Hum ! Une famille tuyau de poêle !

J’ai mal, je m’entend parler voir même hurler et pourtant je vois comme dans un brouillard la tête de Nicolas, il pleure, lui l’homme, mon policier pleure. Mais pourquoi ?

  • J’ai mal
  • Chut tais-toi , ne dus rien mon amour
  • Pourquoi ? Papa, pourquoi ?
  • Chut ne parle pas Claire

Puis un cri, un hurlement, j’entends un cri, c’est moi qui l’est poussé ce cri ?

  • Cécile non Cécile pousse toi laisse ta soeur respirée
  • Cécile qui est Cécile ? Où est -t-elle ? Pourquoi tout le monde pleure autour de moi.
  • Chut mon amour chut ne t’épuises pas, ne parle pas.

Parlez comment pourrais-je parler alors que je n’entends même pas le son de ma voix ? On me soulève de terre. J’ai dû recevoir la pluie, mais elle est chaude cette eau. Mais où suis-je ? J’ai froid. On roule.

Pendant ce temps chez Monsieur et Madame de la Roche Vineuse c’est la consternation. Claire a reçu en plein coeur a fait le médecin des pompiers une rafale de mitraillettes. Elle est partie inconsciente mais les yeux grand ouverts, remplis d’effroi. Sa mère sanglote, son père se dispute avec les gendarmes. Il.leur dit :

  •  » bande d’ incapable, vous êtes des incapables, pourquoi avoir renvoyé deux policiers chevronnés se reposer alors que vos hommes l’ étaient tout autant. Ma petite Claire ne serait pas entre la vie et la mort. C’est votre incompétence qui l’a amené sur ce lit de souffrance. Dégagé de ma propriété je vais m’occuper de ce minable, je vais lui régler son compte. Ce sera de la légitime défense. Disparaissez hors de ma vue dégagez.
  • Monsieur je comprends votre désarroi, mais vous ne pouvez pas faire justice vous-même.
  • Je le sais très bien mon Capitaine , mais vu votre intervention catastrophique je le vois dans l’obligation de faire la chasse moi-même sur ma propriété.
  • Taisez-vous, je comprends votre égarement mais je ne puis vous laissez seul.

C’est à ce moment que notre jardinier nous fait signe, et Cécile entend ces mots qui la font pleurer.

  • – Monsieur, le frère de la petite demoiselle est mort.
  • Mort ? Comment ça
  • Il a dû retourner l’arme contre lui, ce n’est pas beau à voir. Il a la tête d’arracher, la cervelle est dispersée sur mes salades.

Plus tard Jules s’était dit que dans d’autres circonstances il aurait pu en rire, mais sur le coup , la belle Cécile n’arrêtait pas de pleurer. Pour qui pleurait -elle ? Sa jumelle ou celui qu’elle considérait comme son frère. Plus tard ils n’auraient jamais d’explications. En etait-elle incapable ou n’avait-elle pas voulu blesser la famille de Claire. Si quelqu’un le sait c’est …

Nicolas et Monsieur de la Roche Vineuse sont partis à toute vitesse, direction Mâcon et la clinique privée où ils ont fait transporter Claire. Tout le long du trajet ni l’un ni l’autre ne se sont adressé la parole. Chacun est dans ses pensées. Nicolas revoit sa fiancée avec sur sa robe verte cette auréole de sang qui s’agrandissait à vue d’oeil. C’était horrible. Et ce gargouillement où son amour essayait de lui parler. Puis son regard vitreux ou l’étincelle de vie s’en allait irrémédiablement. Il l’espérait vivante mais si son père adoptif savait quelque chose il n’avait pas daigné l’informer.

Quant à Monsieur de la Roche Vineuse, il conduisait, et s’efforçait de retenir ses larmes, Claire le rayon de soleil de la maison était gravement blessé, le chirurgien en ce moment était soit en train de l’opérer soit il extrait la balle ou les balles, il ne savait rien. Jules dès qu’il avait vu les dégâts sur le corps de Claire il avait appelé son père. C’était comme il lui avait dit un éminent chirurgien de guerre, il venait immédiatement. Un hélicoptère avait décollé d’un terrain de l’armée et il serait là juste à temps pour l’opérer. Mais il voulait qu’elle soit transporté au CHU de Lyon ou des soins appropriés lui seraient plus facilement donnés. Pour l’instant Claire était à la Clinique du Val de Saône. Là -bas c’était la clinique où son petit frère était le chirurgien orthopédique. Mais un de la Roche Vineuse pouvait bien opérer sa nièce. De toutes façons il se fierait à son diagnostic, mais etait-elle transportable il l’ignorait.

  • Monsieur, Monsieur
  • Oui
  • Nous sommes arrivés, vous venez de dépasser le portail d’entrée
  • Où avais-je la tête, Merci Nicolas
  • Ce n’est rien Monsieur, je comprends. Si vous voulez y aller, donnez-moi les clefs, je vais garer la voiture et je vous rejoint.
  • Je veux bien Nicolas, Merci. Je vais laisser des instructions pour que tu me retrouves.
  • Merci Monsieur

J’ai trouvé une place, maintenant je me calme en fumant une cigarette et me dirige vers l’entrée de la clinique. Une jeune femme est à l’accueil, elle me sourit et me dit que les visites ce n’est que l’après -midi, oui je sais lui dis-je, mais je viens voir ma fiancée, une ambulance l’a amené il ne doit pas y avoir longtemps.

Je monte quatre à quatre les marches, j’ai dédaigné l’ascenseur, je me remémore les mots de l’hôtesse, mais je ne veux pas qu’elle m’ai dit la vérité. Ce n’est pas possible, Claire ne peut pas être morte. Non…

A suivre…

Avatar de Inconnu

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

4 réflexions sur « Hum ! Une famille tuyau de poêle ! »

  1. Ah non, ce n’est pas possible que Claire quitte de cette façon la famille Tuyaux de Poêle.
    Vite EvaJoe, la suite pour nous donner une bonne nouvelle !
    Bises et bonne soirée – Zaza

    Aimé par 1 personne

Répondre à colettedc Annuler la réponse.