13/ L’inconnue de la berge !

L a future présidente de Honduras réside en France depuis deux jours lorsque la presse se déchaîne en apprenant qu’elle n’est ici dans notre beau Pays que pour faire la une des Médias. Dans quelques jours la France et le Honduras seront liés par des liens qui ne pourront plus se rompre.

Franck et Olga sont perplexes qu’est-ce que ce clone a dans la tête ? Qui le manipule? Finalement il suffit d’inter changer la tête de n importe quels individus et de le nommer à  la tête d’un parti pour que demain il soit élu  à la tête d’un Etat; 

  • Quelle horreur ! Qu’en penses-tu Franck ?
  • Pour arriver à ses fins n’importe quels groupuscules va pouvoir faire gouverner n’importe quels pays par un clone pris au hasard, mais cela ouvre la porte à tous les fous. Je me demande bien pour quelles raisons la future présidente du Honduras prolonge sa visite en France, attendons nous au pire.
  • Oui hélas je pense comme toi il va nous falloir reprendre nos notes pour voir tout ce qu nous connaissons afin de démêler les fils de cette pelote.
  • Rends toi compte si on trouvait avant les pros qui est le commanditaire on monterait en grade…
  • Allez ne rêve pas.

Franck et Olga se couchent vers les quatre heures du matin, tout est opaque, ils n’ont rien trouvés pas le moindre signe , pas la plus petite étincelle, rien dans leurs notes les emmènent vers le bout du tunnel. Ils sont épuisés par leurs longues veilles et ne comprennent pas la raison pour laquelle personne ne peut les mettre sur la piste d’une de ses femmes. La jeune gendarme leur sert d’oreilles au 36 mais leurs chefs sont eux aussi dans l’impasse. Olga et Franck sont convaincu qu’il leur faudra de la chance ou qu’ils seront amenés à faire une découverte et ils trouveront. Mais pour l’instant ils dorment d’un sommeil profond et ils n’entendent pas sonner leurs téléphones .

Moins de trois heures plus tard les voici sur le pieds de guerre, chacun consulte ses mails et leurs téléphones, ils se regardent d’un air dubitatif et se précipitent sur la chaîne cryptée du Gouvernement. 

  • Il y a du nouveau Franck cela me semble du lourd;
  • Oui j’en ai l’impression

Au début tout est brouillé, ils sont loin mais pourtant ils ont toujours pu la capter cette chaîne. Est-ce voulu ce brouillage ce serai bien possible, Franck manipule un ou deux boutons, puis, tout devient clair, c’est une conférence de presse organisée par un tout nouveau parti. Un gorille présente le programme du futur candidat à l’Elysée Olga et Franck ne comprennent pas le rapport entre leur enquête et ce  parti qui semble à la limite de l’asphyxie.

Soudain les projecteurs se tournent vers le fond de la salle et d’un pas vif entre une femme c’est à nouveau la copie conforme à l’inconnue de la berge, elle est entourée par une flopée de garde du corps, ils sont tellement absorbés par son arrivée qu’ils ne font pas attention à ceux qui gravitent autour d’elle.

  • Franck ce n’est pas vrai elle ne va pas postuler pour être notre présidente  c’est impossible, cette femme c’est une plaie pour notre Société. 
  • J’espère que nos Services Secret vont la kidnapper avant que e peuple la voit. Il nous faut à tout prix trouver le commanditaire, car nous voici à la merci de n’importe quelle extrémiste.
  • Est-on certain que c’est une femme ?
  • On ne va pas lui faire passer un examen, je pense qu’elle est femme,mais quel genre de femmes, à la solde de qui? Nous voilà mal, nous sommes à un mois des élections, l’heure est grave.
  • Pour faire plier le peuple qu’importe le sexe  de celui qui va nous gouverner.
  • Elle n’est pas encore élue la Bimba…

Au même moment le téléphone d’Olga émet ce son particulier qu’elle a mis, le meuglement d’une vache, c’est son père, que lui veut-elle?

  • Décroche il ne va pas te lâcher !
  • Oui tu as raison !

