Goémon, sang et silence (1)

Sur les côtes bretonnes, quand la marée découvre l’estran, les goémoniers entrent en scène. Ils ramassent les algues échouées ou les coupent au large à l’aide du croc, puis les entassent pour les sécher.

Pendant des siècles, ce labeur a nourri la terre des paysans — le goémon devenait engrais, combustible ou matière première pour l’iode. C’était un travail rude, rythmé par les marées, une lutte quotidienne contre le froid, le sel et le vent.

Aujourd’hui encore, certains perpétuent ce savoir-faire. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, mais la silhouette du goémonier penché sur la grève reste la même.

On ne comprend pas la Bretagne si l’on ignore cette alliance entre l’homme et la mer.C’est dans ce cadre, un soir de brume, que nous avons aperçu un corps. Un inconnu, pris dans un filet, la bouche pleine de goémon comme si la mer elle-même avait voulu l’engloutir. Accident ? Règlement de comptes entre pêcheurs ? Ou vestige tragique d’une rivalité ancienne entre ceux qui disputaient le droit de récolter ces algues ? L’image, en tout cas, restera : la mer ne rend jamais ses secrets sans poser de questions.

Deuxième version

Depuis toujours, on ramasse le goémon sur les plages de Bretagne. Aux yeux des visiteurs, ce ne sont que des algues. Mais pour les anciens, c’est une richesse vitale : engrais pour les champs, combustible pour les fours, trésor noir de la mer.

Les goémoniers le savaient : chaque brassée d’algues liait un peu plus l’homme à l’océan. Et certains racontaient qu’il fallait se méfier, car la mer réclame toujours sa part.

Le soir tombait, et la brume s’épaississait sur la grève. Le goémon luisait comme des entrailles sombres, visqueuses, qui semblaient respirer. Nous avons vu une silhouette étendue. Un homme. La bouche emplie de varech, les yeux révulsés, le corps emmêlé dans un filet. Comme pris au piège d’une marée vengeresse.

Était-ce la main des hommes ou celle de la mer ? Impossible de le dire. Mais un ancien proverbe résonnait alors : « Le goémon nourrit, mais il peut aussi étouffer.

Qu’elle version préférez-vous ?Si aucune ne vous va je mélange les deux. D’un côté la légende qui s’entremêle avec la réalité

À vous de me dire

je vais l’écrire sous forme de nouvelles. Si j’accroche bien j’en ferais peut-être un livre.

Merci !

Mince je n’ai pas mis le mot fin. Vous voulez savoir… Alors lisez…

Le repas était calme. Mila regardait son téléphone à chaque bouchée. Mikael se pencha vers elle et lui dit :

— Tu devrais manger tranquillement, sinon tu ne vas pas apprécier les crêpes d’Églantine. Tu verras, celles au caramel au beurre salé sont un délice.

— Elle a fait des crêpes ? C’est mon péché mignon.

— Elle devait être dans la confidence… On attendra tes parents pour t’offrir tes cadeaux d’anniversaire.

— J’ai beaucoup de cadeaux, tout le monde m’en a offert…

— Curieuse, lança Kevin en la taquinant comme un grand frère.

C’est juste au moment où elle allait lui répondre que son téléphone se mit à sonner sur l’air de La Carmagnole. Dans la salle à manger, on entendit :> « Ah ! Ça ira, ça ira, les aristos on les pendra… » chantés d’une seule voix par Inès, Maël et Mila.

Malgré la tension, un fou rire les gagna tous.

— Papa, j’espère que les nouvelles sont bonnes.

— Tout va bien pour ta maman. Tonio de mon équipe rentre chez lui, il me ramène et, d’ici cinquante-cinq minutes, je serai avec vous.

La conversation fut alors coupée.Mila, pâle, se ressaisit : sa maman allait bien… n’était-ce pas là l’essentiel ?

Mikael se pencha vers sa sœur :

— Quelles sont les nouvelles ?

— Papa m’a dit que Maman allait bien et qu’il sera bientôt là. C’est Tonio qui le ramène.

— Ah, je me demandais comment il allait faire pour revenir… À moins que l’un de nous aille le chercher, je ne voyais pas d’autre solution. J’avais oublié que Tonio habite à Château-Thierry. Par contre, explique-moi cette sonnerie spéciale sur ton téléphone.

