Goemon, sang et silence. (4)

Michel, leur père est rentré, pourquoi ne serait-il pas revenu, c’est sur lui que tous s’appuie.

Marie, d’abord, sa femme, son amour. Celle qu’il était venu chercher un matin de juillet, alors qu’il n’était pas encore majeur.Le père de Marie n’avait pas voulu de ce « Monsieur », comme tout le monde l’appelait. Mais il avait tenu bon. Son frère aîné, installé à Paris où il travaillait dans les PTT, n’était pas facteur mais déjà chef d’agence. Il avait lui-même fait son service militaire avant de mener sa bien-aimée d’abord à la mairie, puis à l’église.

Jean, leur fils aîné, arriva après la perte du petit Toinou — Antoine, de son vrai prénom.Une place ingrate, sans doute, car Jean, à sa naissance, était malingre, si frêle en comparaison du premier-né. Marie s’était battue pendant des mois pour lui faire avaler quelques gouttes de lait. Tant qu’il tétait au sein, tout allait bien. Mais dès qu’il dut boire le lait de la vache de la voisine, il le rejetait aussitôt. C’est l’ânesse de cette même voisine qui, miraculeusement, le sauva. Et Jean, aujourd’hui, est devenu un solide gaillard.

Yves, son frère, ressemblait davantage à Toinou. Quatre kilos à la naissance, robuste et vigoureux. À présent, il dépasse déjà Jean en taille. Il rêve d’horizons lointains, de voyages au long cours. À quatorze ans, il n’a qu’une idée en tête : rejoindre l’école des mousses et embarquer, comme les grands, vers l’inconnu.

Puis vint Léa, née en juin 1940, alors que leur père, ce matin-là, quittait l’île de Sein pour rejoindre le Général de Gaulle. Elle grandit sans l’avoir connu et brûlait d’impatience de serrer enfin ce papa dans ses bras. Pour Michel, sa fille était le sourire de sa vie, une source inépuisable de joies. Cette année, son maître l’avait inscrite au certificat d’études, alors qu’elle venait à peine de fêter ses douze ans. Elle en était sortie première du canton, couverte des félicitations du préfet et du directeur d’école. Le maire, lui, lui remit une enveloppe spéciale pour l’aider à poursuivre ses études au collège de Roscoff. Mais sa marraine, de son côté, voulait absolument l’inscrire à Brest. Michel, pour l’instant, résistait. Pas question de céder : l’école des curés, c’était bon pour les « Mossieurs ». Lui voulait une école laïque, solide, ouverte à tous.

Enfin, le petit dernier, Erwan, né en décembre 1948.Le bébé de l’amour, celui qui arrivait après les heures sombres.Il poussait comme une plante au soleil. Il ne pleurait jamais, bébé il dormait déjà ses nuits entières et, à cinq ans à peine, réclamait d’aller à l’école. Ce qui amusait tendrement Michel et Marie.

Jean n’était pas allé à l’école des mousses, contrairement aux rêves de certains garçons de son âge.Il avait choisi, ou peut-être accepté, un autre chemin : celui de rester auprès de son père pour l’aider. Le reste du temps, il cultivait la terre. On le voyait souvent, dès l’aube, bottes aux pieds, penché sur son champ de pommes de terre, d’ail et de choux-fleurs. Ses mains, un peu trop grandes pour son corps encore jeune, s’étaient vite durcies au contact de la bêche et de la houe.Il aimait cette vie-là, malgré la fatigue. L’odeur âcre de la terre humide après la pluie lui donnait une étrange joie.

Quand la mer se retirait loin, découvrant ses rochers sombres et glissants, Jean descendait sur la grève avec d’autres hommes du village.

Armé d’un croc, Jean tirait les grandes laminaires, les entassait en tas sombres que l’on hissait ensuite jusqu’à la charrette. Le cheval, patient, attendait en haut de la dune, soufflant de temps en temps dans la fraîcheur du matin.

C’était un travail rude : les bottes glissaient sur les pierres couvertes d’algues, le dos se cassait à force de tirer ces lourdes brassées qui semblaient vouloir retourner à la mer. Mais Jean ne rechignait jamais, ce goémon enrichissant la terre et comme d’habitude on allait s’extasier devant ses beaux spécimens. Il pourrait allez les vendre sur le marché de Roscoff accompagnée de Léa qui comptait bien et ne se trompait jamais en rendant la monnaie.