Le meuglement est de plus en plus fort, Olga se hâte vers son sac à main, le renverse sur la table et se saisi de son téléphone, le déverrouille et crie plus qu’elle ne dit :

  • Allo , que me vaut le bonheur d’être réveillé si tôt ?
  • Tu as vu sur la chaîne?
  • Oui je l’ai vu la fem…
  • La femme je m’en fiche je te parle de son garde du corps;
  • Je n’ai ps fait attention j’avais les yeux rivés sur la nana
  • Et bien tu aurais mieux fait de regarder qui l’accompagnait
  • Qui était-ce?
  • L’ancien président du Vénézuéla
  • Celui qui était en disgrâce et bien il est tombé bien bas, mais l’heure est grave papa,
  • Ah enfin tu réalises que l’on est au bord d’un changement immédiat et qu’il va falloir mettre nos cerveaux au travail et ne pas se séparer dans cette ténébreuse affaire. Sinon c’est notre Pays qui en pâtira. Tu rappliques immédiatement au 36 avec ton gigolo. Tu m’as compris?
  • Mais Papa
  • Il n’y a pas de mais tu viens immédiatement ou je viens te chercher.

A Suivre…

 

12/ L’inconnue de la berge !

Finalement Franck profite de la réunion des pontes de son service pour se glisser hors des murs du 36 invoquant pour son collègue un appel téléphonique imaginaire, il va se rendre chez Olga qui est en congé provisoire, en espérant qu’aucun de ses collègues l’aient appelés.

A son arrivée personne ne lui répond, mais soudain il entend l’arrivée d’un SMS sur son téléphone, c’est Olga, elle lui dit de ne pas se rendre à son domicile, mais de suivre le parcours qu’ils ont fait le jour où ils se sont rencontrés. Il lui répond ok, et va dans son véhicule. Olga a dû quitter précipitamment son appartement et ses propos sibyllins le laissent énigmatiques voire sans voix.

Dans sa voiture il réfléchit  au chemin qu’ils ont fait lors de leur première rencontre, lorsque soudain il voit arriver les gorilles du Colonel, il se fait tout petit derrière son volant. Moins de trente minutes plus tard ils ressortent ils emportent rien. Olga a dû faire le ménage chez elle. Elle est vraiment maline. Elle lui avait dit d’acheter un autre téléphone, si cela se trouve elle lui a envoyé un autre message lui indiquant ou elle se trouve; il est un peu bordélique et ne se souvenait même pas qu’il lui avait obéi au doigt et à l’oeil.

En effet sur son autre téléphone il a l’endroit où il doit la retrouver. Il faut qu’il soit prudent, les gorilles sont toujours devant la porte d’Olga, ils doivent l’attendre lui puisqu’il lui avait envoyé un SMS lui disant qu’il arrivait. Il quitte sa place en marche arrière de manière à ne pas passer à nouveau devant l’appartement de sa charmante amie. Il est un suiveur hors pair et de ce fait il sait comment déjouer les pièges quand on est à son tour suivi. Mais personne ne lui a emboîté le pas, aussi passe-t-il la vitesse supérieure et se rends dans le petit hôtel qui a abrité leurs premiers ébats. La voiture d’Olga est bien là. Il s’enfonce dans la forêt et se rends dans le  cottage qui est en bordure d’un petit étang. Il rentre sans frapper, Olga se lève dès qu’il rentre et se love dans ses bras. Puis brusquement  elle lui demande:

  • Personne ne t’as suivis tu as bien fait attention, à partir d’aujourd’hui tu dois te débarrasser de ton téléphone ou en ôter la puce.
  • Ne t’inquiètes pas je sais déjouer les suiveurs, je suis le meilleur dans ce domaine. Quand à la puce de mon téléphone elle est au fond de ma poche et mon téléphone est éteint. Alors tu as reçu un message de ton père te disant qu’il voulait tout ce que nous avions trouvé;
  • Oui mais il n’est pas question que je leur donne tout, j’ai fait parvenir la boite de lentilles mais elle ne peut le mener très loin. J’y ai glissé une paire de lentilles que j’ai acheté dans le département voisin pour lui laisser croire que rien ne se passe dans notre département.
  • Bravo tu as très bien fait; mais cela ne nous dit pas la raison pour laquelle ces femmes ont toutes le même corps, des yeux violets ou verts puisque l’une d’entre elles les avaient;
  • Peut-être un loupé, mais cela ne nous permet pas de trouver le commanditaire et dans quel but ils retiennent ces femmes prisonnières et pour quelles raisons ils les tuent pour éviter qu’elles parlent. Qu’est-ce qu’elles savent ?
  • Il nous faudrait retrouver celle qui a réussis à se sauver, mais sans papier et ayant le même look que les huit autres, autant chercher une aiguille dans une botte de foin.

