Une ombre sur le Causse.

Les dés sont jetés

Olivier se sent groggy, il se retrouve plongé dans l’obscurité de la cave, ses pensées sont confuses et son corps engourdi. Il se souvient qu’avant de recevoir ce coup il n’a rien entendu. En réfléchissant bien , et en regardant autour de lui, la scène n’a pas changé, les deux femmes sont toujours attachés. Elle semble fort effrayé qu’elle en est la raison ? Ce ne sont pas les dealers qui sont revenus chercher leur drogue. Mais alors qui a pu le terrasser ? Serait-ce Oural ? Son instinct animal issu du loup, s’est alors réveillé, provoquant une réaction impulsive. Maintenant il en est sûr son chien lui a sauté dessus. Pour quelles raisons ? Il a dû vouloir le protéger, mais de qui ? Du coup il a aussi provoqué sa chute, l’entraînant dans l’inconscience.

En regardant autour de lui, il aperçoit la silhouette de son chien, il est face aux deux femmes dont pour l’une comme pour l’autre il ignore la raison pour laquelle elles sont attachées ensemble et condamnées à remplir les paquets de cigarettes. Tôt ou tard il y aura le retour des commanditaires. Dans la salle du dessus la rousse et son père écoulent la marchandise. Est-ce eux qui sont à l’origine de ce trafic ? Ou sont-ils les petites mains comme ces filles. En observant la deuxième fille, Olivier s’aperçoit que c’est la rousse, elle n’est plus dominante mais complètement effacée. Elle courbe l’échine et n’ose le regarder. Peut -ils s’en faire des alliés, où elles vont se retourner contre lui une fois libérée de leur lien ?

il lui faut en avoir le coeur net, il a Oural même sans lien elles n’oseront pas se sauver, elles vont être sous haute surveillance. Du reste c’est en ces termes que je leur explique la semi-liberté que je leur offre.

Esmeralda m’explique la raison pour laquelle elle se retrouve toutes les deux enchaînées à la tache.

_ J’ai été choisie pour ma légère ressemblance avec ton binôme. Car cette nana a fait le chemin de Compostelle et a découvert le trafic de cigarettes changés en cigarette de canabis. Ils vont en Espagne chercher des cigarettes moins chers qu’en France. Ils ont fabriqués un emballage qui ressemble étrangement aux cigarettes du désert ( inventé pour la circonstance). Vous les connaissez sûrement l’emballage est couleur sable avec un dromadaire dessus.

_ Je ne les connais pas, mais au vu de ce que vous avez sur la table c’est bon je sais à quoi m’en tenir. Dites-moi à quelle heure ils viennent vous détachez et où allez-vous dormir ?

_ Il est à peine 15 h nous avons le temps de nous en aller si vous nous délivré.

_ Mais vous allez rendre des comptes devant la justice.

_ Nous sommes contraintes à le faire. Celui qui se fait passer pour le père de Julie retient en otage sa soeur et sa mère. Et moi mon fiancé est aussi retenu mais j’ignore où.

_ Vous savez où sont retenus votre mère et votre soeur Mademoiselle Julie

_ Oui elles sont dans le buron où il y a des chambres d’hôtes en construction.

Et bien si je m’attendais à pareilles déclarations. Chez le frère de mon ami le garagiste, c’est une planque pour dealers. Il nous faut quitter ses lieux assez rapidement. Les filles semblent exténuées. Une fois leurs pieds libres , elles titubent. Elles ont faim. Nous devons sortir du buron et je vais appeler les gendarmes qui sont à ma recherche. Enfin je le suppose car c’est ce que j’aurais fait si j’étais Martin.

Lorsqu’Oural s’approche des filles, elles sont tétanisés par la peur de se faire mordre. Je ne les tranquillise pas du tout. Au contraire je fais comprendre à Oural qu’elles sont sous sa responsabilités et qu’à la moindre fuite il n’a qu’à croquer dans leurs jambes.

Si mon chien comprend beaucoup de choses il n’a pas du tout compris de quoi je parle, mais il sait que les deux filles sont à surveiller. Mais ces demoiselles l’ignorent et tant que je ne suis pas sûre d’elles je dois me méfier.

