Le vieux cheval

 

      Mon amie Sabine, ma petite soeur des mots vient de relever un défi et  invitait qui le
voulait à en faire autant. Voici un petit texte inspiré par le canal qui est à ma porte avec son chemin de halage, (aujourd’hui sur certaine  portion , il est devenu une voie verte, belle
réhabilitation).

 

Les mots étaient les suivants:  cheval- chemin – château – chaton –
chaud – chinois – chez moi – chauve – chuchotement.

 

Le long du canal ou mes pensées voyagent

j’imagine ce cheval sur
ce chemin  de halage.

Lui, si frêle tire cette lourde embarcation,

et  suit son trajet sans aucune hésitation.

 

Il a envie de se reposer au bord de l’eau

et contempler le magnifique château 

Sur le bord d’une fenêtre 
un  
chaton  dort

il rêve et s’imagine volant tel  un condor.

 

A bord de la péniche vivent
des
 
Chinois 

venus du pays du soleil
levant 
chez moi 

Ils travaillent sous la 
houlette d’un 
chauve 

c’est un patron sympa et très brave.

 

Perdu dans ses pensées notre cheval

ne voit pas les  kilomètres qu’il avale

Enfin, voici Nantes et ses beaux gréements

là s’arrête son excursion au bord de l’océan.

 

Fatiguée la bête se laisse tomber sur la prairie

elle songe aux prés verts de sa  jolie métairie

Ses yeux petit à petit se ferment doucement

elle se souvient à son oreille des chuchotements.

 

Son maître, son ami lui murmure des mots

qui l’invite à rejoindre un pays plus chaud.

Il va repartir tout là bas chez  lui

dans la montagne du petit âne gris.




 





Sait-on?

 

 

 

 

Sait- on ce qui fait  plaisir?

Est- ce le sourire du voisin

rencontré au petit matin

ou le délicieux goût de cet élixir.

 

Sait- on ce qui fait pleurer?

Est- ce les cris apeurés 

de l’enfant appelant sa mère

ou les bruits de guerre.

 

Sait- on ce qui fait peur?

Est- ce  le vieil homme mort

abandonné et seul sur un banc

ou le temps qui passe au cadran.

 

Sait-on ce qui fait rire?

Est- ce une chute spectaculaire

ou les pitreries des politiques

parlant de  statistiques.

Le phare

 

phare

 

 

 

 

Bout de terre sauvage

battue par les flots

se dresse comme un mirage

le phare au dessus de l’eau.

 

A son bord tel un capitaine

le gardien surveille l’océan

il lui semble être en quarantaine

loin de sa femme et ses enfants.

 

Lorsque les étoiles s’allument

il guide les navires

dans les vagues d’écume

pour éviter qu’ils chavirent.

 

Puis à l’aurore naissante

lorsque la nuit s’abîme

avec les vagues assourdissantes

il s’endort dans son havre maritime.

 

 Le veilleur de rêves est endormi

dans ses songes il voit sa terre

ou l’attends sa belle et ses petits

doucement dans ses bras les enserre.

Les jouets.

 

 

 

Étalés sur le plancher

là ou tu les as abandonné

ils ne vont pas se coucher.

Un soldat est bâillonne.

 

Devant un camion de pompier

pousse un boulier.

Que font ils dans cette course folle

En une longue farandole.

 

Les jouets font une sarabande

il y a même une télécommande

qui s’agite en tout sens

il flotte comme un suspens.

 

Des chuchotements au fond d’une malle

s’estompe sous le bruit d’une balle

qui saute de  plus en plus haut

et termine dans  un panier en un saut.

 

Petit à petit le calme revient

un chat ronronne sur un coussin.

Un enfant  arrive doucement

et choisis des jouets  aveuglément.

 

Demain il va courir

pour pouvoir les offrir.

à des enfants sans amour

qui rêveront à leur tour.

Parodie sur les comptines de notre enfance.

 

 

Autrefois sur la plus haute branche

chantait  un rossignol

appelait il sa douce pervenche

lui qui chantait comme une casserole.

 

 

Il chantait des folies à Jeannette

celle qui aimait Pierre

Elle était bien jeunette

pour ce quinquagénaire.

 

Il y avait aussi la belle grenouille

qui voulait ressembler à un boeuf

elle était bien nouille

car pas plus grosse qu’un oeuf.

 

Et aussi dame tortue

qui courait après le lièvre

Elle était bien dévêtue

lorsqu’elle lui a donné ses lèvres.

 

La plus belle est la lune

avec le petit  Pierrot.

Elle n’a pas fait fortune

avec son frérot.

 

Ne me faites pas  de procès

d’avoir changé vos comptines.

J’espère avoir du succès

car je sors de la routine.