Après un dernier briefing ils se quittent , Olga étant en vacances forcées décide   de rester sur place quant a Franck il rentre au poste de police où on l’attend de pieds ferme; il est apostrophé avec véhémence par son chef,il ‘est pas très fier mais s’en sort sans blâme, mais o lui signifie qu’à l’avenir il devra s’en tenir aux ordres donnés par ses supérieurs hiérarchiques; il est complètement dessaisis de l’affaire et on lui propose de prendre ses jours de congés. Il n’y voit pas d’inconvénient au contraire il aura les mains libres et il pourra enquêter. Avant de quitter son bureau il récupère les codes pour les chaînes cryptées de la police et de la gendarmerie. Actuellement il se passe de drôles de choses il lui faut être au courant avant les autres. En quittant le poste il doit faire dans un premier temps machine arrière il a vu arriver le Colonel et ses sbires, il ne doit pas se trouver dans sa lige de mire. Finalement le Colonel s’est redû chez son chef ils se sont enfermés, du coup il a pu sortir sas problèmes. En sortant il salue le planton et monte das sa voiture personnelle qu’il dépose devant chez lui, monte prendre une valise et ressort par la porte de derrière, se rend au garage que lui a indiqué Olga, choisi  une voiture assez puissante et s’éloigne vers leur havre d’amour ou il retrouvera sa dulcinée. Ce soir ce sera détente et demain ils se remettront en chasse. 

Lors du repas qu’ils prennent dans leur résidence des bois, Olga a branché son téléviseur sur la chaîne cryptée du Gouvernement, soudain tous les deux entendent que demain on recevra en grandes pompes la future présidente de l’Honduras; à ce moment tous les deux sont abasourdis devant la dîtes dame. C’est le portrait tout craché de l’inconnue de la berge.

A Suivre …

11/ L’inconnue de la berge !

  • Montez !

Elle démarre sur les chapeaux de roue sans lui demander quoi que ce soit,  mais hélas elle voit le portail qui se referme , aussi elle accélère et s’arrache une aile mais elle passe in extremis. Elle n’attends pas qu’elle soit prise en chasse, elle déboule par le chemin forestier, mais arrivé à la route elle ignore de quels côtés se diriger, sa passagère a les yeux fermés et semble bien mal en point. Faut-il que j’aille à droite où à gauche, mais la jeune femme ne lui répond rien. Alors elle se décide et file à gauche, elle roule plus de 10 kilomètres sans voir aucune voiture. Soudain elle voit un panneau lui indiquant qu’elle roule dans le sens contraire de sa route,  elle doit trouver un rond point ou une bifurcation afin de repartir, lorsque soudain et au même moment elle voit un chemin dans la forêt et son téléphone sonne. C’est son fils, la jeune femme ouvre les yeux et la supplie de ne pas répondre.

  • Mais c’est mon fils
  • Votre fils, il est chirurgien ?
  • Oui… Pourquoi?
  • Vous étiez dans la maison et vous n’êtes pas au courant de ce que fait votre fils, mais  que faisiez-vous là-bas?
  • Le ménage et le repas

Mais comme elle répond à son fils leur dialogue s’interrompt, la passagère est contrariée elle s’en rend vite compte, elle lui arrache le téléphone des mains, l’éteint, prends la carte et la jette au milieu de nulle part.

  • Maintenant emmenez-moi à la prochaine gare, je ne veux pas me retrouver dans leurs pattes, tenez traversez la forêt et nous trouverons bien une autre route, je pense que nous sommes dans la forêt de Rambouillet.
  • Mais je veux mon téléphone, pourquoi avez-vous fait cela?
  • Votre fils va arriver assez rapidement, tous nos téléphones sont tracés !
  • Tous, mais vous êtes combien?
  • Ici nous étions quatre, mais je pense que déjà deux d’entre nous sont décédés.
  • Des suites d’une opération?
  • Si vous voulez.
  • Commet ça si je veux, elles sont mortes de quoi?
  • D’avoir osé s’enfuir.
  • Vous avez peur pour votre vie, alors allez dans le premier commissariat;
  • Je ne peux pas;
  • Pourquoi?
  • Je suis sans papiers
  • Ah !

La conversation s’arrête là et tant qu’elle roule dans la forêt elle ne dit pas un mot, quand elles arrivent sur la petite route, la jeune inconnue lui demande de l’emmener sur Compiègne, elle la laissera vers la gare, et elle lui conseille de disparaître ou d’aller à la police.

