De retour de ce long exil
mes mains en visière
je découvre la misère
mon pays serai t il en péril?
Je marche à la dérive
profondément blessé
hier je t’ai laissé
pour partir sur l’autre rive.
Que de souvenirs dans la ruelle
c’est celle de mon enfance
j’y vivais avec insouciance
ici plus de libertés individuelles.
Je croise des êtres hagards
visages de sang et de larmes
pieds nus et sans armes
ils marchent au hasard.
Au loin j’entends la guerre
des cris, des pleurs et puis rien
seuls des aboiements de chiens
il flotte une odeur de morts dans l’air
Vais je repartir pour nulle part
là bas les gens sont vivant
ici il n’ y a que des survivants
et moi un pauvre fuyard.
Elle est finie ma longue errance
j’ en oublie mon Eldorado
pour mes amis et mon drapeau
nous vaincrons l’indifférence.
Nous ferons tomber les chaînes
pour demain chanter la Liberté
resserrer les rangs et se concerter
pour combattre la haine.
