Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Marie-Cecile n’a qu’une envie c’est y aller à reculons, comment le nommer ? Encore Grand-père ! Ce n’est pas possible elle ne peut pas l’appeler Papa. Heureusement que celui qu’elle appelait Papa est mort car apprendre aussi brutalement qu’en réalité c’était son demi-frère lui fait froid dans le dos.

Comme dit Charles c’est une situation machiavélique, ce vieux tordu était heureux quand il possédait une femme. Était-il conscient des dégâts qu’il a fait ?

Lorsque je suis entrée dans la salle où j’ai retrouvé celui qu’hier je nommais Grand-papa, j’ai perdu pieds et je me suis mise à pleurer. Le vieux en a profité pour me prendre dans ses bras, il me serrait si fort que je n’arrivais pas à me dégager. Le pire c’est lorsqu’il a essayé de m’embrasser sur la bouche. Il me disait tu es à moi, ta mère m’avait dit que je serais le premier à te déflorer.

J’ai hurlé, je lui ai vomi dessus puis je l’ai repoussé, je crois que j’avais à ce moment une force surhumaine. Il a reculé et m’a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi je faisais pareil cirque.

J’ai crié au secours, à l’aide, heureusement que les gardiens sont intervenu je me demande s’il ne m’aurait pas violé sur la table.

  • Mais qu’a-t-il dit pour sa défense
  • Rien il ne faisait que rire. Il a dit au gardien. Elle aimait bien venir sur mes genoux autrefois.
  • C’était vrai
  • Il était mon grand-père mais ça fait bien longtemps que je ne me suis plus assise sur ces genoux.
  • Combien de temps ?
  • Au moins sept ans !
  • D’accord, je prends note
  • Pourquoi Maître Leroy me posez-vous toutes ces questions ?
  • Pour le contrer lors du procès si par hasard il disait vous concernant que vous étiez consentante.
  • Quelle horreur ! Moi consentante, cela faisait longtemps que j’entendais lorsque j’allais en ville.  » Faites attention jolie demoiselle votre grand-père est un sale type.
  • Un sale type ou un mot plus ordurier que vous n’osez point prononcé.
  • un salaud

Pauvre Marie-Cécile elle sanglotait lorsqu’à mon tour j’ai rejoint mon géniteur. Mais lorsque je suis revenue le vieux a cru que c’était Marie-Cécile.

  • Ah tu t’es changé, ta tenue est plus belle et du coup tu es plus aguichante.
  • Je ne suis pas Marie-Cécile, je suis Claire celle que votre chenapan de petit-fils a voulu assassiner.
  • C’est ton frère le chenapan
  • Permettez-moi de penser que vous faites erreur, ce type ne nous ressemble pas. Il est immonde. Et selon la mère de ma demi jumelle, il est bien de notre frère André. Vous ne l’avez pas vu au moment de sa naissance puisqu’ils étaient partis en Australie pour l’ouverture d’une mine. Mais hélas cela ne s’est pas passé comme ils espéraient et ils sont rentrés alors que votre petit fils avait tout juste 5 ans. Votre fils étant gravement malade c’est certain qu’en ce qui concerne Marie-Cecile c’est forcément votre fille, vous avez profité du désarroi de sa mère pour faire valoir vos droits de patrons tout puissant..
  • C’est cette garce qui vous a raconté ce bobard.
  • Peu importe qui m’en a fait part, vous avez profité de l’absence de son père pour en faire votre chose corvéable à souhait. Et voilà où il en est maintenant.
  • Claire, vous permettez que je vous appelle Claire.
  • Si cela vous chante, pourquoi pas ?
  • Tu me sembles plus docile que Charles
  • Les filles sont toujours dociles, mais n’allez pas croire que je vais accepter vos avances, moi je veux devenir peintre vous avez de l’argent, vous êtes mon père, je veux faire les beaux-arts à Paris donnez-moi une somme d’argent et je pourrais aller vivre le plus rapidement possible avec mon futur mari.
  • Toi tu me plais
  • Vous ne me connaissez pas, je suis une rebelle
  • Est-ce que tu pourrais me dire Papa ?
  • Il ne faut pas exagérer, vous avez pris ma mère de force, je ne l’ai même pas connu, elle est morte sur la route de l’exode et son mari nous a déposé devant une église. Donnez-moi une dote et j’accepte de porter votre nom, car moi je ne suis pas encore adoptée, alors puisque je suis votre fille je revendique de m’appeler Claire Stéphanie Thérèse de Bougainvilliers.
  • Juste un petit papa chéri, ce n’est pas si difficile.
  • Alors dites-moi pourquoi vous vouliez me faire assassiner ?
  • C’est ton neveu qui n’a pas compris, il a mal interprété mes paroles.
  • Que lui avez-vous dit ?
  • Que pour avoir ma fortune il devait tuer tous les bâtards qui étaient sur son chemin.
  • Ah parce que vous teniez une comptabilité de toutes les femmes qui étaient venu vous dire qu’elles attendaient un enfant par votre faute.
  • En quelques sortes
  • Il en a tué d’autres avant la tentative d’assassinat de ma belle-sœur ?

C’est un tout petit oui que j’ai entendu au moment où je sortais.

En racontant mon entrevue à mon frère et à ma jumelle ces deux derniers furent anéantis. Plus on apprenait des horreurs le concernant moins Charles avait envie de prendre sa place mais plus il pensait à ceux qui l’attendait dans le Nord et qui mettait tout leur espoir en lui. Il était tiraillé des deux côtés. Et Annabelle n’y mettait pas du sien.

En sortant de la prison j’aperçois mon amour il est en train de convoyer un prisonnier. Il demande à Maître Leroy d’attendre qu’il revienne. Ce dernier demande à Charles si je connais ce policier et Charles lui explique que nous nous sommes fiancés.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

3 réflexions sur « Hum ! Une famille tuyau de poêle ! »

  1. Rien de bon pour faire remonter dans notre estime ce vieux dégueulasse. Beurk, beurk, beurk
    J’espère qu’il sera jugé et condamné pour tout cela
    A suivre donc.
    Bises et bon vendredi -zaza

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