Après une bonne heure de route, le panneau Compiègne dépassé, elle lui indique la gare, et elle disparaît à ses yeux. La pauvre femme ne sait plus quoi faire, elle n’a plus de téléphone, regagnez sa maison, ce n’est vraiment pas la peine, pour ce soir elle va prendre une chambre à l’hôtel des voyageurs, et demain matin elle avisera, la nuit porte conseil.

Elle n’a pas fermé l’oeil de la nuit, mais elle a pris une décision elle va se rendre au Commissariat le plus proche elle déballera son histoire, et tant pis si son fils s’est mis dans de sales draps, elle n’a pas envie de terminer sa vie comme une criminelle. Toutefois elle espère se souvenir de la route, dans son téléphone elle a pris des photos, pourvu qu’elles y soient encore, elle n’ose pas vérifié, mais il le faudrait si elle veut être crédible auprès des autorités.

Ce n’est que vers 14 h de la même journée que Franck entend son chef parler d’un témoignage abracadabrant, comme il n’est pas en odeur de sainteté avec ce dernier il n’ose demander de quoi il s’agit, mais celui-ci lui fait signe d’entrer. Dans son bureau il y a le père d’Olga, le procureur de la République ainsi que deux fins limiers de la police nationale. Deux costauds, ils font souvent la une des journaux pour leurs faits hautement salués. Ils ont mis à mal le  » Gang des perruques » ainsi que celui des jeunes de la  » Cité de la Renardière »  pour une grosse prise de drogue. Ils doivent enquêter sur les femmes songe Franck. Son chef lui fait signe de s’asseoir mais avant d’entrer il lui a conseillé de faire profil bas et d’éviter d’interrompre les grosses pointures.

Le procureur explique où en sont les recherches par rapport à la jeune inconnue de la berge, les investigations dans le milieu des gens du voyage n’a rien donné, celles vers les lieux mal famés des cités voisines ont fait chou blanc. Les photos des deux femmes avec leur description a été envoyée  à l’ensemble des commissariats et gendarmeries, de ce côté il n’y avait aucune remontée jusqu’à ce matin. A 10 h précise une femme d’une soixantaine d’années s’est présenté et a fait une déposition qui a paru assez invraisemblable, mais quand elle a parlé qu’elle avait transporté dans sa voiture une femme aux yeux violets, le policier qui prenait la déposition lui a montré la photo de la victime de la berge, la vieille femme a reconnue sa passagère.

Franck se marre intérieurement, c’est encore un doublon se dit-il? Mais il n’a pas le temps de reprendre ses esprits que son chef l’interpelle :

  • Qu’en pensez-vous Franck ?
  • Moi ? Monsieur?
  • Vous voyez un autre Franck aspirant et détective privé à ses heures ?

Franck rougi se sent gêné, il savait donc qu’ il avait enquêté, ah on ne peut pas se cacher dans la police pense-t-il en se levant. Le père d’Olga l’apostrophe en lui disant :

  • Alors qu’avez-vous découvert et est-ce que ma fille vous a mis dans la confidence?
  • Votre fille?
  • Ne jouez pas au con avec moi, je sais que ma fille vous a ouvert les portes de la salle d’autopsie; qu’avez-vous découvert?
  • Les jeunes femmes portaient des lentilles, celle de la berge a les yeux violets, l’autre vert, et il semblerait qu’il y en a au total plus d’une dizaine.
  • Pardon? Que voulez-vous dire? 
  • Votre fille a trouvé dans la poche de la jeune femme morte au camps des gens du voyage une boîte dans laquelle il y avait eu des lentilles, elle a enquêté auprès des opticiens et elle a eu confirmation que cette jeune femme était venue récupérer des lentilles de couleurs différentes.
  • Cela ne veut pas dire jeune homme qu’il y a 12 femmes dans la nature, elles avaient envie de changer.
  • Possible;
  • Comment cela ? Expliquez vous mon vieux?
  • Nous avons déjà deux femmes aux yeux violets une morte l’autre vivante, et une autre femme aux yeux verts ces trois sont copie conforme selon les dire de la plaignante.
  • En effet, vous avez peut-être raison, mais à compter de ce jour vous ne devez plus enquêter? Je me suis bien fait comprendre jeune homme?
  • Oui Mon Colonel

On lui demande de sortir et la réunion continue sans lui, de suite en sortant il s’aperçoit qu’il s’est fait piéger par ses aînés, ils n’avaient rien trouvés et c’est grâce à ce qu’il vient de leur dire qu’ils vont s’orienter vers cette piste, que va en penser Olga? Il est assis à son  bureau lorsqu’il voit débouler un des fins limiers qui lui réclame ses notes, la boîte de lentilles et tout ce qui de près ou de loin les aidera. Mais l’autre s’en retourne vexé car Franck n’a rien en sa possession, tout est chez la fille du Colonel. Ce qui du reste est à moitié vrai. Il lui faut l’appeler pour la mettre au courant sinon toutes leurs investigations seront perdues.

