Une rencontre inattendue (Fin)

Un silence de plomb s’est installé, chacun se tait. Les mots de Marie Cécile résonnent encore mais on pourrait entendre voler une mouche. Enfin père se ressaisi et se lève, il marche de long en large et assène une gifle magistrale à mon géniteur. J’entends rire mon neveu, la tension est palpable, son rire est juste le mépris qu’il affiche pour mon père ou son grand-père. Au moment nous n’en comprenons pas le sens.

Mon père s’approche du fauteuil où il est affalé plutôt que correctement assis et lui demande :

  • Qu’est-ce qui vous fait rire jeune homme ?
  • Mon grand-père a plus souvent frappé les autres, lui n’a jamais subi un affront pareil.
  • Et cela vous fait rire ?
  • Avouez Monsieur que c’est comique
  • Au vu de ce que votre soeur
  • Demi, ce n’est pas vraiment ma sœur
  • Je ne sais vraiment pas que vous dire effectivement elle est à la fois votre soeur par votre mère, mais aussi elle était la soeur de votre père. Vous avez une famille qui aime compliquer les choses. Je comprend que pour votre héritage ce doit être complexe. Mais de là à vouloir tuer Claire, Marie-Cécile je suppose qu’elle aussi vous l’auriez éliminé. C’est le moment de me répondre Monsieur pourquoi avoir dirigé votre arme sur ma fille Annabelle ? Et mes plants de vigne est-ce dû à votre tentative avortée ? Parlez avant que je vous fasse emmener par la brigade criminelle de Mâcon. Et si vous ne me croyez pas, je vous permet de vous pencher à la fenêtre.
  • Ce n’est pas la peine, je sais que j’ai commis des choses répréhensibles. Mais c’est sa faute à lui ce vieux sénile. Il ne voulait pas que sa fortune soit dilapidé avec tous ses enfants non reconnus.
  • Il en a tant que ça ?
  • A part Claire, Marie-Cecile et cet homme dont elles refusent de donner le nom, je n’en sais rien. Mais au vu du nombre de personnels qu’il a eu. Il doit bien y en avoir d’autres.
  • Et pour ma fille, c’était une erreur. Vous l’avez confondu avec Claire, sa soeur?
  • Non…

Au moment où il va pour répondre, Annabelle nous dit :

  • Ce que Monsieur ne vous dira pas, c’est qu’il m’a conté fleurette, m’a fait miroité pleins de choses et moi qui me gardait pour mon fiancé j’ai succombé à son regard de velours, ainsi qu’à ses belles paroles. Un soir ou nous étions sorti sur Mâcon j’ai bu un peu trop et il en a profité pour abuser de moi.

Je me doutais bien que c’était cela hurle mon frère.

  • Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
  • J’avais honte
  • Mais comment aurais -tu fais lorsque ton ventre ce serait arrondi ?
  • Comme toutes les autres cher Monsieur, intervient notre géniteur, ce serait vous qui auriez porté le chapeau.

Charles serre les poings, il se retient pourvu qu’il ne fasse pas un esclandre. Ce n’est pas le moment.

Annabelle pleure en silence. Charles va à ses côtés et lui dit :

  • Je t’ai pardonné tu le sais et l’amour est plus fort que la haine. Ce n’est pas dans nos gènes, ne t’inquiètes pas.

Monsieur De Bougainvilliers sur ses propos se lèvent et nous lancent :

  • Les explications sont terminées, mes filles
  • Nous ne sommes pas vos filles, par le sang oui mais pas par la manière de penser de vivre nous sommes à des milliers de kilomètres de vous. Mon père c’est Monsieur de la Roche Vineuse qui m’a recueilli étant enfant et qui va me donner son nom.
  • Jamais vous ne porterez le nom de ce ce…Mécréant, jamais vous m’entendez.
  • Ce n’est pas grave Monsieur, Claire va m’épouser elle portera le mien, elle n’a nullement besoin du vôtre. Pour les papiers elle se nomme Meignière. Elle le gardera pour l’État civil. Sur ce je me retire nous avons une mission. Tu viens Stéphane.

