Lumière sur la lande (1/5)

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Malgré que je sois en vacance je fais plaisir à Clara qui était un peu perdue la dernière fois pour suivre… Je vous met la suite… Bonne lecture…..

 

Gladys, une fois Yann remis à ses chefs, s’était rendue sur la lande, mais hélas le secteur avait été piétiné à la fois par les enqueteurs et à la fois par les curieux, la scène qui n’était pas considérée comme une enquête de crime n’était plus exploitable. Elle avait eu beau fureté de ci de là, rien n’avait retenu son attention et en désespoir de cause elle était rentré chez elle. Après avoir mangé des restes de la veille elle s’était mise devant son téléviseur et avait pensé à tout ce qui s’était passé ces derniers temps, mais la fatigue avait été la plus forte, elle s’était endormie comme une masse et réveillée en sursaut en pleine nuit. Assise sur le canapé, elle reprend ses esprits en se demandant ce qui a pu se passer pour qu’elle soit aussi fébrile et mal à l’aise,

Elle se remémore la scène qu’elle croyait être vraie, elle a dû faire un cauchemar, car c’est à la fois bien réelle et faux. Mais c’est une angoisse sourde et un mal de tête terrible qui lui martèle le crâne. Elle se voyait courant sur la lande car pourchassé par un homme accompagné d’un chien. Elle n’avait pas reconnu qui était venu la hanter au plus profond de son sommeil. Habituellement c’est elle qui prend en chasse les méchants mais là c’était elle, la proie. On lui voulait du mal, mais se dit-elle ce n’était qu’un mauvais rêve. Mais ce sont ceux là qui ont du mal à s’évacuer de nos têtes. Perdue dans ses pensées elle n’entend pas un bruit imperceptible qui enfle peu à peu dans le petit village qui commence à s’éveiller. Petit à petit Gladys prends conscience du bruit, des cris de ci de là. Vraiment chez elle il se passe quelques choses.Il n’est que 5 h du matin qui se permet ce tapage?

Elle s’habille rapidement, prends son arme de service et négligeant l’ascenceur se précipite dans les escaliers, là elle croise ses subalternes et ses chefs, tous se taisent et vont à l’extérieur voir ce qui peut bien mettre le village à feu et à sang.

A l’entrée de la caserne se trouve un petit groupe de personnes, au centre une femme vocifère et incite les gens à crier. C’est Gwen, Gladys la reconnait à sa longue chevelure rousse. Tiens donc elle ne se cache plus, elle a dû avoir vent de l’arrestation de son frère, arrestation étant un bien grand mot. On avait des qustions à lui poser, à cette heure il devait être retourner chez lui. Mais rapidement Gladys apprend de son chef que Yann est toujours dans leurs locaux, il va être transféré ce matin au Guilvinec, c’est certainement la raison de cet attroupement. Il va falloir les faire circuler, il semble tous autant qu’ils sont assez en colère et remonté contre les gendarmes, voilà une partie de plaisir qui s’annonce… Elle sent que son chef va l’appeler pour faire évacuer l’entrée. Evidemment avec André elle est la seule qui connait tous ceux qui se sont aglutinés à la porte. Mais André ne va pas être d’un grand soutien, en ce moment il se remet tout doucement à l’hôpital.

Entre fermeté et conciliabule, elle réussit à les éloigner de la porte d’entrée, mais Gwen refuse d’optempérer et il va falloir lui permettre de voir son frère avant son départ pour qu’elle accepte de s’éloigner. Puis Gladys va aller discuter calmement avec la soeur de Yann:

  • Gwen explique moi la raison de ta colère, fais le librement je ne t’en tiendrais pas rigueur et tu ne seras pas inquiété.
  • Tu sais Gladys j’ai à peine retrouvé mon frère, qu’à nouveau on me l’enlève. Déjà que notre grand-mère n’est plu de ce monde, Maman a perdue à moitié la tête, et maintenant c’est le tour de mon frère à partir loin de moi.

Gwen sanglote et se tord les mains en serrant fort les poignets, elle risque d’exploser à tout moment. Aussi Gladys prends l’initiative de l’emmener dans le bureau d’André pour discuter calmement. Ses chefs lui font entièrement confiance et elle a une possibilité bien mince, certes mais qui sait de comprendre ce qu’il est advenu à Yann. Cette mascarade de noyade. Enfin avant de parler de mascarade il lui faut discuter avec la soeur de son amour. Et pour la mettre à l’aise, elle lui remémore comme Yann et elle s’aimaient, Gwen opine de la tête, elle n’a rien oublié. Gladys sent qu’elle a gagné sa confiance, elles vont pouvoir parler calmement.

