Les sens à l' en- vers

 

.Ce texte je l’avais écrit en prose et je l’ai transcrit en vers, cela lui donne plus de force, plus de sensualité….Mais comme c’était l’histoire d’un homme qui racontait sa rencontre avec une femme je l’ai écrit comme un homme . Je parle de l’orthographe. 

 

Sur le sable blond cette femme allongée me troublait

entre ses longs cils me regardait-elle? Alors qu’elle lisait!

Soudain elle se mit à bouger, ses hanches fines ondulaient

Sur moi elle avait un certain effet et elle en usait et en abusait.

 

Imperceptiblement elle entrouvre les cuisses et là j’entrevoyais

des monts, des merveilles à caresser mais je n’osais

et, au moment où je m’y attends le moins, elle s’asseyait

devant ma rougeur ses yeux moqueurs  s’en amusaient.

 

J’imaginais sa main de velours caressant son doux sillon

Des frissons parcouraient mon corps en voyant son intimité

c’est la folie qui m’entraînait dans ce tourbillon

mon fantasme était à son comble et j’en étais tout  excité.

 

Il ne fallait pas que je reste dans cet état second, aussi j’avançais

près d’elle à la toucher et en retenant la serviette qui cachait mon désir

Moi, qui n’osait montrer mon ventre grassouillet

j’étais devant elle à penser que je pouvais lui donner du plaisir.

 

Son rire cristallin me fit lâcher prise et je me retrouvais devant elle

dans mon plus simple appareil et j’en rougissais que mieux.

D’un bond souple tel un félin, il va se jouer une scène surréelle,

la voici face à moi et sur mon corps je sens la douceur de ses cheveux. 

 

Déchaînée elle me pousse et effleure de ses longs cils mon corps

A califourchon elle me domine et s’empare de mon membre levé

Sa bouche carmin l’enserre et me le dévore encore et encore

pendant que son regard me soumet tant elle l’a sur moi rivé

 

Ses petits seins nus pointus se tendent sous le tissus.

mes mains les saisissent et les caressent  

 me  demandant si cette bouche   posée sur moi n’est pas  sangsue

tant mon corps de soubresaut tressaille sous cette bouche traîtresse.

 

Et quand à mon tour je la possède collant son corps contre le mien

Ses cris sont comme le chant de mon violoncelle

le trouble se conjugue en un festival de gestes pour cette fusion sans fin

je perds tout contrôle et c’est elle qui m’ensorcelle.

 

 EvaJoe mai 2013 ©