Un passé bien encombrant. (16)

Ce matin Papa aurait dû partir d’abord en tgv jusqu’à Paris -Orly puis en avion d’Orly : avec Air France. Papy lui avait dit qu’il était honteux d’escroquer les gens, c’était cher et il y avait deux escales : Paris Marseille, Marseille Alger, Alger Dakar. Mais Papy lui a offert un billet d’avion au départ de Lyon Saint-Exupéry. Papa l’a remercie avec beaucoup d’effusion juste au moment du petit déjeuner. Seul notre Papy est là et aussi son meilleur ami Monsieur Maurice, c’est lui qui va nous conduire à l’aéroport de Lyon St Ex. comme dit Maurice. Avant de partir Bastien m’a expliqué que par Orly papa aurait dû payer 2045€ et par Lyon Papy avait déboursé 824€. Et il avait ajouté c’est un vieux qui surveille ses sous.

J’ai trouvé que Bastien n’était pas gentil pour notre Papy. Aussi avant de partir avec notre Papa je lui ai demandé très innocemment si c’était cher un billet d’avion et par quelle compagnie il partait.

Il.a souri, m’a regardé et m’a dit :

  • Comment le sais-tu ? Bastien écoute donc aux portes
  • Oui cela en a tout l’air.
  • Je pars par Air Algérie
  • On pourra voir ton avion s’envoler
  • Papy vous le permettra, ne t’inquiètes pas. Je vais prendre un avion pour Alger. Après j’ai une longue attente et je repars pour Dakar. Mais je dois rencontrer deux amis donc cela va bien m’arranger d’avoir de l’attente.

Je n’ai pas osé demander qui il allait rencontrer et comme tout le monde me considère comme un bébé je n’ai rien dit. J’ai juste conforté mon rôle. J’ai pris mon papa par le cou et je me suis blottie dans ses bras.

J’ai entendu Monsieur Maurice dire à Papa :  » tu sais Paul comme j’aimais ta femme, mais elle t’a préféré toi… Je t’ai battu froid pendant des années, aujourd’hui je te prie de me pardonner. Je connais bien le Sénégal si tu as le moindre ennui je serais là pour toi. Je » mon papa lui a répondu c’est ce que m’a confié hier soir mon beau-père. » Du coup moi du haut de mes bientôt onze ans je me demande si Monsieur Maurice est bien le copain de Papy. C’est plutôt l’ancien amoureux de Maman. Il va falloir que je me rapproche de cet homme. En plus il est très beau. Mais Bastien m’a fait les gros yeux lorsque je lui ai dit ça.

  • Tu es malade Charlotte tu as vu ton âge et le sien … Que veux-tu que ce bonhomme t’apportes… Il fait ami avec Papa pour nous voler notre Maman, déjà que nous ne savons même pas la raison pour laquelle elle a disparue. Pourquoi ce Maurice n’est pas parti à sa recherche vu qu’il.connait bien le Sénégal.

Mon frère n’a pas tort, pourquoi il a attendu notre retour en France pour aller sauver notre Maman. Il est bizarre cet homme. Bon tout-à-l’heure lorsque je visiterais les caves je demanderai à Papy pourquoi ce Monsieur est son copain. J’espère qu’il me répondra.

Nous voici arrivé, je suis montée sur le porte bagages, c’est Papa qui me pousse . Papy nous a dit d’y aller ne voulant pas que son gendre rate son avion. Il.nous a confié à son copain. Bastien court à côté de nous. Enfin voilà le hall de l’aéroport et la salle d’embarquement numéro 3 son avion par Air Alger est annoncé pour 14 h 04 , il fallait arriver deux heures avant. Il est midi trente. Comment mon papa va faire. C’est à ce moment que je vous arriver deux gendarmes, ils saluent papa militairement. Le plus vieux qui a une drôle de moustache lui dit. : je vous ai trouvé trois hommes pour vous seconder. Deux sont déjà sur place, incognito, mon bras droit vous accompagne. Et il passe aux mains de mon papa les menottes. Je regarde pour à tour, papa, Bastien et Monsieur Maurice, je ne comprends rien du tout. Que fait Papa menotté ? Bastien me fait descendre du chariot à bagages et m’entraîne vers un distributeur de bonbons. Je crie je veux dire au revoir à mon papa. Je m’en fiche de ces bonbons.