  • Je t’écoute, dis-moi tout ce que tu sais, tu vois je ne prends pas de notes, tu n’es ni accusée, ni coupable, nous parlons comme les deux amies que nous étions.
  • Tu sais mon frère jusqu’à ce que je le retrouve était vraiment mort, j’étais persuadé qu’il avait été entrainé par cette lame de fond et bien que son corps n’est jamais été retrouvé, grand-mère, maman et moi nous pensions que l’océan nous avait tué l’un des nôtres une nouvelle fois. Puis, il y a de cela deux mois, grand-mère m’a appelé et m’a dit avoir peur. Toutes les nuits elle entendait du bruit dans son grenier, il lui semblait qu’elle était suivie, et chose encore plus bizarre, elle avait l’impression que quelqu’un se servait dans son placard à victuailles. Aussi, c’est la raison pour laquelle je suis revenue.
  • Mais pourquoi ta grand-mère ne nous as pas averti?
  • Elle l’a fait, elle l’a dit à André;
  • André, je travaille avec lui, ne m’a jamais informé avoir été avertie de faits étranges se passant sur la lande. Bizarre, j’irai lui demander la raison. Alors tu as découvert ton frère se cachant dans le grenier?
  • Non, juste la semaine où je suis arrivée, grand-mère n’a plus rien vu de bizarre, voire d’étrange, elle a pensé qu’ André avait trouvé le coupable et que désormais elle ne serai plus ennuyé. Puis, le jour où nous sommes allés sur la tombe de Yann, nous avons trouvé des ajoncs qui avaient été déposés sur sa tombe, cela nous a semblé étrange, car jusqu’à présent personne à part Grand-mère venait déposer des fleurs. Or les ajoncs sont les fleurs préférées de Yann aussi grand-mère et moi nous avons ressentis comme une joie intérieure, comme si il nous faisait un signe. Puis en y réfléchissant nous avoins liés les faits étranges survenus la semaine précédente à ces fleurs et à partir de ce moment-là j’ai décidé de rester dans la maison de grand-mère et si pendant deux soirs rien ne s’est passé, la veille de la fête Nationale, à mon tour j’ai entendu un bruit imperceptible la nuit dans la maison. Je me suis levée et retrouvée face à un inconnu qui bien vite m’a interpellé en me disant:

  • N’ai pas peur grande soeur c’est moi Yann »
  • Passé le premier moment de stupeur, nous sommes tombés dans les bras l’un de l’autre et nous avons pleuré fort longtemps.
  • Que t’as-t-il appris?
  • Il avait bien été emporté par une vague, mais comme à l’époque il apprenenait à surfer, c’était sa passion, il avait pris un gilet de sauvetage. Une fois sa planche cassée, il s’était retrouvé un peu grogguy, s’était laissé dérivé et, enfin épuisé avait atterris sur une plage. Après il ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Il s’est retrouvé chez celui qui s’est occupé de lui.
  • Comment ça? Pourquoi n’est-il pas revenu?
  • Il était amnésique!
  • Mais bien sure ça l’arrange de te dire ça.
  • Je le crois, il n’a aucun intérêt à me mentir.
  • Mais qui était l’homme chez qui il se trouvait?
  • Je ne sais pas si je vais te le dire
  • Pourquoi?
  • Parce que c’est le père d’André….

A suivre…

Lumières sur la lande 1/4

La stupeur de leur chef  est moindre que la colère qui s’empare de lui à la vue de l’emplacement vide là où se trouvait un soi-disant cadavre.

  • Bande d’incapables, qui m’a donné ces subalternes aussi idiots, vous voyez il n’y a aucune trace de sang, aucun cadavre, rien, juste l’herbe semble avoir été piétinée, mais nous sommes nombreux à avoir traîné nos pieds dans ce jardin. Bande d’idiots déguerpissez!

Les gendarmes montent rapidement dans leurs véhicules sans un mot, ils connaissent le courroux de leur chef, mais ils savent que beaucoup plus tard il relativisera ce moment surprenant, car en voitures les langues vont bon train :

  • Es-tu certaine Gladys d’avoir vu la tête fracassée du pseudo mort.
  • Maintenant je ne sais plus très bien.
  • Quoi?
  • Je ne sais pas.
  • Et bien ma belle tu as intérêt à t’en souvenir.
  • Oh mais attendez les mecs je n’étais pas seule, le stagiaire m’accompagnait.
  • Tu crois que notre chef fera cas du stagiaire, c’est toi qui fait tes armes, il te faudra être certaine de ce que tu as vu.
  • Et bien au risque de passer pour une folle j’en suis certaine, le type avait le visage écrasée, ou…
  • Où quoi?

