La mère adoptive de Cécile n’a pas desserré les dents lorsque nous avons sonné à la porte de sa demeure. Selon la femme de chambre de Cécile la visite au jeune Monsieur à la prison c’était fort mal.passé.
Pour Cécile cela ne l’étonnait pas outre mesure, son demi-frère était d’une arrogance du temps de sa superbe et si l’on peut dire de sa vie hors de prisons.
Sa mère avait été obligé de quitter la prison en catastrophe car il l’a maudissait. Décidément cette famille était hors norme. Pour Père lorsque nous lui avions raconté le soir venu, il était très ennuyé pour la mère adoptive de Cécile. Cette femme serait seule à présent. Un fils en prison, Cécile qui refusait de rester avec elle. Alors il fit une demande à Annabelle et cette dernière lui a promis qu’elle lui rendrait visite de temps en temps. Après tout les deux propriétés étaient mitoyennes et il n’y avait nul besoin de passer par la route. Si Madame de Bougainvilliers lui refusait sa porte elle respecterait sa volonté.
Mais Cécile avait une tout autre demande à demander à Père. Je lui marchais sur le pieds pour qu’elle le lui demande après-demain ce serait trop tard, en effet nous serions partie.
- Monsieur de la Roche Vineuse j’aimerais bien que ma femme de chambre m’accompagne, ma mère lui a demandé de faire ses bagages, elle est seule et elle a toujours été à mon service. Les premiers sourires que j’ai vu ce sont les siens.
- Comment pensez-vous la payer ?
- Notre oncle nous a alloué à Claire et moi une petite somme afin que nous puissions nous inscrire dans une école privée sur Lyon pour pouvoir nous adonner à notre passion, le dessin.
- Claire vous comptiez m’en parler à quels moments ?
- Je viens juste de l’apprendre.
- Finalement vous avez plaidé votre cause auprès de votre oncle et obtenu gain de cause.
- Non ce n’est ni Claire ni moi…
- C’est moi, Père
- Vous Charles ?
- Oui ! Mais au départ c’était uniquement pour moi, mes soeurs étant assez grandes pour s’adresser à mon père. Mais ce dernier a proposé non seulement d’allouer une somme à moi mais sur l’argent trouvé à la banque il l’a divisé en trois. Et à vrai dire je ne m’en étais pas rendu compte c’est énorme. Cécile aura largement de quoi payer sa femme de chambre pendant plus d’une année.
- Et bien j’espère que ce n’est pas de l’argent sale
- C’est difficile de le savoir, mais employons-le à une bonne cause.
- Faites ce que vous voulez, Savez-vous Cécile à combien s’élèvent les gages de votre femme de chambre.
- Depuis la mort de papa , Mère avait réduit de moitié son salaire, car le vieux grigou ne lui donnait de l’argent que par épisode. Mais ne vous inquiétez pas je pourrais aussi payer sa nourriture.
- Ah oui et comment pensez-vous faire ?
- Celui que j’appelais Grand-père me donnait chaque mois la bagatelle disait-il de 500 frs. Je n’y ait jamais touché, tout est à la banque. Seulement Maman refuse de m’accompagner pour en retirer l’argent.
- Vous n’avez nullement besoin de retirer l’argent, je vais aller voir votre mère adoptive et changer la procuration par la mienne. Si elle s’y oppose et c’est encore son droit vous laisserez l’argent et je peux très bien nourrir cette personne gratuitement.
- Merci Monsieur
- Désormais appelez moi oncle et cela m’ira, ce Monsieur m’agace
- Bien Oncle
- C’est parfait.
Nous nous sommes retiré afin d’aller voir les robes que Cécile nous avait rapporté car ce que nous n’avons pas dit au père d’Annabelle, c’est que la seconde Madame de Bougainvilliers nous avait refusé sa porte.
Lorsque nous rentrons dans notre chambre, il y a de quoi en prendre le vertige, il y a un nombre impressionnant de robes, de jupes toutes plus belles les unes que les autres. Sur mon lit il y a les robes qu’elle propose à Annabelle. Cette dernière fait son choix. Elle en essaye une, hum cela va être dure d’y rentrer dedans. Son ventre s’est arrondi et la robe est un peu étroite. Elle en pleure et nous dit que jamais elle ne pourra s’habiller pour cette réception.
C’est à ce moment que sa mère frappe et entre , elle vient lui proposer de l’emmener sur Béthune dans une maison de prêt-à-porter où se sert la mère de Cécile. D’où du reste vienne la plupart des robes de Cécile.
A nouveau Annabelle quitte son air de chien battu et part avec mère. A nous les jolies toilettes. Mais Cécile va me dégoûter de les porter car elle se rapporte à des événements de la vie de Cécile. Sur les dix robes seules deux vont me plaire. Les autres, elle les donnent aux femmes de chambre qui les ajusterons pour elles ou pour leurs filles. Certaines sont très simples. Elle les portait pour se rendre au lycée. Les robes de soirée quant à elles vont rejoindre le placard d’Annabelle, elle pourra les porter après avoir mis au monde son bébé.
La soirée se passe à une vitesse vertigineuse. Nous montons nous coucher lorsque nous entendons la cloche sonnée. Père s’étonne :
- Il est tout de même vingt-deux heures qui peut venir à pareille heure ?
Joseph le majordome fait signe à notre père qui le suit. Quand il réapparaît il est accompagné par deux gendarmes, ils viennent s’entretenir avec Cécile au sujet de sa mère.
- Elle a fait quoi ?
- Est-ce que vous pouvez nous emmener dans un endroit plus tranquille pour que nous puissions nous entretenir avec Mademoiselle de Bougainvilliers.
- Allons dans le bureau de Grand-père .
Ma jumelle a raison il.n’est pas questions d’étaler notre vie privée ni devant qui que ce soit ni devant les pandores.
- Vous pouvez rester Monsieur de la Roche Vineuse, de toutes façons c’est préférable cette jeune personne est mineure.
- Alors si vous n’y voyez pas d’inconvénients expliquez nous la raison de votre visite, il est plus de vingt-deux heures et j’aimerais bien aller me coucher.
- Oui Monsieur je comprends mais c’est délicat à dire.
- Faites-le, vous êtes bien venu pour lui le dire
- Effectivement
- Mademoiselle avez-vous vu votre mère aujourd’hui ?
- Oui j’y étais tantôt avec ma belle-sœur et Claire
- La jeune femme qui vous ressemble
- Oui
- Et votre mère
- Elle ne m’a pas adressé la parole et elle a empêché mes belles-sœurs d’entrer
- Elle était comment votre mère ?
- Je ne l’ai pas vu, juste entendu s’en prendre à ma femme de chambre qu’elle a jeté dehors.
- C’est tout
- Oui pourquoi ?
- Tout simplement parce qu’elle a aidé votre frère à s’enfuir de la prison.
- S’enfuir !
- Oui
- Comment ?
- Si nous le savions nous ne serions pas là à vous le demander.
- Je n’ai pas vu mon frère, et ma mère s’est justifiée de quelles manières.
- Votre mère a disparu…
A suivre…

Damned, il ne manquait plus que cela ! 😂
Bises et bonne soirée – Zaza
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Oh ! La ! La ! Elle est disparue … ouf !
Bon et beau mercredi, Eva Joe,
Bisous
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Et hop ! encore un coup de Trafalgar !
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Ah ! en voilà un sacré rebondissement !
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