A suivre…

Août 2025

Goémon, sang et silence ! (3)

À Kerlouan, quand le vent d’ouest soufflait, la petite maison des Kerbihan semblait trembler sur ses assises de granit. Le goémon séchait en tas sur la grève, les dunes de Meneham gardaient leur silhouette fantomatique dans la nuit, et la lampe à pétrole éclairait la cuisine d’une lueur vacillante.

Marie Le Guern, la maîtresse de maison, s’affairait près du foyer. Ses mains, rudes et solides, ne connaissaient pas le repos : une brassée de bois à remettre, un bol à remplir, un fichu à resserrer. Ses joues rouges et ses yeux gris-bleu trahissaient la fatigue, mais aussi une fierté muette. Dans sa robe de toile sombre, son tablier taché et ses sabots de bois, elle semblait porter à elle seule le poids du foyer.

Autour de la grande table de chêne, les quatre enfants attendaient. Les deux garçons aînés, Jean et Yves, gardaient leurs épaules voûtées de fatigue. À quatorze et seize ans, ils travaillaient déjà comme des hommes. On les voyait souvent, au matin, les jambes dans l’eau glacée, tirer les lourds tas de goémon jusqu’aux charrettes. Leurs mains étaient déjà calleuses, leurs visages hâlés par le vent salé, et pourtant, dans leurs yeux brillait encore l’espoir enfantin de revoir leur père franchir le seuil. Les deux plus jeunes, jouaient à chuchoter, mais se taisaient dès que la porte craquait sous le vent.

Soudain, un pas résonna dans la ruelle. Les enfants se dressèrent d’un bond. La porte s’ouvrit.

Michel Kerbihan entra.
Il emplissait l’encadrement, silhouette robuste, la vareuse de toile bleue et le pantalon de velours côtelé encore humides de sel. Ses bottes de caoutchouc frappaient le sol avec un bruit sourd. Sa casquette de marin à la main, il secoua ses épaules larges comme pour se délester de la mer elle-même.
Son visage buriné, creusé de sillons profonds, portait la barbe de trois jours et ce regard sombre, intense, qui inspirait le respect à ses camarades. Mais auprès des siens, ses traits se radoucissaient : il posa la casquette, s’approcha de la table et déposa une main immense sur l’épaule de son fils aîné.

« Alors, dit-il d’une voix grave, on m’a gardé un peu de soupe ? »

Un sourire, fugace, passa sur les lèvres de Marie. Ce soir-là, malgré la rudesse du jour, la maison des Kerbihan reprit son souffle autour du père.

A suivre….

Août 2025

Goémon, sang et silence. (2)

C’était en 1952, à Kerlouan, un village du Léon battu par les vents et les embruns.Dans une petite maison de granit, Marie Le Guern, mère de quatre enfants, faisait de son mieux pour maintenir chaleur et réconfort. Ses mains, rudes mais attentives, avaient l’habitude des travaux du foyer comme des récoltes d’algues quand il fallait aider son mari. Elle avait ce regard des femmes de la côte : à la fois fier et inquiet, forgé par la mer et l’attente.Ce soir-là, autour de la grande table en bois, les enfants se tenaient sages, leurs yeux brillants fixés sur la porte. Sur la table reposait la soupe encore fumante, mais personne n’y touchait. Tous attendaient Michel Kerbihan, le père, meneur respecté de la grève des goémoniers. Depuis des semaines, il s’était battu avec ses camarades contre les prix injustes imposés par les acheteurs d’algues. On disait que la grève touchait à sa fin, que Michel reviendrait avec la nouvelle : la reprise du travail.Dehors, la nuit était tombée sur les dunes de Meneham, et le vent portait l’odeur des varechs étalés sur les grèves. La lampe à pétrole jetait une lumière tremblante sur les visages. Chaque bruit dans la ruelle faisait sursauter Marie, qui croyait entendre ses pas. Mais les heures passaient, et la porte restait close.

Pourtant, Michel en rentrant du camp de prisonniers après sa capture s’était juré de changer de métier. Mais que faire ? Reprendre des études… Il avait abandonné l’idée d’acheter un bateau et de sillonner la mer afin d’être marin pêcheur.

Goémonier tu es né, goémonier tu resteras lui avait asséner son père lorsqu’il lui avait fait part de ses intentions.