Crient d’une seule voix ces trois collègues!

  • Où alors il était grimé, maintenant que j’y pense l ‘élève gendarme m’a fait une réflexion.
  • Laquelle
  • Il lui trouvait une tête de comédiens
  • Comment ça?
  • Il a ajouté vu que tu dis qu’il est mort je veux bien  te croire mais on dirait qu’il a une couche de peinture rouge sur le visage.

Un grand éclat de rire se fait entendre dans la voiture; mais Gladys le prend très mal, car il faut bien qu’elle l’admette ce devait être la bonne raison, le gamin a fait du théâtre et il avait l’air d’en connaitre un rayon. Mais jamais au grand jamais elle n’a pu penser que ce type était bien vivant au sol. Et pourquoi avoir monté ce subterfuge? Comment pouvait-il savoir qu’il se laisseraient prendre dans ce piège grossier, car il faut bien se l’avouer la supercherie aurai pu ne pas fonctionner, si elle avait eu la présence d’esprit de vérifier son pouls. Mais vu la tête qu’il avait et ce, dans le noir elle n’avait pas osé le toucher.

Tous se murent dans un mutisme et regagne leurs chambres, Gladys devra affronter le chef et eux aussi car ils ont des grades plus élevées et c’était à eux de vérifier si l’homme était bien mort. Mais leur chef les avait rapidement appelé et du coup comme le mort ne pouvait se sauver on avait laissé les jeunes recrues dehors.

Dès 5 h du matin le Colonel et le préfet sont arrivés à Kermilliget, ils attendent la brigade, les voilà au grand complet, sauf l’adjudant André qui se remet doucement de son coma est absent. Le Major interroge le jeune élève gendarme qui répète ce qu’il a dit à Gladys tout en évitant de trop se moquer de cette dernière, personne ne sait si le mort n’a pas été emporté par des complices cachés assez prêt qui auraient pu tromper les deux jeunes gens. Surtout qu’un des gendarmes dit qu’il était certain que l’homme était bien mort ce qui ajoute une énigme de plus à ces faits étranges qui mettent en émoi non seulement un village mais toute la Bretagne qui reparle de ce qui s’était passé dans ce village il y a une vingtaine d’années. Mais du Préfet au major sans oublier le Colonel, et à part quelques gendarmes ils ne sont pas nés sur cette lande et ces histoires voire légendes les laissent de marbre.

A ce stade de l’enquête qui est vraiment nébuleuse Gladys pense qu’elle doit expliquer à ses collègues ce qui s’est passé il y a 20 ans, mais auparavant elle va se rendre au chevet de son ami André pour connaitre ce qu’il en pense et pour avoir son soutien. Quand elle sort de l’hôpital elle n’est pas plus avancée, André lui a interdit de parler des meurtres non élucidées d’il y a  20 ans, dire qu’ à cet  époque la famille d’André y était déjà mêlée,tous les deux ont l’impression que l’histoire se réécrit. Par contre son ami Yann serai au cœur de cette affaire si le coup et les drogues qui ont blessés André ne le font pas radoter, Yann son amour serai de retour. André l’a vu , il en est certain. Donc il n’aurai jamais été emporter par une vague comme on leur l’aurait fait croire. Mais qui donc a jeté le discrédit sur cette famille et l’a plongée dans un drame, qui, aujourd’hui a des conséquences désastreuses sur ceux qui sont encore vivant. Gladys aimerait bien découvrir ce qui se trame, mais elle n’est pas encore aux postes d’avant garde, elle sort tout juste de son école et a eu la chance de pouvoir revenir sur sa terre grâce à sa belle promotion. André lui a donné carte blanche en ce qui concerne l’enquête. Elle va se rendre à la pierre des « Korrigans » et voir si elle ne trouve pas des indices  qui auraient pu passer inaperçus. Surtout qu’André lui a donné exactement la position où il se trouvait lorsqu’il a à la fois entendu la voiture et, aussi reçu le coup. Il lui a aussi parlé de l’odeur de la pipe et tous les deux connaissent une personne qui fume ce genre de tabac, mais alors si c’est lui, pourquoi serait-il de retour dans leur village et surtout où logerait-il?

