Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Lorsque notre oncle a vu le petit carnet rouge, que Charles avait remis dans le coffre, il est devenu blème comme si c’était lui qui était le coupable. Charles lui a dit qu’il était juste un témoin dans l’affaire qui le confronte à son frère mais en aucun cas il lui en tenait rigueur.

Ce pauvre oncle lui a dit avec du recul craint que ce coffre ne dévoile ce que lui avait fait au cours de la dernière décennie. Mais il ne s’était pas étendu sur le sujet. Il a seulement affirmé à notre frère qu’il n’avait pas d’enfants nés hors mariage. Il ne s’était jamais marié.

  • Qu’as-dis notre oncle ?
  • Cette branche allait s’éteindre sauf…
  • Acheve ta pensée Soeurette m’a crié Annabelle
  • Qui peut me dire s’il voit une différence entre le vieux ou notre oncle.
  • Oh mon Dieu ! Mais tu es folle Claire
  • Mais quoi Père vous n’y avez pas songé.

Il fallut se rendre à l’évidence. Qui pouvait prétendre que les jumeaux ne se ressemblaient pas. ? Qui pouvait affirmer que Chantal ou notre mère avait eu pour violeur les deux frères ou l’un ou l’autre. Et même pire les deux sur une même journée. Personne ! Sauf bien entendu les deux intéressés. Des jumeaux avaient eu des jumelles. Pourtant Annabelle nous disait que c’était rare la gémellité entre un père et sa fille. Souvent cela sautait une génération. Eh les humains ne sont pas des chattes qui peuvent mettre bât les bébés de plusieurs pères. Donc…

Charles a décidé de passer à l’acte après avoir consulté le carnet rouge qui faisait tant peur à l’oncle. Et pour cause, tour à tour vers leurs quinze ans les jumeaux, père et oncle s’amusaient à se piquer leur conquête jusqu’au jour où l’une d’elle accompagné de son père était venu affronter le père des jumeaux. Il demandait réparation pour sa fille âgée d’à peine quatorze ans. Les deux jeunes Monsieur l’avaient tour à tour violenté et la petite attendait un enfant. Mais le Grand-père ne s’était pas laissé conté fleurette il avait demandé à la jeune fille si elle n’avait pas remarqué une différence entre ses deux amoureux. Car oh surprise un des jumeaux avait sur la verge un grain de beauté. Si les deux s’étaient occupés d’elle, elle aurait pu déterminer lequel l’avait déshonoré. Elle se souvenait qu’il n’avait rien , bien que la première fois elle n’avait pas vu grand chose, mais elle a toujours reconnu Artémis à l’odeur de ses cheveux. Arthur portait les cheveux très courts, alors que son jumeau se les gominait avec du pétrolhane car il a une mèche rebelle sur le front.

Alors que Charles nous racontait cette découverte dans le carnet rouge, notre oncle s’était dissimulé dans l’ anfractuosité de la bibliothèque en noyer massif. Et Chantal qui passait par là, l’avait houspillé. Tout honteux il était sorti de sa cachette. Chantal avait elle aussi entendu et elle nous affirma qu’elle connaissait ce détail et pour ce qui l’a concernait c’était bien Artémis qui l’avait violé. Lui n’avait pas de grain de beauté mal placé ou bien placé selon la suite des évènements. Et cette odeur caractéristique qui émanait de lui, elle s’en souvenait tout le temps. Jamais son mari, aujourd’hui décédé avait pu en mettre car cela lui donnait la nausée.

L’oncle était cramoisi, voilà qu’il risquait lui aussi l’emprisonnement surtout si ses neveux et nièces communiquaient au juge ou à leur avocat ce détail bien compromettant.

Annabelle qui était bien silencieuse dit d’une petite voix :

  • Toi aussi mon amour tu l’as le grain de beauté.
  • Tu ne vas tout de même pas exposer mon anatomie devant mes sœurs.

Et soudain, il regarde l’oncle et lui dit :

  • C’est vous que ma mère aimait.
  • Oui, c’était la femme de ma vie, mais mon père l’a banni hors de notre maison car son grand-père avait affronté notre grand-père lors des grèves. Et pour lui c’était contre nature qu’un  » De Bougainvilliers  » puisse s’abaisser à épouser une fille du peuple. Nous avions toutefois Artémis et moi joués avec votre mère et ses frères car votre Grand-mère était à notre service depuis des générations et mon grand-père aimait bien pour Noël donné quelques pièces à votre mère et vos oncles. J’ai rencontré votre père spirituel Jean lors d’un bal ou votre mère m’avait demandé de l’accompagner, elle savait qu’elle attendait un enfant de moi. C’est votre père qui avait trouvé une cabane pour que nous puissions nous cacher en attendant que les battues s’arrêtent car j’avais décidé de fuir cette famille qui m’empêchait d’aimer la femme avec qui je voulais vivre. Et il fallait que je rencontre Jean. J’ai du reste bien fait.
  • Qu’est-il arrivé ? Avez-vous réussi dans un premier temps à vivre avec notre mère et moi.
  • Helas non, Artémis avait surpris notre conversation et avait été le redire à notre père.
  • Et ?
  • Lorsque je suis arrivé à la cabane il y avait sur les lieux que votre père Jean, ma promise avait été emmené en pension jusqu’à la fin de sa grossesse. Mon père avait passé un contrat avec votre père, il épouserait votre mère et élèverait l’enfant comme si c’était le sien. Ce qui l’avait promis, sinon l’enfant serait déposé à la porte de l’église et recueilli par les religieuses.
  • Je comprend beaucoup de choses. Et mes sœurs
  • Les jumelles !
  • Oui de qui d’autres voulez-vous parler ?
  • Pardon Charles, vous comprenez maintenant pourquoi je suis là. Vous êtes mon unique enfant, c’est la seule raison qui m’a fait revenir sur la terre de mes ancêtres. Mon père m’a empêché de voir ma mère lorsqu’elle est morte de chagrin. Tant qu’Artemis était le maître le plus puissant et que mon père était encore de ce monde je n’avais pas le droit de revenir à Béthune. Aujourd’hui mon jumeau est en prison. Et je veux vous aider Charles
  • Vous pensiez m’en informer quand donc que j’étais votre fils.
  • J’attendais le bon moment mais je savais que cela n’allait pas tarder.
  • Notre père spirituel comme vous dîtes n’a jamais eu d’enfants avec notre mère
  • Votre Maman avant la naissance de vos soeurs a fait trois fausses couches. Avec votre père j’avais espéré qu’elle serait protégé des griffes de mon frère, hélas les jumelles sont là et je sais qu’il a prise votre mère de force il me l’avait écrit.
  • Avez-vous gardé ce courrier ?
  • Oui je l’ai, mais c’est à vos demi-soeurs de déposer plainte. Et je donnerais à votre avocat la lettre d’Artémis.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

4 réflexions sur « Hum ! Une famille tuyau de poêle ! »

  1. Et tonton, pourquoi tu tousses ???
    Que contient encore ce petit carnet ?
    Charles doit tout de même être soulagé, puisqu’il est l’enfant de l’amour !
    Joyeux Noël, bises et bon réveillon – Zaza

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