ensemble vous  pourriez voyager.

 

Inlassablement les jours passent et il n’est pas revenu

tes soupirs, ta tristesse en disent long sur ta déconvenue.

il va te falloir agir pour pouvoir tourner la page

et, seul son parfum restera dans ton sillage.



Présage

 

 

 

 

 

Près de la case ou dort le vieux sage

là ou l’on trouve l’arbre à messages

se promène dans la lumière tamisée

celle que personne n’a encore croisé.

 

Une ombrelle et une robe violine

pour cette belle femme féline,

qui se baigne dans le marigot

sous la lumière du soir indigo.

 

C’est une nuit de pleine lune

ou tu as vu la dame brune.

Non ce n’était pas un mirage

mais le signe d’un présage.

 

Son port de reine et son corps offert

irise les ténèbres de sa pâle lumière

sur les courbes de son corps

brille un beau  tatouage en or.

 

Dans la moiteur de la nuit

il n’ était pas loin de minuit

leurs mains se sont frôlé

son corps il n’a plus contrôlé.


Elle était libre, fière, sauvage

dans son coeur a fait des ravages

il la vu s’enrouler dans un voile

et disparaître au ciel comme étoiles.

 






 



Le dur labeur

En souvenirs de toutes ces femmes qui maniaient si bien l’aiguille, cela leur permettait de survivre et elle faisait du bel ouvrage.

En souvenir de la Grand mère de mes fils.

 

 

Dans la pénombre de cette chambre ourlé d’un jour sans fin

je te revois, fatiguée mais encore belle le corps penché

sur ton ouvrage ou ton aiguille inlassablement accroche le lin

de ce mouchoir qui demain donne à la fillette son air endimanché.

 

De ce labeur incessant tu t’es usée les yeux et désormais

je te vois assise au coin du feu, un léger sourire aux lèvres

songes tu à ton passé ou sur ta broderie tu t’épuisais

pour apporter à tes petits quelques pièces d’orfèvres.

 

Ton visage a son sourire d’antan mais ton corps s’est courbé

tu marches difficilement mais tu as l’air heureuse

 tes petits enfants écoutent tes  contes bouches bées

tu leur racontes ton histoire ou tu étais amoureuse.

 

Dans nos têtes d’enfants, nous te voyons tour à tour

princesse, reine, sorcière voir belle dame chez toi

selon ce que tu nous racontes nous t’imaginons à la cour

et non poussant ton aiguille pour que tes fils soit des rois.

 

Puis le temps s’est effiloché, tes petits s’en sont allé

ils ne t’ont pas abandonné, juste partis vivre leur vie

mais parfois dans la maison résonne les cris du passé

et, dans ton grand fauteuil ou tu t’abandonnes tu souries.

Un gribouillis de mots

Lorsque j’écris mes mots

ils brillent comme des émaux

et si ils deviennent  maux

en sont ils anormaux.

 

Avec mes mots je suis debout

avec les maux j’ai du dégoût.

 

En goutte à goutte je les distille

couchés sur le papier ils pétillent.

Parfois j’écris des vers de pacotille

et d’autres fois ils scintillent.

 

J’irai cueillir la marjolaine

juste pour parler de Verlaine

 

Il y a les mots d’amour

qui riment avec toujours.

ils sont comme des caresses

pas comme ceux qui blessent.

 

Et ceux que l’on susurre

à l’oreille comme un murmure

sont des mots doux

et même un peu fou.

 

Ce soir j’ai disserté

sans écrire en  pointillé

ne soyez pas déconcerté

sinon je vais gribouiller.