Charles se prépare à rencontrer à la prison notre vieux comme il l’appelle désormais. Il s’est rendu accompagné de son frère, notre oncle , dans les bureaux de la mine, mais hélas, la secrétaire ne leur a pas été d’un grand secours, la porte était fermée à clefs et, personne n’en avait un double. L’oncle s’étant opposé à ce que Charles l’ouvre d’un coup d’épaule comme il s’apprêtait à le faire, il avait bien fallu aller voir notre géniteur
Nous ! Sûrement pas mais notre frère a dû s’obliger à aller voir notre père de sang. Il a accepté de rencontrer Charles. Il voulait lui faire une accolade mais le frangin a reculé comme notre oncle nous l’a raconté. Puis un dialogue de sourd a commenté.
- Que me vaut ta visite mon cher ?
- Monsieur
- Je ne vois pas de Monsieur, je suis ton père que tu sois d’accord ou non, mon sang coule dans tes veines
- Monsieur mon père
- Si tu penses que je vais répondre à tes questions en le prenant de haut crois moi tu vas être déçu. C’est donc si difficile de me dire Papa.
- Mais Monsss, enfin père
- Non … Papa dis-le bon sang de bois, ose me le dire, toi qui prends ma place à la mine. Donne moi du Monsieur encore une fois et la discussion sera close.
Un grand silence, Charles nous dira après qu’il s’est mis à trembler intérieurement, puis il s’est ressaisi et a finalement articulé contre son envie de le dire les mots que l’autre attendait
- Papa je suis venu vous demander de me dire où vous avez mis les clefs de votre bureau, si vous voulez que je fasse tourner la mine il faut que j’ai accès à tout.
- Alors ça t’a écorché la bouche que de me dire ce mot » Papa » hein dis-moi un peu si tu saignes des gencives.
- Non
- Non qui
- Non papa ça va
- Bon tu trouveras mes clefs dans mon coffre
- Votre coffre se trouve où
- Dans ma chambre
- Y-a-t-il une combinaison
- Oui
- Pouvez-vous me l’a donner
A cet instant notre géniteur s’est levé et il.lui a dit :
- Puisque tu es ingénieur des Mines débrouille toi et fais marcher ton cerveau…
Charles s’est retrouvé seul sans avoir la clef du coffre. Et surtout sans rien savoir des affaires courantes. Ils sont rentrés bredouille. Charles était blème et en colère. Le vieux de Bougainvilliers l’avait pris pour un moins que rien. Il allait leur donner du fil à retordre. La poche du vieux recelait des découvertes insoupçonnées.
Tout d’abord dans la poche gauche en haut, il y avait une enveloppe avec une liasse de billets et pas des petites coupures mais des grosses de cinq cent francs. En tout une vingtaine de billets. On ne savait même pas à quoi était destiné cet argent. Ensuite il y avait la clef d’une porte de cadenas, puis la clef très spéciale du coffre. Tout ceci dans les deux poches de son pantalon. Et dans une poche intérieure il y avait une autre clef ce qui a fait dire à notre oncle que c’était celle de la Caisse D’Epargne vu que lui avait l’autre. Car il fallait deux clefs pour ouvrir ce coffre. Mais cela faisait plus de vingt ans qu’il n’avait pas été convié par le banquier a l’ouvrir.
Aussi avant de chercher la combinaison du coffre de la chambre , le jumeau de notre géniteur à pris rendez-vous avec la banque pour voir si le coffre ne pouvait pas par un extrême hasard contenir la combinaison du coffre. Ils avaient eu de la chance le banquier pouvait les recevoir en fin d’après-midi. Mais est-ce que Charles allait pouvoir accéder au coffre. Bien sûr qu’il avait la clef, mais le banquier accepterait-il de le laisser entrer dans la salle des coffres. On le saurait d’ici deux heures.
D’ici là nous avons flâner dans le jardin et surtout piqué une tête dans la piscine des « De Bougainvilliers ». Vers dix-sept heures, notre frère est parti en direction du Centre ville, accompagné de l’oncle et nous avons attendu leur retour.
A suivre…

Ce vieux machin va leur donner du fil à tordre !😁😂
Vite, vite la suite… tu distilles…😉
Bises et bon jeudi – Zaza
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Oui j’adore vous faire languir…
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Oh ! La ! La ! À suivre, ça c’est certain, Eva Joe !!!
Bon vendredi,
Bisous
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Comme je suis très en retard, je n’ai pas trop à attendre !
Quel pénible ce type. Et lui faire dire papa ! Ouf, j’en ai froid dans le dos.
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Le vieux ne se laisse pas faire si facilement…
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