A suivre …

10/ L’inconnue de la berge !

DEUXIÈME PARTIE

 

 

Pendant que Franck et Olga avançaient dans l’enquête il se passait des choses étonnantes dans une maison au fin fond de la forêt. Une bicoque sans prétention, ceux qu l’habitaient étaient des plus discrets, si des ramasseurs de champignons les avaient croisés ils les auraient pris pour des randonneurs. Ils étaient trois deux hommes et une femme, la femme était âgée probablement la mère de l’un des deux. Elle les avait suivis car il ne lui restait plus qu’eux, puis deux hommes en pleine recherche avaient besoin de manger, et son rôle se bornait à ça. Mais son fils lui avait expressément interdit d’ouvrir la porte qui descendait au sous-sol, depuis trois mois qu’ils étaient là elle n’avait jamais franchi le seuil de l’escalier qui l’aurait amené au bas de la maison. Mais ce matin par un concours de circonstance inimaginable son fils ou son copain avait dû oublier de tourner la clef dans la serrure, et un courant d’air avait ouvert la porte. C’est en passant devant qu’elle l’avait vu, au départ elle ne pensait pas s’aventurer dans l’escalier mais poussé par je ne sais quoi elle s’était aventuré à le faire, certainement parce qu’ils lui avaient dit être absent une partie de la journée voire de la nuit.

Plus elle descendait plus la peur la gagnait, fallait-elle remonter ou s’aventurer plus en avant, finalement elle avait dépassé ses peurs et une fois arrivée en bas, elle ne comprenait pas la raison pour laquelle elle ne devait pas s’aventurer dans ce lieu. Il flottait dans l’air une bonne odeur faîtes d’un mélange de tabac et de parfum, fort agréable au demeurant. La première porte qu’elle poussait l’amenait dans une chambre cosy, puis la seconde dans une chambre de jeune fille des CD éparpillés sur le lit, un jeans abandonné au sol, des sous-vêtements traînaient ici où là comme si on était parti précipitamment. Attenant une petite douche avec un lavabo, c’était de là que le parfum provenait, à croire que la personne avait cassé sa bouteille, tant l’odeur prenait la tête. La vieille femme ne comprenait pas le pourquoi de l’interdiction à venir rencontrer les habitants du sous sol. A moins bien entendu qu’ils se cachent, ce qui la fit sourire. Mais elle n’était pas au bout de ses surprises.

La troisième porte était fermée, aucune clef ne pendait à proximité, aussi ne s’attarde-t-elle pas et continue sa visite, plus loin une petite cuisine  où il  y avait une bonne odeur de pain grillé et de café. De plus en plus étrange, mais bon tant qu’à faire autant continuer et savoir ce qu’il se tramait à cet étage. Dans la seconde partie de la maison il y a d’autres chambres, toutes sont pour des jeunes filles ou femmes, mais rien n’indiquent où elles sont ? Soudain elle voit un trousseau de clefs, elle s’en empare et revient en arrière, après une recherche interminable elle réussi à trouver la clef qui ouvre un petit laboratoire avec une salle d’opération flambant neuve.Son fils est chirurgien mais pourquoi a-t-il installé cet équipement, il est en arrêt de travail depuis cet accident où il a perdu l’usage d’une de ses mains. Simule-t-il des opérations sur des animaux pour voir s’il peut encore opéré, vraiment une foule de questions lui arrivent sans qu’elle puisse y répondre. Sur les murs il y a la photo d’une femme photographiée dans diverses positions. Serai-ce elle qu’il a opéré se demande-t-elle? En les examinant de plus prés elle trouve qu’il  ‘y a pas une seule femme mais plusieurs, il y a un petit quelques choses qui l’intrigue, mais à ce stade de sa visite elle ne voit pas ce qui les différencie. Puis elle n’a jamais été douée pour les devinettes. Soudain une peur irraisonnée s’empare de son cerveau et si son fils opérait à la barbe de tous des femmes pour se faire la main. Non c’est impossible mais elle ne peut répondre à ce flot de questions qui lui laboure le cerveau. Il ne faut pas qu’elle se fasse un film, son enfant n’a jamais été un monstre, mais elle ne connait pas son ami, elle ne sait pas qui il est, du reste elle ne l’a jamais vu sourire. Qui peut-il bien être?