Compte tenu de leur faiblesse, elles sont dans l’incapacité de faire une dizaine de kilomètres à pieds. Avertir la cavalerie serait l’idéale mais c’est le meilleur moyen de voir ces dealers disparaitre. Je dois récupérer la totalité des dealers, commanditaires compris. Le menu fretin ne me servira à rien. C’est à ce moment-là que je reçois un SMS codé m’avertissant que Sarah est bien arrivée à destination. Je réponds par le même code que j’ai deux petites mains dont la fausse Mireille. Et Martin car c’est lui me propose de se retrouver là où j’avais planté « ma guitoune ». C’est à plus d’un kilomètre mais au moins les filles pourront dormir et Martin et moi nous mettrons sur pieds un coup de filet pour serrer l’ensemble des dealers. Mais une fois ces deux femmes à l’abri nous allons devoir nous trouver à proximité du buron du fou.

Les filles avancent plus vite depuis qu’elles sont au courant qu’elles vont pouvoir se reposer et manger. C’est au moment où nous allons croiser un groupe de randonneurs qu’Oural se met à grogner. Il y a un bosquet je pousse Esméralda et Julie, met un doigt sur ma bouche et les laisse se cacher. Le groupe est fort silencieux, arrivé à ma hauteur un des gars qui ouvre la marche crie.

_ C’est le loup

Je lui répond, il ressemble à un loup, le mien est un berger allemand ancienne race, jusqu’à aujourd’hui il était chez mon frère, je le balade pour qu’il puisses m’accompagner dans une randonnée en Corse. Ou en avez-vous vu un qui lui ressemblait ?

L’homme semble gêné, mais Oural est campé devant lui, ils s’affrontent mutuellement. L’homme a peur. Oural ressent sa peur. Il va falloir que je calme le jeu, lorsque surgit des rangs le fou du buron…

A suivre…

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Une ombre sur le Causse.

Ciel je vois double !

Un appel avec l’ultrason permet à Oural de venir, et Martin a compris, il l’a accompagné. Maintenant la peur se lit sur le visage de Mireille. Rapidement elle nous explique pourquoi elle a été kidnappée. Puis ses forces s’amenuisant nous nous décidons à partir. J’envoie Oural en éclaireur pour vérifier si la voie est libre. Je l’accompagne.

Je scrute les environs, mon cœur battant à tout rompre. La cabane était isolée, mais cela ne garantissait pas notre sécurité. Mireille, assise contre le mur, son bras blessé sur son ventre, tremblait de peur. Elle avait la marque des violences subies sur son visage, et ses yeux trahissaient une profonde angoisse.

« On doit partir, maintenant », dit Olivier, prenant la main de Mireille avec douceur. « Je sais que ça fait mal, mais je vais te protéger.

Martin et Olivier la soulève doucement, ses pieds fléchissent, elle est dans un sale état. Elle hoche la tête, un mélange de gratitude et de peur dans son regard. Ensemble, ils se levèrent, Olivier aidé de Martin l’aidant à se tenir droite. Ils sortirent de la cabane, l’atmosphère était oppressante, comme si la forêt elle-même retenait son souffle. L’écho de leurs pas résonnait dans le silence, mais Olivier savait qu’ils n’étaient pas seuls. Oural lui le montrait par des signes qui désormais lui était familier

Par ici », murmure-t-il en l’entraînant vers un sentier à peine visible. Chaque bruissement dans les buissons les faisait sursauter. Mireille se força à avancer malgré la douleur, la panique croissant à l’idée que ses agresseurs puissent les retrouver.« Je ne peux pas croire qu’ils m’ont fait ça », souffle-t-elle, sa voix tremblante. « Ils savent que je les ai dénoncés. Ils viendront. »

« Pas tant que je suis là », assura Olivier, bien qu’il savait que la situation était critique. Ils devaient atteindre la route principale où ils pourraient trouver de l’aide. En s’avançant, ils entendirent des voix au loin, menaçantes si c’était les dealers, familières pour des randonneurs. Olivier décide d’en avoir le coeur net, il dit à Martin et Mireille de se cacher dans ce fossé sans eau, il leur met des branches, des feuilles sur eux et s’éloignent dans une direction opposée.

Les voix se rapprochaient, et Olivier observa avec anxiété les silhouettes qui se profilent entre les arbres.Le cœur d’Olivier battait à tout rompre. Il savait qu’il devait agir vite. Il sortit son portable pour tenter d’appeler les secours, mais le réseau était inéxistant. Il avait donné des ordres à Martin, dès qu’Oural sera vers vous, la voie sera libre, je vais les distraire. Je vais faire un détour pour les attirer loin de vous. Une fois que je les aurai éloignés, tu cours vers la route. Compris ?

