A califourchon

Sur un nuage d’amour

assise à califourchon

je suis au dessus

d’une myriade d’étoiles.

Je frôle le soleil

d’ne caresse de la main

je vogue au dessus des flots

arpentant des rêves en folie

je côtoie les pays

sans m’y arrêter

pleure sur le désert

et l’irradie de lumière.

Je vois les amandiers en fleurs

et les champs de coton,

des vagues mourantes

et d’autres ensorcelantes.

Des nuées d’oiseaux 

s’élèvent des marais

et leurs cris m’envoûtent

J’ai fait le tour du monde

mon doigt sur la mappemonde

rêvant du meilleur de la vie

imaginant des monts

des volcans, des vallées

et des pics enneigés.

Puis, soudain la lumière

a fait place à la nuit

ce n’était qu’un songe

mais quel voyage!

Entre les deux…

Juste un regard échangé

elle t’a envouté cette passagère

pour quelques mots, à la hâte, jetés

hier, encore  c’était une étrangère.

 

Elle est de l’autre côté du rivage

insaisissable et pourtant bien présente

elle n’est pas seulement de passage

c’est une merveilleuse confidente.

 

Est-ce l’ébauche d’un amour

ou l’esquisse d’une belle amitié

Il t’en faudra de  longs jours

pour entendre ces mots balbutiés.

 

Elle est cette terre promise

que tes mains doucement caressent 

mais tu la sais rebelle et insoumise

mais elle te donne de la tendresse.

 

Feras tu pour elle le tour du monde

pour la retrouver et enfin la chérir

mais tu sais que la terre est ronde

dans combien de temps elle va sourire.

 

Tu ne mettras jamais tes pas dans les siens

elle ne sera jamais ta geolière

elle aimerait défaire ses liens

pour te rejoindre et vivre sans barrière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les pleurs d'un enfant

Dans sa chambre l’enfant pleure

il crie depuis de longues heures

c’est la nuit

aucun bruit

personne n’est venue

nul ne l’a entendu

Pourtant il réprime ses sanglots

ce minois de petit angelot.

Ou sont ses parents

il est seul dans le néant

ils ont disparu

il est perdu.

 

La folie des grands

l’ a rendu différent

il connaît

leurs secrets,

ils l’ont abandonnés

difficile de leur pardonner

sans armes

seuls des larmes

pour affronter sa nouvelle vie

il n’a aucune envie

il veut mourir

finis les rires.

 

Trop de douleur

plus de douceur

sa maman est partie

son père l’ a suivi.

ses frères et soeurs

ont été placés ailleurs.

Tout à coup

tout est flou

un grand froid l’envahit

il se sent trahit.

La porte s’ouvre doucement

voilà sa nouvelle maman.

 

Elle essuie ses beaux yeux

de vraies perles bleues

le remet dans son lit

un beau sourire lui dédie

des mots

plus de maux

Elle le réconforte

et ferme la porte.

Paisiblement l’enfant s’endort

elle ne rôde plus la mort.

Il en faudra des jours

pour se souvenir de l’amour.

 

 

 

 

 

 

Enfin

 

 

J’ai arpenté des chemins jusqu’à l’épuisement

Cherchant des idées pour peindre mes toiles.

J’ai vu des magnifiques bateaux sans voiles

Et perdu mes mots pour écrire mon roman.

 

Pliant sous le joug des averses estivales

Je me suis désaltérée à l’eau du ciel

Cela me donnait des envies de soleil 

Illuminant de lumière le château médiéval.

 

A voir les vagues roulées sur les dunes de sable

J’ai réussis  à peindre l’écume de la houle

Envahissant la plage tel une foule

Prenant des  allures de torrent indomptables.

 

Alors je le savais j’avais retrouvé mes rimes

Pour écrire mes  poèmes enfouis dans mes rêves

En foulant de mes pieds nus  le sol de la grève

Je voyais à nouveau  s’éloigner les abîmes.

 

Mes toiles naïves rejoignaient mes mots doux

A trop vouloir bien faire je me jetais des pierres

Et me  voilais les yeux avec mes mains en visière

Afin que personne ne voit ma rage et mon courroux.

 

Au moment  ou le soleil s’éteint et ou naît la nuit

je refermais le livre en prenant soin d’effacer les maux

j’évitais les écueils ou parfois se  noient les bateaux

Et mon pinceau et ma plume s’unissaient sans un bruit.





 



Images du canal

 

 

Le matin,  le ciel se farde de touches blanches

et le canal frissonne sous son manteau de glace

 l’ hiver les hérons se mirent sur sa carapace

observant l’eau  calme ou se cachent les tanches.

 

L’un  brise de son long bec effilé le roc de l’eau 

libérant de son carcan une carpe de belle grosseur

sous le regard goguenard de ce fier corbeau

notre oiseau s’en saisit et l’emporte tel un agresseur.

 

Seul, mais en cadence  il la dévore comme un rapace

oubliant en cet instant  sa famille affamée

puis dans une fugue hystérique disparaît dans son espace.

 

Lorsqu’au clocher voisin la cloche sonne l’angélus

en famille il revient près de chez  moi observer

sous la lumière de la lune éclairant la mousse

cet havre de paix ou la nature est préservée.

 

Ou vont ils lorsque la nuit prend possession du jour

nul ne les a suivit au pays de Morphée

mais demain dans l’aube froide ils seront de retour.