Elle rentre avec ses provisions
monte un à un les escaliers
courbe le dos elle est fatiguée
son sac est lourd, mais ou sont ses clefs
elle a du les perdre sur le marché.
elle s’affole, elle tourne en rond
mais non
elles sont là dans sa main serrée.
Elle reprend son ascension.
Tout à coup un bruit de porte claquée
Ce sont ses voisins de palier.
Quatre à quatre ils montent les marches
Ils la bouscule.
Elle lâche son panier et ses clefs
Tout tourne et elle bascule
ils continuent leur chemin
sans la regarder
et lui claque la porte au nez.
à leurs yeux elle n’est rien.
Écrit en novembre 2000