»Les yeux de Mireille étaient terrifiés « Non, je ne peux pas te laisser faire ça lui avait-elle dit ! »

« J’avais insisté en lui promettant que je reviendrais. Qu’il fallait me faire confiance »

Une fois aux antipodes de Martin et ma binôme, j’appelle Oural qui jappe croyant à un jeu. J’en espérais pas tant pour détourner l’attention des types. De suite les dealers me remarquèrent presque instantanément, et il sentit l’adrénaline pulser dans ses veines. Il commença à courir, poussant des cris pour les attirer.« Hé ! Vous là ! Venez ici ! » cria-t-il, sa voix résonnant dans le calme sinistre de la forêt.

Les silhouettes se mirent à le suivre, et au moment où il sentit qu’il avait capté leur attention, il envoie Oural , en espérant que Mireille suive Martin les yeux fermés.

Il continua à courir, sa peur se mêlant à une détermination féroce de protéger celle qui lui tenait tant à cœur.À cet instant, il savait qu’il ne pouvait pas échouer.

Apres maint et maint détours j’arrive à hauteur du buron. Alors que je m’en approchais, un léger frisson parcourut mon échine. Les rumeurs qui entouraient cet endroit n’étaient pas qu’histoires de village, mais s’ajoutait à une aura de mystère qui m’intriguait autant qu’elle m’inquiétait. Le chemin, bordé de rochers moussus, serpentait à travers la forêt dense, et le chant des oiseaux se mêlait au bruissement des feuilles, créant une mélodie apaisante.

Lorsque derrière moi je sens une truffe froide se poser sur ma main je sais que Mireille et Martin ont rejoint la route. Ouf il ne me reste plus qu’à m’occuper des deux lascars. Je connais le terrain par cœur, je sais que plus haut il y a un fossé assez large que l’on ne peut franchir qu’avec des cordes. Certes cela est risqué mais j’ai mon matériel. Je les promène comme je veux. Les entend souffler tant la pente est raide. Soudain je vois Oural partir comme un fou, il se lance à la poursuite d’un des deux hommes. Celui-ci détale comme s’il avait un loup a ses trousses. Quant à l’autre il met les deux mains sur sa tête et se rend. Mais que faire de ce gamin d’à peine dix-sept ans ? Je le laisse dans la nature en lui disant qu’il est dans une forêt peuplée de loups. Le gamin ne demande pas son reste il disparaît en courant comme un fou. Il est temps de rejoindre le buron.

Mon fidèle compagnon, toujours en alerte, semblait sentir l’atmosphère pesante qui régnait dans les environs. À mesure que je m’approchais du buron, une odeur de fumée et d’herbes séchées flottait dans l’air, me rappelant les histoires de guérisseurs et de sorciers que l’on racontait au coin du feu. Mais cette odeur je la reconnaîtrais entre mille, c’était de la « beuh ». J’étais sur la bonne voie, Mireille avait raison. Les cigarettes étaient mélangées à de la drogue. Ce n’était pas étonnant que depuis cet hiver il y avait un nombre impressionnant de marcheurs. Ils ne se dirigeaient pas tous vers Compostelle.

Oural à nouveau monte la garde, je connais le buron mais je ne me suis pas encore aventuré dans les entrailles de celui-ci. Je prends des précautions compte tenu qu’il doit y avoir des individus vu que la cheminée déverse son odeur entêtante. Aucun être humain sauf ce raclement suivi de ce bruit de chaînes. Je descend doucement, maintenant Oural.ne peut plus me rejoindre je suis seul livré à moi-même.

Un buron a toujours une partie enfoncer dans la terre, celui-ci est comme les autres. Cependant l’odeur de la mousse est remplacée par cette odeur de drogue qui pique et fait pleurer les yeux. Je prends des lunettes fumées et pousse le battant de la porte. Et là je découvre une usine faites de petites mains, deux femmes attachées l’une à l’autre par des chaînes travaillent à remplir des boîtes de cigarettes avec des pétards. Un mélange dosé, dix cigarettes dont enlevés plus fix pétards et on augmente le prix.