Soudain une voiture freine devant la maison, son fils lui avait pourtant dit être obligé d’aller passer divers examens et ne pouvoir revenir pour le dîner. Vite elle doit se cacher, mais où, au hasard de la peur qui lui donne des ailes elle se précipite dans la petite buanderie qu’elle a ouvert il y a quelques secondes. Une clef tourne dans la serrure, un joyeux brouhaha, un rire juvénile puis plus rien. Aucune voix d’hommes, juste deux femmes qui babillent, elle entend de la musique, deux portes qui se referment, cela dure pour elle une éternité, puis, après réflexion elle se décide à s’en aller mais cette fois-ci elle le fera par la porte d’entrée celui lui évitera de retraverser l’ensemble de la maison. De toutes façons elle n’a pas le choix. Elle court , ouvre la porte, la referme soigneusement et s’éloigne, elle fait un grand détour et revient vers la maison, elle monte les escaliers et quand elle veut ouvrir la porte c’est peine perdue elle est enfermée à l’extérieur. Elle ne sait plus quoi faire, repasser par le bas et remonter par l’escalier ou s’en aller à tout jamais. Pour l’instant ses jambes ne la portent plus, elle s’assoie sur les escaliers et réfléchit. Mais ce qu’ignore la vieille femme c’est qu’une des personnes du sous-sol l’observe depuis qu’elle a franchi la porte. C’est une lumière bleue qui a averti la jeune femme qu’il y avait intrusion dans leur antre. De suite elle a allumé l’écran qui la reliait à la caméra invisible qui filmait chacun des pas de cette femme. De suite elle a reconnue la vieille dame c’est sa belle-mère elle ne la porte pas dans son cœur aussi elle prend plaisir à la voir toute chamboulée du fait qu’elle ne puisse plus revenir dans la maison.

Trois mois que soi disant elle ne s’était pas aventurée en bas, mais ce matin elle a des doutes. Depuis combien de temps dure ce manège?  Elle ne vas pas aller se montrer elle ignore qu’elle est dans la maison de plus elles ne s’entendent nullement et elle ne veut pas que le travail de son chouchou soit mis à mal. Mais il lui faut lui faire part de la désobéissance de sa mère, où elle ne lui dit rien mais s’en débarrasse, qui croira qu’elle est si méchante, quand à sa belle-mère elle dira qu’elle n’avait pas toute sa tête et le tour sera joué.

Celle qui tient souci à sa belle fille est loin de se douter de ce qu’il risque de se tramer contre elle. Mais elle ne va pas rester là à attendre que son fils soit de retour, elle connait ses colères enfantines, puis celles de son adolescence, elle redoute plus que tout sa colère d’homme surtout depuis qu’il se trouve amoindri par sa faute. Du reste elle se demande si ce n’est pas l’unique raison pour laquelle il l’a emmené avec lui. Il veut la soustraire à sa vie et lui faire payer cher son erreur. En entendant une branche craquée, elle se décide rapidement de s’enfuir de ce lieu plus que sordide à ses yeux. Il lui faut par contre ses clefs de voitures, mais possible que son fils les ai laissé sur le tableau de bord, aussi se dirige-t-elle vers le garage attenant, sa petite Clio est là recouverte d’une bâche blanche, les clefs sont bien sur le contact, elle la tourne, la jauge d’essence est partiellement pleine, il ne lui reste qu’à disparaître, mais au moment où elle amorce sa marche arrière elle voit une magnifique femme qui la regarde, elle a les yeux violets et semble si désemparée et triste qu’elle s’arrête à sa hauteur et lui demande ce qu’elle veut?

  • Emmenez moi avec vous mais faîtes vite ils ne sont pas loin de moi.

A suivre…

9/ L’inconnue de la berge !

