La balade de l'amour

La voici dans le noir irisé de safran

ondulant des reins, sous ce voile  transparent

accroché à son cou, quelques perles pâles

donnent un éclat en profondeur à ce beau hâle.

 

Lui, marche comme un somnambule 

et se donne des allures de noctambule

marchant sur la plage d’un pas fragile et lent

les étoiles perchées lui donnent un air nonchalant.

 

Une odeur de cigarette alerte la jeune femme

seul le ressac se fait entendre sans drame.

Soudain lui se dresse à une encablure

la saise et s’empêtre dans sa robe telle une voilure.

 

Un rire en cascade se fait entendre, se moquerai-t-elle

 son corps  dégage une chaleur et sa bouche à un goût de miel

il va falloir éteindre la flamme qui brûle en lui

l’étreindre, la prendre et faire sien son huis.

 

Il ne peut la contraindre, il lui faut son consentement

alors il la caresse, la fait tordre et doucement

elle l’attire, et telle une walkyrie se donne à lui

nullement effarouchée elle gémit dans la  nuit.

 

A  tâton il cherche son sein et l’embrasse

elle tremble d’impatience et a  beaucoup d’audace.

puis roulant comme les vagues sur la plage

 ils accomplissent cet acte fougueux et sauvage.

 

Sur la peau de l’adorable traîtresse

ses mains sa bouche laissent des caresses.

Elle se lève remet son long voile l’embrasse

 disparaît dans la nuit, éclairée par la lune, tel une grâce.

 

 

Alors je vous en prie

Je suis au milieu de nulle part

seul abandonné

personne ne m’entends.

Et pourtant

je crie,

j’hurle

venez, venez

ne me laissez pas

ne m’abandonnez pas.

Je veux vivre

je veux rire

j’ai encore le temps.

Ai-je vingt ans?

ou cinquante ans?

Qu’importe je suis là

ne m’oubliez pas.

J’ai froid,

j’ai soif

j’ai faim

avez vous pitié de moi?

allez vous me voir?

Je suis si petit

si insignifiant

mais j’existe

pour combien de temps encore.

Même si c’est pour une heure

aidez moi.

Que je sois victime du tsunami

ou de la barbarie

ou sous un pont à Paris

qu’importe, j’existe.

Et des milliers d’autres aussi

Alors je vous en supplie 

ne nous abandonnez pas.

La randonnée aux papillons

Te souviens tu lorsqu’enfants

nous parcourions ces chemins escarpés

qui nous emmenaient

vers de hauts sommets.

Partis tôt le matin, tu étais le plus jeune

à peine deux ans

et surtout de toutes petites jambes.

Auprès de ton frère et de ton cousin 

tu jouais les gros bras.

bien sur que les épaules de papa

étaient là,

mais ils fallaient aussi porter le repas.
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Après une première halte ou l’on se désaltère

à la rivière, jolie cascade dans la forêt;

nous avons sentis ta fatigue, aussi

nous avons prolongé le petit repos

et doucement avons repris notre cadence,

non sans se demander si tu allais nous suivre.

Tout à coup devant nous folâtrent

des jolis papillons, l’un est blanc,
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avec vers ses yeux un beau trait jaune

comme si il s’était fardé.

Comme tous les enfants du monde 

tu suis ce papillon aux couleurs chatoyantes.

Quand, soudain un autre arrive et vient virevolter 

autour du premier, lui a un dégradé de bleu
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comme jamais auparavant nous en avions vu.

Pervenche ou bleu azur

il est limpide comme le ciel de ce jour là

toi, le petit bonhomme tu es subjugué

par ce nouvel insecte

tu es sous le charme , comme nous tous.

grâce à ce beau papillon nous avons  continués
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notre randonnée, car tu le suivais

et de fil en aiguille, tu as pu monter

toujours plus haut

en le suivant il était si beau .

Et, lorsque nous avons franchis le col

le papillon a disparu dans une nuée

de centaines d’autres espèces

tous de couleurs inimaginables.
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et le petit lac blotti au pieds de la 

montagne, ressemble à un décor de rêve.

Est ce que mon souvenir s’est magnifié

au fil du temps, mais je sais

que mon neveu était ravi et

il se souvient encore de cette excursion 

dans les Alpes de Haute Provence

en aout mille neuf cent quatre vingt cinq.
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link <<<<<<<<====Voici d’ou vient la dernière photo de ce blog

Coup de foudre sous un parapluie

 

Je pensais avoir avec toi ce nouvel avenir

je n’ai pas rêvé je l’ai bien vu ton sourire

je garde  tout au fond de  moi

le doux souvenir de nos émois.

 

Dis te souviens tu de ce beau jour du mois de mai

ou tous deux nous nous promenions sous la pluie

j’aurai aimé t’écrire des milliers de doux billets

te balbutier mille mots et jamais voir arrivé la nuit.

 

Était-ce le jardin d’éden ou nous sommes allés

je me revois m’appuyer doucement contre toi

 à ce moment  je me souviens de nos regards échangés

 ma main dans ta main nous entrelaçons nos doigts.

 

Vois tu j’ai envie de retrouver du bonheur

viens m’accompagner,en connais tu le chemin?

nous avons  vécu nous ne commettrons pas d’erreur

nous saurons tissé ensemble notre nouveau destin.

 

Te souviens tu de ce jeudi le premier ensemble

le ciel nous jouait une de ses partitions.

Mes souvenirs sont enfouis en moi, j’en tremble

mais espère ce jour ou tu m’aimeras sans modération.

 

Lorsque je nous revois il naît en moi une douce mélancolie 

deux amoureux sous un parapluie, ce fut une belle journée.

j’ai osé t’embrasser, j’aurai pu faire des folies

Un sourire, une étreinte, tu es partis sans te retourner.








 



 

 



 

 

Son cri ( à ma petite soeur d'Alger)

 

 

Depuis longtemps vous courbez la tête

à  avoir peur de vos propres voisins

chez vous plus de lumière ni paillettes

tout est corrompu au pays des Sarrasins.

 

Mon pays c’est l’Algérie.

sens l’odeur du couscous épicé

je l’aime et le chéri

sous la voute fleurie des orangers.

 

 

Tes mots sont devenu lames

pour enfin briser vos chaînes

mais vous versez trop de larmes

car trop grande est votre peine.

 

Mon pays c’est l’Algérie.

vois les figues sucrées

je l’aime et le chéri.

même ses terres ocrées

 

Ici règne  la tyrannie

doucement la révolte gronde

pour crier liberté et démocratie

levons nous c’est la fronde.

 

Mon pays c’est l’Algérie

dévore les oranges juteuses

je l’aime et le chéri

puis je être heureuse?

 

 

Ici tout marque le pas

entre islam et armée

d’Alger à Djurjura

refus d’être enfermé.

 

Vos jeunes prennent la mer

même si Votre pays est riche

ils fuient la misère

il n’y a pas d’avenir juste de la triche

 

Ton pays c’est l’Algérie

avec toi j’irai voir les oueds

tu l’aimes et le chéri

toi ma petite soeur des Aurès.

 

J’imagine tes cheveux dans le vent

et des pluies de roses au jardin de Blida

tu vivras un nouveau printemps

et ensemble nous entendrons les darboukas.

 

Hier j’ai écouté ton cri

j’en fais un poème

c’est pour toi que je l’écris

pour te dire je t’aime.