Gladys est fort absorbé par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle ne voit pas le buraliste la suivre des yeux et faire des signes à un individu qui lorsqu’il la voit prends ses jambes à son cou comme si il avait à se reprocher tous les crimes du village. Mais cette course effrénée a alertée  Gladys et un de ses collègues et,  prennent  en chasse le fuyard. Ils sont  rapidement à son niveau et ils l’appellent par son prénom

  • Yann!

Ce dernier dans un premier temps ne se retourne pas, au contraire il accélère sa course. Puis, il se retourne mais cela lui est fatal car à ce moment un gendarme lui tombe dessus.

Dans la voiture, Gladys n’en croit pas ses yeux, c’est bien son amour d’enfance, mais lui fuit son regard, il semble en proie à un tremblement comme si il était drogué. A part sa disparition il y a quelques années ils ne peuvent l’accuser de quoi que ce soit, mais courir à la vue des gendarmes ne lui donnent pas une bonne attitude.

  • Yann

Mais là encore, ce dernier ne lui répond pas.

  • Yann où étais-tu passé toutes ces années et de quoi as-tu peur?
  • Gladys ce n’est pas ton uniforme qui va te sauver, si je parle je ne donne pas cher de ta vie.
  • Mais à quoi es-tu mêlé toi et ta soeur?
  • Laisse ma soeur tranquille, elle n’a rien à voir avec moi.

Gladys se mord les lèvres elle a faillis dire ce qu’André a vu, mais à lui aussi elle a promis son silence. Mais comme tout cela la gêne, elle aime être claire dans ses enquêtes et là c’est un imbroglio de nouvelles qui si elles sont accrochées toutes ensemble cela risque de leur exploser au visage. Et qu’adviendra-t -il de sa carrière si elle ne dit rien.

 

A suivre….

Lumière sur la lande (suite 1/2)

Grâce à l’alerte donné par Gibee j’ai modifié le nom de famille de certains de mes personnages, à compter d’aujourd’hui Yann (Queffelec) se nommera Yann Lebihan. Tout auteur n’a pas le droit de prendre un nom de personne existant et de le mêler à une fiction quel qu’elle soit…

Je trouvais que ce nom me rappelait quelques choses mais il a fallu sa mise en garde pour que j’en prenne conscience et en lisant les avertissements des maisons d’édition, voire des procès qui ont eu lieu, je me suis empressée de corriger mes textes. Mais le polar reste le même….

 

Les bijoux et les paquets de sable sont emporté au laboratoire de la gendarmerie pour être ouvert, rapidement on s’aperçoit que les bijoux et candélabres ont été volé chez la grand-mère assassinée il y a quelques jours. Quand aux paquets ils vont révéler à l’équipe chargé de les ouvrir une énigme supplémentaire. En effet tous les paquets à des degrés moindre contenaient des pépites d’or pour les premiers et des perles de culture pour les seconds. Était-ce la grand mère qui les possédait ou ont-elles été apporter beaucoup plus tôt dans le temps. Nul ne pouvait répondre à cette question. Quand aux protagonistes de cette affaire ils n’étaient pas là pour le dire. Par contre le capitaine est persuadé que personne n’a découvert le mécanisme pour ouvrir la  grotte, ils ont dû venir par l’océan ce qui à ses yeux est beaucoup plus facile. Les voilà avec une enquête supplémentaire sur le dos, il va lui falloir un peu plus d’hommes pour mener à bien ces mystères. Quant au sous officier André il tient des propos plutôt décousus pour que sa hiérarchie puisse à ce stade de l’enquête en tenir compte.

Des événements imprévus allaient empêcher le capitaine de se rendre à la clinique ou son adjoint était encore hospitalisé. En effet au retour à la caserne un témoignage fiable avait vu la belle « Gwen  » au Guilvinec paradant au bras d’un officier qui était présent à la table du préfet trois jours plus tôt. La femme du capitaine, car c’était elle, le témoin fiable se souvenait de ce jeune capitaine, elle était assise à ses côtés, la femme du préfet lui avait dit:

  • Mon amie, la fille du commissaire est malade, et il se trouve seul, comme ton mari est absent, peux tu lui faire la conversation.