— C’est simple : Capet, ce n’est pas un nom courant. Et si ça se trouve, on descend des Capétiens… Alors, on a eu envie de les “tuer” par la pensée.

Les rires fusèrent et tous applaudirent l’initiative des jeunes. Mikael, lui, songea que ce genre de musique n’était pas toujours facile à assumer selon l’endroit où l’on se trouvait.Un coup de klaxon interrompit leurs pensées. Tous se précipitèrent vers la voiture, mais Mila fut la plus rapide.

La portière s’ouvrit. Son père en sortit à grandes enjambées, adressa un bref signe de la main à Tonio, puis attira sa fille contre lui. Il enfouit son visage dans ses cheveux, les caressa doucement et, d’une voix basse et chaude, lui souffla :

— Le bébé est bien accroché… mais il va falloir ménager ta maman. Pour le notaire, elle n’y retournera pas. L’argent, elle le garde. Elle le placera et décidera ensuite à quoi il pourra servir. Les idées ne manquent pas… Et tu sais, les lieux insolites façon Capet peuvent parfois être déroutants.

— Quand rentre Maman ? demanda Tino. Comme nous sommes presque tous en vacances, on pensait partir à Tour-en-Bessin pour voir les cinq pur-sang.

Vous louez des minibus je suppose, est-ce que tout le monde y va ?

Non, justement nous y allons avec Maël si tu nous donnes l’autorisation, Inès vient avec ses frères.

— Donc Mila reste… et ses frères aussi ?

— Exactement, répondit Mikael. Mais même si Mila était partie, nous serions quand même restés.

— Il y a une raison, j’imagine.

— Oui. Nous allons voir le père Capet. Avant que tu ne poses la question, on préfère t’expliquer.

— Est-ce que Mila y va ?

— Non, Papa. Plus jamais je n’irai voir ce type. Même si je prends son argent, j’ai décidé de ne pas le garder pour moi. Sauf une partie, pour que vous n’ayez pas à payer nos études. Le reste, on le placera.

— Même mes études ? dit-il en riant.

— Quelles études, Papa ? répondirent-ils en chœur.

— Je vais me former pour accueillir des jeunes. En attendant, je construirai le foyer qui les hébergera. Tino, lui, va reprendre ses études pour devenir éducateur.Mikael siffla :

— Oh, le cachottier ! Dis à ton père quel métier t’attire.

— Juge pour enfants. Un jour, je le serai.

Thomas, fier de sa fille, se contenta de sourire et lui proposa d’aller voir les jumeaux. Dans la cuisine, Matis et Tomas, sagement assis dans leur chaise haute, semblaient tenir une véritable conversation avec Malian, ce qui faisait éclater de rire Ingrid et Églantine.

Pendant ce temps, Sali se préparait à repartir à Dakar pour un ou deux mois.Après en avoir discuté avec Mikael et Églantine, ils étaient tombés d’accord : le couple prendrait en charge son fils.

Mais un problème se posait désormais.Shana, qui s’était engagée à s’occuper de Malian lorsque le couple travaillerait, venait d’apprendre qu’elle était enceinte de quatre mois… et que sa grossesse était très fragile.

Sali discutait avec Églantine lorsque Thomas et Mila les interrompirent.

— Ne t’inquiète plus, Maman attend toujours le bébé. Elle doit juste se reposer et rester allongée le plus possible. Papa a trouvé une nounou pour les trois garçons. Et on va embaucher une dame pour faire le ménage : Maman ne pourra pas s’occuper seule d’une grande maison, surtout qu’avec les travaux, il y a beaucoup de poussière.

— Thomas, ne vous inquiétez pas, répondit Sali, je suis libre jusqu’à la naissance de mon bébé. Je pense que Shana et moi en sommes au même nombre de mois.

— Quoi ? Je vais être tata ? Oh, comme je suis contente de faire partie de votre famille !

— Tu l’aurais été quand même, puisque tu es la sœur de Mikael.

— Demi…

Mikael et Kévin éclatèrent de rire.

— Il n’y a rien à moitié chez nous, on est tes frères. D’ailleurs, raconte-lui ce que t’a dit la dame hier à la boulangerie de Kévin, quand tu aidais à vendre les viennoiseries.