A suivre…

Un passé bien encombrant. (15)

Je quitte Grand-mère et je me demande ce que j’ai fait à la mère de ma Maman. C’est étrange, bon je vais ruminer ma vengeance. Elle verra la sotte ce qu’elle va mijoter. J’arrive au bas des escaliers Bastien m’attend, il a un sourire aux lèvres. Il m’entraîne dans le couloir, ouvre la porte de la chambre de Maman enfant. Et là je suis stupéfaite il y a ma poupée Aglaé qui est allongée sur le lit de Maman. Mais le chapeau qui était dessus a disparu. Papa me regarde il est tout ému. Papy me demande si ma nouvelle chambre me plaît. Je lui saute au cou en le remerciant. Il me dit que c’était le vœu de sa chère fille que moi son bébé d’amour je sois dans sa chambre lorsque je rendrais visite à ses parents.

Je demande à Papy pourquoi il a enlevé le chapeau, il.me regarde et ne comprend pas, j’ajoute avec les rideaux. Je sens que j’ai fait une bêtise, je ne pouvais pas le savoir puisque je n’étais jamais rentré dans la chambre.

  • Tu veux dire Charlotte le lit à baldaquin.
  • Oui si c’est ça le chapeau
  • Tu l’avais vu.
  • Oui, l’autre jour lorsque je suis passée devant, la porte était grande ouverte.
  • Tu n’es pas rentrée.
  • j’ai juste passé la tête puis je suis partie en courant.
  • Tu aurais pu entrer mais ta Grand-mère en a fait un lieu inaccessible, elle l’avait conservé tel que ta Maman l’avait laissé avant que vous ne partiez en Afrique.
  • Elle est à moi.pour tout le temps
  • bien sur tant que tu es chez nous.
  • Merci Papy.

Papy est redescendu nous laissant Bastien, Papa et moi. Papa nous a remis un téléphone pour l’appeler exclusivement en Afrique. Comme il était rose, Bastien me l’a laissé. Ça m’arrange bien car je veux des nouvelles de Joseph. Si je peux appeler Papa je dois bien pouvoir appeler mon ami. Je vais descendre me promener dans les vignes. Personne ne va pouvoir m’écouter.

Je fais le numéro de Joseph, j’entends une voix chevrotante. Puis de la friture et enfin la voix de Joseph.

  • Qui me téléphone?
  • C’est moi, Charlotte
  • A qui appartient ce téléphone ?
  • C’est mon père qui me l’a donné pour que j’appelle en Afrique.
  • Moi
  • Non lui
  • Il n’est pas encore arrivé
  • Il.n’est pas parti
  • Rappelle-moi demain bisous
  • Attend !

Il ne m’a même pas laissé le temps de lui dire deux mots. Il exagère. Bon je verrais demain. Je retourne dans ma chambre rose bonbon. Papa y est encore. Il est assis sur le fauteuil en osier et il regarde par la fenetre. Puis il m’aperçoit,tellement content de me voir admirer le lit, la courtepointe rose, les rideaux roses, tout me plaît et je le montre en applaudissant en découvrant chaque bibelot, le coffre aux poupées, l’autre aux peluches et le troisième est une malle remplie de livres. Je bat des mains ce qui fait sourire Papa et Papy revenu pour voir si j’étais contente.

Soudain la cloche qui appelle pour les vendanges sonnent. Papy et Papa sortent de la chambre suivie par nous les enfants. Que se passe-t-il ?