La petite rente promise à la mort du grand-père avait été englouti pour Marie et son autre belle-fille pour qu’elles survivent à l’absence de leurs maris. Et son fils aîné voulait sa part pour jouer au Capitaine, le vieux marin avait été terrassé par une crise cardiaque le soir de ce jour néfaste.

A suivre…

Août 2025

Goémon, sang et silence (1)

Sur les côtes bretonnes, quand la marée découvre l’estran, les goémoniers entrent en scène. Ils ramassent les algues échouées ou les coupent au large à l’aide du croc, puis les entassent pour les sécher.

Pendant des siècles, ce labeur a nourri la terre des paysans — le goémon devenait engrais, combustible ou matière première pour l’iode. C’était un travail rude, rythmé par les marées, une lutte quotidienne contre le froid, le sel et le vent.

Aujourd’hui encore, certains perpétuent ce savoir-faire. Les tracteurs ont remplacé les chevaux, mais la silhouette du goémonier penché sur la grève reste la même.

On ne comprend pas la Bretagne si l’on ignore cette alliance entre l’homme et la mer.C’est dans ce cadre, un soir de brume, que nous avons aperçu un corps. Un inconnu, pris dans un filet, la bouche pleine de goémon comme si la mer elle-même avait voulu l’engloutir. Accident ? Règlement de comptes entre pêcheurs ? Ou vestige tragique d’une rivalité ancienne entre ceux qui disputaient le droit de récolter ces algues ? L’image, en tout cas, restera : la mer ne rend jamais ses secrets sans poser de questions.

Deuxième version

Depuis toujours, on ramasse le goémon sur les plages de Bretagne. Aux yeux des visiteurs, ce ne sont que des algues. Mais pour les anciens, c’est une richesse vitale : engrais pour les champs, combustible pour les fours, trésor noir de la mer.

Les goémoniers le savaient : chaque brassée d’algues liait un peu plus l’homme à l’océan. Et certains racontaient qu’il fallait se méfier, car la mer réclame toujours sa part.

Le soir tombait, et la brume s’épaississait sur la grève. Le goémon luisait comme des entrailles sombres, visqueuses, qui semblaient respirer. Nous avons vu une silhouette étendue. Un homme. La bouche emplie de varech, les yeux révulsés, le corps emmêlé dans un filet. Comme pris au piège d’une marée vengeresse.

Était-ce la main des hommes ou celle de la mer ? Impossible de le dire. Mais un ancien proverbe résonnait alors : « Le goémon nourrit, mais il peut aussi étouffer.

Qu’elle version préférez-vous ?Si aucune ne vous va je mélange les deux. D’un côté la légende qui s’entremêle avec la réalité

À vous de me dire

je vais l’écrire sous forme de nouvelles. Si j’accroche bien j’en ferais peut-être un livre.

Merci !

Mince je n’ai pas mis le mot fin. Vous voulez savoir… Alors lisez…

Le repas était calme. Mila regardait son téléphone à chaque bouchée. Mikael se pencha vers elle et lui dit :

— Tu devrais manger tranquillement, sinon tu ne vas pas apprécier les crêpes d’Églantine. Tu verras, celles au caramel au beurre salé sont un délice.

— Elle a fait des crêpes ? C’est mon péché mignon.

— Elle devait être dans la confidence… On attendra tes parents pour t’offrir tes cadeaux d’anniversaire.

— J’ai beaucoup de cadeaux, tout le monde m’en a offert…

— Curieuse, lança Kevin en la taquinant comme un grand frère.

C’est juste au moment où elle allait lui répondre que son téléphone se mit à sonner sur l’air de La Carmagnole. Dans la salle à manger, on entendit :> « Ah ! Ça ira, ça ira, les aristos on les pendra… » chantés d’une seule voix par Inès, Maël et Mila.

Malgré la tension, un fou rire les gagna tous.

— Papa, j’espère que les nouvelles sont bonnes.

— Tout va bien pour ta maman. Tonio de mon équipe rentre chez lui, il me ramène et, d’ici cinquante-cinq minutes, je serai avec vous.

La conversation fut alors coupée.Mila, pâle, se ressaisit : sa maman allait bien… n’était-ce pas là l’essentiel ?

Mikael se pencha vers sa sœur :

— Quelles sont les nouvelles ?

