C’était en août dans les années soixante, on ne parlait pas encore de la nuit des étoiles mais en observant le ciel il m’arrivait parfois de voir des étoiles filantes.
je faisais un vœu, toujours le même . D’années en années j’espérais qu’un jour il se réaliserait. J’avais 20 ans, née au début de la guerre. Mes parents avaient quitté en hâte le Nord de la France, poussés par les Allemands qui envahissaient la France. Je suis née le 18 juin 1940 sur le bas côté d’une route, alors que nous venions de subir un raid aérien. Ici ou là gisait des femmes, des enfants, des hommes fauchés par ses fous. Ma mère prise de panique avait ressenti les premières douleurs et mon père l’avait mis dans un fossé, mon frère apeuré serré tout contre elle. J’étais née et je criais. Ma mère était morte en me mettant au monde. Le soir mon père nous déposais mon frère et moi dans une église avec un mot accroché à nos vêtements :
S’il vous plaît prenez bien soin de mes enfants. L’aîné se nomme Charles, sa soeur vient de naître ce jour, sa maman voulait l’appeler Claire. Je reviendrais les chercher lorsque j’aurais retrouver mes parents. Je vous en prie leur nom de famille est hérauts. Leur maman s’est éteinte ce matin en mettant au monde ma fille. Adieu mes enfants je reviendrais vous chercher.
Vingt ans plus tard je n’ai jamais revu mon père, j’habite avec Charles dans une maison de maître au coeur de la Bourgogne et je suis comme toutes les filles de ces années un peu fleur bleu et espérant le prince charmant.
Les religieuses qui nous ont recueilli ont attendu la fin de la guerre et le retour de notre père. Puis nous avons été adopté par un grand viticulteur dont les garçons étaient morts dans la tourmente de ces années sombres. Ne leur restait qu’une fille la douce Annabelle qui aujourd’hui allait épouser mon frère.
Cela fait trois jours que j’espère voir des étoiles filantes, hélas je n’en n’a pas vue la queue d’une. Je ne désespère pas et scrute le ciel de ma mansarde. Annabelle ne fait que m’appeler elle veut que je vois sa robe d’apparat. Mais je suis encore plus têtue qu’elle, demain c’est son grand jour je l’aiderait à s’habiller et j’aurais tout le loisir de l’admirer. J’étais cachée dans le boudoir de notre mère et j’ai assisté aux essayages. La robe est magnifique même si notre mère a fait ajouter sur sa poitrine un tulle pour que Charles n’ait pas de drôles d’idées en la voyant autant dénudé. J’ai attrapé un fou rire , et me suis enfuie sur la pointe des pieds par une porte qui donne sur la nurserie.
Maus voilà Annabelle qui me rejoint et me demande si j’en ai vu. Hélas non mais j’ai tout mon temps. C’est à ce moment là que nous avons vu dans la maison de nos grands-parents comme un feu follet. Qui pouvait se déplacer à pareille heure la veille du mariage d’Annabelle et Charles ?
A suivre …

Déjà du mystère !!! Papa qui revient enfin ? Ce serait trop simple…
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Et nous voici repartis pour suivre une belle histoire de ton cru !😁
Bises et bon mercredi – Zaza
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Une belle histoire, même s’il y du suspense comme à ton habitude, qui commence.
Merci EvaJoe. Cela me permet de lire car ce n’est pas long, étape par étape.
Bises
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Oh ! Quel plaisir, ce sera, Eva Joe de suivre cette intéressante histoire !!!
Bonne soirée,
Bisous 😘
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Bonjour Evajoe,
Un début excellent! Intrigant à souhait!
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Gros bisous
😉
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