Liberté

De retour de ce long exil

mes mains en visière

je découvre la misère

mon pays serai t il en péril?

 

Je marche à la dérive

profondément blessé

hier je t’ai laissé

pour partir  sur l’autre rive.

 

Que de souvenirs dans la ruelle

c’est celle de mon enfance

j’y vivais avec insouciance

ici plus de libertés individuelles.

 

Je croise des êtres hagards

 visages de sang et de larmes

pieds nus et sans armes

ils marchent au hasard.

 

Au loin j’entends la guerre

des cris, des pleurs et puis rien

seuls des aboiements de chiens

il flotte une odeur de morts dans l’air

 

Vais je repartir pour nulle part

là bas les gens sont vivant

ici il n’ y a que des survivants

et moi un pauvre fuyard.

 

Elle est finie ma longue errance

j’ en oublie mon Eldorado

pour mes amis et mon drapeau

 nous vaincrons l’indifférence.

 

Nous ferons tomber les chaînes

pour demain chanter la Liberté

resserrer les rangs et se concerter

pour combattre la haine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Regards

 

 

J’ai posé des regards incrédules

sur tous mes trésors cachés

dans mes rêves en papier

empreint d’encre de ma bulle.

 

Celle ou je me réfugie les soirs d’été

lorsque fantôme j’erre sans bruit

au moment ou sonne minuit

pour écrire rimes en toute quièté.

 

j’aime la nuit car j’y puise ma force

un crayon à la bouche, l’air absent

avec sur moi une drôle de carapace.

 

J’ai comme du  du vague à l’âme

quand l’aube pointe son nez

pensez vous savoir ce qui se trame?

 

 

Le rire

Il y a des rires subtils

d’autres plus futiles

des niais

et sans intérêt.

 

Des rires gras

qui vise le plus bas,

d’autres ont le verbe haut

ils n’en sont pas beau.

 

Des rires en cascade

comme de la rigolade.

Des rires branchés

ou il faut s’accrocher.

 

Il y a le rire discret

comme si c’était secret

le rire sur commande

personne n’en redemande.

 

Quand au rire jaune

ne me faîtes pas l’aumône

car  il est forcé

voir même coassé.

 

Oublions l’ironique le grinçant

ils se font menaçant

comme le rire méprisant

qui est fort déplaisant.

 

Il y en a tant d’autres

ce sont aussi les nôtres

de l’étouffé au bruyant

au franc et à l’éclatant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais

 

 

Je faisais un rêve sombre

pas encore cauchemar

mais je voyais une ombre

voyageant vers la mare

 

c’était un rêve obscur

il me volait ma raison

je ressentais une piqûre

au matin dans ma maison

 

je veux que tu me fuis

laisse moi vivre ma vie

mais tu reviens la nuit

je n’en n’ai aucune envie.

 

Je te repousse des mains

loin de moi ton image

va sur ton chemin

disparais en un voyage.

 

Je ne sais qui tu es

tu prends trop d’importance

je sens que je te hais

c’est ça la conséquence;

 

 

Rêves de vacances

Une averse de pluie auréole le jardin

répandant sur lui une étrange moiteur

 de coulée de lave aux douces odeurs

ou des fleurs prennent  un air mondain.

 

Les hérons  chuchotent à demi-mots 

des folies à leurs amies cigognes

mangeant dans le sillon sans vergogne 

à la recherche de vers et de rameaux.

 

 Son corps de miel et sa face réglisse

ouvrant ses ailes à la belle envergure

voilà dame hirondelle en bonne complice.

 

En terre Charentaise elle s’amuse

arrivée d’Orient en ce printemps

repartira bientôt sans aucune ruse.