Indifférence

 

 

 

Elle rentre avec ses provisions

monte un à un les escaliers

courbe le dos elle est fatiguée

son sac est lourd, mais ou sont ses clefs

elle a du les perdre sur le marché.

elle s’affole, elle tourne en rond

mais non

elles sont là dans sa main serrée.

Elle reprend son ascension.

Tout à coup un bruit de porte claquée

Ce sont ses voisins de palier.

Quatre à quatre ils montent les marches

Ils la bouscule.

Elle lâche son panier et ses clefs

Tout tourne et elle bascule

ils continuent leur chemin

sans la regarder

et lui claque la porte au nez.

à leurs yeux elle n’est rien.

 

 

Écrit en novembre 2000

 

 

Le magicien de l'amour



Comme un magicien

surgit de l’enfance

tu es entraînée

dans un tourbillon de gaieté

voir même d’insouciance

parée de couleurs épicées

tu virevoltes et tu danses.

Tu ne prends pas la fuite

tu es ensorcelée et séduite.


Il joue de ses charmes

et te désarme

révèle des personnalités multiples

et t’entraînes dans des périples.

Il émerveille ton regard

et chavire ton coeur

c’est du pur bonheur.

A chaque rencontre

c’est une nouvelle histoire d’amour

qui voit le jour.


La nuit venue

tu deviens son ingénue

il t’enveloppes de rêves

t’étreins  et te soulèves

pour te plonger sous l’édredon

tu es dans un cocon

qui protège et rassure

il prends en compte tes blessures.

Il t’offre son épaule

pour te conduire

et te séduire

Avec lui tu t’envoles

vers le plus beau des voyages

celui des songes.

Il te berce de tendresse

et te pares de caresses

en te murmurant des je t’aimes.

.

le parfum et son double en aquarelle

Je remet ce poème accompagné de son aquarelle, faites pour ce texte par un peintre de talent.

 

 

Les parfums courent sur ta peau
Comme des mots d’amour 

DSC00216.JPG

Pour toi la femme sage

Ils laissent au creux du cou
Dans l’échancrure de ton corsage
L’empreinte d’un baiser
Bonheur intense
D’un indéfinissable sillage
C’est l’envol des sens
Éclosion de couleur
Aux mille senteurs
Pour la célébration
De la féminité

Le retour

Ils sont tous les deux jeunes et beaux

ensemble ils ont mis les voiles

dans une vieille  auto

roulant sous la voûte d’étoiles.

 

Ils sont partis sans un regret

loin de leurs vies insipides

emportant avec eux leurs secrets

ce sont deux adolescents intrépides.

 

Ils sont passionnément amoureux

prêt à vaincre la peur

de ce qui les attends ailleurs

mais ils seront tous les deux.


 

Il a les yeux couleur des blés

Elle, la peau brune , cheveux frisés

ils s’aiment à la folie

malgré les interdits.

 

Ils ont fuis cette terre

ou violence et haine

se font la guerre

car elle est Africaine.

 

Leur enfant verra le jour

ailleurs que dans cette tour

ou la couleur de ta peau

te fais rester sur le carreau.

 

Ils ont quittés leur cité

pour rejoindre le village

ou sa femme est née

au coeur des pâturages.




 



 


 

 




Mon amie la crème

Elle se fait douceur

et ravie les coeurs

elle est légère et savoureuse

c’est une ambitieuse.


Elle se donne à nos plaisirs gourmands

et deviens pour un soir bourdelot Normand

les belles pommes cuites au four

se pavanent dans leurs beaux atours

vêtues de leur chemise feuilletée

les voici bien apprêtées.


Elle hante la forêt noire

pour un jour de gloire

lorsqu’elle se marrie aux cerises

une  cascade d’alcool la surprise

au doux prénom de kirsch

et pour finir en beauté

elle se laisse allée dans les vallées

encapuchonne les monts

pour en faire des bonbons

 

Si je vous ai conté

l’histoire de la crème fouettée

c’est pour relever un défi

que m’a lancé une amie.

Entre nous pas de médailles

sauf une amitié sans failles

ni course aux diplomes

juste deux gastronomes

amoureuses des mots

dans ce qu’il y a de  plus beau.

 


Ma plume a toutes les audaces

car elle dédicace

aux cloches de  Pâques

un sourire paradisiaque

avant d’être patraque.