Ecrire pour vivre mieux.

 

 

Devant ma feuille blanche

j’ai l’esprit en déroute

je vacille sur ma branche

et cherche ma route.

 

Je n’ai pas d’inspiration

sauf pour des canulars

mais je retiens ma respiration

sinon pour vous c’est le cauchemar.

 

Comment écrire deux mots

pour vous dire un poème

ou je gommerais mes maux

pour en faire des je t’aimes.

 

Ceci est ma détresse

je le dis  par mes écrits

je ne vis pas dans la tristesse

juste je la crie.

 

 

 

 

 

 

Revers de médailles

 

Perdu dans tes pensées

tu nous as quitté

par un bel après midi d’été

sur un chemin

tu as bifurqué

allons ne fais pas le gamin

notre vie est rythmée

au même pas que le tien.

 

Tu es dans ta bulle

fragile et  fort à la fois

tu penses être un nul

tu as  le visage dur et  narquois

la maladie t’entraîne

dans des courses folles

tu t’enfermes  et t’enchaînes

autrefois tu faisais le mariolle

mais rapportait des médailles

aujourd’hui tu es sous la mitraille.

 

 

 

 

 

J'accuse , le cri d'une mère

Ils se disent honnêtes

mais ce n’est pas net

ils disent selon toute probalité

ils n’ont rien fait

si c’était le cas

affirme le patron

je les virerais

mais en toute vraisemblance

qui l’aurai fait

si ce n’est pas eux

ils sont les derniers

à les avoir vu

mais ils ne vont pas dire

les avoir pris.

Ils jouent leur place.

 

Ce pauvre malade

ne se souviendra plus

avoir perdu ses vêtements

un  bel après midi de juillet

dans une ambulance.

 

Ces Messieurs doivent s’habiller

gratuitement toute l’année

sur le dos des patients

peu doivent oser le dire

puisque c’est la première fois

qu’ils sont accusés..

Je ne leur fait pas de procès d’intention

mais je cherche à comprendre

pourquoi entre deux hôpitaux

sur une route par un bel été

mon fils a été volé.

d’un jeans, d’un tee shirt

et d’une ceinture

le reste ils s’en sont débarrassés

en les mettant dans la valise

au milieu du linge propre.

Ils se disent honnêtes

mais pour moi ce sont des mâles honnêtes…..

 

 

 

 

 

 

 

Beauté du soleil

Le matin alanguie telle une nymphe

je me nappe de ce soleil naissant

dans mes cheveux les rayons m’ébouriffent

et je disparais dans un tintamarre assourdissant.

 

Puis les lueurs du soleil brillent au firmament

elles me parent d’une robe d’ambre

laissant traîner de la fumée d’antan

sous la lumière feutrée de ma chambre.

 

Dans mes cheveux flottent des couleurs azurées

je plonge en pensée dans des océans

ou la terre et l’eau se rejoignent en une voilure

et s’embrassent aux yeux des catamarans.

 

Les lueurs du soleil couchant me ramènent à la réalité

c’est la  fuite du jour en une déclinaison de couleurs

je suis admirative de cette palette c’est une beauté

cela vous coupe le souffle c’est l’immortalité.

 

 

 

La longue errance

Juste quelques mots

à peine murmurés

une porte a claquée

et tu es muré

tu portes seul ton fardeau.

 

Juste un regard

à peine échangé

et tu t’es en allé

par cette porte dérobée

l’esprit et les yeux hagards.

 

Tu joues un drôle de jeu

ou je refuse d’entrer

j’en ai pas les clefs

et ta vie ne s’est pas arrêtée

un soir de juillet, brumeux.

 

Tu es dans un monde fantasmagorique

ou tu t’es abîmé

ne sachant plus ou allé

perdu dans tes pensées

mais tu refuses les barbituriques.

 

Je ne baisse pas les bras

pour toi je me suis hissée

sur la plus haute marche, pour t’aider

regarde au firmament une étoile est née

je ne t’abandonnerais pas.