L’ancre

Encore merci à Alex pour son cliché.Sur la plage près du port

Es-tu élément du décor?

Brillant sous le jaune de l’aurore

En ayant perdu tes couleurs.

 

Ta carcasse posée , voire abandonnée

Oublié du bateau qui te portait

Tu te fais belle pour les photos en couleur

Mais ton panache est de courte durée.

 

Abandonnée des tiens tu deviens épave

Ton aura en prend un coup mais tu vas le surmonter

En allant vers ta destinée tu sauras à nouveau t’ancrer

Dans cette terre âpre où sur l’immensité.

 

Le pin de la mer d’Iroise

Cap Coz (photo de Gibee avec mes remerciements)

 

 

De la forêt de Fouesnant 

le pin s’est échappé pour jouer l’amiral

Adossé au littoral

Il file le parfait amour avec l’ océan

 

le doux clapotis fait place au bruit infernal

De la mer d’Iroise déferlant sur la plage

Qui, lorsqu’elle monte le chatouille au passage

Telle une maîtresse vénale

 

En minaudant dans ses branches

Le soleil cherche à l’ éblouir

Afin de le séduire.

 

 

Sous le souffle du vent

S’échappe un soupir

De leur amour émouvant.

 

Avril 2017 copyright

EvaJoe

 

La parenthèse murmurée…

Jpeg

En remontant le temps

je pars sur le chemin de mon voyage

Sous mes yeux

Se dessine une toile peinte par un grand Maître…

 

Une palette de couleurs immerge

p1010779

Une touche d’orange

 

p1010774

Une autre de bleup1010785

En voilà une belle vertep1010786Et celle -ci est argentée!

p1010837Les chemins d’Ô nous entraînent inexorablement dans les méandres de l’océan qui entre dans les terres !

 

p1010834p1010836p1010840Puis à nouveau la journée s’achève, demain est un autre jour que je vous conterais.

Car pour aujourd’hui je referme la parenthèse de mes vacances….

Sous l’œil de la montagne!

Pour la  Communauté des  Passeurs de mots

 

Avec une  photo de Clara sur le thème  de mai  Une photo: Des mots

 

 

En empruntant les chemins de solitude

pour découvrir des sentiers d’espérance

dans cette montagne âpre mais immense

en te contemplant je retrouve mes certitudes.

 

Chacun de mes pas me coûtent, mais là-haut il y a la plénitude

mais il me faut encore de la persévérance

En oubliant les tristes moments d’indifférence

pour atteindre ce lieu magique en altitude.

 

Marcher encore et doucement s’élever

en mettant ses pas dans ceux de ce cheval

Qui hennit dans cette montagne aux couleurs estivales

Pour enfin se laisser aller à rêver.

 

Lorsque le souffle de velours caresse la montagne

libérant des effluves venus des sommets

dans cette montagne on imagine sa vie entre des « guillemets »

buvant l’eau de la source comme on boit du champagne.

 

C’est dans ce décor sauvage que se célèbrent

les amours du ciel et du lac

sous l’œil de dame nature aux allures paradisiaques

qui repousse la ville et ses ténèbres.

 

Copyright mai 2015 

 

EvaJoe

 

 

 

 

 

 

L'ensorceleuse mer d'huile

Pour la Communauté des Passeurs de mots

 

 

Pour le thème d’avril : Une photo des mots

sur une photo de Martine

En prenant mes pinceaux, mes couleurs je rêve

 

Lorsque le ciel enfin se déchire

afin que l’heure soit plus douce

pour laisser le soleil s’en aller dans des couleurs rousses

 doucement il  s’étire

s’allonge, se laisse submerger pour enfin s’éteindre

dans des oranges bruns et violines.

 

En contemplant cette mer d’huile

je vois le peintre croquant sur sa toile l’instant présent

laissant passer ses émotions

et je rêve d’or et de roux s’entremêlant 

comme des amants assis sur la plage.

 

Captivé par une mouette qui doucement picore

à quelques encablures de l’embarcadère

où des bateaux en partance pour nulle part

restent accrochés au môle désert à cette heure.

 

Un doux clapotis caresse leurs flancs bruns

verts bleus ou rouges

mais dans cette nuit sombre où immergent des volutes carmins

ils sont comme des sceptres noirs surgissant du néant

Nous rappelant ces bateaux perdus dans les vagues rugissantes

 tels des fantômes  se heurtant sur des rochers ciselés au large de la pointe du raz.

 

Comme la pensée s’égare en contemplant l’image

l’on entends le ressac alors que la mer est d’huile

 

Alors laissant là mes pinceaux, mes couleurs, je rêve encore

 

Je balbutie encore quelques mots, qui deviennent écrits et

comme le ressac je pose mes mots encore et encore 

je fais mien

Cet univers maritimes qui fait corps

et, qui me prends au cœur

et enfin je m’endors.

 

Merci à Martine  pour sa photo, si je me laissais aller j’écrirais encore et encore…

Ecoutez la mer et laissez vous prendre à la magie de la photo et du ressac, comme moi, à votre tour vous allez faire corps ….