Nous arrivons dans le hall, il y a Grand-mère qui crie après Papy. Lui nous regardé tour à tour et dit a Grand-mère de se calmer et qu’elle ne va pas en faire un fromage. Je pouffe et je vois dans les yeux de Grand-mère deux points noirs qui me fixe. Si je pouvais je rentrerais six pieds sous terre.

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 14 )

Je suis certaine que Papa nous cache quelques choses. J’ai entendu un mot lorsque Papa a arrêté la communication. On aurait dit s’il vous plaît. Pourquoi un détective supplierait un commerçant. C’est étrange. Mais je suis une petite fille je n’ai pas à me mêler des affaires des grandes personnes. Déjà Papa s’il m’a fait écouter ça, c’est juste parce qu’il ne voulait pas mettre la puce à l’oreille de Papy. Bastien m’a dit que c’était une expression. Je ne comprends pas. Tant pis ce n’est pas grave , si un artiste a peint Maman. Notre Papa va remonter la piste. Qui est le peintre ? Ou habite -t-il? Pourquoi Maman n’a jamais dit à Papa qu’elle se faisait tirer le portrait. Pourquoi Bastien emploie des mots que je ne connais pas?

Nous voilà reparti dans la maison de nos Grands-parents. Je vais dans ma chambre, Papy y est avec Mamie, heureusement que j’ai glissé la clef dans ma poche, car s’il avait découvert j’aurais sûrement passé un sale quart d’heure.

  • Ah te voilà Charlotte, où étais-tu passe?
  • Papa nous a emmené Bastien et moi faire des photos de la vigne.
  • Ah c’est bien, ton papa est revenu.
  • Oui
  • Va l’appeler je veux qu’il me donne un coup de main.
  • Papa,

Je crie dans le couloir, je vois Papa arrivé comme un fou.

Papa arrive, l’air inquiet mais sourie en me voyant penchée au-dessus de la rambarde. Il me demande ce qu’il se passe et se rend rapidement pour satisfaire les besoins de la fée Carabosse. Cette dernière me prend par la main et me dit, laisse les hommes te faire une surprise. Je suis décontenancée par les premiers mots gentils qu’elle m’adresse. Elle aussi doit vouloir m’apprivoiser. Je ne suis pas son petit chien, je ne vais pas me laisser faire.

  • Alors ma petite poupée
  • Que ce passe-t-il Grand-mère?

Elle me regarde bizarrement, et surtout pourquoi elle me dit petite poupée. Les poupées sont habillées avec des robes. Elles sont toutes endimanchés. Moi je suis en short et j’aime bien grimper aux arbres, attraper des poissons à la main. Jamais je ne pourrais rester assise sur une chaise sans bouger, en souriant bêtement aux grandes personnes qui s’extasieront sur ma robe en organdi blanche avec un gros noeud bleu noué dans le dos comme les petites filles modèles du livre de maman.

Grand-mère fronce les sourcils, elle n’a pas l’air d’apprécier mon sourire béat. Je ne me moque pas d’elle je ri devant ses mimiques. Il faut que je sache pourquoi elle m’appelle ma petite poupée. Et puis je n’ai pas le temps de le lui demander qu’elle me pose une question très personnelle:

  • Dis-moi est-ce que ton papa te parles de ma fille qui est ta maman?
  • Bien entendu grand-mère nous en parlons souvent. Tout à l’heure…Puis brusquement je m’arrête j’allais me laisser aller à dire ce que je n’ai pas le droit de raconter. Mais le mal est fait comment vais-je m’en sortir?
  • Je t’écoute ma princesse
  • Papa nous a parlé de Maman, il.voudrait trop qu’elle revienne vivre avec nous.
  • C’est tout
  • Oui

Et j’entends dire la fée Carabosse, cette petite sotte ne m’est d’aucune utilité . Quelle vilaine femme ! Elle va voir ce que va faire la sotte…

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 13 )