— Oh, mademoiselle, ce doit être vous sa petite sœur ! Vous lui ressemblez comme deux gouttes d’eau. Donc tu seras la tata — ou la tatie — de notre futur bébé.

Un mois s’était déjà écoulé depuis l’annonce de ces deux bébés à venir dans la famille.Pour les pur-sang, nous avons décidé de les ramener dans un haras près de Paris. Les cinq chevaux y seront, et Inès y apprendra son métier. Elle montera le bai nommé Attila et intégrera un lycée sport-études pour se perfectionner en équitation, pendant que les autres pratiqueront l’athlétisme ou la natation.

Nous avons vendu la maison des îles Marquises.Déjà qu’on descend des Capétiens, Louis a fait des recherches généalogiques : probablement une branche bâtarde, compte tenu de la déchéance du vieux Capet et de son fils. La lignée s’est éteinte avec le prisonnier, et les Marquises n’intéressaient pas les Capétiens.

La villa de Nice sera bientôt vendue : ce sont des Anglais qui vont l’acheter. Nous n’y sommes même pas retournés.

Quant aux appartements parisiens, nous les avons fait rénover et réaménager : les pièces sont moins grandes, mais il y a plus de chambres.

Grâce à un ami de Mikael, agent immobilier, nous allons les louer.Les anciens locataires sont partis quand ils ont découvert à quoi ils servaient auparavant.

Désormais, il y a deux appartements par étage, soit six au total. À l’emplacement de la chambre de Shana, nous avons créé un studio pour étudiants, loué 400 €. Nous avons aussi embauché une concierge, une femme seule avec deux enfants.

Pour l’instant, seule une famille s’y est installée : Julien, le grand commandant du GIGN, avec sa femme et leurs trois enfants.

Tout est parfait, même si parfois on se prend la tête… surtout quand on parle de… bref, devinez.

Et puis, la cerise sur le gâteau : nous l’avons apprise lors du procès d’une certaine Edith. La “ci-devant” Capet, que nous appelons désormais Carpette, a avoué que Capet, depuis sa prison, lui avait fait acheter des armes qu’elle avait cachées… Dans la seule pièce où personne n’aurait dû entrer : la chambre de Malian.

Elle est maintenant internée dans une unité psychiatrique, quelque part en France, avec interdiction de sortir. Maman a simplement demandé de ses nouvelles. On lui a répondu qu’elle n’était pas malheureuse : elle passe ses journées à bercer une poupée. Alors Maman lui a fait envoyer un poupon noir.Quand l’infirmier le lui a remis, Edith l’a serré contre elle et a murmuré :

— Shana m’a rendu mon bébé.

Les terres constructibles en France ont toutes trouvé preneur.

En Allemagne aussi, mais là-bas ce sera un institut pour enfants défavorisés. Tino est allé superviser l’embauche du personnel éducatif : il parle couramment allemand.

En Espagne, ce sera un gîte sur le chemin de Compostelle.

Sali a ramené d’Afrique la maman de Malian, mais l’enfant n’accepte pas encore d’aller dans ses bras. Ça viendra… demain, espérons-le.

En Laponie, nous irons pour les vacances de Noël, mais sans Mikael et Églantine, car leur bébé est né : un petit garçon.

En riant, ils nous ont dit :— Nous l’avons appelé Louis.

Mais le pire, c’est que c’était vrai… sauf que c’est Luis.

Quant à notre Maman, elle a eu une fille, une mignonne petite poupée qu’elle a appelée Flore. C’est le petit trésor pour nos deux petites sœurs Inès et Mila. Les bras ce n’est pas ce qui lui manque. Les jumeaux sont toujours vers leur maman. Sûrement un tantinet jaloux. Mais petit à petit Matéo a réussi à dire soeur est a Téo et bien entendu une autre petite voix a répondu : Non c’est ma sœur.

Cette saga familiale se termine… Il y a pleins de zone d’ombre. Il est vrai que j’aurais pu continuer mais là je met le mot. F…I…N

A ne plus suivre … A moins que…

Copyright Août 2025

C’est la fin ! Et oui…

Après la rencontre avec le notaire, la grande fratrie s’était mise à parler tous en même temps. Un brouhaha indescriptible.

