Sur un fond de roses trémières

 

 

 

 

 

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Dans le silence de mes nuits

je vous écris mes rêves

en distillant l’élixir de mes écrits

je vous donne cet espoir

qui brille chaque soir

au firmament de la vie.

Joies engendrées

éphémères

mais pleines d’amour.

 

 

Dans mes rêves d’antan

je partais

et voguais

sur l’océan

tantôt larmes

souvent joie

qu’importe c’était ensemble

sur un fond de roses trémières

souffle de vie

allégresse.

La passion des mots

distillait l’espoir

du grand retour.

 

 

Mes écrits soulèvent des cris

parfois des sourires

ou des rires en cascade.

Une plume d’amour

caresse ton visage,

une perle coule

comme un mirage.

Le crépuscule force l’horizon

adieu image d’hier

retour à la maison.

Plénitude tout recommence

finis les vacances.

Plénitude

Comme elle est douce ta caresse 

lorsque allongée au sol je paresse

assoupie dans la lumière tamisée

je suis sous ton charme, hypnotisée.

 

Rêvant de cieux bleus sans nuages

ou  cheminent  de drôles de paysages

qui m’ offrent un parfum enivrant

ou je t’entr’aperçois comme transparent.

 

 Attendris tu poses sur mon visage

ta bouche pour un baiser assez fou

et je m’éveille enfin de mon songe.

 

Tu me pares de ces fleurs d’ivresse

et je ruisselle en un doux frisson

pour me noyer en toi de tendresse.

 

 

 

 

 

 

 

Rêverie à la lune

La lune se mire dans un bain de miel

ou l’orage  distille sa liqueur

évanouissant l’astre nocturne en pleur

voilant sa belle rondeur au ciel

 

Lavant nuages il découvre le paradis

s’ouvrant sur l’antre du bonheur.

En goutte à goutte donne un sol mineur

pour que s’illumine la belle lady.

 

En son quart la voici balancelle

ou s’accroche notre ami Pierrot

aspirant la nuit en une étincelle.

 

Tantôt ronde, parfois rousse

jouant avec le vent un adagio

au matin disparaît en douce.

 

 

 

 

 

 

Ma peinture (Le Connemara)

 

 

es lacs du Connemara – Texte de M. Sardou et P. Delanoé – 1981 (*) :

Terre brûlée au
vent 
Des landes de pierre,
Autour des lacs,
C’est pour les vivants 
Un peu d’enfer,
Le Connemara.

Des nuages noirs 
Qui viennent du nord 
Colorent la terre, 
Les lacs, les rivières :
C’est le décor 
Du Connemara.

 

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Ma peinture

D’après une photo d’Irlande (Le Connemara)

 

Des sols de rocailles, de landes et tourbières

font de cette nature un lieu de folie sauvage

Ou se faufile un rayon de soleil au travers des nuages

et les paysages se parent de multiple odeurs

du miel à la couleur du biscuit au sucre roux.

Perdue dans l’immensité des tourbes, surgit de nulle part

une bergerie Irlandaise aux courbes enchanteresses

veille sur des poneys invisibles galoppant au loin.

Le velours du brouillard se marie au muraille de pluie

et dévore le paysage en une nuit.

A l’aube les lacs deviennent diamant

ils scintillent sous le soleil du Connemara.




Ravines de mots

 

 

Du fond de ma mémoire j’ai  raturé les mots

repoussé   les premières odeurs d’encre

cherché ce rivage ou les bateaux jettent l’ancre

après avoir jeté à la mer tous ces maux. 

 

Coloriant mes cahiers de prismes lumineux

glanant de ci de là des lettres égarées

je cherchais les plus belles rimes moirées

afin de jeter aux orties mes vers vénéneux.

 

Les écrits ont l’art de repousser la souffrance

les offrir me donnent des ailes 

et ceux qui les lisent  en voient  des étincelles

 

Mes silences ronronnent dans un vieux plumier

ou ma plume  chahute avec mes crayons

rêvant de ma Muse accrochant les rayons.