Et, elle avait discuté assez brièvement mais elle se souvenait de son nom à consonance grecque, ce qui l’avait toutefois étonné, car il parlait un français approximatif, et  pourtant il lui avait affirmé travailler pour la Marine Française ce qui avait été confirmé par la femme du préfet, mais lorsque le capitaine avait téléphoné chez le préfet l’affaire s’était corsée. Car ce fameux capitaine de corvette n’avait pas l’âge qu’il aurai dû avoir, mais comme il y a toujours foule pour la célébration de la fête Nationale, personne n’avait remarqué la supercherie. Mais alors où était le vrai capitaine? Encore une affaire à suivre mais elle n’était pas de leur ressort, sauf si tout cela était mêlée à la disparition de Gwen.

Si cette dernière était présente au village c’est qu’elle pensait assister à l’enterrement de sa grand-mère qui devait avoir lieu dans les jours suivant. Les scellés sur la porte de la maison n’avait pas été ôtés, tout cela était bien étrange. Aussi il fut décidé d’envoyer une patrouille vers la lande avec l’ordre express de ne pas se laisser aller à dormir, voire à bailler aux corneilles, ce qui pour les deux agents se ressemblaient. Les uns passeraient la nuit et les suivantes, quand aux autres ils les relèveraient au petit matin et ainsi de suite. D’autres patrouilleraient sur le port et à proximité de la crique tout en surveillant le « trou des Korrigans ».

Pendant deux jours il ne s’était rien passé, puis une ombre s’était faufilé vers la maison de la lande, des lumières clignotaient sur la lande comme si plusieurs personnes se répondaient, ce qui allaient être confirmé par la patrouille de la crique. C’est un cri à glacer le sang qui a réveillé la torpeur du village, de ci de là des lumières dans les maisons s’allumèrent, mais personne n’osa mettre le nez dehors, le cri était glacial. Les gendarmes braquent de grosses lampes sur la maison et font une première sommation:

  • Veuillez ne plus bouger et mettez les bras en l’air

Seule une détonation leur répond, puis, stupéfait ils voient une ombre blanche se déplacer et s’élever dans les airs et être happé par les arbres. Ils courent comme des fous pour se rapprocher rapidement de ce phénomène étrange, mais hélas à leur arrivée ils découvrent un corps sans vie, passablement amoché, la tête écrasée par une pierre qui se trouve à proximité. Il semblerait que ce soit un homme, il est vêtu d’un veston noir et d’un jeans. Ses poches sont vides.Cela va encore être difficile de savoir qui est cet homme et surtout où est passé cette forme blanche.

A Suivre…..

Lumières sur la lande (suite 1)

Bretagne Septembre 2015 169André est allongé dans une chambre d’hôpital, car à la suite de sa chute il a été relevé des signes de piqûres sur ses bras, et actuellement personne ne sait si c’est lui qui se drogue, ce qui aux yeux de ses chefs semblent improbable, ou si il a été drogué par ceux qui l’ont immobilisé. Personne n’a encore de réponses car André est dans le coma. La drogue s’est propagée dans son organisme pendant son interrogatoire. Sa femme est auprès de lui et le veille, elle doit appeler le major dès qu’il aura repris connaissance. Elle espère que cela va intervenir rapidement, car le voir ainsi la désole.

A force de le regarder, elle a l’impression qu’il a bougé les paupières, voire un doigt, elle se penche sur lui et elle l’entend bredouiller:

  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Puis à nouveau ses paupières se font lourdes et il s’endort. Sa femme appelle le major, qui la rejoint rapidement.

  • Vous m’avez appelé mais pourtant votre mari est toujours dans le coma
  • Non, il vient de me parler mais ses propos sont étranges.
  • Qu’a-t-il dit?
  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Le major semble dubitatif, Yann Lebihan, mais il est mort! Mais est-ce lui qu’il a vu, mais pourquoi a-t-il drogué son meilleur copain? Pourquoi? Il en est là de ses réflexions lorsque son téléphone sonne, il est appelé sur la lande où les gendarmes ont découvert quelques choses d’important. Il fait ses recommandations à la femme d’André afin qu’elle note tout ce que son époux va dire dans son demi sommeil.

