A mes Parents

Avoir le bonheur
de vous retrouvez encore

Vous voir vieillir
mais toujours nous chérir

Nous souvenir de vos veilles
pour vos enfants sans sommeil

Rire avec vous
sur des sujets fous

Songer à vos voyages
et les revivre sans bagages.

Garder une trace de vos vies
grâce à vos écrits

Vous étreindre avec émotion
car nous vous aimons.

Ma plume

Ma plume a bon dos
Elle se fait clavier
Pour écrire des mots
Sur un très beau cahier.

Ma plume court sur les chemins
Et se mire dans les ruisseaux
Elle reçoit la rosée du matin
Et vous envoie des gouttelettes d’eau.

Ma plume se pare de mille feux
Et met en écrin le soleil
Pour voir briller vos yeux
Et vous conter des merveilles

Ma  plume danse sur les nuages
Vous décroche des étoiles
Pour rejoindre vos rivages
Au gré de vos voiles.

Contine pour adultes….

Je me suis laissée dire
que conter fleurette
n’était pas si aisé
et pourtant la mignonnette
en a fait les frais

 Un beau matin du mois de mai
la belle s’en est allée
cueillir du muguet
soudain dans le bois
elle rencontre un frais minois

le jeune déluré
au doux regard de braise
lui offre un bouquet
fraîchement ramassé
dans cette forêt.

La mignonne n’est pas sauvage
des clochettes se saisie
et lui colle sur son visage
pas un soufflet, voyons ma mie
mais un baiser.

le gai luron
dans l’herbe la renversée
ce qu’il fit plus tard
n’est pas dans mon histoire
mais vous avez compris.

Lettre d'adieu

Yeux perdus
dans les profondeurs
visage tendu
par ce malheur

Mains serrées
sur ton coeur
âme blessé
tu es en pleur

Cris dans la nuit
il n’ y a plus de bonheur
il s’est enfuis
il avait si peur.

La vie s’est figée
en un après midi
sa lettre t’as fragilisée
tu es anéantie.

Laisse toi porter

Doucement à pas de velours
j’ai accroché mon regard au tien
la douceur du jour
se reflète dans le bleu
de tes yeux.
je te sens vibrer mon amour
tu es semblable à  ce rocher
ancré au large de la pointe du Raz
secoué par les tempêtes
mais tenant tête
à la morsure du vent
et au ressac bouillonnant.

Tu es comme le sommet
enneigé de nos Alpes
parcouru de frissons
lorsque le vent
soufflette la neige
et glace l’air.
Tu t’enveloppes de mystère
comme les aiguilles
émergent à peine de la brume
tu laisses planer
un je ne sais quoi d’indéfinissable
comme les soirs sans lune.

Ton coeur à la profondeur
du lac aux eaux claires
et aux reflets changeants
tu donnes sans compter
comme la forêt nous offre
ses baies sauvages, et ses violettes.
A chaque instant je suis protégée
Tu es ma lumière dans la nuit
comme le phare en plein océan
l’est pour les marins.
Alors laisse toi porter
je te le demande.