Hum ! Une famille tuyau de poêle !

En attendant que Nicolas revienne de la prison nous racontons à Père notre rencontre avec notre géniteur comme nous préférons dire. Il.nous écoute impassible mais sa colère monte nous le voyons à son attitude. Il serre la mâchoire et son tic familier fait son apparition. Il a le sourcil gauche qui monte et descend digne d’une explosion.

helas elle ne va pas dans le sens que nous espérions, père nous trouve frileux dans notre attitude tout au moins pour moi . Surtout il semble fort en colère que j’accepte de porter son nom moyennant une somme rondelette pour rentrer dans une école privée prestigieuse. Jamais il ne m’avait dit être d’accord pour que je passe le concours. C’est fort de café.

Pour Charles il est content de ce qu’il lui a dit, ce qui se comprend il va passer directeur des Houillères du Nord. Le grand patron restant Monsieur de Bougainvilliers. Du reste selon les nouvelles récoltées par Maître Leroy il va être transféré dans le Nord. Et pire il risque d’être libéré. Charles voit tout cela d’un sale oeil. Une cohabitation risque d’être dangereuse surtout en la présence d’Annabelle. Mais ce n’est pas demain que cela va arriver. Enfin nous l’espérons tous.

Pour Marie-Cecile notre père lui conseille vivement d’en parler avec sa mère, car il a bien ressenti tout comme nous qu’il y avait des non-dits entre la mère et la fille. Parler ouvertement je vous le conseille ma chère demoiselle. Mettez tout à plat et laissez vos griefs de côté. Votre maman est déjà assez ennuyé de nous causer tout ce tracas.

C’est sur ce trait de génie que je vous enfin revenir mon amour. Je le jette dans ses bras au grand dam de mon père. Il m’en fera quelques réflexions plus tard, de cela j’en suis certaine.

j’expose à Nicolas ce que j’ai demandé à celui qui dit être mon père et dont je suis certaine vu la couleur de ses yeux si étranges aux miens et à ceux de Marie-Cécile, mais les siens sont glaciales alors que les nôtres pétillent.

Nicolas me dit tu iras lorsque nous serons mariés car j’ai refusé une place sur Paris me rabattant sur Macon pour tes beaux yeux et je ne peux pas changer avant..

Notre père s’exclame :

Voila Nicolas c’est ce dont je vous entretenais l’autre matin, Claire décide tout sur un coup de tête sans en parler avec les personnes intéressées. Mais bien sûr que tu attendras jeune sotte que tu sois marié et surtout que ton mari consente à ce que tu ailles gribouiller sur un papier blanc. Je n’appelle pas ça de la peinture. Tu sais ce que JF pense de ce milieu.

Je dois être rouge comme un coquelicot, père me met dans un embarras profond, car depuis la découverte de mon vrai père j’ai l’impression qu’il se sent démuni. Tout de même il a mis vingt-ans pour s’apercevoir que je n’étais pas leur fille à part entière et maintenir il me contredit dans tous les projets. Je fonds en larmes et les trois hommes que j’aime le plus se précipite vers moi. Nicolas bien entendu qui me chéri, mon frère Charles qui adore sa petite sœur et mon père adoptif qui est confus de me voir aussi malheureuse regrettant ses paroles sans en avoir mesurer toutes les conséquences.

C’est Nicolas qui a le dernier mot, il me prend dans ses bras et me dit :

  • Viens je ne peux pas rester trop longtemps on m’attend mais je ne veux pas que l’on se quitte ainsi. Essuie tes jolis yeux ma Mie et ne pleure plus. Ton père et vous tous vivez des choses peu communes. Ne prends pas ses paroles argent content. Il va sûrement les regretter.
  • Tu ne l’avais pas dit qu’il me trouvait inconséquente
  • Le pire ma douce c’est que nous n’avons nullement parlé de toi et il ne m’a jamais fait pareilles révélations.
  • Pourtant pour le dire haut et fort c’est qu’il s’en souvient.
  • il en a peut-être parlé avec Charles mais nullement avec moi. Et puis tu es mienne et ce que ton père dit bientôt tu l’auras oublié. Et avant de te quitter mon père va venir demander ta main à… A ton avis doit-il la demander à ton géniteur ou à ton père adoptif.
  • A personne je t’ai dit oui
  • Mais mon père est de la vieille école il veut faire ça dans les règles.
  • Alors à mon père adoptif, c’est chez lui que je suis depuis mes neuf mois.

Birn qu’un peu éloigné de la voiture il en profite avec mon accord à m’embrasser, j’entends une petite toux discrète et Maître Leroy me dit

  • Votre père est pressé de rentrer il m’a envoyé vous dire que vous pouvez rester avec votre fiancé je ferais le chaperon.
  • C’est vrai, il doit vouloir se faire pardonner. On repartira à quelle heure ?
  • Je n’ai rien dit à votre père mais j’ai un dîner en ville, nous dirons que je vous ramène vers 22 h.
  • Merci Maitre, mais toi Nicolas tu es de service jusqu’à quelle heure ?
  • J’ai terminé, allez viens je t’enlève et je vais te montrer notre futur appartement. Maître à quelle heure je dois vous retrouver et surtout à quel endroit ?
  • Je vous laisse ramener votre fiancée par contre vous allez dans un premier temps me suivre à mon étude et
  • Non, nous avons cinq heures à passer ensemble. Votre repas se termine a quelle heure ?
  • Je n’en sais rien mon jeune ami, donnez-moi votre adresse finalement je viendrais chercher Mademoiselle, Monsieur De la Roche Vineuse en fera moins de vagues si c’est moi qui vous ramène. Allez filez jeunes gens et soyez sage.