Et sur ses mots, Nicolas et Stéphane sortent. Et c’est à ce moment que la brigade de Mâcon rentre en scène, à croire que la sortie de Nicolas était le sésame pour que les autres interviennent.

Le Capitaine qui était venu interroger Annabelle ainsi que toute la famille se dirige vers Monsieur de Bougainvilliers qui refuse de porter les menottes, le menaçant de représailles et lui disant que si son petit fils va en prison plus personne ne fera tourner sa mine et que ses avocats la fermeront.

  • Vous semblez croire que sans vous rien ne va plus, vous devez bien avoir des subalternes.
  • Oh non mon grand-père est le maître tout puissant après Dieu et encore parfois il se prenait pour lui.
  • Ce n’est pas grave pour une fois nous aurons un Monsieur à particule dans nos geôles.

Et s’adressant au vieux il lui dit:

  • Si Monsieur daigne mettre ses mains dans le dos nous allons procéder, cher Maître suprême à votre arrestation.

Et ne tenant plus son sérieux il se met à rire, ce qui a au moins le mérite de détendre l’atmosphère. Puis reprenant son sérieux il donne l’ordre de passer les menottes au frère de Marie-Cécile en lui disant les chefs d’accusation qui lui sont reprochés.

  • Monsieur je vous arrête pour les motifs suivants : tentative d’assassinats sur Mademoiselle Claire Meignière de la Roche Vineuse, sur Madame Annabelle Meignière, tentative d’assassinat sur Monsieur de la Roche Vineuse, sur rapport non consenti avec Madame Meignière et sur dégradation du domaine viticole de Monsieur de la Roche Vineuse. Vous êtes poursuivis pour tout cela. Les juges apprécieront.
  • Et moi pourquoi m’arrêter vous, vocifère le Maître des charbonnages du Nord, à part engrosser deux ou trois femmes je n’ai rien fait de mal. Certaines s’en portent très bien puisqu’elles vivent à mes crochets, comme votre mère Marie-Cécile, elle profite de mes largesses.
  • Taisez-vous ignoble personnage lui dit Marie-Cecile puis elle ajoute emmenez-les ils me donne la nausée.
  • Attendez s’écrie le vieux je veux connaître le nom de mon fils.

Un grand silence puis on entend une voix celle de Charles mon frère qui lui dit :

C’est moi votre fils et en tant qu’unique héritier mâle, c’est moi qui hérite de tous vos biens.

Le vieux quitte notre maison dans un silence impressionnant, quant à son petit-fils il ajoute:

  • Il y en a sûrement d’autres votre fortune sera divisé.
  • Qu’importe vous ne ferez plus de mal

Les policiers sont partis, Marie Cécile a trouvé une grande famille, un frère et une sœur et même une belle-sœur.

Mon père adoptif nous demande comment nous avons su que Charles était lui aussi le fils du Patron des Houillères.

Charles s’est absenté et a récupéré tout un dossier, dont notre père prendra connaissance mais pour le moment il a raconté à ceux qui n’étaient pas au courant comment il l’avait appris.

Fin

EvaJoe copyright 2023

Oh me direz-vous et nous ? Nous aussi nous voulons savoir. Et bien je mettrais un épilogue… Rire !!!

Mais mon récit s’arrêtait ainsi…

Je ménage le suspense, cela donnera du temps à ceux qui sont en retard dans leur lecture de me lire.

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

7 réflexions sur « Une rencontre inattendue (Fin) »

  1. Je reste tout de même sur ma faim en me posant deux questions
    Pourquoi Charles se change en Marc dans ce chapitre ?
    Et pourquoi Charles devenu Marc est-il le fils de ce vieux « salopard » ?
    Je viens de lire les 33 épisodes + la fin, et il y a certainement un truc que j’ai loupé…
    Bisous et bonne soirée – Zaza

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  2. J’espère que ce commentaire va partir, celui d’avant n’ayant pas voulu !
    Je pense que moi aussi j’ai dû rater quelques phrases. Mais là, ça interpelle.
    Oui j’aimerais quand même bien avoir l »épilogue.
    C’est vrai que tu as une imagination débordante.
    Bises

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