Lorsque j’appréhende la jeune Margot cachée dans le potager, elle est tétanisée par la peur. Elle roule les yeux, est hagarde. Claude et moi y allons avec douceur. Cette toute jeune fille a dû avoir la peur de sa vie pour être dans un état pareil. Elle tremble de la tête aux pieds. Et même sans l’interroger, simplement en lui demandant ses noms et prénoms, elle panique totalement.
Avec l’accord de Monsieur de la Roche Vineuse nous nous installons dans son bureau. Margot tremble de la tête aux pieds. Nous appelons Cécile afin qu’elle ne s’effondre pas, nous garderons cela pour nous devant nos supérieurs car nous n’avons pas la possibilité d’appeler un avocat. De plus nous sommes dans la demeure du Comté et non au commissariat. Ce n’est pas très raisonnable mais c’est plus rassurant pour cette toute jeune fille.
Lorsque Cécile arrive, la jeune fille se jette dans ses bras en disant :
- Maîtresse je n’ai rien fait, c’est lui qui qui…
- Calme-toi Margot, personne ne te veux de mal, raconte-nous ce que tu as fait depuis ce matin où tu t’es levé ?
- Maitresse je me suis pas levée j’étais prisonnière
- Quoi ? Comment ça réagis Claude, plus prompte que moi.
- Prisonnière mais où donc ?
- J’étais enfermée dans la serre, j’ai même bu l’eau des plantes tant il faisait chaud.
- Qui vous avait enfermé ?
- Je ne sais pas, il faisait sombre je n’ai rien vu, mais la nuit on m’a m’a…
Et la petite éclate en sanglots, que lui a-t-on fait ? De suite je pense au jeune Monsieur de Bougainvilliers. Mais je veux que ce soit la petite demoiselle qui achève son récit. Aussi je lui repose la question.
- Que vous a-t-il fait, parlez sans crainte. Cécile demande le lui
- Margot tu m’as toujours confié tes peurs, tes chagrins, alors dis-moi ce qu’il s’est passé dans la serre ?
- Un homme m’a dit que j’étais une véritable ouïe blanche, il n’a pas eu à m’ôter ma robe je l’avais fait, lui m’a dit j’aime bien les petites boniches nues. C’est celle-ci que je préfère. Mets ton tablier mais ôte ta culotte. Je ne voulais pas, alors il a pris un sécateur et a coupé ma culotte et mon haut. Il a noue le tablier et m’a fait très mal, j’ai hurlé. Il a mis sa main sur ma bouche, ça m’ étouffait. Il m’a dit ce n’est pas grave si tu meurs.
- Et ensuite
- Il m’a fait sortir de la serre et m’a dit regarde comme il est beau mon pistolet
- Son pistolet ? Comment etait-il ?
- Jaune qui brillait et en haut noir. Il.me l’a mis sur la tempe et m’a dit on va recommencer.
- Et il t’a violé une seconde fois
- Oui une deuxième fois puis je ne sais pas combien de fois. Il a fait tomber son arme. Il m’a dit dort, on verra demain.
- Et qu’as tu fais ?
- J’ai ramassé l’arme et je lui l’ai mis sur la tempe, il m’a regardé puos s’est débattu et le coup est parti tout seul.
Apres ce récit glaçant Claude et moi nous étions plus que mal en point. Cette enfant avait été violé par cet individu maintes et maintes fois. Mais elle ne l’avait pas tué délibérément bien qu’elle en avait sûrement eu l’intention. Mais dans quel état etait-elle après cette nuit épouvantable. Je pense qu’elle ne serait pas condamnée comme criminelle. Ce n’était pas possible.
Toutefois une chose me tracassait, qui avait remporté l’arme ? Margot n’en faisait pas cas. Il fallait que j’en ai.le coeur net.
- Dis-moi Margot, c’est toi qui a remis l’arme dans la vitrine
- Non je suis restée à côté de Monsieur Jules sans bougé. Puis j’ai entendu du bruit et je me suis cachée.
- As-tu regardé qui arrivait ?
- Oii
- Qui est-ce ?
- Ma Maîtresse
Cecile se lève et lui file une gifle magistrale en lui disant
- Sale menteuse, j’étais prête à comprendre ton geste mais là dépasses les bornes.
- Mais si je suis sûre de ce que j’ai vu. Vous avez même mis votre main dans le cou de Jules et vous avez dit tu as eu ce que tu mérites. Je ne te regrette pas. Et vous êtes partie en cachant le pistolet sous votre robe. Je sais même de quelle couleur est votre jupon.
- Vous savez Nicolas, c’est Margot qui repasse min linge et tous mes jupons sont blancs ce n’est pas difficile de trouver sa couleur.
Et Cécile sans aucune gêne soulève sa robe et nous montre son jupon.