Louis — l’unique Louis de la famille — leva la voix :
— Pour qu’on s’y retrouve, on va former des petits groupes. Dans chaque groupe, un secrétaire prendra des notes.

Il consulta sa montre.
— Rendez-vous sous le saule pleureur, dans deux heures.

— Et pour les groupes ? demanda quelqu’un.

Mila leva la main, un sourire malicieux aux lèvres :
— J’ai une idée.

Tino éclata de rire :
— Ma petite sœur, on t’écoute. Tu as réussi à tous nous rassembler, alors on te suit.

— On se met par fratries, proposa Mila. Sinon, je vais me disperser et ça va partir dans tous les sens. Et… on pourrait se partager les biens des Capet, juste sur le papier, pour voir ce que chaque groupe propose aux autres.

— Si mes frères sont d’accord, annonça Maël, on prend les… canas… chevaux de trait… enfin, le machin que le petit monsieur a mal nommé.

Les rires fusèrent. Louis acquiesça.

Thomas, qui avait suivi la scène, posa papiers et stylos sur la table.
— Voilà votre devoir de vacances, lança-t-il en souriant.

Tino, sa sœur pendue à son bras, demanda à Yanis de récupérer le matériel. Eux choisiraient les maisons d’Andorre.

Plus loin, Mikael et Kevin discutaient. Mila les écoutait en douce. Mikael rêvait de la villa aux îles Marquises, mais ça faisait loin pour une simple visite.

— Et le voyage, ça coûte combien ? demanda Mila. J’ai beaucoup d’argent, je peux aider.

Kevin trancha :
— Léo et Louis, prenez la villa des Marquises et les terrains constructibles.

Thomas nota les choix. Et il ajouta, il reste encore les appartements à Paris.

À ce moment précis, il sentit un changement dans l’air. Un silence s’installa autour de Shana. Elle s’était figée, le regard perdu. Ses mains tremblaient légèrement sur ses genoux.

— Ça va ? demanda-t-il en se penchant vers elle.

Elle secoua la tête. Sa voix, faible, se brisa :
— Dès que le notaire a dit “Haussmann”, j’ai… j’ai senti que ça n’allait pas. Cet endroit… j’y ai vécu l’horreur… là où ma sœur…

Elle s’interrompit, les lèvres blanches.
— Enfin… je n’ai plus de sœur.

Ses yeux se voilèrent. Elle se leva, chancelante, puis s’effondra.

— Shana ! cria Thomas en se précipitant.

Mila, qui s’était éloignée, revint en courant :
— Maman ! Qu’est-ce qui t’arrive ?

Mikael souleva sa petite sœur d’une main ferme. Thomas prit Shana dans ses bras et l’emporta dans le salon, la déposant avec douceur sur le canapé.

Kevin partit chercher Églantine, qui bavardait avec Ingrid tout en surveillant les jumeaux dans la piscine. Sali et Malian étaient aussi là. Le petit venait de se réveiller et protesta aussitôt :
— Moi, je veux pas aller dans la psine !

Églantine ne posa pas de questions et suivit Kevin. En chemin, elle finit par demander :

— Qu’est-ce qui se passe ?

— C’est Shana… Les souvenirs horribles lui sont revenus en plein visage. D’abord chez le notaire… et maintenant, avec Thomas.

Louis, qui marchait à côté, fronça les sourcils :

— Moi, je pense que c’est un concours de circonstances… mais il y a anguille sous roche.

— Un bébé ? demanda Églantine, intriguée.

— Oui… je crois. Mais Mikael m’a juste dit de venir te cherche

— Il fallait me le dire tout de suite… Dépêchons-nous !

Lorsque nous revenons dans le salon, Mila pleure dans les bras de Mikaël. Thomas profite de l’arrivée d’Églantine et Kevin pour s’éloigner de Shana.

Il s’approche de sa fille et, d’une voix douce mais sérieuse, lui dit :

— Écoute-moi, Mila. On ne vous avait rien dit, mais ta maman attendait un bébé. J’ai appelé les pompiers, mais il est possible qu’elle ait fait une fausse couche. Maintenant, tu vas aller avec Mikael et Kevin réfléchir à ce que tu vas faire des biens immobiliers des Capet. Je vous tiendrai au courant. Je vais accompagner ta maman. Ça ira, Mila ?