Le 36 résonne de bruits, de discussion, un joyeux brouhaha mais c’est juste artificiel, en effet tout le monde est sur le pont et en particulier ceux qui mènent l’enquête sur l’inconnue de la berge. Deux cadavres de plus sur le dos, l’un est le frère de l’inconnue, quant à l’autre c’est une joyeuse inconnue, enfin joyeuse tout est relatif; même visage, une copie plus que conforme c’est à se demander si cette nana n’a pas été fabriqué de toutes pièces; mais quelle en serai la raison? Un éclat de rire suit les paroles du jeune aspirant.

  • Tu lis trop de polars mon grand, pourquoi veux tu que l’on est crée cette femme de toutes pièces? Puis jusqu’à preuve du contraire personne n’est arrivé à mettre au monde un être humain d’une autre façon.
  • – Idiot je ne parle pas de cela?
  • Alors de quoi parles-tu?
  • Tu ne te souviens pas de cette affaire aux USA, des femmes avaient été clonés pour je ne sais quelle sombre affaire,
  • Reste les pieds sur terre tu racontes n’importe quoi !

En partant le jeune aspirant maugrée dans sa barbe on verra bien qui a raison. Son chef lui fait comprendre rapidement que compte tenu qu’il remet en cause son supérieur hiérarchique il le renvoie sur la voie publique. C’est en traînant les pieds qu’il quitte l’interrogatoire du vieux Monsieur; il ne saura plus rien à moins qu’Olga lui raconte ce qu’il se passe, mais en attendant le revoilà au point de départ.

La soirée s’étire lentement et rien ne vient étayer cette rocambolesque affaire. Le vieux Monsieur semble bien loin,, il n’a plus toute sa tête et redis les mêmes mots en boucle. Le père d’Olga écoute pour essayer de comprendre ses mots.

  • Ce n’es pas ma fille elle est trop maquillée, ce n’est pas ma fille….

L’interrogatoire des gens du voyage s’est terminé sur le vide complet, ils ont accueillis les trois jeunes gens dans leur communauté parce qu’ils ont eu un appel téléphonique d’un patriarche », quand il appelle on ne discute jamais ses ordres. Ce qu’ils ont fait cette fois ci . Une fois l’adresse donnée, deux policiers se sont rendus à l’adresse indiquée, mais peine perdue l’oiseau avait disparu. Retour à la case départ avec trois cadavres sur le dos.

Cela fait trois jours qu’Olga est penchée sur les deux corps de femmes, elle n’a rien trouvé pouvant les mener sur une piste susceptible de les emmener dans la bonne direction. Rien pas une piqûre récente, rien il faut se rendre à l’évidence, ce sont deux copies conformes mais elles ne sont pas de la même famille. Quand elle en a rendue compte à son père il est devenu vert de rage et lui a tourné une gifle magistrale en la traitant d’incapable. Humiliée elle a tourné les talons, jeté l’ensemble de son travail au sol et est rentrée chez elle en refusant de répondre aux appels téléphoniques de son père. Il est même venu la supplier à sa porte mais elle n’a pas cédé. Ce n’est pas la première fois qu’il s’en prend de cette manière à sa fille mais c’est la toute première fois qu’il la gifle en public. Puisque Monsieur son père vogue dans les hautes sphères elle va enquêter seule et elle lui prouvera qu’elle avait raison.

Le même soir son téléphone mobile sonne, elle regarde le prénom et ne répond pas , elle verra demain ou plus tard, si’il insiste trop elle lui répondra, mais elle ne veut pas qu’il vienne lui tourner la roue sur ordre de son père. Quoique des bruits couraient ce soir qu’il avait été rétrogradé à la circulation. Bon se dit elle s’il rappelle je verrais ce qu’il me veut. Deux heures plus tard son téléphone vibre à nouveau, c’est encore le jeune aspirant, ils s’apprécient bien ces deux-là,.

  • Allô
  • Ah Clara tu me réponds enfin, tu sais ce qu’il m’est arrivé?
  • Oui, mais tu vas la retrouver ta place, ton chef n’aime pas que tu lui tiennes tête mais il connaît ta valeur.
  • Possible mais en attendant je me gèle et je suis la risée de mes collègues, ils m’ont surnommés Maigret, tu penses que je suis venu dans la police pour me faire humilier.
  • Une bonne nuit et demain tout ce sera tassé. Veux tu venir prendre un verre on discutera de cette affaire.
  • J’allais te le demander, j’arrive.