Papa et Bastien sont très contents de voir que j’ai apprivoisé Papy, pourtant ce n’est pas un toutou. Mais Papa et Bastien tenait à ce mot. Alors ce n’est pas grave, demain je retournerais avec Papy dans les caves, il me l’a promis. Pour l’instant j’attends le repas, assise sur le lit de Papa, lui il attend un coup de fil mais, finalement c’est grand-père qui veut lui parler, Papa est bizarre quand il entend le père de Maman lui parler du détective au téléphone. Bien sûr que nous n’avons pas entendu la conversation, mais Papa a répété « le détective mais quel détective ». En sortant de sa chambre Il dit à Bastien restez-là tous les deux, n’allez pas vous heurtez avec votre grand-mère elle est furieuse pour je ne sais quelles raisons.

On papote avec Bastien lorsque Papa revient. L’heure du repas a été repoussé à 20 h. Nous avons le temps d’écouter ce que notre père va nous dire. Il nous dit de le suivre car il a quelque chose d’important à nous dire et ne veut que personne d’autre que nous, ne l’entende.

Nous sommes dans sa voiture et nous nous éloignons de la maison de nos Grands-parents. Il s’arrête face au village de la Roche de Solutré. Il nous explique que sans le dire à Grand-père il a enregistré la conversation du mystérieux correspondant de Papy. Il sait tout faire mon Papa. Chez les gendarmes il connaît toutes les ficelles du métier, je ne comprends rien, mais ce n’est pas grave je vais entendre ce qu’a dit ce Monsieur à mon grand-père et à Papa.

Au début on ne saisit pas un traître mot, on dirait que l’on entend une personne qui fait la vaisselle et qui fait tomber des pièces de monnaie sur un carrelage. Puis petit à petit un homme que Papa appelle le détective « Charlot »raconte sa visite dans les souks de Dakar.

Bonjour,

Je suis le détective privé mandaté par votre beau-père, j’ai commencé mon enquête là où votre femme a disparu. Je me suis promené dans l’atmosphère enivrante du souk. A travers les dédales étroites je me suis ennivré des odeurs, des cris, des marchands qui apostrophe les badauds, et plus particulièrement les touristes. Je parle d’une belle femme blonde, élégante qui se promenait et aimait acheter de ci de là des objets pour sa maison. Je leur montre la photo de votre femme. Je ne reçois rien dans un premier temps. Puis je vois des hochements de tête , des sourires furtifs, des exclamations, des non-dits, des silences aussi. Puis une vieille femme m’attrape par le bras, et, me fait signe de la suivre. Je m’enfonce au plus profond du souk, là où les touristes ne s’aventurent pas. Des zones d’ombre, de sombres ruelles, j’ai l’impression que chaque pas me rapproche de la vérité. La femme me lâche le bras et me dit :  » tu vois cette boutique, tu vas entrer et tu montreras la photo ». Puis elle tourne les talons et disparaît.

Je pousse le battant de la porte et je me trouve dans une pièce encombrée d’un grand nombre d’objets hétéroclites, je n’ai pas le temps de prendre mon appareil photo que surgit devant moi un Africain à la stature imposante. Il ne me parle pas, il aboie.

Que cherchez-vous , que pensez-vous trouver dans ma boutique. Je ne me démonte pas et sort de ma poche la photo de votre femme. L’homme a un grand sourire je vois ses dents d’un blanc éclatant, il m’entraîne dans le fond de sa boutique. Il y a un autre bric à brac. Il me dit c’est elle . Il soulève un drap et stupeur je vois le portrait de la femme que je recherche. Enfin je l’ai retrouvé mais en peinture. L’homme va pouvoir m’en dire davantage.

Est-ce vous l’auteur de ce magnifique portrait? L’homme tourne la tête de droite à gauche en me faisant signe que non.

Alors que nous attendons sa réponse, Papa arrête l’enregistrement et nous dit :

  • « Voilà nous avons retrouvé la trace de votre Maman
  • Mais Papa il a dit quoi ensuite, pourquoi as-tu coupé ?
  • Parce que Bastien ce sont juste des renseignements qui m’intéressent puisque je pars à Dakar dès demain. Je vous promet que je vous ramènerais votre Maman.