— Oui, Papa… dit-elle en reniflant.

— Allez, dépêchez-vous, vous êtes en retard. À mon retour, je relève les copies.

Lorsque les pompiers repartent, toute la fratrie suit des yeux le fourgon qui s’éloigne. Peu à peu, chacun retourne à ses réflexions, échangeant à voix basse. Tous se demandent comment s’occuper de ces appartements… sans que Shana en soit affectée.

Plus de deux heures plus tard, ils se retrouvèrent comme convenu sous le saule pleureur.

Maël avait voulu être secrétaire, il savait déjà ce qu’il allait dire sans même toucher à sa feuille.

— Nous avons regardé dans quel haras les chevaux se trouvent. Ils sont tous en Normandie. Louis a téléphoné et nous avons trois dates pour aller les voir. Voici ce que nous avons décidé : nous garderons tous les chevaux dans ce haras. De cette manière, nous n’aurons pas à nettoyer tous les matins, ni à chercher des jockeys pour les monter, ni à leur acheter du picotin. Bref, on récupère chaque fois qu’ils gagnent une course, car le notaire nous a dit que notre vieux ne les avait plus du tout, du moment que nous acceptions la donation.

— On garde celui qui a trois ans, on va lui faire une stalle dans l’écurie et Inès apprendra à le monter.

Inès devint rouge comme un coquelicot lorsque tout le monde apprit qu’elle voudrait devenir jockey.

— Léo, parmi ses clients, connaît une famille qui a des chevaux. Ils cherchent un endroit à l’année pour les y mettre. Si vous êtes d’accord, on les prend, et leur palefrenier fera le ménage.

À l’unanimité, la proposition fut adoptée.

Ensuite, ils énumèrèrent tous les biens. Mikael annonça que leurs prochaines vacances seraient aux îles Marquises. Mila devait se renseigner sur le prix, mais, vu les circonstances, elle n’en avait pas encore eu l’occasion.

Tout y passa, sauf les appartements. Ceux-là, ils allaient les confier à une agence, qui s’occuperait d’en tirer un bon prix.

Le groupe de Tino s’était occupé des maisons et chalets à Andorre. Ils avaient pris contact avec l’agence qui les gérait et il faudrait aller les visiter.Un des chalets était plus grand que les autres. Sans faire de plans sur la comète, si personne n’était contre, on pourrait le garder. Cela leur ferait un lieu de villégiature.Tous se regardèrent et trouvèrent l’idée très astucieuse. Ils approuvèrent à l’unanimité.Quant à la villa de Nice, il faudrait aller la voir, et ils décideraient après.

Quant aux terrains constructibles, ils étaient dispersés un peu partout : dix dans toute la France, deux en Espagne, un en Allemagne, et trois…À ce moment-là, Tino fit un roulement de tambour avec sa voix et, le plus naturellement du monde, annonça :

— En Laponie !Comme l’a dit Maël, c’est sûrement chez le Père Noël…

A suivre… C’est l’autre la fin 😂

Copyright Août 2025

Shana et Thomas en famille, de surprises en surprises ( la fin … Bientôt)

Shana et Thomas, aidés par Mila et Inès, ont préparé les jumeaux. Ce jour-là, ils sont repartis à Château-Thierry, dans leur maison de famille, une bâtisse ancienne aux murs de pierre et au grand jardin.

A leur arrivée la surprise a été de taille. La maison était pratiquement terminée. Shana s’est extasié devant la chambre. Mila pleurait de joie. Sa chambre ressemblait à son rêve. Sur le mur gauche il y avait des cerfs-volants sur une plage. Derrière sa tête des montgolfières qui partaient et en face d’elle une fausse bibliothèque. L’autre mur était pour Mila, elle pourrait dessiner des mangas. Mikaël et Kevin, eux deux qui ont tout prévu mais ils étaient dans le secret des dieux reçoivent dans leur bras, Mila qui est fort heureuse. Elle leur demande s’ils seraient d’accord pour être ses grands-frères que pour elle. Devant leur tête stupéfaite, elle s’explique :

Maël a deux grands frères Louis et Léo, Inès a deux grands-frères Tino et Yanis. Il n’y a qu’elle qui n’en a pas et eux n’ont pas de petits frères ou sœurs. Ils sont d’accord à condition qu’il soit aussi présent pour Matis et Matéo lorsqu’il n’y aura plus de bras pour s’en occuper.

