Hum ! Une famille tuyau de poêle !

L’ambulance est là avec un médecin, le gendarme est emmené à l’hôpital, ces jours ne sont pas en danger mais il doit se faire opérer pour enlever la balle car elle s’est fichée juste en-dessous de l’artère fémorale. Il a eu de la chance. Il aura une belle cicatrice et des jours pour se remettre.

A la demande du capitaine de gendarmerie on a fait appel au collègue de Nicolas, la police est attendue. Ils seront une petite dizaine et le Commissaire a décrété que Nicolas et Jules étaient de service cette nuit pour donner un coup de mains pour l’un à ses collègues, pour l’autre à qui il voulait mais compte tenu de son grade il pouvait aussi se mettre à leur service.

Cecile a pensé qu’il avait un grade au-dessus de Nicolas, j’ai ri en lui disant non. Plutôt en-dessous. Mais qu’importe ils sont tous deux policiers et ils servent leur Pays.

Jules et Nicolas étant en vacances, ils n’ont pas obligation à se mettre en tenue mais par contre ils peuvent se munir d’armes que leur confie le Capitaine de gendarmerie. Ils ont reçu des renforts de petites antennes de gendarmerie, c’est un dispositif important que nous découvrirons à l’aube.

Pour l’instant il est à peine minuit, Père nous a renvoyé dans notre chambre telles des petites filles, je rage intérieurement, j’aurais préféré être auprès des domestiques ou de Mère, mais lorsque Monsieur de La Roche Vineuse a causé tout le monde se tait. C’est ainsi que Cécile l’a compris, et, en y réfléchissant bien c’est bien comme ça que je vois mon Père adoptif.

Maintenant un silence plane sur le Domaine, aucun bruit ni à l’extérieur ni même dans l’intérieur de notre demeure. Que font police et gendarmerie associées pour la circonstance. Comme j’aimerais traquer ce dingue qui porte le même nom que nous. Où peut-il être planqué, il.nous faut rester sur nos gardes, de plus une phrase a échappé au Capitaine de gendarmerie, et depuis Cécile n’est pas tranquille. Par instant elle tourne en rond comme un lion dans sa cage. A d’autres elle s’asseoit et sanglote. Puis par moments elle gémit par petits cris, renifle et se lève, va vers la porte l’ouvre et revient en me disant :

  • Claire aide-moi, je crains pour ma vie, ce fou est revenu pour se débarrasser de moi.
  • – Ou de moi, car comment nous reconnaître.
  • – Ah je n’y avais pas songé
  • – Pour lui il a peut-être découvert une différence et me tuera moi sans toucher à un de tes cheveux. Mais pourquoi penses-tu qu’il veut te tuer. Il est venu là pour
  • Ah oui pourquoi est-il descendu du Nord chez toi ?
  • Peut-être pensait-il que Charles était là .
  • Ah
  • Mais en y songeant il veut tous nous éliminer, maintenant que les bâtards ont surgis dans sa vie, sa fortune va être divisé par un plus grand nombre.
  • Je vois ses grands yeux qui ressemblent étrangement aux miens se remplirent de larmes, à ce moment je suis forte pour deux, bien que je n’en mène pas large. Ce type est bien capable de nous abattre toutes les deux. Je la prends dans mes bras, et je la console du mieux que je peux. Puis nous nous allongeons l’une à côté de l’autre sans mettre un drap. Et c’est sur un bruit de mitraillettes que nous sombrons dans le sommeil. Morphée nous prend dans ses bras.

Au petit matin je suis dans les bras de Nicolas, pourtant je ne me souviens pas être allé dans mon lit. Mon jupon que j’ai gardé hier au soir est soulevé, j’espère que Nicolas ne m’a pas … Oh non il aurait pas fait ça, puis je me serais réveillée. C’est juste que j’ai dû avoir un sommeil agité et tout a dû remonter. A force de bouger je réveille Nicolas. Il a un sourire et l’oeil amusé. Comment lui le dire sans le froisser, car s’il s’imagine que j’ai peur de lui et aucune confiance nous ne pourrons pas continuer notre liaison.

  • – Dis-moi ce qui trotte dans ta petite tête ?
  • – Rien, tu te méprends
  • - Allez lance toi ?
  • – A qu’elle heure es-tu venu ?
  • – Il y a deux heures, Jules m’a demandé de te mettre dans ton lit et de me coucher avec toi. Quant à lui il s’est allongé auprès de Cécile et s’est endormi comme une masse.
  • -Et toi ? Qu’as-tu fait ?
  • Ah je vois où tu veux en venir mais pourquoi oses-tu pas me dire que tu me prends pour un dégénéré à la hauteur du fugitif que nous traquons.
  • – Pourquoi dis-tu cela Nicolas ?
  • – Ce n’est pas à ce que tu penses en ce moment.
  • Non pas tout à fait.
  • Je ne m’appelle pas de Bougainvilliers , je ne t’ai pas violé ou tout au moins pas forcé contre ton consentement. J’avoue avoir osé te regarder en culotte et soutien gorge. Oui pour cela j’ai soulevé ton jupon mais je ne t’ai même pas touché juste admirer ta beauté. Sur ce je vais prendre une douche et repartir à la chasse à l’homme. Continue ta nuit.

Et, il se lève sans me faire un bisou, il sort, raide et ne se retourne pas. J’en ai mal au ventre et je me met à pleurer. Jamais je n’aurais dû faire peser sur lui mon regard plein de reproche. J’aurais dû l’aborder d’une autre manière. Je peux encore le rattraper. Vite j’enfile une robe , je reviendrais prendre un bain plus tard. Je sors tête nue je dévale les escaliers , l’appelle. Il ne se retourne pas, il sort par la grande porte et rejoint ses collègues. Me voici sur le perron, je le vois se diriger vers la maison de Grand-père, je cours, crie son prénom, je n’entends rien, je suis échevelée, je pleure. Et… Soudain une douleur fulgurante me traverse la poitrine. Je ne comprend pas pourquoi j’ai tant mal. Je m’effondre au sol, j’entends des cris, puis je vois Nicolas pâle qui me demande pardon.

Pardon ? Pourquoi ?

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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