Les dés sont jetés
Olivier se sent groggy, il se retrouve plongé dans l’obscurité de la cave, ses pensées sont confuses et son corps engourdi. Il se souvient qu’avant de recevoir ce coup il n’a rien entendu. En réfléchissant bien , et en regardant autour de lui, la scène n’a pas changé, les deux femmes sont toujours attachés. Elle semble fort effrayé qu’elle en est la raison ? Ce ne sont pas les dealers qui sont revenus chercher leur drogue. Mais alors qui a pu le terrasser ? Serait-ce Oural ? Son instinct animal issu du loup, s’est alors réveillé, provoquant une réaction impulsive. Maintenant il en est sûr son chien lui a sauté dessus. Pour quelles raisons ? Il a dû vouloir le protéger, mais de qui ? Du coup il a aussi provoqué sa chute, l’entraînant dans l’inconscience.
En regardant autour de lui, il aperçoit la silhouette de son chien, il est face aux deux femmes dont pour l’une comme pour l’autre il ignore la raison pour laquelle elles sont attachées ensemble et condamnées à remplir les paquets de cigarettes. Tôt ou tard il y aura le retour des commanditaires. Dans la salle du dessus la rousse et son père écoulent la marchandise. Est-ce eux qui sont à l’origine de ce trafic ? Ou sont-ils les petites mains comme ces filles. En observant la deuxième fille, Olivier s’aperçoit que c’est la rousse, elle n’est plus dominante mais complètement effacée. Elle courbe l’échine et n’ose le regarder. Peut -ils s’en faire des alliés, où elles vont se retourner contre lui une fois libérée de leur lien ?
il lui faut en avoir le coeur net, il a Oural même sans lien elles n’oseront pas se sauver, elles vont être sous haute surveillance. Du reste c’est en ces termes que je leur explique la semi-liberté que je leur offre.
Esmeralda m’explique la raison pour laquelle elle se retrouve toutes les deux enchaînées à la tache.
_ J’ai été choisie pour ma légère ressemblance avec ton binôme. Car cette nana a fait le chemin de Compostelle et a découvert le trafic de cigarettes changés en cigarette de canabis. Ils vont en Espagne chercher des cigarettes moins chers qu’en France. Ils ont fabriqués un emballage qui ressemble étrangement aux cigarettes du désert ( inventé pour la circonstance). Vous les connaissez sûrement l’emballage est couleur sable avec un dromadaire dessus.
_ Je ne les connais pas, mais au vu de ce que vous avez sur la table c’est bon je sais à quoi m’en tenir. Dites-moi à quelle heure ils viennent vous détachez et où allez-vous dormir ?
_ Il est à peine 15 h nous avons le temps de nous en aller si vous nous délivré.
_ Mais vous allez rendre des comptes devant la justice.
_ Nous sommes contraintes à le faire. Celui qui se fait passer pour le père de Julie retient en otage sa soeur et sa mère. Et moi mon fiancé est aussi retenu mais j’ignore où.
_ Vous savez où sont retenus votre mère et votre soeur Mademoiselle Julie
_ Oui elles sont dans le buron où il y a des chambres d’hôtes en construction.
Et bien si je m’attendais à pareilles déclarations. Chez le frère de mon ami le garagiste, c’est une planque pour dealers. Il nous faut quitter ses lieux assez rapidement. Les filles semblent exténuées. Une fois leurs pieds libres , elles titubent. Elles ont faim. Nous devons sortir du buron et je vais appeler les gendarmes qui sont à ma recherche. Enfin je le suppose car c’est ce que j’aurais fait si j’étais Martin.
Lorsqu’Oural s’approche des filles, elles sont tétanisés par la peur de se faire mordre. Je ne les tranquillise pas du tout. Au contraire je fais comprendre à Oural qu’elles sont sous sa responsabilités et qu’à la moindre fuite il n’a qu’à croquer dans leurs jambes.
Si mon chien comprend beaucoup de choses il n’a pas du tout compris de quoi je parle, mais il sait que les deux filles sont à surveiller. Mais ces demoiselles l’ignorent et tant que je ne suis pas sûre d’elles je dois me méfier.
Compte tenu de leur faiblesse, elles sont dans l’incapacité de faire une dizaine de kilomètres à pieds. Avertir la cavalerie serait l’idéale mais c’est le meilleur moyen de voir ces dealers disparaitre. Je dois récupérer la totalité des dealers, commanditaires compris. Le menu fretin ne me servira à rien. C’est à ce moment-là que je reçois un SMS codé m’avertissant que Sarah est bien arrivée à destination. Je réponds par le même code que j’ai deux petites mains dont la fausse Mireille. Et Martin car c’est lui me propose de se retrouver là où j’avais planté « ma guitoune ». C’est à plus d’un kilomètre mais au moins les filles pourront dormir et Martin et moi nous mettrons sur pieds un coup de filet pour serrer l’ensemble des dealers. Mais une fois ces deux femmes à l’abri nous allons devoir nous trouver à proximité du buron du fou.
Les filles avancent plus vite depuis qu’elles sont au courant qu’elles vont pouvoir se reposer et manger. C’est au moment où nous allons croiser un groupe de randonneurs qu’Oural se met à grogner. Il y a un bosquet je pousse Esméralda et Julie, met un doigt sur ma bouche et les laisse se cacher. Le groupe est fort silencieux, arrivé à ma hauteur un des gars qui ouvre la marche crie.
_ C’est le loup
Je lui répond, il ressemble à un loup, le mien est un berger allemand ancienne race, jusqu’à aujourd’hui il était chez mon frère, je le balade pour qu’il puisses m’accompagner dans une randonnée en Corse. Ou en avez-vous vu un qui lui ressemblait ?
L’homme semble gêné, mais Oural est campé devant lui, ils s’affrontent mutuellement. L’homme a peur. Oural ressent sa peur. Il va falloir que je calme le jeu, lorsque surgit des rangs le fou du buron…
A suivre…
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