Mais cela je le saurais plus tard pour l’instant je suis stupéfait. Cette femme que je viens de quitter, Mireille , que fait-elle là ? Rapidement je comprends celle-ci là est la fausse, c’est Esméralda. Pourquoi est-elle attachée ?

Hélas très surpris je n’ai pas assuré mes arrières, je reçois un coup et je sombre dans le néant.

A suivre….

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Une ombre sur le Causse.

Mireille … Un drôle de retour…

Olivier et Martin arpentaient le Causse à la recherche du moindre indice leur permettant de découvrir quel buron pouvait servir de planque aux dealers. Olivier avait bien une petite idée, mais il leur fallait enfreindre le droit de la propriété, s’introduire en douce dans un buron inhabité est une chose, mais celui que le fou reparaît, là c’était différent. Par contre un indice serait le bienvenu mais c’était trop compter sur leur bonne étoile.

Son chien Oural, fidèle compagnon, reniflait le sol avec attention, cherchant une piste qui pourrait les mener à leur objectif. Le paysage, aride et sauvage, était parsemé de rochers et de buissons, mais Olivier savait que ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne tombent sur quelque chose d’important.

Soudain alors qu’Olivier armé de ses jumelles scrutait l’horizon, il aperçut une écharpe rose flottant dans le vent. Elle était accroché à un buisson. Intrigué, il s’approche, l’a récupère et cette odeur qu’elle dégage ne lui ai pas inconnu, c’est celui de son binôme. Olivier la passe à Martin et ce dernier fait remarquer à Olivier qu’il y a un nom brodé sur le tissu : Mireille.

C’est l’écharpe de Mireille, une belle écharpe en soie. Et pris d’une idée, il appelle Oural qui était parti à la poursuite d’un papillon noir et jaune avec deux tâches rouges sur le haut de ses ailes,Il lui fait sentir, le chien gémit et part dans le sens contraire ou se trouve le buron du vieux fou.

Intrigué, Olivier rappelle Oural, mais ce dernier est sourd , pour Olivier il lui faut se rendre à l’évidence, sa théorie était fausse.

_ Oural, va me trouver des réponses ! » dit-il à Martin

_ J’en suis certain Capitaine

Oural, n’a pas attendu qu’Olivier se décide à le suivre, il est entraîné pour ce genre de missions, il flaire le sol avec détermination. Olivier et Martin le suivent, son cœur battant plus vite à l’idée que l’écharpe pourrait être un indice crucial. Soudain Oural s’arrête, lève une patte, il est à l’affût, il attend. Puis brutalement lorsque son maître est à ses côtés, il repart. A partir de ce moment le chien et les deux hommes progressent lentement, Oural s’arrêtant parfois pour renifler des traces invisibles à leurs yeux.

Nous voici dans la forêt, la pente est rude, ce n’est pas dans un buron que Mireille est allée, est-ce qu’elle s’y trouve encore, je n’en sais rien. Pour l’instant nous faisons attention où nous mettons les pieds , nous empruntons le lit d’un petit ruisseau, soudain devant nous se dresse une masure entre buron et cabane. Le vent l’a découverte, s’il n’avait pas tant soufflé ces derniers temps nous serions passés à côté.

Cette cabane est adossé à un mur fait de pierres que l’on retrouve sur l’Aubrac,elles ont été apportés là par des hommes soucieux de préserver un secret. Est-il gardé ? Ils vont vite le savoir. Olivier laisse Martin en compagnie d’Oural à l’extérieur, mais il se dissimule derrière le bâtiment bien reconstitué d’un petit buron.

Olivier s’approcha de l’entrée, le cœur battant, conscient que chaque seconde comptait. La porte grinça sinistrement alors qu’il l’ouvrait, révélant un sous-sol sombre et humide. L’odeur de la moisissure se mêlait à celle du sang, et il comprit rapidement qu’il n’était pas seul.