— Papa m’a dit que Maman allait bien et qu’il sera bientôt là. C’est Tonio qui le ramène.

— Ah, je me demandais comment il allait faire pour revenir… À moins que l’un de nous aille le chercher, je ne voyais pas d’autre solution. J’avais oublié que Tonio habite à Château-Thierry. Par contre, explique-moi cette sonnerie spéciale sur ton téléphone.

— C’est simple : Capet, ce n’est pas un nom courant. Et si ça se trouve, on descend des Capétiens… Alors, on a eu envie de les “tuer” par la pensée.

Les rires fusèrent et tous applaudirent l’initiative des jeunes. Mikael, lui, songea que ce genre de musique n’était pas toujours facile à assumer selon l’endroit où l’on se trouvait.Un coup de klaxon interrompit leurs pensées. Tous se précipitèrent vers la voiture, mais Mila fut la plus rapide.

La portière s’ouvrit. Son père en sortit à grandes enjambées, adressa un bref signe de la main à Tonio, puis attira sa fille contre lui. Il enfouit son visage dans ses cheveux, les caressa doucement et, d’une voix basse et chaude, lui souffla :

— Le bébé est bien accroché… mais il va falloir ménager ta maman. Pour le notaire, elle n’y retournera pas. L’argent, elle le garde. Elle le placera et décidera ensuite à quoi il pourra servir. Les idées ne manquent pas… Et tu sais, les lieux insolites façon Capet peuvent parfois être déroutants.

— Quand rentre Maman ? demanda Tino. Comme nous sommes presque tous en vacances, on pensait partir à Tour-en-Bessin pour voir les cinq pur-sang.

Vous louez des minibus je suppose, est-ce que tout le monde y va ?

Non, justement nous y allons avec Maël si tu nous donnes l’autorisation, Inès vient avec ses frères.

— Donc Mila reste… et ses frères aussi ?

— Exactement, répondit Mikael. Mais même si Mila était partie, nous serions quand même restés.

— Il y a une raison, j’imagine.

— Oui. Nous allons voir le père Capet. Avant que tu ne poses la question, on préfère t’expliquer.

— Est-ce que Mila y va ?

— Non, Papa. Plus jamais je n’irai voir ce type. Même si je prends son argent, j’ai décidé de ne pas le garder pour moi. Sauf une partie, pour que vous n’ayez pas à payer nos études. Le reste, on le placera.

— Même mes études ? dit-il en riant.

— Quelles études, Papa ? répondirent-ils en chœur.

— Je vais me former pour accueillir des jeunes. En attendant, je construirai le foyer qui les hébergera. Tino, lui, va reprendre ses études pour devenir éducateur.Mikael siffla :

— Oh, le cachottier ! Dis à ton père quel métier t’attire.

— Juge pour enfants. Un jour, je le serai.

Thomas, fier de sa fille, se contenta de sourire et lui proposa d’aller voir les jumeaux. Dans la cuisine, Matis et Tomas, sagement assis dans leur chaise haute, semblaient tenir une véritable conversation avec Malian, ce qui faisait éclater de rire Ingrid et Églantine.

Pendant ce temps, Sali se préparait à repartir à Dakar pour un ou deux mois.Après en avoir discuté avec Mikael et Églantine, ils étaient tombés d’accord : le couple prendrait en charge son fils.

Mais un problème se posait désormais.Shana, qui s’était engagée à s’occuper de Malian lorsque le couple travaillerait, venait d’apprendre qu’elle était enceinte de quatre mois… et que sa grossesse était très fragile.

Sali discutait avec Églantine lorsque Thomas et Mila les interrompirent.

— Ne t’inquiète plus, Maman attend toujours le bébé. Elle doit juste se reposer et rester allongée le plus possible. Papa a trouvé une nounou pour les trois garçons. Et on va embaucher une dame pour faire le ménage : Maman ne pourra pas s’occuper seule d’une grande maison, surtout qu’avec les travaux, il y a beaucoup de poussière.

— Thomas, ne vous inquiétez pas, répondit Sali, je suis libre jusqu’à la naissance de mon bébé. Je pense que Shana et moi en sommes au même nombre de mois.

— Quoi ? Je vais être tata ? Oh, comme je suis contente de faire partie de votre famille !

— Tu l’aurais été quand même, puisque tu es la sœur de Mikael.