Sur la lande les gendarmes sont devant le trou des korrigans, lieu mythique de cette contrée, où naguère les contrebandiers avaient trouvé une faille, une anfractuosité de rocher qui par un mécanisme ingénieux se refermait lorsque l’on trouvait l’endroit pour l’ouvrir. Mais tous jusqu’à aujourd’hui pensaient que c’était une légende, et là, ils venaient par un hasard heureux de trouver la cachette, et, devant le trésor qu’elle refermait ils avaient jugé bon d’avertir leur chef. Au milieu d’un bric à brac de cigarettes passablement humide, il y avait des colliers, des perles, des candélabres en or. Mais le pire c’était des sacs de calibres tous semblables, recouvert d’un plastic noir qui sert habituellement dans les jardins.. Ils n’avaient pas osé les ouvrir, mais maintenant ils étaient effaré devant la quantité impressionnante qui était étalée devant leurs yeux. Munis de gants, le premier sac ouvert laissent toutes les personnes présentes interloquées. C’est de la terre, une espèce de sable brun blond. Mais pourquoi au milieu de ses joyaux, on trouve ces paquets bien enveloppés. Qui les a cachés là? A quoi vont-ils servir, et est-ce mêlés à la disparition d’André, de Gwen, voire même de Yann puisque il en est question depuis qu’André en a parlé.

  • Les bijoux vont parler, nous en saurons plus d’ici quelques heures, quand à la terre où plutôt le sable il va falloir enquêter.

Les jeunes gendarmes qui pensaient avoir trouvé de la drogue sont passablement déçu. Mais possible qu’ils aient découvert une affaire importante.

A suivre…..

Lumières sur la lande

ocean en furieLa tempête faisait rage sur la Bretagne en ce matin du 15 juillet, jour à marquer d’une pierre noire pour le petit village de Kermilliget  appelé le village maudit depuis des décennies, mais cela ne gênaient en rien ses habitants. Hélas en cette nuit de pleine lune tout allait changé, ils allaient devenir le centre de la Bretagne.

Pourtant ses ruelles pavées fleuries  d’hortensias. ses maisons de granit et ses belles balades par beau temps le long du chemin côtier  en font un joli coin où l’hiver il y a peu d’habitants,  Même le port a perdu son âme, quelques rares bateaux sont encore amarrés, les autres les bateaux pour la pêche en haute mer sont  au Guilvinec, alors ici comme  il n’y a plus de travail, ils ne restent que les vieux, les femmes et quelques rares enfants en bas-âge.

Mais dès l’été venu les habitués reviennent, cela fait des années qu’ils connaissent ce petit village, autrefois il y avait les grands parents maintenant ce sont les jeunes de la troisième génération qui se retrouvent, leurs parents quand à eux viennent se ressourcer dans le giron de cette terre  Bretonne où ils sont nés car  pour l’aimer il faut en connaitre tous ses silences, son âpreté, sa rudesse et ses odeurs marines.

Cette nuit du 14 juillet les jeunes, comme chaque année avait fêté la fête Nationale, ici c’était une coutume on allait de maisons en maisons chantés pour les jeunes filles qui venaient d’avoir 18 ans. Puis comme à l’accoutumée ils avaient pris leurs vélos, scooters ou leurs voitures pour aller danser au bal des pompiers. A minuit les couples s’étaient formées et tout ce petit monde s’étaient éparpillés sur la lande…On voyait de ci de là des petites lumières, mais personne ne prêtaient attention au drame qui se déroulait sur la plage de Kermilliget. C’était en contrebas du chemin dit  » Des douaniers » , de la route c’était impossible d’en voir la plage.Et puis la lune jouait à cache cache.

C’était une belle nuit d’été, chaude, les esprits étaient excités. Au bal elle avait osé venir la belle rousse, l’Islandaise comme tous la nommait, elle était de retour.Cela faisait  cinq  ans qu’elle n’était pas revenue. La dernière fois, c’était le jour où son jeune frère avait été emporté par une vague, tous s’en souvenaient encore. Aussi lorsque  huit jours plus tôt elle était arrivée avec une seule valise, un silence de plomb s’était abattu sur la rue principale, les habitant s’étaient calfeutrés derrière les persiennes bleues claires, mais elle n’avait regardé personne, elle avait fière allure, elle portait une robe longue ce qui paraissait encore plus incongru, mais seul le silence l’avait accompagné jusqu’à la demeure de sa grand-mère, vieille femme de plus de 80 ans qui n’avait plus sa tête depuis l’affreuse tragédie. Irma n’avait pas reconnue sa petite fille, mais quelques heures plus tard, elles allaient bras dessous, bras dessus au cimetière déposer quelques ajoncs sur la tombe, enfin cette pierre qui n’avait pas de corps, l’océan n’avait jamais rendu sa proie. Les deux femmes se soutenant mutuellement aimaient venir sur ce bout de lande battue par les vents, mais ce jour là le 7 juillet, la plus jeune murmurait à l’oreille de sa grand-mère des mots, ce qui avait fait dire à un de leur plus proche voisin, que les deux sorcières préparaient un sale coup.

A suivre…..

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