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 12 )

Nius devons marché depuis bien trente minutes sans se parler. Papy a un air tellement triste que je n’ose l’interrompre. Il a l’air perdu dans ses pensées. Il doit songer à Maman, surtout si je lui ressemble autant qu’il le dit. Peut-être que si je lui disais que Papa part à sa recherche il serait très content. Mais je serai obligé de dévoiler la couverture de mon Papa, et, celui-ci nous l’a interdit. Alors je préfère me taire.

Alors que j’étais moi aussi dans mes pensées mon Papy s’est arrêté, il met un doigt sur sa bouche et tend son bras et me montre à quelques encablures un jeune faon qui se promène dans ses vignes. C’est la première fois que j’en vois un. Je suis émerveillée. Soudain je vois le petit regarder de droite et de gauche et il part le plus vite qu’il peut. Mon grand-père fronce les sourcils, puis il me dit :

  • C’est bizarre qu’est-ce qui a pu le faire fuir.
  • Peut-être Papy que c’est une souris, moi j’ai peur lorsque j’en vois une.

J’aurais au moins fait rire Papy, car il a ri longtemps, et tout-à-coup a dû avoir peur que je sois vexée car il m’a dit je ne me moque pas de toi mais du faon qui a peur d’un mulot. Car dans la vigne il y en a parfois des mulots mais je leur dirait ne vous approchez pas de ma petite fille. Il avait dans ses yeux toute la couleur du ciel qui s’y reflétait. J’étais heureuse de découvrir un gentil Papy.

Plus on avançait dans les vignes plus j’aimais. Je posais des questions et Papy me répondait. Sur les raisins, leur couleur vu qu’en ce moment ils sont tous verts. Si j’allais en manger ou tous était pour le vin. Il prenait son temps à tout m’expliquer. Me parlait de sarments, de cep de vigne. A chaque fois il me donnait de nombreux détail . Plus tard je vais l’entendre dire à Papa, Charlotte est une petite fille vive et très intelligente elle m’a posé encore plus de questions que sa mère au même âge.

Au loin j’ai vu une cabane, nous y sommes allés. Elle était super belle, tout en pierre. Papy m’a raconté une histoire pour ce petit coin de Paradis. Et il a même ajouté tu demanderas à ton Papa ce qu’il en pense. Et si ce n’est pas qu’une légende lui ai-je répondu. Il a souri. J’étais bien cet après-midi en sa compagnie. Une brise fraîche faisait bruisser les feuilles des vignes, le soleil nous caressait le visage. Lorsque nous tournons tout en haut de la première rangée des vignes je découvre de belles roses. Je regarde mon Papy, il’se penche, sort un couteau de sa poche et me coupe une belle rose jaune avec le coeur safran . Je n’ose demander ce qu’est cette couleur safran. Papy emploie des mots que je ne connais pas. Il m’explique pourquoi devant chaque rangée il y a des roses. Il est super savant mon Grand-père il sait tout.

Nous redescendons et mon Papy me demande ce que j’aimerais faire plus tard ou demain. Je lui demande de visiter ses caves. Mais je lui dit le plus sérieusement du monde :  » promis juré Papy je ne boirais pas de vin ». Coquine me répond-il tu me taquines. Et tout bas vraiment bas il ajoute. Je ne crois pas en la réincarnation mais c’est ma fille qui est là avec moi.

Nous sommes restés deux heures à arpenter la vigne je le sais car Grand-mère a disputé Papy. Elle a voulu me tirer les cheveux c’est mon Papy qui l’a empêché en lui disant:  » Ne t’en prends pas à Charlotte c’est moi qui lui ai proposé cette promenade vitaminée.  » Ma grand-mère a tourné les talons et je ne l’ai plus revu jusqu’au soir. Finalement mon Papy c’est un ange qui nous montre que son côté démon. Mais ma Grand-mère c’est la fée Carabosse.

A suivre….