Unec rencontre inattendue (16)

Dès que je suis dans la traction noire de notre médecin je ne puis m’empêcher de demander à mon parrain d’où viennent les armes . Il me répond qu’elles appartiennent à la gestapo et ajoute.

  • La gestapo a été contrainte de tout abandonner au moment du débarquement
  • À quel moment ?
  • Lorsque les Maquisards de Cluny sont venu une nuit sans lune attaqué le Domaine.
  • Vous étiez où ?
  • Ici aux Domaines, mais la gestapo avait la grande maison et nous, nous vivions dans les annexes. Mais ils ne sont arrivé qu’en 1942 au moment où la ligne de démarcation a disparue. Deux ans sous la botte nazie a été suffisant.
  • Vous avez combattu
  • Oui et notre prise de guerre était ses fusils, ton grand-père les avait entreposé dans les cadolles. Et nous les avions complètement oubliés.
  • Celui qui les a retrouvé soit il connaissait leur cachette soit il les a trouvé.
  • Bonne déduction Mademoiselle l’enquêtrice

Tristan se mis à rire ce qui a détendu l’atmosphère. Je voyais les yeux de mon oncle lancés des éclairs lors du récit du médecin. Il n’avait pas l’air d’apprécier qu’il nous raconte la « bataille de Cluny ». Pourtant c’était une page de notre histoire qu’y avait-il de mal à l’entendre.

Mais tout cela ne me disait pas la raison pour laquelle j’étais devenue une cible. Adopter à l’âge de 18 mois par Paul et Claudette De La Roche Vineuse, je ne faisais de l’ombre à personne.

Mon père était selon les dires de mon frère un homme bon, mais ses souvenirs n’étaient pas fiables il n’avait que cinq ans en 1940. Et seulement un an de plus lors de notre placement plutôt qu’adoption en mai 1941. Ce n’est qu’en décembre que le père de Paul et Jean faisait accélérer les démarches afin que nous portions leur nom.

Quel danger je pouvais être pour que l’on en vienne à me tirer dessus. Est-ce que tout cela avait du sens? Charles devait l’être tout autant que moi. Pensez un homme, cela transmet un nom. Pourtant notre nom de famille était effacé à tout jamais. Jusqu’à la maison du médecin je me faisais des noeuds au cerveau pour comprendre la raison pour laquelle on avait essayé de me tuer.

Mais personne ne comprenait. Je ne représentais rien qui puisse mettre en danger la notoriété des vins. Je n’étais pas la fille d’un prince. Il fallait que je découvre qui était nos parents. C’était là l’énigme et le nœud du problème.

Cela n’avait aucun rapport avec la guerre c’était plus mon appartenance à une famille qui faisait de Charles et moi les boucs émissaires d’une vengeance. Notre nom de famille était des plus banales.  » Meignière » . Avait-on une particule, en ce cas tout changerait. Demain avec mes collègues de l’école de police nous nous pencherons sur notre histoire.

À suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « Unec rencontre inattendue (16) »

  1. Ça se complique! Je comprends qu’elle se fasse des « nœuds au cerveau. »
    C’est vrai qu’il y a eu ( et qu’il y a sans doute encore) des caches d’armes dispersées un peu partout sur le territoire.
    Qui veut la peau de Claire? Là aussi, on peut tout imaginer puisqu’elle ignore d’où elle vient.
    Super Evajoe!
    😉

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