De nos jours…
Marie est douée elle circule entre le flot de véhicules et nous arrivons sans encombres à Saint-Exupéry. Au terminal deux leur avion en provenance d’Orly est annoncé pour dix heures quinze, il est dix heures douze, bel exploit de ma femme. Nous avons trouvé une place pour se garer, nous avons récupérer un chariot pour les bagages et nous attendons nos petits enfants.
Marie m’a fait la leçon, Paul sera présent, il va même passer une nuit chez nous. Je dois bien me tenir sinon Marie dans l’intimité sera en colère. Elle me connait si bien, cela fait cinquante ans que nous sommes marié. Mais lui qui a emmené ma fille en Afrique et l’a laissé mourir je lui en veut à mort. Il aurait dû être plus vigilant, même si Marie me dit que ce n’est pas sa faute. Je lui en veut terriblement.
Enfin les voilà c’est Charlotte qui marche devant son père et Bastien est dans un fauteuil roulant, mon dieu, ils ne m’ont rien dit. J’espère qu’il va pouvoir marcher à nouveau cet enfant. Marie le tapote le bras, d’y a-t-il encore? Ah c’est la gamine qui me tend les bras, je la serre mais le coeur n’y est pas, tout est gâché, ce type me rappelle tant de mauvais souvenirs. Et cette gamine m’agace à réclamer un bisou. Je lui le fait comprendre en la repoussant. Elle semble interloqué et finalement elle se met à pleurer. Paul se précipite vers elle et la console. Le regard qu’il me jette laisse présager rien de bon.
Bastien se lève embrasse sa grand-mère et me tend la main, c’est horrible pour moi, ce gamin est aussi dédaigneux que son père, mais il me dit :
- Comme tu viens de repousser Charlotte je suppose que tu préfères une bonne poignée de main à des embrassades. Bonjour Grand-père, tu n’as pas changé.
- Bonjour
Que veut dire Bastien , je suis toujours ce vieux con ou je n’ai pas vieilli. Enfin nous verrons ça plus tard. Paul me salue du bout des lèvres, il semble furibond. Il cajole la petite et discute avec Marie. Voici leurs valises ils sont chargé comme des bourricots. Paul récupère un autre chariot à bagages et met tout son bazar dessus.
Marie pousse Bastien qui est encore faible, moi le chariot à bagages des enfants et Paul le sien. Nous apprenons qu’il a loué une voiture car il compte bien emmené les petits chez ses parents une semaine. Nous apprenons que même si nous en avons la garde il y a une clause qui veut que les enfants séjournent aussi chez ses parents. Il nous met devant le fait accompli. Mais ce sera une semaine pour les vacances de quinze jours et un mois pour les grandes vacances. Je vois les yeux de Marie aussi je ne dis mots.
Bastien et Charlotte sont monté dans la voiture de leur père, Marie va pouvoir me gronder. Je l’écouterais sans rien dire mais je n’en penserais rien comme elle. Le retour est glacial. Marie roule prudemment suivi de Paul. Aucun reproche, rien le silence est encore pire que sa colère. Quand elle va exploser il.y aura des étincelles.
A suivre….

Pauvre petite Charlotte, ce n’est pas de bonne augure pour elle, hélas !!! Merci, EvaJoe et bon après-midi de ce jeudi. Bisous
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Ah les pauvres gosses…
Quand à la réflexion du grand-père qui s’attendait à une engueulade, le silence est bien pire que des reproches.
A suivre donc…
Bises et bon jeudi – Zaza
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Et elle a bien raison, mais quel vieux machin ! Tu remarqueras que je tente de rester poli. Je suis à jour !
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Bravo Marie !
Comment peux-tu le supporter depuis 50ans ?
Quand il décrit Charlotte, je ne peux m’empêcher de faire des suppositions.
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