Nous emmenons la jeune Margot au poste de police de Mâcon afin qu’elle signe ses aveux. Et c’est à ce moment-là que je reçois un appel téléphonique du Pete de Claire Charles qui m’apprend que l’opération s’est très bien déroulée. Charles et Claire se sont réveillés. Ils vont très bien. Entre temps il a appris les derniers événements et promet que son avocat va s’occuper de défendre cette petite orpheline. Et il ajoute, par contre il faut que le procès ai lieu à Béthune car le procès du Père Bougainvilliers commence lundi en huit. Et Claire, Charles et Cécile doivent être présents.
Bien Monsieur, j’en prends bonne note et j’avise mon Chef. La petite a été examiné par un médecin et… Ce fou furieux lui a
Mais je n’ai pas pu continuer mon récit , j’ai vomi mon petit déjeuner tant le souvenir de cette enfant m’a rendu malade car voir les dégâts occasionnés sur cet enfant si cette fillette ne l’avait pas tué je pense que si Claire ou ses sœurs n’avaient plus pu avoir d’enfants je l’aurais démoli moi-même. Mais de cela j’en ai parlé qu’à Jules et Claire en remontant sur Béthune par le train.
Dans la Région le procès du Patron des Houillères a eu du retentissement. Un Monsieur digne selon le gratin de la ville, une pourriture selon ses employés, un vicelard selon certaines filles, femmes voir fillettes coincées dans les toilettes, un violeur selon une dizaine de femmes qui ont osé porter plainte. Et pour son jumeau un assassin. Toutes ses accusations ont porté le procès en haut du journal du Nord pendant quatorze jours. Quatorze jours de récits insoutenables. Claire rentrait à l’hôtel avec moi, ayant refusé de dormir dans la maison de l’ogre comme il avait été dit dans les toutes premières minutes du procès.
Un ogre c’était même gentil en égard aux atrocités reprochés. La liste est interminable des chefs d’accusation. Un assassin, il a fait assassiner don fils André, sa femme quelques années plus tard. Tentative d’assassinat veut son frère, sur Chantal qui n’a du la vie sauve qu’à ses collègues de travail, ce jour-là il a eu la vie sauve grâce au maire de la ville qui passait par là. Sinon la foule des mineurs commençait à lui lancer des pierres.
Puis les dix femmes ont racontes leur viol qui ressemblaient en tout point au récit de Margot. Ensuite est venue l’inceste de Cécile et de la soeur de Margot qui furent violés par leur propre père. Certaine femme ont même témoigné à la barre en faisant nous avons préférés nous laisser faire pour éviter les dégâts que beaucoup avaient subi. Par contre elles reconnaissent toutes qu’elles avaient mis le doigt dans un engrenage d’où elle n’arrivait plus à sortir. Il venait à tout moment les chercher pour les prendre de force quand elles disaient non ou gentiment a-t-il dit. Quel goujat en a conclu mon beau-père quinze jours plus tard.
Apres la charge des avocats des femmes et de l’avocat de Monsieur de la Roche Vineuse, j’ai trouvé que l’avocat du citoyen Bougainvilliers était plat.
Juste un résumé de sa plaidoirie mais un tout petit. Ce n’était pas sa faute à Amaury oh non c’est ce que son père avait fait et il avait été initié lui comme son frère. Alors pourquoi l’un et pas l’autre.
En ce qui concernait son fils , les femmes violées étaient au nombre de trente, déçues certes mais soutenant pleinement la petite Margot pour la mort de leur tortionnaire.
Quant au verdict…. Et bien vous le saurez demain… Prochainement… Promis …. Et me direz-vous et la fortune du vieux. Oui promis vous le saurez aussi..
Mais n’allez pas croire que je vous dirais autres choses… A moins que ..
A suivre…

A moins que… Mais certainement belle amie, tu as tellement de choses à raconter 😂
Bises et bon début de semaine – Zaza
J’aimeJ’aime
Alors, Eva Joe, j’ai bien hâte de savoir …
Bisous
J’aimeJ’aime
J’arrive à la fin, mais que veut dire : à moins que.
J’aimeAimé par 1 personne
Juste pour vous emmener là où je veux. Non il faut que j’arrête car je dois terminer la deuxième partie du roman à suspense que j’écris.
Et deux textes à la fois c’est un peu le grand écart et difficile à maîtriser. La preuve j’avais une Marianne qui est venue me perturber et du coup Annabelle a perdu son beau prénom. Rire…
La suite et fin est en ligne. Bonne fin de lecture.
Bises
J’aimeJ’aime
Voilà pourquoi je pataugeais parfois dans les prénoms !
Courir deux lièvres à la fois, ce n’est pas sérieux EvaJoe !
Je rigole car depuis u grand moment, je ne suis même pas capable d’en courir un.
Bravo à toi.
J’aimeJ’aime
Rhooo coquine !
J’aimeJ’aime