Lorsqu’hier la lune se mirait en tes eaux
le visage d’une nymphe se penchait sur toi
et son doux reflet appelait tes émois
en fendant d’une allure majestueuse tes flots.
Mais dans l’eau montante tout est illusoire
son corps penché découvre de belles formes
que le ressac dans un va et viens difforme
tout frissonne et tu t’évanouis dans le brouillard.
D’énormes nuages s’amoncellent à l’horizon
des larmes perlent au ciel et se noient ici bas
ta silhouette disparaît dans un dur combat
entre mer et ciel en une folle trahison.
Avant que la nuit s’achève tout est irréel
ta silhouette tremblote sous le vent
dès que le soleil apparaît au levant
le mirage dans l’eau a pris des ailes.


