Une rencontre inattendue (19)

Nous voici en gare de Mâcon, des trains pour Lille il n’y en a pas tant que ça. Ils vont partir pour Lyon et prendront la direction de Roubaix d’ici deux heures et changerons en chemin. Ils vont aller se renseigner pour ne pas passer la journée et la nuit dans les trains. Charles me dit d’y aller et de prendre notre temps pour rentrer.

  • Vous avez plus d’une heure pour rentrer. Nicolas vous direz à notre père que vous avez attendu le train pour repartir. Attention soyez sages.
  • Merci Grand-frère, tu es un ange.
  • Salut Charles à charge de revanche. Et rapportez nous de bonnes nouvelles.

Mon frère ferme les yeux sur mon idylle avec Nicolas. Je suis mineure et Nicolas n’osera pas me demander d’aller dans un hôtel. Jusqu’à présent nous nous sommes limités à des baisers et quelques caresses. Mais je sais que Nicolas veut aller plus loin. Il me faudra me montrer persuasive, cela peut rapidement aller trop loin. Je ne sais même pas si je suis prête à être complètement aimé par Nicolas.

Annabelle m’avait décrit son histoire d’amour avec Julien, ses mains qui couraient sur sa peau, elle frémissait, avait toujours envie d’aller plus loin. Il ne lui avait pas fait l’amour mais voulait essayer de la pénétrer. Elle voulait être vierge pour Charles, avec du recul je vois qu’elle s’est donnée à un autre homme.

Tant qu’elle n’a pas repris connaissance je ne sais pas ce qui a bien pu se passer ? Était-elle consentante ou l ‘ a-t-on forcé ? Le voulait-elle vraiment ?

  • Mon cœur à quoi pensez-vous ? As-tu peur de moi ?
  • Non, j’ai juste peur de ne pas savoir me contrôler. Promets-moi de ne pas dépasser les limites que nous nous sommes donnés
  • Je ne ferais que ce que tu voudras, mais dis-moi non si tu ne veux pas aller plus loin.
  • Oui

En mon for intérieur je me demande si je ne vais pas accepter et qu’une fois le temps de l’euphorie passé je vais regretter. Se contrôler tout le temps c’est agaçant. J’ai juste envie de me laisser aller.

Nous repartons en direction de notre village, cela fait bien trente minutes que nous roulons, nous discutons et Nicolas ne m’a pas proposé de s’arrêter. On va rapidement arrivé et on aura pas profité de ce temps pris au temps pour se découvrir un peu plus qu’à la sauvette comme à l’école de police. Puis sur la route , Nicolas me dit :

  • C’est là -haut que nous allons aller, en bas il y a le château de Chasselas, j’y suis allé il y a fort longtemps avec un de mes oncles et le propriétaire nous avait montré sa cadole très isolée, qui ne servait plus car aux alentours il ne faisait plus pousser de vignes.
  • Es-tu sur que c’est toujours le cas ?
  • Oui car j’y suis retourné il y a quatre jours avec ton père, il est venu saluer le châtelain.
  • Et, on ne risque pas de le trouver ?
  • Non, car il prépare la foire au vin sur Mâcon
  • Et bien allons-y , est-ce loin ?
  • Non

Nicolas ouvre le coffre et prend un plaid, on dirait qu’il avait tout prévu. Il faut que je lui le demande. Nous montons d’un bon pas, habitués tous les deux à faire du sport. Au début nous traversons des vignes, puis elles se raréfient pour complètement disparaître. Et j’aperçois au détour du chemin une jolie cadole.

  • Tu viens ma douce Claire, nous avons dix minutes de route et un peu plus d’une heure à passer ensemble. Même plus si Charles ne dit rien sur l’horaire de son train.
  • Comment le sauras-tu ?
  • Demain j’irai aux PTT lui téléphoner et seulement après il téléphonera à ton père.
  • C’est toi qui lui dira nous sommes restés trente minutes ou une heure. Mais son train était à quelle heure ?
  • Il ne partira que cet après-midi , on a raté celui du matin.
  • Ah !
  • Allez viens, n’ai pas peur je ne vais pas te prendre de force, je veux juste t’aimer, le veux-tu ?
  • Oui

Mais la suite ne s’entends pas, il a mis ses mains sous mes cuisses et m’entraîne dans la Cadole. Au début c’est doux, il prend mes lèvres et m’embrasse doucement puis il me force à ouvrir la bouche et me caresse avec sa langue. Je me sens merveilleusement bien. Je laisse ses mains passées sous mon chemisier, il me regarde, je sais que j’en ai autant envie que lui. Alors il s’enhardit, me dégrafe mon soutien-gorge et me caresse. Il murmure tu as des seins à me faire damner. Je gémis, je ne peux pas me contrôler. J’en veux plus. Il me soulève ma jupe, me fait entrouvrir les jambes, puis les cuisses, guette mon consentement et me descend ma petite culotte. Je tremble, j’ai peur je devrais lui dire non et pourtant j’aimerais sentir ses mains sur moi, en moi. Je ne sais même pas comment tout cela aurait pu se terminer car nous avons entendu siffler.

Des gamins se chamaillent au retour de l’école. Nicolas a rabattu ma robe , a mis un doigt sur ses lèvres. Et il s’est levé. Son pantalon était baissé, il l’a remonté. Nous avons attendu que les pas des gamins s’éloignent mais l’euphorie était passée. Il s’est approché de moi m’a serré dans ses bras, et m’a dit :

  • Ce n’était pas le lieu rêvé pour que tu deviennes ma femme. Mais j’ai vu dans ton regard que tu voulais et ton corps était prêt à me recevoir. Je t’aime ma Claire adorée.
  • Moi aussi Nicolas j’ai vu que tu me désirais et je t’aime aussi.

Nous avons repris la route et moins de dix minutes plus tard nous arrivions au Domaine. Avant nous nous étions arrêtés près d’une fontaine pour me baigner le visage. La moustache de Nicolas avait laissé quelques traces autour de ma bouche. Mais à l’arrivée je m’étais regardé dans la glace et mon visage avait repris ses couleurs normales. Le soir même Nicolas se coupait sa moustache.

À suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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