Après l’avoir mis au courant de ce que son père lui avait fait subir, ensemble ils se penchent sur les notes que chacun de leurs côtés ils possèdent. Demain matin Olga le laissera entrer dans la salle d’autopsie, possible qu’à deux ils y arriveront, et à partir de là tous les deux seront bien considérés. Enfin on peut toujours rêvé.  Mais pour l’instant un verre à la main, un bon Bourgogne ils se laissent aller à d’autres jeux, l’amour entre ces deux-là devaient roder car c’est tout naturellement qu’ils se retrouvent allongés. Ils s’embrassent mais la fatigue a le dessus, et, c’est à 7 h du matin qu’ils se réveillent, étonnés de se retrouver nus côte à côte, alios après le rire, une caresse entraînant l’autre ils font l’amour. Olga passe la première sous la douche, Franck amusé l’entend siffler, lui, pendant ce temps prépare le petit déjeuner et, quand elle sort enveloppée dans un peignoir vert fluo il est là à l’attendre, le café coule, les toasts sont beurrés, le nez d’Olga se retrousse, une odeur d’œufs frits lui met l’eau à la bouche.

  • Je prépare les tasses pendant ce temps tu peux aller prendre ta douche je t’ai préparé une serviette de bain et divers gel douche tu choisiras celui que tu veux. J’ai aussi un lot de brosse à dents tu pends celle qui te plait.
  • Tu n’as pas des vêtements d’hommes par hasard, cela me rendrait bien service. Il évite de justesse le quignon de pain qu’elle lui lance et se précipite sous la douche.

Quand il revient cela sent le bacon, ils déjeunent et parlent de tout et de rien, mais à 9 h ils sont tous les deux sur le pieds de guerre. Lui Franck lui a fait part d’une idée qu’il avait eu. Aussi tout en roulant vers le 36 il lui en fait part. 

  • Quand tu as examiné les corps de ces deux femmes est-ce que tu t’es attardé à un point plus qu’à un autre?
  • Comme quoi? Leurs visages ?
  • Oui, car les seins, les genoux ne nous intéressent pas, c’est surtout leur visage, leurs yeux.
  • Leurs yeux, cela me fait penser que la seconde avait dans sa poche une boîte vide, mais maintenant que tu m’en parles j’ai pensé à une boîte pour des lentilles.
  • Où pour la pilule?
  • Non il y avait des emplacements pour des lentilles j’en suis certaine.
  • De quelle couleur était  les yeux de l’inconnue de la berge ?
  • Violet !
  • Et l’autre ?
  • Vert !
  • Es-tu certaine qu’elle n’a pas de lentilles?
  • Je n’ai pas regardé, puis maintenant cela va être difficile
  • J’essayerais, personne des gens du voyage ‘est venue réclamer les corps.
  • Non personne.

Enfin les voici au 36 il y a du monde, peu importe, Franck et Olga entrent par l’arrière du bâtiment, ils ne croisent personne ce qui leu évite de donner des explications. Olga allume les néons pendant que Franck sort les brancards où sont étendus les fausses  sœurs. Heureusement qu’elles ont chacune une étiquette aux pieds car il serai bien compliqué de savoir qui est qui? Les cadavres ont reçu le nouveau produit qui évite la décomposition des corps, on dirait deux femmes endormies tout juste sorties de leur bain. Franck soulève les paupières de la noyée avec une pince spéciale il s’approche du globe oculaire, bingo elle a des lentilles, dessous elle des yeux d’un noir corbeau, cela la change, quand à l’autre c’est aussi des lentilles mais elle a des yeux couleur bleu. Enfin voilà une piste il va falloir où cette dernière va les mener.

Au moment du déjeuner ils ont avancés, certes ils ne connaissent pas les deux femmes mais ils ont une piste, un opticien a reçu commande de 12 boîtes de lentilles de couleurs différentes ce qui porte à croire qu’il y aurai douze femmes dans la nature qui doivent se ressembler. Si leur théorie est juste, comment vont-ils pouvoir les retrouver ? Olga décide de passer une annonce mais il faut qu’elle en pèse tous les mots. Cet après midi Franck rejoint l ‘asphalte puisqu’il a été puni par le père d’Olga comme un gamin, mais il va demande un congé spécifique afin qu’il puisse mener l’enquête aux cotés d’Olga. Bien entendu il n’en dira rien à ses collègues, il fera ça en douce, il est même prêt à se sacrifier si tous les deux arrivent à trouver ce qu’il s’est passé. Il laissera à Olga le rôle principal, elle rêve depuis longtemps d’intégrer un poste supérieur aux siens, cette enquête le lui permettra  plus facilement.

 

A Suivre …

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