Thomas au cours du repas a annoncé aux jeunes la décision qu’il avait prise : quitter le GIGN pour ouvrir un foyer destiné à accueillir des enfants maltraités., sans repères, sans famille.

Tous avaient les larmes aux yeux et ils applaudirent.

Aujourd’hui, la journée s’annonce très chargée. Ils vont récupérer Sali et observer comment son bébé, Malian, se comporte avec son père, car à l’hôpital ce n’est pas facile .

L’après-midi, ils se rendront à l’étude de Maître Péricard, chargé de la succession de Capet, dans un bureau aux boiseries élégantes et aux étagères remplies de livres anciens. Dans un premier temps les adultes, jeunes et ados écouteront en quoi consiste la donation.

Sali les attendra à la caserne chez Shana et Thomas, une demeure chaleureuse et accueillante, pour préparer son retour dans le monde. Car pour l’instant il voit que le petit est attaché à Shana, il peut avoir un poste à Paris au Consulat du Mali. Il y a aussi le procès d’Edith. Il est en pleine réflexions. Personne ne le pousse à prendre une décision trop rapidement.

Chez le notaire, Il y a deux étapes de prévues :

La première concerne une donation de biens matériels et immobiliers faite par leur père/ géniteur, actuellement en prison.

Des appartements à Paris, boulevard Haussmann, situés dans un immeuble haussmannien aux façades ornées et balcons filants ;

Une villa à Nice, en bord de mer, dotée d’un jardin méditerranéen et d’une vue panoramique sur la baie;

Trois maisons en Andorre, construites en pierre et bois, nichées dans la montagne ;

Une demeure aux îles Marquises, entourée de cocotiers et donnant sur une plage de sable blanc.

Cinq chevaux pur-sang pour les courses :

un alezan de six ans, vif et endurant ;

un bai brun de quatre ans, rapide sur courte distance ;

un noir ébène de sept ans, déjà titré en compétition ;

une jument grise pommelée de cinq ans, élégante et docile ;

et un jeune bai clair de trois ans, prometteur pour l’avenir.

Le notaire lut lentement le contenu de la donation animaux. Ses enfants nés du seul mariage qu’il a contracté reçoivent chacun un cheval. A eux de choisir celui qui leur plaît. Un silence s’installa, lourd de tensions possibles.

Maël le plus jeune leur dit : Je déteste les canassons

Le notaire outré intervient en lui disant : Mon petit Monsieur, ce sont des chevaux purs sang et ils valent une fortune.

Maël ouvre des yeux comme des soucoupes mais son frère Louis intervient : Écoute ce que Tino va dire, après nous en reparlerons entre nous. Et nous reviendrons pour donner au notaire nos volontés.

Tino apprécie le passage de relais, l’aîné prit la parole :« Peu importe ce qu’il a voulu faire en divisant, nous ne laisserons pas ces chevaux devenir un outil de discorde. Ils seront un lien entre nous, un symbole de notre unité.

»Un à un, les ados et adultes hochèrent la tête, leurs regards se croisant avec une force nouvelle.« Nous allons nous organiser pour partager leur entretien, leur soin. Ces chevaux, c’est notre héritage commun. »

Leur géniteur cherchait à les diviser mais eux résistent, en plus ces magouilles ne les atteignent pas. Ils étaient unis, et rien ne pourrait briser ce lien.

Des hectares de prés constructibles en France complètent cette donation.

Aucun des jeunes gens et ados ne s’attendaient à un tel magot en biens immobiliers. Pour l’instant ils étaient sous le choc. Plus tard ils pourraient en discuter. Tous partent sauf Mila et Tino. Shana entre à son tour, elle figure sur le testament.

La seconde étape concerne le testament du grand-père Capet, décédé il y a quinze ans. Ce testament a été gardé sous scellés et remis à Mila à l’occasion de ses seize ans, il y a à peine quelques heures. En présence de Tino, l’aîné des quatre fratries, et de Mila, fille unique de Shana.