Nous filons à vive allure nous sommes aux anges . Nous voici en centre ville de Mâcon sur les quais. Là où Nicolas a un appartement c’est luxueux, sûrement que Beau -papa y est pour quelques choses. J’admire la petite cuisine, le grand séjour et il y a deux magnifiques chambres. Une salle bain avec baignoire ronde. J’applaudis je n’ai jamais vu ça, ce qui fait rire Nicolas. J’en profite pour l’essayer, Nicolas ascquièse et je m’étends dans l’eau chaude, lorsque soudain les lumières s’éteignent. Je crie, j’entends Nicolas juré, il me dit ne t’affole pas, cela m’est déjà arrivé, je remet le disjoncteur.

Puis tout va aller trop vite, je sors de la baignoire et je m’aperçois qu’il n’y a pas de serviette de bains. Je dois appeler Nicolas. Quelle honte, jamais il ne m’a vu complément nue. Je suis sa fiancée mais nous n’avons pas été ensemble. Nous n’avons pas fait l’amour. Je tremble autant de froid que de peur puis je me décide à l’appeler.

  • Nicolas
  • Qu’y a-t-il ? Tu es tombée
  • Non, je n’ai pas de serviettes et dans ton placard il n’y en a pas.
  • Ce n’est pas grave, je t’en apporte
  • Oui mais..

mon mais s’est évanoui car personne ne me réponds , je l’entend jurer car apparemment il ne retrouve plus ses serviettes, puis il entre je suis là les bras sur mes seins. Il s’approche et me dit :

tu es encore plus belle que dans mes rêves, je le vois qui regarde les seins puis il m’aide à m’essuyer j’y prends du plaisir, il sais bien y faire. Il me tend la main et me dit viens, nous avons tout le temps. Je sais où il m’emmène mais ai-je peur ? Je ne pense pas. Pourtant lorsqu’il m’allonge sur son lit, je suis effrayée, je pense à mon géniteur, il faut que je lui le dise sinon je vais le regretter toute ma vie.

  • Nico mon amour, je te demande pardon mais je ne suis pas prête, je pense à l’autre qui a pris ma mère de force.
  • Ma chérie nous allons prendre notre temps, c’est ce soir que nous sommes ensembles, l’occasion ne se représentera pas. Je vais te faire l’amour je ne vais pas te violer mais je veux être certain que toi aussi tu es d’accord et que tu en as autant envie que moi.
  • Oui bien sûr
  • Alors
  • Oui mais je ne l’ai jamais fait
  • Geureusemenh tu t’es gardée pour moi, j’apprécie, allez ne parlons plus laisse-moi t’admirer.

J’hésite, l’autre m’obsède, mais mon Nico n’est pas l’autre obsédé. Nico je l’aime et Annabelle m’a dit qu’elle aimait bien les caresses que mon frère lui donnait. Elle a voulu m’expliquer mais je me suis bouchée les oreilles, c’est de mon frère qu’elle me parlait. J’aurais dû l’écouter je ne sursauterais pas chaque fois que Nico me touche. Puis je me laisse faire. Il m’apprend, il est tendre doux, j’apprécie il me dit des je t’aimes.

Puis avant de me faire l’amour il s’arrête et m’explique ce qu’il va faire, mais devant mes supplications il éteint la lumière, il m’étreint et j’ai à peine crié et après c’était délicieux que j’ai voulu recommencer. Mais Nicolas me dit :

  • Pendant que tu prenais ton bain j’ai appelé le restaurant à la « Petite traboule », je n’ai rien prémédité et j’espère que tu ne m’en veux pas.
  • Nicolas, j’espère que nous n’aurons pas un bébé, as-tu pris des précautions.

Je le vois mal à l’aise et du coup je n’ai plus du tout envie de recommencer. Je ne lui en veut pas, mais j’aurais dû le lui rappeler. Pourvu que je ne me retrouve pas enceinte. Ce serait la catastrophe. Déjà Annabelle, cela a fait un scandale et ce n’est pas terminé pourtant elle a perdu son bébé. Mais je pense que ça arrange tout le monde. Nous serions obligés de nous marier plus vite que prévu et aucune de nos familles apprécieraient.

  • A quoi penses-tu ?
  • J’ai peur d’être enceinte
  • De toutes façons tu auras le temps de t’en apercevoir. On avisera en temps voulu. La prochaine fois je ferais plus attention.
  • Il le faut

Au restaurant je me régale et j’oublie car je suis souvent insouciante. Maître Leroy est dans le même restaurant que nous, ça me rassure de cette manière nous ne retournerons pas dans notre appartement. Je partirais dès que Maître Leroy aura terminé son dîner d’affaire. Je vous bien que Nicolas est contrarié mais je ne lui céderait pas.

A suive….

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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