Dans un coin, ligotée et maltraitée, il découvre une femme blonde, elle a entendu du bruit, elle semble craintive , apeurée, elle lutte pour rester consciente. Ses blessures sont visibles, des ecchymoses marquent son visage, et un pansement improvisé, taché de rouge, couvre une plaie béante à son bras. Olivier se précipita vers elle, le cœur lourd d’inquiétude. Elle est attachée à une chaîne du même type que celle de Martin. Ses yeux sont collés, sa bouche tuméfiée, une estafilade lui barre la joue de la bouche au coin de l’oeil. Cette femme a été battue, peut-être même torturée. Pour l’instant elle ne dit rien. C’est Olivier qui lui dit qui il est :

_ N’ayez crainte Madame je suis Capitaine, mon chien m’a amené jusqu’à vous grâce à votre écharpe, il est dehors je vais le faire entrer, n’ayez pas peur il ne vous veut aucun mal

_ C’est Oural et vous êtes son maître

_ Nous nous connaissons

_ Je suis Mireille, votre chien je l’ai vu dans le bureau du boss, nous nous sommes juste croisé à Saint-Chély.

Mireille, cette femme vulgaire idiote et cette Mireille ne se ressemblent pas. Il faut que j’en ai le coeur net.

_ Mireille quel est votre pseudo ?

_ Je m’appelle Sarah, mon nom de code est Mireille. Vous avez été berné. L’autre a pris ma place.

Mais Mireille n’a pas pu m’en dire plus, elle s’est évanouie. Martin a les yeux qui vont tout à tour de Mireille à moi. Oural gémit et se love vers Sarah, elle ouvre les yeux et nous dit en un murmure :

_ Partons vite, ils ne vont pas tarder à revenir et là je pense qu’ils vont me tuer.

A suivre…

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Une ombre sur le Causse

Où sont les commanditaires ? Prise du menu fretin…

Qui sont ces deux énergumènes qui m’ont donnés du mal. J’étais seul et je m’en suis pris à ses deux fous furieux. Enfin seul… Non ! Oural m’a prêté mains fortes. Il a tenu en échec le jeune blanc bec qui m’a tenu tête, mais finalement je sais tout d’eux.

Ce sont deux randonneurs en manque de sensations. Au village on leur a donner rendez-vous hier vers 17 h afin de leur remettre leurs deux cartouches de cigarettes chacun. Mais apaté par le gain, ayant vu des paquets de cigarettes par centaines ils étaient revenus. Ils attendaient le départ des commanditaires, en attendant ils avaient fureté de ci de là et découvert un butin plus alléchant et plus rentables. Mais pour les faire avouer j’avais dû faire appel à Oural.

Il est à peine dix heures du matin lorsque les deux hommes m’ont livré tous les renseignements et découvertes qu’ils ont fait. Indiquez le lieu de rendez-vous pour écouler les cigarettes. Ils ont entendu un seul prénom, étrange c’est celui d’une femme. Ils n’ont pas pu me l’a décrire belle est restée à quelques encablures du bar. Elle portait un vêtement noir et elle avait rabattu sur sa tête une capuche, eux étaient en bermuda et trouvaient sur la chaleur était étouffante. C’est ce qui leur avait paru bizarre. La seule chose qu’ils avaient pu me décrire c’était la couleur de ses yeux. Bleu clair. L’un et l’autre en avait jamais vu de semblables. Par contre moi je connaissais une femme qui avait des yeux de cette couleur. Mais pourquoi serait-elle avec ces dealers ? J’étais là dans ma réflexion lorsque j’ai à nouveau entendu hurler Oural. Les deux hommes enfermés, j’attends pour découvrir les visiteurs. Arme au poing j’attends. Mais rien ne se produit. J’en trouve la porte et voit Martin avec une escouade de gendarmes. Rapidement je me fais connaître. Les deux hommes sont emmené manu militari à la gendarmerie de Saint-Chely-d’Aubrac, là où je peux avertir mon chef de l’évolution de l’enquête.

Ce que j’apprends me laisse anéanti, Mireille ma binôme a disparue, nulle ne sait où elle est. Disparue volontairement, kidnappée, personne n’a plus eu de ses nouvelles depuis mon coup d’éclat. Elle n’a pas rejoint la gendarmerie…

Mon chef a très bien compris que je ne puisse pas travailler avec celle que l’on m’a imposé en haut lieu, mais je me trouve à la tête d’une énigme. Mireille n’a pas les yeux bleus clairs. Ils sont noirs, elle est née à Casablanca. Étrange…

Mireille et Esméralda sont-elles une seule et même personne ? Qui est qui ? Certes la couleur des yeux se changent, il suffit de prendre des lentilles mais j’ai des doutes quand à son identité.