Le testament est enfin ouvert.Le grand-père Capet a réparti ses biens d’une manière pour le moins inéquitable :

Louis, Léo et Maël les seuls petits-enfants qu’il a eu reçoivent chacun 100 000€. Mila, quant à elle, obtient dix millions d’euros, une part considérable. Mila pleure, elle ne comprend pas pourquoi cet homme qui a tant fait de mal à sa maman peut lui léguer aujourd’hui une somme pareille.

Tino reçoit ainsi que Yanis cinquante mille euros. Inès est née en décembre, il ne lui lègue rien. Quant à Mikael et Julien ils ont absolument rien. Il est juste écrit. Ils ne dont pas de notre famille.

Il y a un mot écrit à la main pour Shana, il explique ses choix. Elle doit le lire à tous… Cependant en accord avec Thomas elle s’abstiendra de blesser Mikael et Julien. Tino est d’une autre trempe il est capable d’encaisser, mais en leur âme et conscience ils ne leur diront rien.

Dans une autre enveloppe remise à Shana, on peut lire :« Pardon pour tout le mal que je t’ai fait. Que ma petite-fille Mila puisse faire prospérer cet argent. À elle d’en faire ce qu’elle veut. Et pour toi Shana je te donne cent mille euros. Certes cela n’enlève pas l’acte ignoble que j’ai commis mais puisse-t-il t’aider pour ta nouvelle famille.

Tino lit son courrier, Mila le regarde il rit jaune. Il dit au notaire, je repasserais avec mon beau-père quand j’aurais digéré la nouvelle. Il.prend la main de Mila. Shana se lève tel une automate. Le notaire leur dit prenez votre temps et revenez lorsque vous avez pris une décision.

Assis sur les marches, appuyés contre la voiture, les frères et la sœur de Tino et Mila attendent de savoir si les frais engagés seront remboursés avec l’héritage de l’homme à la canne au pommeau d’argent. Leur grand-père !!

Tino et Mila discutent, Tino lui explique les grandes lignes, certes elle est libre de tout garder, mais les adultes jouent la solidarité.

Elle demande à Tino d’être celle qui apporte une bonne nouvelle. Il.en est très content . Allons dans la maison que Papa a acheté et je vous dirais tout.

Fin ( épilogue à suivre)

Copyright Août 2025

Une découverte renversante pour Shana /16

Le lendemain matin, la maison s’éveilla dans un calme étrange. Pas de petits pieds qui couraient sur le carrelage. Pas de chamailleries dans la cuisine. Pas de cris de Mila qui réclamait un café comme si c’était une urgence médicale.


Juste le silence, brisé par un coq invisible, et les bruissements des arbres dans la cour.Léo, Tino et Yanis étaient déjà debout.

— On a une semaine, dit Tino en se servant un café. Huit jours, exactement. Après, tout le monde revient, et ce sera la pagaille permanente.

— Ce sera la vie, corrigea Yanis en étalant du beurre sur une biscotte.

— Et si on veut que cette maison soit
prête à les accueillir tous… faut qu’on se bouge, conclut Tino.


Ils échangèrent un regard entendu.Le plan, ils l’avaient déjà imaginé la veille au soir, assis sur les marches du perron, pendant que la lumière s’éteignait doucement sur la campagne. Une idée un peu folle : faire avancer les travaux à fond, en secret, et offrir à Shana et Thomas — et toute la tribu — un retour dans une maison transformée. Mais seuls, ils n’iraient pas loin. Alors, les appels commencèrent.


Le premier à arriver fut Louis, le paysagiste, le frère aîné de Maël et de Léo. Ils devaient s’attaquer tous les deux à la chambre de leur petit frère. Ils connaissaient ce qu’il aimait et surtout son rêve avoir un tee-shirt signé par un de ses joueurs de foot qu’il aimait. Hier tous étaient tombé dans le piège. Et non son club préféré n’était pas Le PSG mais comble de l’ironie MARSEILLE. Louis avait réussi à lui trouver un tee-shirt bleu et blanc avec le numéro 10. C’était bien un maillot de Marseille mais il manquait son nom. Libre à lui de mettre son joueur ou son propre nom.


Pour la chambre d’Inès c’était Tino et Yanis qui allaient s’en occuper. Elle voulait un plafond bleu ciel, des nuages blancs. Sur les murs un côté avec ses chanteurs et les autres vert bouteille pour s’imaginer être dans une forêt. Yanis dessinait super bien ainsi que Tino. A eux deux ils allaient faire un malheur.


