A peine arrivé, mon père se précipitait sur moi pour me mettre une gifle, Nicolas s’en offusque immédiatement , mon père n’a pas osé en rajouter, il a juste dit :
- Monsieur suivez-moi dans mon bureau et vous ma fille montez dans votre chambre, j’aviserais après avoir parlé à Monsieur.
- Je n’ai rien fait de mal, juste accompagné mon frère.
- Vous ne m’avez pas entendu vous appeler
- Non car on chahutait
Il a toujours ses yeux qui lancent des éclairs mais il est plus calme. Il demande à Nicolas de le suivre d’une manière plus douce. Ouf !
Lorsque Nicolas revient il a un grand sourire, il s’approche de moi et me dit :
- C’est bon ton père accepte ma demande en mariage. Il va appeler mon père pour fixer les fiançailles. A partir des fiançailles nous devrons attendre pour nous marier que tu aies eu tes 21 ans. J’espère que mon père n’attendra pas l’an prochain pour fixer notre promesse de mariage. Car en attendant on aura un chaperon
- Qui sera notre chaperon ?
- Il ne l’a pas nommé, il doit en parler avec ta mère.
- Je ne suis pas leur fille, à la limite je suis libre de t’épouser aujourd’hui.
- Ne fais pas l’enfant Claire.
Je ne veux pas fâcher mon futur fiancé,aussi je ne dis rien mais échafaude toutes sortes de plans. Nous verrons qui va nous suivre. Je lui demande si mon père lui a demandé des explications sur notre fugue.
- En effet il m’a demandé l’heure à laquelle nous sommes arrivés, si nous avions attendus le départ du train et l’heure à laquelle nous étions repartis. Il a été satisfait de mes réponses.
Il faut dire qu’avec Charles nous avions bien rodé nos réponses. L’essentiel étant de ne pas faire de vagues, ce n’est ni le lieu, ni le moment. J’ai toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Maintenant sous les yeux de mon père nous commençons Nicolas et moi à reprendre tous les éléments que nous avons en notre possession. J’espère que ce ne sera pas toujours mon père qui va nous surveiller, cela va être lourd.
C’est à ce moment que notre téléphone sonne, notre Majordome prend la communication et tend l’appareil à mon père en lui disant :
- C’est l’hôpital, Monsieur.
Nous attendons d’en savoir davantage avant de continuer nos investigations. Mon père remercie, ne nous dit rien et sort de son bureau à grandes enjambées.
Nicolas et moi sommes inquiets, que lui a-t-on dit qu’il ne nous dise rien ?
Puis mon père revient et d’un ton morne nous dit :
- Annabelle a repris connaissance mais hélas elle ne peut pas parler. Elle est agitée et demande que Charles vienne. J’aurais dû vous envoyer Nicolas dans le Nord.
- Mais Père elle communique comment ?
- Les religieuses lui ont remis une ardoise et une craie, et, elle fait que demander Charles.
- C’est normal c’est son mari.
- Possible mais que faisait-elle dans notre vigne à 5 heures du matin avec sa robe de mariée ?
- Les policiers de Lyon vont l’interroger, Père laissez-moi y aller avec Nicolas avant qu’ils arrivent.
- Votre mère vous accompagne.
- Merci Papa, vous ne venez pas
- Non j’ai du travail dans les vignes et je n’ai que trop tardé.
Nous voici partis Maman ne conduit pas et elle n’aime pas être devant, aussi Nicolas est à l’avant et moi à côté. Nos mains se frôlent souvent, dans un premier temps, ma mère ne dit rien. Puis soudain elle dit à Nicolas en riant :
- Êtes-vous certains que la main de ma fille vous aide pour la conduite
Et mon Nicolas de lui répondre très gentiment :
- Madame j’ai demandé à votre époux la main de votre fille, il faut bien que je la prenne.
- Vous êtes espiègle Cher Nicolas
Nous arrivons vers les faubourgs de Lyon, nous nous garons facilement et filons rapidement vers la chambre d’Annabelle.
Maman est interceptée immédiatement par le chirurgien et nous pouvons entrer dans la chambre d’Annabelle. Mais ce n’est pas ma grande sœur, elle est d’une pâleur à faire peur. L’infirmière nous dit :
- Pas plus de cinq minutes.
- Nicolas lui repond je suis de la police et je dois l’interroger. Sa sœur m’accompagne pour qu’elle se sente en confiance.
L’infirmière sort et nous demande de ne pas la perturber .
- Annabelle
Et là stupéfaction , elle nous répond
- Qui êtes-vous ?
- C’est moi Claire, ta petite sœur
- Vous n’êtes pas Claire et de toutes façons je suis fille unique.
- Tu connais Charles ?
- C’est mon mari
- Et bien c’est mon frère aîné
- Non ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible.
- Qu’est-ce qui n’est pas possible ?
- Tu m’avais juré que tu partais pour toujours pourquoi es-tu revenue ?
- Mais de quoi parles-tu ?
- Tu vas me voler mon mari
Je n’ose pas lui répéter que je suis sa soeur car son cerveau me semble bien embrouillé. C’est Nicolas qui lui demande si elle veut ecrire.
- Non je suis capable de parler j’ai juste mystifier le médecin. Il me prenait pour une arriérée. Je sais bien ce qu’il m’est arrivé. Je partais pour mon mariage quand les chevaux de grand-père m’ont renversés.
À suivre…

Morte de rire le jeune couple en a pris pour son grade.😂
Par contre, Anabelle a dû prendre un sacré coup sur la cafetière pour ne pas reconnaître Claire.
Bises et bon mardi – Zaza
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Aïe, il y a un léger pétage de plomb dans son cerveau !
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Bonsoir Eva Joe, je suis de retour sur le net …
Ça ne va pas bien dans sa tête, là oui … elle fait peut être semblant tout comme elle ne veut pas parler aux gens de l’hôpital !!! …
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Ca s’embrouille sévère. Annabelle … vrai ou pas ?
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