Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Lorsque Monsieur de la Roche Vineuse fait part à sa femme d’aller voir à la prison Monsieur de Bougainvilliers pour en avoir le coeur net, elle pousse les hauts cris en lui disant :

  • Mon pauvre ami qu’allez-vous faire à la prison ? Cet homme ne vous dira pas ce qu’il sait où il va déformer la vérité. Demandez plutôt à la maman de Marie-Cécile. Elle est bien en capacité de vous dire si elle a mis un enfant au monde ou non. Enfin cela coule de sens mon ami.
  • Oui bien sûr mais
  • Mais quoi ?
  • Il faut que je pose la bonne question.

Marie-Cécile n’a pas vu que la porte s’ouvrait et elle se trouve propulsé dans le boudoir de Madame de La Roche Vineuse. Elle a beau s’excuser, oui c’est vrai elle les a entendu parler d’elle, cela l’a convaincu d’écouter, elle s’excuse mais aimerait bien savoir quels doutes ils ont.

Le père d’Annabelle la conduit à la porte en lui disant, occupez-vous de jouer avec mes filles. Cette nouvelle robe vous va à ravir. Par contre j’aimerais qu’au repas vous mettiez toutes les deux la robe rose.

  • Pourquoi ?
  • Vous le saurez bien assez vite
  • Bon d’accord, mais Claire m’a dit que c’était mieux de l’ôter.
  • Claire a eu tort je ne le lui ai pas interdit. Allez filer et ne vous faites pas de soucis. Ce n’est qu’un échange d’idées entre ma femme et moi.

Marie-Cecile remonte quatre à quatre l’étage, rejoint Annabelle et Claire pour leur redire mots pour mots les propos de leur père, elle s’aperçoit que les deux soeurs échangent un regard, mais aucune des deux lui donne une explication.

Elle, par contre dit à Claire que son père lui a demandé de remettre la robe rose. Elle préférait cette verte mais elle veut bien accéder à sa demande.

Les deux soeurs hochent la tête et lui passe la robe qui était à n boule sur le lit. Cette dernière est toute fripée. Cécile s’en étonne et Annabelle lui dit :

  • Heureusement que tu es arrivee car on allait la découper en morceau afin de la jeter pour en faire des chiffons pour Rose ma femme de chambre.
  • Oh non laissez-la moi, je vais la retoucher et l’agrémenter d’un tissus légèrement transparent au niveau de la poitrine.
  • Tu sais coudre

Cécile baisse la tête et se met à pleurer

  • Pardon Cécile si nous t’avons fait de la peine, mais ce n’est pas une tare de savoir coudre. Au contraire si cela te permet de transformer une robe qui ne te plaît pas en une autre plus moderne, alors je vais te donner pleins de robes que je déteste soit tu me les transforme pour moi soit tu en fais ce que tu veux.
  • C’est Grand-père qui a ordonné à maman de m’envoyer chez les religieuses pour que j’apprenne la couture…

Cécile pleure de plus en plus, son chagrin en fait pleurer Claire. Elle ressent pour Cécile une empathie énorme, bien plus qu’avec Annabelle. Et si son père avait raison

  • Arrête de pleurer, explique nous pourquoi cela te fais tant de peine – lui dit Annabelle-
  • Je voulais comme Claire faire les Beaux arts et mon géniteur n’a jamais voulu disant que c’était des lieux mal famés.
  • Et bien maintenant sœurette tu vas t’inscrire avec moi. Nous irons ensemble. As-tu des croquis que je puisse les regarder ?
  • J’ai tout laisse chez-moi, mais si tu as des crayons et un bloc je veux bien Claire te faire une esquisse de ce que je sais faire.

Ni une ni deux Claire se précipite vers son pupitre et en sors un bloc à dessin et lui tend un crayon mine afin qu’elle se mette au travail.

Annabelle et Claire s’assoient sur le lit et ne disent plus rien. On entend juste le crayon qui court sur le bloc à dessin.

  • Tenez, voila qu’en pensez-vous ?
  • Oh !

Annabelle est stupéfaite, en quelques coups de crayon, Cécile a fait leur portrait. Claire reste les yeux fixés, Cécile et Annabelle sont obligé de la secouer pour qu’elle revienne avec elle.

  • Qu’y a-t-il ? Pourquoi es-tu dans un état second ?
  • C’est juste qu’il y a quelques choses d’étrange. J’ai toujours su par Charles que notre mère de naissance était douée en dessin. Même lorsque nous étions dans le Nord ma grand-mère maternelle m’a montré des dessins de Maman. Qui dans ta famille est capable de dessiner aussi bien que toi. ? Ton demi frère ? Ton frère décédé, notre géniteur ?
  • Oh sûrement pas lui, surtout qu’il disait souvent c’est bon pour ses bons à rien d’enfants de mineurs de venir m’implorer pour payer les études de leurs enfants qui gribouillent.
  • Ah ! Je n’ose pas te dire ce que Père soupçonne..
  • Il faut tout me dire Claire
  • Mais je ne sais pas si c’est possible et pourquoi Charles a occulté de sa vie ce deuxième bébé.
  • On parle de moi
  • Charles mon amour, Claire parle bizarrement de toi.
  • Raconte Claire ce qui te trouble
  • Je ne sais pas comment te le dire, mais Cécile dessine aussi bien que moi et tout à l’heure on a essayé de berner Papa en prenant des robes semblables. Bon si Cécile a fait illusion moi il a deviné que j’étais sa fille adoptive. Par contre il nous a trouvé trop semblable et il pense que c’est ma véritable jumelle. Pourtant tu n’as jamais dit que nous étions deux.

Charles semble complètement perdu, puis finalement il bredouille :

  • Oui tu avais une jumelle née deux minutes après toi, mais papa m’a dit ton autre soeur est morte avec ta maman. Je ne t’en ai jamais parlé, c’était déjà assez triste d’avoir perdu notre maman.
  • Mais Marie-Cecile est bien vivante et si elle est adoptée, pourquoi sa maman ne le dit pas.
  • Je préfère être ta sœur jumelle. Mais pourtant maman a bien eu une fille puisque je figure sur leur livret de famille.
  • Tu sais avec notre géniteur tout est possible. A moins que…
  • Que quoi- dirent en chœur Annabelle, Cécile et Charles
  • Que ta maman ait bien eu un enfant et qu’elle soit morte.
  • Mais comment aurait-elle pu se trouver aux portes de Lyon alors qu’elle habitait Béthune
  • Qu’en sais-tu , tout le monde quittait le Nord, qui te dis qu’elle n’y était pas.
  • Mais enfin papa ne s’est pas trompé quand il a vu ta jumelle morte.
  • Allons voir la mère de Cécile, elle doit savoir ce qu’il s’est passé.
  • C’est trop tard il est l’heure de passer à table.

Au moment où nous arrivons dans la salle à manger Cécile et Claire nous laissent entrer les premiers pour faire plus d’effets. Si nous avions su ce que ça allait provoquer je ne sais si nous aurions agis de la même manière.

À suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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