— Demi…

Mikael et Kévin éclatèrent de rire.

— Il n’y a rien à moitié chez nous, on est tes frères. D’ailleurs, raconte-lui ce que t’a dit la dame hier à la boulangerie de Kévin, quand tu aidais à vendre les viennoiseries.

— Oh, mademoiselle, ce doit être vous sa petite sœur ! Vous lui ressemblez comme deux gouttes d’eau. Donc tu seras la tata — ou la tatie — de notre futur bébé.

Un mois s’était déjà écoulé depuis l’annonce de ces deux bébés à venir dans la famille.Pour les pur-sang, nous avons décidé de les ramener dans un haras près de Paris. Les cinq chevaux y seront, et Inès y apprendra son métier. Elle montera le bai nommé Attila et intégrera un lycée sport-études pour se perfectionner en équitation, pendant que les autres pratiqueront l’athlétisme ou la natation.

Nous avons vendu la maison des îles Marquises.Déjà qu’on descend des Capétiens, Louis a fait des recherches généalogiques : probablement une branche bâtarde, compte tenu de la déchéance du vieux Capet et de son fils. La lignée s’est éteinte avec le prisonnier, et les Marquises n’intéressaient pas les Capétiens.

La villa de Nice sera bientôt vendue : ce sont des Anglais qui vont l’acheter. Nous n’y sommes même pas retournés.

Quant aux appartements parisiens, nous les avons fait rénover et réaménager : les pièces sont moins grandes, mais il y a plus de chambres.

Grâce à un ami de Mikael, agent immobilier, nous allons les louer.Les anciens locataires sont partis quand ils ont découvert à quoi ils servaient auparavant.

Désormais, il y a deux appartements par étage, soit six au total. À l’emplacement de la chambre de Shana, nous avons créé un studio pour étudiants, loué 400 €. Nous avons aussi embauché une concierge, une femme seule avec deux enfants.

Pour l’instant, seule une famille s’y est installée : Julien, le grand commandant du GIGN, avec sa femme et leurs trois enfants.

Tout est parfait, même si parfois on se prend la tête… surtout quand on parle de… bref, devinez.

Et puis, la cerise sur le gâteau : nous l’avons apprise lors du procès d’une certaine Edith. La “ci-devant” Capet, que nous appelons désormais Carpette, a avoué que Capet, depuis sa prison, lui avait fait acheter des armes qu’elle avait cachées… Dans la seule pièce où personne n’aurait dû entrer : la chambre de Malian.

Elle est maintenant internée dans une unité psychiatrique, quelque part en France, avec interdiction de sortir. Maman a simplement demandé de ses nouvelles. On lui a répondu qu’elle n’était pas malheureuse : elle passe ses journées à bercer une poupée. Alors Maman lui a fait envoyer un poupon noir.Quand l’infirmier le lui a remis, Edith l’a serré contre elle et a murmuré :

— Shana m’a rendu mon bébé.

Les terres constructibles en France ont toutes trouvé preneur.

En Allemagne aussi, mais là-bas ce sera un institut pour enfants défavorisés. Tino est allé superviser l’embauche du personnel éducatif : il parle couramment allemand.

En Espagne, ce sera un gîte sur le chemin de Compostelle.

Sali a ramené d’Afrique la maman de Malian, mais l’enfant n’accepte pas encore d’aller dans ses bras. Ça viendra… demain, espérons-le.

En Laponie, nous irons pour les vacances de Noël, mais sans Mikael et Églantine, car leur bébé est né : un petit garçon.

En riant, ils nous ont dit :— Nous l’avons appelé Louis.

Mais le pire, c’est que c’était vrai… sauf que c’est Luis.

Quant à notre Maman, elle a eu une fille, une mignonne petite poupée qu’elle a appelée Flore. C’est le petit trésor pour nos deux petites sœurs Inès et Mila. Les bras ce n’est pas ce qui lui manque. Les jumeaux sont toujours vers leur maman. Sûrement un tantinet jaloux. Mais petit à petit Matéo a réussi à dire soeur est a Téo et bien entendu une autre petite voix a répondu : Non c’est ma sœur.

Cette saga familiale se termine… Il y a pleins de zone d’ombre. Il est vrai que j’aurais pu continuer mais là je met le mot. F…I…N

A ne plus suivre … A moins que…

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