Un passé bien encombrant. (8 )

Charlotte

Mon grand-père vient de sortir, je vais pouvoir en profiter pour me promener dans la maison où a vécu notre maman. Dans le couloir qui mène aux chambres j’ai vu la femme de ménage sortir d’une des chambres et je pense que c’est celle où Maman devait dormir. J’ai juste eu le temps de me cacher dans la bibliothèque ou Mamie nous a dit que nous pouvions aller pour prendre des livres. La femme était très en colère, elle avait oublié la clef. Il faut que je me dépêche d’aller voir cette chambre où Papy nous a interdit d

La porte n’est pas fermée à clefs, j’entre et la chambre est plongée dans le noir. J’allume la lampe de mon téléphone et au début je ne vois pas grand chose. Puis mes yeux s’habituent à la lumière.

C’est comme si il y avait une jeune fille qui avait cette chambre. Sur une chaise il y a un joli pull rose, il doit être en mohair il est tout doux. Je le met contre ma joue, les larmes m’arrivent aux yeux, il sent le parfum de Maman. Soudain j’entends des pas dans le couloir. Il faut que je me cache. J’ouvre la porte d’une armoire et je me glisse dedans. J’attends. C’est bien la femme de chambre elle est accompagnée de Mamie, pourvu qu’elle n’ouvre pas la porte.

je l’entend gronder sa femme de ménage,

  • Non seulement vous laissez la porte grande ouverte mais par-dessus le marché vous n’ouvrez pas le fenêtre. Si Agnès revenait demain elle détesterai avoir une chambre qui sent le renfermé. Ouvrez-moi les volets et d’ici trente minutes revenez fermer les fenêtres. Mais par pitié fermez à clefs.

J’entends la porte se refermer, la clef tourne dans la serrure. Me voilà enfermée, il faut que je me débrouille pour sortir de la chambre dès qu’elle aura le dos tourné. Je suis perdue, je pleure. Il faut que je téléphone à Papa.

Son numéro est enregistré , c’est Bastien qui me l’a mis. Elle revient que dans trente minutes, j’ai le temps de faire le tour de la pièce. La chambre est très belle. On dirait une bonbonnière rose. Le lit a un grand voile blanc, on dirait un lit de château. Le bois du lit est d’un beau marron. Il y a un bureau avec une glace, un miroir, des brosses, du rouge à lèvres et même du mascara. Deux tiroirs font un est fermé à clef. L’autre est entrouvert. Il y a un foulard vert et un blanc. Eux aussi sentent le parfum de Maman.

Sur l’étagère un gros paquet de photos en noir et blanc, au sol un drôle d’objet, je ne sais pas ce que c’est. On dirait un panier comme un entonnoir en paille. Je vais le prendre en photo. Bastien me dira ce que c’est. En le soulevant j’ai fait tomber deux clefs. Une petite qui doit ouvrir le tiroir fermé à clefs. L’autre on dirait que c’est celle de la porte car elle ressemble à celle de ma chambre.

Personne n’est rentrée et pourtant je sens comme une présence , soudain un bruit de pas dans le couloir. Je n’ai que le temps de me glisser sous le lit derrière le jupon qui cache le sommier. Quelqu’un traverse la chambre, s’étonne que le panier ne soit pas à sa place. Puis dit je m’en fiche. Sort et ferme la porte à double tour.

Me voilà prisonnière. J’allume le plafonnier, et sort de ma poche la petite clef. A ce moment mon téléphone sonne.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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