Accompagné de Martin et suivi par Oural nous sommes à la recherche d’un second buron plaque tournante de la drogue. Les cigarettes étant le haut de l’iceberg, la drogue elle est planquée en grande quantité dans un autre buron selon les deux randonneurs. Des burons ce n’est pas ce qui manquent sur le Causse. Est-il abandonné ou sert-il de gîtes pour les marcheurs, les vrais comme les faux. Pour l’instant nous n’en savons rien mais bien vite nous allons découvrir des indices qui vont nous conforter dans notre enquête.

C’est Oural qui va nous conduire là où sans lui nous serions passés à côté. Mais hélas les conséquences sur les êtres humains seront longues à guérir.

A suivre…

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Une ombre sur le Causse

Le cri du loup dans la nuit

Olivier est attentif à l’aboiement d’Oural, il s’arrête un instant, son cœur battant la chamade alors que le jappement de son chien résonne dans le silence pesant du buron. Il sait que ce son pourrait signifier deux choses : soit son fidèle compagnon a repéré quelque chose d’inhabituel, soit les contrebandiers sont de retour et là il est mal.

Avec précaution, il avance dans l’obscurité, la lumière de sa lampe torche balayant les murs en pierre. Les ombres dansent autour de lui, créant une atmosphère de suspense. Le chien, toujours en alerte, grogne faiblement, comme s’il avait pressenti la présence d’intrus, mais il ne vient pas vers lui.

Je ne lui envoie pas d’ultrasons et le laisse vagabonder, il ne jappe plus, il a dû voir un mulot ou des randonneurs qui vont dormir à la belle étoile.

C’est à ce moment précis que vers le fond du buron là où le mur a des marches pour se rendre au grenier qu’un bruit sourd retenti . Olivier se fige, son instinct de survie prenant le dessus. Il se rapproche doucement, le cœur battant, la lampe torche pointée vers l’origine du bruit. À mesure qu’il s’approche, il distingue des voix, basses et furtives, échappées de l’ombre.

Vite il y a des intrus, par où sont-ils arrivés ? Ils devaient être dans le grenier. Il lui faut se replier et disparaître sinon il risque de se faire prendre sans découvrir ce qu’il se trame ici.

Mais il veut savoir, il a dans sa poche un petit appareil à infrarouge, il le met sur ses jumelles et sens être vu il observe.

Il s’agit de deux hommes, visiblement en train de discuter de quelque chose d’illégal. Olivier se dissimule le long de la trappe donnant accès à la cave, il se baisse brutalement et attend, tous ses sens sont en éveils. Il est souple si les deux hommes s’avancent, il aura le temps de se précipiter à l’extérieur. Mais pour l’instant il essaie d’entendre leurs paroles :

« On doit agir vite, sinon on va se faire pincer », dit l’un d’eux, tandis que l’autre acquiesce d’un air nerveux.

Olivier réalise qu’il doit agir, mais comment ? Il peut appeler son chef mais il a laissé son téléphone et ses papiers entre les pierres de la murette pour éviter d’être découvert et pour empêcher de donner l’alarme à l’ensemble de ceux qui opèrent sur les chemins de Compostelle. En restant planquer, il peut encore surprendre les hommes et récupérer des informations sur les kidnappings. Ou alors, il pourrait tenter de se faufiler en dehors du buron pour aller chercher de l’aide. Mais ce serait à ce moment-là que la chasse se focaliserait sur lui.

Pourtant son chien, toujours vigilant, semble plus qu’impatient. Olivier sait qu’il doit prendre une décision rapidement. Maintenant Oural hurle , c’est une plainte qui fend la nuit. Olivier a même l’impression d’entendre une meute qui lui répond. Les deux hommes à leur tour sont inquiets. Olivier le ressent à son tour, mais lui n’a pas peur, il connaît Oural, sur le Causse on a réintroduit des loups, possible que ce soit eux qui lui répondent. Toutefois Olivier est sceptique l’été ils ne traînent pas sur les chemins. L’impression qu’il ressent c’est que ce sont des êtres humains qui essayent d’attirer Oural. Qui sont-ils ? Amis ou ennemis, il lui faut sortir pour en avoir le coeur net.

Mais c’est Oural qui entre et se jette sur un des hommes, il ne va pas le manger comme semble le croire le second qui dit :

Pitié je me rends, je sais qu’il y a un intru. Pitié délivrez-nous de cette bête.

A suivre…

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