Pour la chambre de Mila c’était Mikael et Kévin qui s’en occupaient, mais personne savaient ce qu’il y aurait c’était top secret.


Ingrid, la compagne de Louis, arriva un peu plus tard, un thermos de café dans une main, un sac de langes dans l’autre.

— Moi je vous gère les repas, les pauses, et la logistique. Et Nils, évidemment.


Mikael les rejoignit dans l’après-midi, en civil pour une fois, accompagné d’Églantine, sa jeune compagne, tout sourire.


— Une semaine pour tout faire ? Vous êtes des malades, mais j’adore ça.


Kevin, le boulanger, arriva le soir même. Il n’avait pas pu se libérer plus tôt, mais débarqua avec des pains frais, des tartes maison et une volonté inébranlable.


— Je bosse de nuit, donc comptez pas sur moi avant dix heures. Mais après, je me transforme en maçon. Demain je suis de repos, donc je vais pouvoir vous donner un bon coup de main.


Louis traçait un petit potager derrière la grange. Mikael réparait la rampe de l’escalier intérieur. Kevin cimentait une cloison pour séparer la future buanderie. Tino passait des couches de peinture comme un pro. Yanis s’occupait des branchements électriques avec une minutie presque maniaque. Léo, en bon stratège, gérait les équipes et les repas.Et pendant ce temps, Nils babillait dans son transat au centre de la pièce principale, comme un contremaître de poche.


Dès le vendredi la maison avait pris une autre tournure. Les chambres étaient prêtes y compris celles de Shana et Thomas. Un bureau attenant avait été fait dans l’alcôve pour Thomas. La chambre était immense Églantine avait suggéré d’y mettre un dressing et Tino fort pratique une salle de bain moderne, mais Léo avait dit Papa adore rester dans son bain, il lui faut quand même une baignoire. Ils avaient envoyé Tino et Louis récupérer une baignoire d’angle dont Shana rêvait d’avoir.

Lundi ils devaient assister à l’ouverture du testament du Grand-père que seul Tino avait quelques souvenirs, plutôt horrible, mais pour du fric il leur avait dit qu’il était prêt à vendre son âme au diable. Et s’il.n’avait rien, un autre prendrait l’argent car tous unanime ne garderait pas l’argent personnellement. Cet argent servirait pour la maison de Shana et Thomas.

Le salon avait une grande bibliothèque où les livres attendaient encore d’arrivés. La salle de bain des garçons avait enfin des portes et deux miroirs.

Et le jardin… un miracle.Un vrai petit coin de maraîcher aménagé. En riant Louis leur dit : voyons à taille humaine.


— On a tenu le pari, souffla Louis en observant le tout.
— Et on n’a pas cramé la maison, ajouta Kevin.
Léo regarda autour de lui. Puis déclara :


— On fera comme si c’était normal, conclut Tino. Comme si cette maison avait toujours été prête pour eux.


C’est pendant le repas du vendredi que tous reçurent un SMS du notaire.
L’ouverture du testament est annulé en ce qui concerne Mr Capet père. Une donation va vous être faites chacun au prorata de ce que Mr Capet en a décidé. Je vous en expliquerais les modalités dans mon étude.
En ce qui concerne le testament du Grand-père seul Tino et Mila doivent être présent. Pour Mila son père adoptif devra obligatoirement y être.
Un brouhaha suivit cette lecture. L’aîné de sa progéniture et la plus jeune. Maël étant représenté par toi Tino. Mila est seule et aux yeux du vieux la plus jeune.

Je m’en serais bien passé de ce fichu argent mais dans ses conditions il faudra laisser aux autres enfants de Shana de l’argent pour leurs études leur annonça Tino.
Yanis en l’entendant dire Shana demande à son frère ce que représentait à ses yeux celle qui est la mère de quatre enfants plus Léo et Inès.
Tu as le choix entre Shana comme tu viens de le dire, Maman où Tatie. Toi tu choisis quoi ?
Selon la loi c’est notre tante, mais j’ai fait une demande écrite pour que Shana soit ma mère et Thomas mon père. Alors ce sera Papa et Maman.


A suivre…

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